2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mardi 26 octobre 2021

Blocage des efforts de l'ONU au Sahara occidental

Ross impute au Maroc la pleine responsabilité

L'ajout de la surveillance des droits de l'homme dans le mandat de la MINURSO «serait impossible à mettre en oeuvre car le Maroc trouverait le moyen de le bloquer sur le terrain, comme il l'a fait en 2000 avec la préparation d'un référendum d'autodétermination par la MINURSO», a écrit M. Ross sur son compte Facebook.

Le Maroc est responsable du blocage des efforts visant à inclure la surveillance des droits de l'homme dans le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO), affirme l'ancien envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, appelant le Conseil de sécurité onusien à prendre «des mesures correctives» pour débloquer le processus de paix. L'ajout de la surveillance des droits de l'homme dans le mandat de la MINURSO «serait impossible à mettre en oeuvre car le Maroc trouverait le moyen de le bloquer sur le terrain, comme il l'a fait en 2000 avec la préparation d'un référendum d'autodétermination par la MINURSO», a écrit M. Ross sur son compte Facebook. L'ancien envoyé spécial du SG de l'ONU pour le Sahara occidental (de 2009 à 2017), répondait ainsi à une lettre adressée par dix sénateurs, démocrates et républicains, au secrétaire d'Etat américain Antony Blinken pour demander instamment que la surveillance des droits de l'homme soit ajoutée au mandat de la MINURSO. La lettre publiée par PassBlue, un site de journalisme en ligne, a cité, selon M. Ross, un ancien chef de la MINURSO selon lequel prendre cette mesure (inclusion des droits de l'Homme) ne ferait qu'ajouter «un autre élément non applicable» à son travail. Dans sa réponse, Christopher Ross explique pourquoi le Maroc «bloquerait» un mandat des droits de l'Homme. Selon lui, «un tel mandat donnerait aux résidents sahraouis un moyen transparent d'informer le monde extérieur de leurs points de vue, alors que le Maroc a fait tout son possible pour empêcher que sa revendication sur le territoire ne soit affaiblie». Il dira également dans ce sens que le Maroc refuserait aussi d'organiser un référendum, «de crainte que le résultat soit l'indépendance».
Pour Christopher Ross, la question des droits de l'homme «est devenue un front de bataille de substitution», en l'absence de progrès substantiels sur l'avenir du Sahara occidental. Il rappelle dans ce contexte que «les rapports du secrétaire général de l'ONU au Conseil de sécurité ont toujours appelé à une surveillance indépendante soutenue des droits de l'homme» et que «le Front Polisario était prêt à accepter une telle surveillance, mais, par directive royale, le Maroc ne l'a pas fait». Et d'ajouter que «cet aspect et d'autres de la position du Maroc font fi non seulement des recommandations de deux secrétaires généraux successifs de l'ONU sur la surveillance des droits de l'homme, mais aussi des appels répétés du Conseil de sécurité à des négociations sans conditions préalables». Il souligne également que «Rabat a court-circuité ces négociations en tentant d'imposer en vain sa proposition d'autonomie comme seul point à l'ordre du jour», mais «l'attachement de la France à la stabilité marocaine l'oblige à empêcher tout effort sérieux de mise en cause du Maroc pour son non-respect des orientations du Conseil de sécurité». Et face au blocage du processus de règlement du conflit au Sahara occidental, l'ancien envoyé spécial du SG de l'ONU appelle le Conseil de sécurité à prendre «des mesures correctives», probablement en élargissant le mandat du nouvel envoyé personnel (Staffan de Mistura) «au-delà de la simple convocation de réunions et de navettes à la recherche de flexibilité», pour, dit-il, éviter «la même situation de blocage» dans laquelle étaient confrontés ses trois prédécesseurs.

 

mercredi 16 décembre 2020

« La reconnaissance par le président Trump de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental : une décision stupide et inconsidérée » : déclaration de Christopher Ross, ancien Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental


 THÈMES UNIVERSELS 

Date de publication sur Tlaxcala : 14/12/2020
Original: ‘President Trump’s recognition of Moroccan sovereignty over Western Sahara: a foolish and ill-considered decision’: statement from Christopher Ross, former UN Secretary General Personal Envoy for Western Sahara
Traductions disponibles : Español 




TLAXCALA ΤΛΑΞΚΑΛΑ ТЛАКСКАЛА تلاكسكالا 特拉科斯卡拉

Traduit par  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 J'ai été l'envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental de 2009 à 2017.  On m'a donc demandé à plusieurs reprises ce que je pensais de la récente proclamation du président Trump reconnaissant la souveraineté marocaine sur l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental.

Cette décision stupide et inconsidérée va à l'encontre de l'engagement des USA envers les principes de non-acquisition de territoire par la force et le droit des peuples à l'autodétermination, tous deux inscrits dans la Charte des Nations unies. Il est vrai que nous avons ignoré ces principes lorsqu'il s'agit d'Israël et d'autres pays, mais cela n'excuse pas le fait de les ignorer au Sahara occidental et de nous imposer des coûts importants en termes de stabilité et de sécurité régionales et de nos relations avec l'Algérie.

