نداء حول الانتهاكات بحق أهالي محافظة السويداء من قبل سلطة الأمر الواقع في دمشق (١١ لغات)
2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas
mercredi 23 juillet 2025
Appel sur les violations commises contre les habitants de la province de Soueïda par le pouvoir de fait à Damas
dimanche 20 juillet 2025
Soueïda assiégée : le nettoyage ethnique des Druzes de Syrie
Appel urgent – Juillet 2025
Traduit par Tlaxcala
Cette déclaration est émise par une coalition d'étudiants, de chercheurs et d'activistes druzes d’Amérique du Nord (Canada, USA et Mexique).Nous nous exprimons en tant que membres de la diaspora ayant des liens familiaux et culturels directs avec Soueïda, et nous refusons de rester silencieux face à cette campagne de nettoyage ethnique contre notre peuple. Contact
Le 15 juillet 2025, les forces du
gouvernement intérimaire syrien dirigées par Ahmed al-Charaa, connu des Syriens
sous le nom d’Abou Mohammad al-Jolani — ancien commandant de la branche
syrienne d’Al Qaïda et ancien affilié de l’État islamique — ont lancé une
offensive de grande ampleur contre la ville à majorité druze de Soueïda.
Cette opération, présentée comme
une mission visant à « rétablir l’ordre » et à faire respecter « la sécurité
dans la province », fut en réalité le début d’un massacre sectaire
minutieusement planifié. En l’espace de quatre jours, ce qui s’est déroulé fut
un nettoyage ethnique orchestré de la population druze, mené par des forces
djihadistes alignées sur l’État et soutenues par les mêmes individus qui
avaient déjà dirigé des escadrons de la mort sous des bannières extrémistes.
Massacres et assassinats ciblés
de civils
De nombreux rapports crédibles et
témoignages directs confirment que les forces gouvernementales syriennes et les
milices alliées ont exécuté des civils druzes chez eux et dans les rues. L’un
des épisodes les plus atroces fut le meurtre de 12 à 15 civils druzes non
armés, rassemblés dans la maison d’hôtes de la famille Radwan, tués à bout
portant. Dans un autre cas, six hommes druzes ont été sommairement exécutés
devant chez eux.
Selon Sky News, Reuters et The
Guardian, les exécutions sur le terrain furent généralisées et les victimes
incluaient des femmes, des enfants et du personnel médical. Dès le premier jour
du massacre, le Réseau syrien pour les droits de l’homme (SNHR) confirmait au
moins 321 morts civils, dont des enfants de seulement 18 mois, tués devant
leurs familles. Certains furent mutilés, violés ou décapités. Des hommes druzes
furent humiliés, des religieux tournés en dérision, et des captifs forcés de
renier leur foi avant d’être exécutés. Dans une vidéo authentifiée, des hommes
druzes sont jetés d’un balcon puis abattus en plein vol — un crime de guerre
filmé.
Alors que les premiers rapports
évoquaient des centaines de morts entre le 13 et le 18 juillet 2025, le bilan
réel dépasserait désormais les 1 000 victimes, et continue d’augmenter. De
nombreux corps restent introuvables, enterrés dans des fosses communes ou
méconnaissables du fait des destructions et du ciblage systématique des
familles.
Ville coupée du monde
Le régime intérimaire syrien a coupé
l’électricité, l’eau et les communications, transformant Soueïda en une prison
à ciel ouvert. Le HCR et d’autres organisations humanitaires ont indiqué ne pas
pouvoir accéder à la ville, bloquées qu’elles étaient par les tirs et les
barrages. Les hôpitaux étaient submergés, avec plus de 200 corps entassés dans
les morgues et les couloirs. L’hôpital national de Soueïda a été pris d’assaut
par des combattants armés, qui y ont ouvert le feu, détruit les équipements et
tué le personnel. À ce jour, seuls quelques centres de santé locaux restent
fonctionnels, les principaux hôpitaux ayant été bombardés.
