2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 9 mai 2020

Vincent Lindon veut une taxe "Jean Valjean" pour aider les plus précaires

06/05/2020 

L'acteur fustige le quinquennat d'Emmanuel Macron et appelle les plus riches à contribuer à la solidarité nationale.



AFP
Vincent Lindon appelle à la création d'une taxe "Jean Valjean"
SOLIDARITE - ”À période exceptionnelle, contribution exceptionnelle”. Il est désormais établi qu’à la crise sanitaire du nouveau coronavirus va s’accompagner d’une crise économique sans précédent. Et c’est notamment à ceux qui sont en première ligne que l’acteur Vincent Lindon a pensé dans un long texte publié sur Mediapart.
Pas question de culture, alors qu’Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi 5 mai une année blanche à venir pour les intermittents, mais de la solidarité pour les plus démunis. Pour son article, Vincent Lindon, qui assure avoir consulté des économistes mais aussi des médecins, se questionne: “Comment ce pays si riche, la France, sixième économie du monde, a-t-il pu désosser ses hôpitaux jusqu’à devoir, pour éviter l’engorgement des services de réanimation, se résigner à se voir acculé à cette seule solution, utile certes, mais moyenâgeuse, le confinement?”.
Vincent Lindon avait notamment signé en octobre dernier avec une centaine de personnalités une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour “sauver l’hôpital”. 

Une crise sociale

Les douze mois de grèves des urgentistes, les gilets jaunes, la suppression de l’ISF et la baisse des APL, mais aussi l’affaire Benalla... Vincent Lindon égratigne Emmanuel Macron et son goût “pour la pompe et les rites de la monarchie” et s’inquiète de la crise sociale qui s’annonce après l’épidémie: “les inégalités ont explosé avec la pandémie. Confinés dans des logements exigus ou contraints d’affronter les périls, les plus fragiles vivent des jours terriblement difficiles”, peut-on lire sur le site d’informations.
L’acteur, appelle ainsi à une meilleure solidarité et suggère notamment une plus grande contribution des plus riches avec une taxe “Jean Valjean”, du nom du personnage central incarnant la bonté dans Les Misérables de Victor Hugo. Mais aussi un rôle que Vincent Lindon rêve d’incarner, comme il le confiait en 2017 à Télérama.
“Cette idée, juste et légitime, pourrait prendre la forme d’une contribution exceptionnelle, baptisée ‘Jean Valjean’, conçue comme une forme d’assistance à personnes en danger, financée par les patrimoines français de plus de 10 millions d’euros, sans acrobaties, à travers une taxe progressive de 1 % à 5 %, avec une franchise pour les premiers 10 millions d’euros”, expose Vincent Lindon avant d’ajouter: ”À période exceptionnelle, contribution exceptionnelle. Même si j’applaudirais évidemment tout amendement visant à pérenniser cet effort de réduction des inégalités”.

2000 euros pour les foyers les plus pauvres

Pas question en revanche, explique Vincent Lindon, d’attendre que la taxe soit collectée. Dans le schéma proposé par l’acteur, l’Etat avancerait la trésorerie. Laquelle permettrait de redistribuer 2000 euros aux foyers les plus pauvres. “D’après les économistes que j’ai pris soin de consulter, cette contribution devrait représenter environ 36 à 37 milliards d’euros, qui seront distribués aux quelque 21,4 millions de foyers trop pauvres pour être assujettis à l’impôt sur le revenu”, détaille-t-il également.
Vincent Lindon ne s’arrête pas là et appelle également à responsabiliser les élus et à instituer de meilleurs contre-pouvoirs. Ses propositions ont eu pour l’instant peu d’échos dans l’ensemble de la classe politique même si des personnalités de gauche les ont saluées, à l’instar de la députée France Insoumise, Clémentine Autain.

vendredi 8 mai 2020

Prisonnières et prisonniers d’opinion : nous demandons leur libération inconditionnelle !







Alors que la pandémie de Covid-19 sévit dans le monde entier, nous demandons la libération immédiate et sans condition de tous les prisonnières et prisonniers d’opinion partout dans le monde. En effet, ces personnes sont à présent exposées à des dangers accrus en raison de la crise sanitaire.