L'argument que certains à Washington avancent depuis des décennies selon lequel un État indépendant au Sahara occidental serait un autre mini-État en faillite est faux. Le Sahara occidental est aussi grand que la Grande-Bretagne et dispose d'amples ressources en phosphates, en poisson, en métaux précieux et d'un tourisme basé sur la planche à voile et les excursions dans le désert.  Il est bien mieux loti que de nombreux mini-États dont les USA ont soutenu la création.  Le Front de libération du Polisario au Sahara occidental a démontré en mettant en place un gouvernement en exil dans les camps de réfugiés sahraouis du sud-ouest de l'Algérie qu'il est capable de diriger un gouvernement de manière organisée et semi-démocratique.  La proposition de référendum que le Polisario a présentée en 2007 prévoit des relations privilégiées très étroites avec le Maroc en cas d'indépendance. Il a répondu à l'affirmation selon laquelle il ne pourrait pas défendre le vaste territoire du Sahara occidental contre les menaces terroristes ou autres en déclarant qu'il demanderait l'aide d'autres pays jusqu'à ce que ses propres forces soient pleinement en place.

Il est vrai que les USA ont toujours exprimé leur soutien à la fois au processus de négociation facilité par l'ONU et, depuis 2007, au plan d'autonomie du Maroc comme UNE base de négociation possible.  Le mot UNE est crucial car il implique que d'autres résultats pourraient émerger et garantit ainsi que le Polisario reste dans le processus de négociation au lieu de se replier sur une reprise de la guerre ouverte qui a prévalu de 1976 à 1991.  C'est cette année-là que le Maroc et le Polisario ont convenu d'un plan de règlement de l'ONU qui promettait un référendum en échange d'un cessez-le-feu. Treize années ont été consacrées à tenter de parvenir à un accord sur une liste d'électeurs, les sept dernières sous la supervision de James Baker.  En fin de compte, ces efforts ont échoué parce que le Maroc a décidé qu'un référendum était contraire à ses (prétentions de) souveraineté et, ce faisant, n'a pas obtenu d’opposition de la part du Conseil de sécurité.  En 2004, cela a entraîné la démission de Baker.

Le Conseil de sécurité a alors opté pour une autre approche, les négociations directes entre le Maroc et le Polisario.  Sous la présidence de trois envoyés successifs des Nations unies, à savoir des Pays-Bas (van Walsum), des  USA (votre serviteur) et de l'Allemagne (Kohler), treize cycles de pourparlers en présence de l'Algérie et de la Mauritanie ont eu lieu entre 2007 et 2019.  À ce jour, ces efforts ont également échoué parce qu'aucune des parties n'était prête à modifier sa position au nom du compromis.  Avec la démission du dernier envoyé en 2019 « pour des raisons de santé » mais plus probablement par dégoût du manque de respect du Maroc et des efforts pour entraver son travail (comme ils l'ont fait avec moi), le Secrétaire général des Nations Unies cherche un autre envoyé. Ceux qui ont été approchés jusqu'à présent ont été réticents, probablement parce qu'ils voient bien que le Maroc veut quelqu'un qui sera en fait son avocat au lieu de rester neutre et que, par conséquent, ils s'embarqueraient dans une « mission impossible ».

Si nous parvenons un jour à un règlement, ce sera par le biais d'un processus de négociation prolongé, d’une manière ou d’une autre. La décision du président Trump de reconnaître la souveraineté marocaine affaiblit toute incitation pour le Polisario à rester dans ce processus. Elle menace également les relations des USA avec l'Algérie, qui soutient le droit des Sahraouis à décider de leur propre avenir par référendum, et compromet le développement de nos liens existants avec elle en matière d'énergie, de commerce, de sécurité et de coopération militaire. En résumé, la décision du président Trump garantit la poursuite des tensions, de l'instabilité et de la désunion en Afrique du Nord.

 

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_21691.jpg

 





Merci à Tlaxcala
Source: https://www.facebook.com/christopher.ross.792740/posts/1015868811
Date de parution de l'article original: 13/12/2020
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=30279

 

 

samedi 13 mai 2017

Sahara occidental, encore d’incertains marchandages. Résolution 2351 du Conseil de sécurité de l’ONU



UNE ÉNIÈME RÉSOLUTION DE L’ONU


Adoptée à l’unanimité, la résolution de l’ONU sur le Sahara occidental du 28 avril 2017 inaugure, sous l’égide du nouveau secrétaire général Antonio Guterres, un énième cycle de pourparlers pour le règlement de ce conflit vieux de près d’un demi-siècle. Si d’aucuns lui concèdent des chances de réussite là où ses prédécesseurs ont échoué, tout dépendra de la volonté politique du Maroc et du Polisario, du rôle que pourrait jouer l’Algérie, des propositions qui pourraient être faites par les deux parties.