La nourriture s’est épuisée. Les
nourrissons n’avaient plus de lait. Les magasins ont été vidés et pillés par
des milices tribales alliées au régime. Des quartiers entiers ont été réduits
en cendres. Au 18 juillet, on estimait entre 25 000 et 60 000 personnes
déplacées, beaucoup sans abri ni vivres. Les efforts de secours ont été délibérément
entravés.
Des preuves documentées
Les médias internationaux Reuters,
The Guardian, Associated Press, Sky News, et le Times of Israel ont confirmé
les atrocités à l’aide de reportages sur le terrain, de vidéos, et de
témoignages de survivants.
Le Réseau syrien pour les droits
de l’homme (SNHR) et l’Observatoire syrien des droits de l’homme (SOHR) ont
tous deux qualifié cette opération de campagne de nettoyage sectaire, le SNHR
la décrivant comme « l’un des massacres les plus marquants de nettoyage
ethnique et religieux de l’histoire récente de la Syrie ».
Même Ahmed al-Charaa, président autoproclamé
du gouvernement intérimaire syrien, a reconnu que des crimes avaient eu lieu,
mais a rejeté la faute sur des “groupes hors-la-loi” non identifiés, malgré les
preuves accablantes impliquant ses propres combattants, issus pour beaucoup
d’anciens réseaux djihadistes et déjà connus pour leurs crimes de guerre.
Le monde ne peut détourner le
regard. Nous exigeons :
● Une enquête internationale
formelle sur le massacre de Soueïda et des poursuites contre les responsables,
y compris Ahmed al-Charaa (Jolani) et les membres de son commandement
militaire.
● Un corridor humanitaire
d’urgence via la Jordanie pour acheminer nourriture, eau et soins médicaux.
● La reconnaissance immédiate par
l’ONU et les instances internationales que ce qui s’est produit à Soueïda
constitue des crimes contre l’humanité et un acte de nettoyage ethnique.
Les Druzes de Soueïda ont déjà
été menacés de génocide — ce n’est pas la première fois que leur sang est jugé dispensable.
Mais aujourd’hui, leur massacre est filmé, documenté, et indéniable.
Si la communauté internationale reste passive, elle est complice.

jeudi 17 juillet 2025
L’agression israélienne contre la Syrie fait avancer un plan vieux d’un siècle visant à embrigader les Druzes
L’article ci-dessous du chercheur palestino-usaméricain Joseph Massad, datant du mois de mai dernier, met en lumière la logique historique derrière la nouvelle attaque israélienne contre la Syrie
Joseph Massad, Midle East Eye,
6/5/2025
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
De la Palestine de l’époque du mandat britannique à la Syrie post-Assad d’aujourd’hui, les dirigeants sionistes ont ciblé les communautés druzes pour fragmenter la société arabe et enraciner un ordre colonial de peuplement.
La semaine dernière (fin avril
2025), l’ armée israélienne a pris du temps sur son programme chargé d’extermination des
Palestiniens de
Gaza , de bombardement et de tirs sur les Palestiniens à travers la
Cisjordanie, de bombardement du Liban et
de lancement d’une série de bombardements sur le territoire syrien - dont
la capitale Damas - pour lancer une série de bombardements très spéciaux .
Le dernier raid aérien visait ce
qu’Israël a présenté comme « un groupe extrémiste » qui avait attaqué des
membres de la communauté druze syrienne, qu’Israël avait « promis » de défendre
en Syrie même.
Après la chute du régime de l’ancien
président Bachar al-Assad provoquée en décembre dernier par Hay’at Tahrir
al-Cham (HTS), ancienne branche d’Al-Qaïda, des violences sectaires liées à l’État
ont éclaté contre les Alaouites et les Druzes syriens . Les minorités religieuses se sentent
assiégées et craignent de plus en plus l’avenir.