Covid-19, une menace supplémentaire

Alors que ce virus fait des ravages dans le monde entier, les prisons risquent de devenir des foyers d’infection au Covid-19. Il est plus important que jamais que les États prennent de toute urgence les mesures nécessaires pour protéger toutes les personnes privées de liberté, notamment en libérant toutes celles qui sont injustement emprisonnées. Nous menons activement campagne pour la libération des quelques 150 personnes que nous considérons comme des prisonnières et prisonniers d’opinion. Ces personnes détenues, dans plusieurs régions du monde, ont été incarcérées alors qu’elles n’ont fait qu’exercer pacifiquement leurs droits humains. 
C’est le cas de Rubén González. Alors qu’il avait pacifiquement protesté et défendu les droits relatifs au travail d’ouvriers d’une compagnie minière publique, ce syndicaliste a été arrêté de façon arbitraire le 29 novembre 2018 au Vénézuela. Accusé d’avoir attaqué un membre de l’armée, il a été condamné à cinq ans et neuf mois d’emprisonnement. Jugé, déclaré coupable et condamné par un tribunal militaire, il a été privé de son droit à un procès équitable. Aucune preuve solide contre lui n’existait et son arrestation ainsi que son procès ont manifestement été motivés par des considérations politiques. Déjà victime d’une insuffisance rénale et d’hypertension, il s’expose à un risque accru de forme grave de Covid-19 en restant emprisonné. 
Il en va de même pour Nasrin Sotoudeh, avocate, défenseure des droits humains et prisonnière d’opinion en Iran. Arrêtée le 13 juin 2018, elle a été condamnée à vingt-huit années et six mois d’emprisonnement ainsi qu’à cent quarante-huit coups de fouet à l’issue de deux procès d’une flagrante iniquité. Des chefs d’accusation retenus contre elles étaient liés à son opposition aux lois relatives au port obligatoire du hijab (voile) et à son engagement contre la peine de mort. Elle a notamment été accusée d’avoir « incité à la corruption et à la prostitution » et « commis ouvertement un acte immoral […] en apparaissant en public sans porter le hijab ». Les autorités ont notamment invoqué à titre d’éléments de « preuve » à son encontre le fait qu’elle ait enlevé son voile lors de visites en prison et qu’elle ait donné des interviews à des médias sur l'arrestation violente et la détention de femmes qui protestaient contre le port obligatoire du hijab. 
Lire l'article  https://www.amnesty.fr/.../actualites/liberation-pour-tous-prisonniers-dopinion

Emir-Ousseïn Koukou, Tatar de Crimée est également considéré comme prisonnier d’opinion
Après avoir enquêté et dénoncé des actes de violations des droits humains, notamment des disparitions forcées, commises dans le cadre de l’occupation en cours de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Fédération de Russie, il a été incarcéré, et est séparé de son épouse et de ses enfants, depuis février 2016. Le 12 novembre, un tribunal militaire russe a déclaré cet homme ainsi que ses cinq coaccusés (Mouslim Aliev, Vadim Sirouk, Enver Bekirov, Arsen Djepparov et Refat Alimov) coupables sur la base d’accusations forgées de toutes pièces liées au terrorisme. À l’issue d’un long procès inéquitable, ils ont été condamnés à des peines de prison d’une durée comprise entre sept et dix-neuf ans. Si nos équipes travaillent sur environ 150 cas de prisonnières et prisonniers d’opinion dans le monde, ces personnes se comptent probablement par milliers. Maintenues de façon arbitraire en détention dans des conditions qui deviennent de plus en plus dangereuses, ces personnes n’ont commis aucun crime et encourent aujourd’hui des risques accrus. La surpopulation et le manque d’installations sanitaires dans de nombreuses prisons à travers le monde empêchent les détenus d’appliquer les mesures de prévention du Covid-19, telles que la distanciation physique entre les personnes et le lavage régulier des mains. 