 Il y a des signes qui ne trompent pas. Du côté marocain comme du côté du Front Polisario, on salue quasi unanimement une résolution « positive », « tournée vers l’avenir », « poussant vers une reprise des négociations ». C’est aussi à l’unanimité que la résolution 2351 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental a été adoptée le 28 avril 2017. Elle énumère certaines recommandations dans un langage qui se veut positif, dans une volonté de ne pas braquer le Maroc et le Front Polisario, afin qu’ils reprennent les négociations.
Comme chaque année, le marathon diplomatique autour du Sahara occidental a démarré en avril avec la présentation d’un rapport de transition du secrétaire général de l’ONU, puis par l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité à la fin du mois. La diplomatie marocaine a exprimé son contentement lors de la présentation du rapport. Les officiels marocains avaient craint que pour son baroud d’honneur, l’ancien envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental Christopher Ross n’inclue des recommandations portant sur « le monitoring des droits humains par la Minurso, ou la question des ressources naturelles dans la région » selon un diplomate marocain, qui juge que « dans l’ensemble, le rapport du secrétaire général était positif ».

LES DROITS HUMAINS AU CENTRE DES DÉBATS

La question du mandat de la Minurso concernant le respect des droits humains a été effectivement au centre des tensions entre le royaume chérifien et le précédent secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Si le Front Polisario et nombre d’ONG dénoncent son absence dans le périmètre de compétences de la Minurso — ce qui en fait la seule mission de maintien de la paix dans le monde à être dessaisie de cette compétence —, le Maroc a énergiquement refusé l’extension de son mandat en ce sens. Dès 2012, la diplomatie marocaine s’alarmait d’un « scénario d’élargissement de la Minurso aux droits humains », qui aurait auguré, « une timorisation programmée de la question du Sahara », lisait-on dans un câble diplomatique « fuité » par le hacker Chris Coleman.
La crainte passablement excessive exprimée par le Maroc est qu’une « telle mesure créera(it) deux ordres de juridictions parallèles. Un ordre au nord du Maroc régi par les lois marocaines en vigueur, et un autre ordre qui dépendra(it) d’un mécanisme onusien dans la région du Sahara occidental », peut-on encore lire dans ce câble diplomatique.

 Lire l'article
 http://orientxxi.info/magazine/sahara-occidental,1845

samedi 8 avril 2017

La réunion à huis-clos au Conseil de sécurité sur le Sahara reportée à une date ultérieure





Politique Publié  07/4/2017 


L’escalade militaire en Syrie a visiblement contraint le Conseil de sécurité à reporter à une date ultérieure l’examen de la question du Sahara. Il était prévu que Christopher Ross et Kim Bolduc présentent deux rapports sur le sujet.
Photo d'illustration. / DR














La réunion à huis-clos du Conseil de sécurité sur la Minurso, initialement prévue ce vendredi 7 avril, comme indique le programme mensuel rendu public par la présidence américaine, n’aura pas lieu. Aujourd’hui, les Quinze ne prévoient aucune rencontre.
«Les longues heures passées, hier, dans l’examen de trois projets de résolution sur l’attaque chimique en Syrie ont apparemment fatigué les représentants des pays membres du Conseil», avance une source proche du dossier.

Les prochains jours seront l’occasion pour inscrire la Minurso sur l’agenda du CS à moins que les frappes américaines sur une base de l’armée de Bachar Al Assad n’éclipsent encore la question qui intéresse le Maroc, d’autant que la Russie a appelé aujourd’hui à une réunion urgente du Conseil pour discuter de la situation en Syrie.

Dernier baroud d’honneur de Christopher Ross
De retour à la réunion sur la Minurso, il était prévu que Christopher Ross présente son dernier rapport sur le conflit du Sahara occidental. «Le texte auquel nous avions accès est un réquisitoire dressé contre le Maroc», nous confie une source au Sahara.

Lire l'article:
https://www.yabiladi.com/articles/details/52634/reunion-huis-clos-conseil-securite-sahara.html

vendredi 31 mars 2017

Rapport d'Antonio Guterres sur le Sahara





Par Mohammed Jaabouk, Yabiladi, 31/3/2017


Christopher Ross éclipsé par les deux représentants de la Minurso 

Sauf surprise majeure, Christopher Ross devrait hériter d’un rôle secondaire dans la rédaction du rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental. Depuis l’adoption de la résolution 2285 le 29 avril 2016, le médiateur américain n’a pas effectué la moindre tournée dans la région.
Sauf surprise majeure, Christopher Ross devrait hériter d’un rôle secondaire dans la rédaction du rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental.
 
Le secrétaire général de l’ONU présentera à la mi-avril son premier rapport sur le Sahara occidental. Cette année, les vedettes devraient être la Canadienne Kim Bolduc, cheffe de la Minurso, et le général chinois Wang Xiaojun, qui dirige depuis décembre dernier les Casques bleus.