Malgré les assurances du
président syrien autoproclamé par intérim et ancien
commandant d’Al-Qaïda , Ahmed al-Charaa, selon lesquelles les
minorités religieuses seraient protégées, le régime a déjà commencé à imposer
des restrictions « islamistes sunnites » sur de nombreux aspects de la société,
y compris les programmes scolaires et la ségrégation des
sexes dans les transports publics .
Pendant ce temps, la violence
sectaire perpétrée par des groupes liés à l’État et des milices non
étatiques persiste .
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Bas du
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C’est dans le contexte de cette
violence sectaire qu’Israël a vu une opportunité de poursuivre un programme que
le mouvement sioniste poursuivait depuis les années 1920 : créer de nouveaux
schismes, ou exploiter les schismes existants, entre les groupes religieux en
Palestine et dans les pays arabes environnants, dans une stratégie classique de
diviser pour mieux régner.
Cette politique israélienne
continue vise à donner une plus grande légitimité à la prétendue raison d’être
d’Israël – non pas en tant que colonie sioniste européenne servant les intérêts
impériaux européens et usaméricains, mais en tant qu’État sectaire religieux
dont le modèle devrait être reproduit dans tout le Moyen-Orient, en divisant
les groupes religieux autochtones en petits États distincts pour « protéger »
les minorités.
Plan sectaire
Israël estime que la
normalisation des relations dans la région ne peut se faire que si de tels
États sectaires sont créés, notamment au Liban et en Syrie.
Dès les années 1930, les
dirigeants israéliens s’allièrent aux sectaires maronites
libanais et, en 1946, ils signèrent un accord politique avec l’Église
maronite sectaire.
Leur soutien ultérieur à des
groupes chrétiens fascistes libanais, comme les Phalangistes – qui cherchaient
à établir un État maronite au Liban – s’inscrivait dans les plans sionistes
pour la communauté druze palestinienne. Cette stratégie a débuté dans les
années 1920, lorsque les colons sionistes ont commencé à cibler la population
druze palestinienne.
Au lendemain de la Première
Guerre mondiale et suite au soutien britannique au
colonialisme de peuplement sioniste en Palestine, les dirigeants sionistes ont
lancé des efforts pour créer des divisions sectaires entre chrétiens et
musulmans palestiniens.
Les Palestiniens, cependant,
étaient unis dans leur opposition au sionisme et à l’occupation britannique à
travers les « Associations musulmanes-chrétiennes », établies en
1918 comme instruments institutionnels d’unité nationale et de résistance au
régime colonial.
Un projet sioniste connexe visait
à isoler la petite communauté religieuse druze palestinienne afin de la
cultiver comme un allié potentiel.
Au début du mandat britannique en
1922, les Druzes palestiniens étaient au nombre de 7 000 , vivant dans 18 villages à travers la Palestine
et représentant moins d’un pour cent des 750 000 habitants du pays.
Mythologie coloniale
Les puissances coloniales s’appuyaient
souvent sur des mythologies raciales pour diviser les populations autochtones.
Alors que les Français affirmaient que les Berbères algériens descendaient des
Gaulois pour les distinguer de leurs compatriotes arabes, les Britanniques
présentaient les Druzes comme des descendants des Croisés, les décrivant comme
une « race blanche plus ancienne » non arabe et « une race beaucoup plus propre et plus belle » que les
autres Palestiniens, en raison de la prédominance de la peau claire et des yeux
bleus parmi eux.
Bien que les Druzes aient été
initialement considérés comme trop marginaux pour être embrigadés, à la fin des
années 1920 et au début des années 1930, les dirigeants sionistes ont mené une
campagne concertée pour les intégrer.
Tout comme ils avaient exploité
les rivalités entre les familles palestiniennes importantes de Jérusalem –
les Husayni et les Nashashibi – les sionistes ont cherché
à faire de même avec les Druzes, en encourageant le factionnalisme entre
les Tarifet les Khayr , et en promouvant une identité
sectaire particulariste.