Le respect des droits humains au cœur des mesures contre le Covid-19

Le maintien en détention injustifié de personnes en période de pandémie mondiale est cruel et gravement irresponsable. Le respect des droits humains de toutes les personnes doit être placé au cœur des mesures de lutte contre cette pandémie, et doit continuer d’être au centre de nos initiatives visant à bâtir un avenir juste et tolérant où toutes les personnes pourront librement et pacifiquement exprimer leurs opinions dans le monde post-Covid-19. 
Nous demandons la libération des prisonnières et prisonniers d’opinion et attendons également des gouvernements qu’ils prennent les mesures nécessaires pour enrayer la propagation de la pandémie, y compris en décongestionnant les prisons. Les autorités doivent également réexaminer les cas des personnes en détention provisoire et des enfants, et envisager de libérer de façon anticipée, temporaire ou provisoire les personnes particulièrement à risque telles que les personnes âgées et celles qui souffrent de certaines maladies préexistantes. Enfin, les gouvernements doivent fournir aux personnes maintenues en détention des soins de santé d’un niveau correspondant aux besoins de chacune d’entre elles, similaires à ceux dont bénéficie la population de leur pays.  
Les

Vincent Lindon veut une taxe "Jean Valjean" pour aider les plus précaires

à l’heure du Covid-19

mercredi 6 mai 2020

Un appel de Vincent Lindon: «Comment ce pays si riche…»


Un appel de Vincent Lindon: «Comment ce pays si riche…»


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Le comédien a confié à Mediapart une longue réflexion, lue face caméra chez lui, sur ce que la pandémie révèle du pays qui est le nôtre, la France, sixième puissance mondiale empêtrée dans le dénuement (sanitaire), puis le mensonge (gouvernemental) et désormais la colère (citoyenne). Un texte puissamment politique, avec un objectif: ne pas en rester là.

«Spécialiste en rien, intéressé par tout », comme il se définit lui-même, Vincent Lindon cultive une parole publique rare que la crise insensée que nous vivons a libérée. Radicalement absent des réseaux sociaux – il n'est ni sur Facebook, ni sur Twitter, ni Instagram, ni nulle part de ce genre –, le comédien a décidé de confier à Mediapart une longue réflexion, lue face caméra chez lui, sur ce que la pandémie révèle du pays qui est le nôtre, la France, sixième puissance mondiale empêtrée dans le dénuement (sanitaire), puis le mensonge (gouvernemental) et désormais la colère (citoyenne).

Ce n’est pas un comédien qui s’exprime ici, et encore moins un artiste coincé dans son écosystème, celui de la culture ; le mot est d’ailleurs absent de son texte. Non pas que le sujet ne lui soit pas d’une importance cruciale – il l’est, vu le péril qui guette (voir nos articles ici, ici, ou ) –, mais c’est au-delà de cet horizon que regarde le comédien.
Vincent Lindon parle à hauteur de citoyen. Un citoyen qui, d’où il est – et qui sait d’où il vient et où il est –, regarde la cité tétanisée par une crise sanitaire agissant au fil des semaines comme le puissant bain révélateur d’autres crises (sociale, politique et morale) qui sourdent dans le pays depuis si longtemps.
L’homme qui, probablement comme peu d’acteurs avant lui, a su incarner les voix indignées et les corps fourbus que le néolibéralisme détruit le temps d’une vie, livre ici un texte puissamment politique, au plus beau sens du terme. Il y est évidemment question de la crise de l’hôpital, mais aussi des institutions de la Ve République, du présidentialisme, de répression policière, de justice fiscale ou de corruption. En creux, de cette « décence commune » chère à Orwell qui semble tant manquer à notre époque.
Pour écrire son texte, Vincent Lindon s’est fait un peu journaliste – il a interrogé des spécialistes de médecine ou d’économie avant de prendre la plume. Il est aussi un peu politique – il ne fait pas que s’indigner, il propose.
C’est, en d'autres termes, un citoyen total, qui veut apprendre pour comprendre, comprendre pour juger, juger pour proposer, avec un objectif : ne pas en rester là. Afin que le monde d’après ne soit pas celui des idées d’avant qui ont concouru à cette perte que la pandémie fait ressentir à chacun de nous, bien sûr à des degrés divers, jusque dans son intimité confinée.


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