Dans les années 1920, les
autorités d’occupation britanniques ont instauré un système sectaire en
Palestine pour servir la colonisation juive européenne – un système qui
séparait la communauté druze palestinienne du reste du peuple
palestinien.
Aux côtés des sionistes, les
Britanniques ont encouragé le factionnalisme et le communautarisme religieux –
des efforts qui ont abouti à la fondation de la Druze Union Society sectaire en 1932, aux côtés de
nouvelles sociétés musulmanes et chrétiennes orthodoxes formées à la même
période dans le sillage de la politique britannique.
La même année, les efforts
sionistes pour coopter les dirigeants druzes s’intensifient, se concentrant sur
une faction en particulier et encourageant son sectarisme.
Cela provoqua des affrontements
entre les différentes factions druzes en 1933, mais la famille nationaliste Tarif conserva son leadership et
vainquit la faction collaborant avec les sionistes. Ces derniers espéraient que
la cooptation des Druzes palestiniens ouvrirait la voie à des alliances avec
les populations druzes plus importantes de Syrie et du Liban.
Tactiques anti-révolte
Dans la seconde moitié des années
1930, pendant la Grande Révolte palestinienne contre l’occupation britannique
et la colonisation sioniste européenne (1936-1939), les sionistes et les
Britanniques ont intensifié leur campagne sectaire pour empêcher les
Palestiniens druzes de rejoindre le soulèvement anticolonial.
À cette fin, ils enrôlèrent Cheikh Hassan Abou Rukun , chef de faction druze du
village palestinien d’Isfiya, à une époque où des Druzes de Palestine, de Syrie
et du Liban avaient rejoint la révolte . En novembre 1938, Abou Rukun
fut tué par les révolutionnaires palestiniens en tant que
collaborateur, et son village fut attaqué pour expulser d’autres
collaborateurs.
Les sionistes ont exploité son assassinat dans leur campagne
sectaire visant à embrigader la communauté druze, affirmant qu’il était ciblé
parce qu’il était druze plutôt que parce qu’il était un collaborateur.
En fait, pendant la révolte
palestinienne, les révolutionnaires ont tué environ 1 000 collaborateurs palestiniens – la plupart d’entre
eux étaient des musulmans sunnites, dont beaucoup étaient issus de familles
importantes.
Alors même que les sionistes
travaillaient assidûment à répandre le sectarisme parmi les communautés druzes
de Palestine, de Syrie et du Liban, à la fin de 1937, ils prévoyaient
simultanément d’expulser toute la population druze - alors au nombre de 10 000
personnes - de l’État juif projeté par la Commission Peel britannique , puisque tous les villages druzes se trouvaient à l’intérieur
des frontières que celle-ci recommandait.
Pendant ce temps, les autorités d’occupation
britanniques ont fait avancer leur projet sectaire en payant certains dirigeants druzes pour qu’ils s’abstiennent
de participer à la révolte.
Schémas de transfert
En 1938, les sionistes établirent
des relations avec le chef anticolonial druze syrien Sultan al-Attrache , dont la révolte de 1925-1927
contre le régime français avait été réprimée dix ans plus tôt. Ils proposèrent
à al-Attrache le « plan de transfert » – l’expulsion de la communauté
druze palestinienne, présentée comme un moyen de la protéger des attaques des
révolutionnaires palestiniens.
Al-Attrache n’acceptait que la migration volontaire de ceux qui cherchaient refuge, mais refusait tout accord d’amitié avec les sionistes.
Pour atteindre al-Attrache, les
sionistes ont fait appel à l’un de leurs contacts, Yusuf al-’Aysami , un ancien assistant druze syrien
qui avait été en exil en Transjordanie dans les années 1930. Pendant son exil,
il a rendu visite aux Druzes palestiniens et a établi des liens avec les
sionistes.
En 1939, Haïm Weizmann, chef de l’Organisation sioniste, était favorable à l’idée d’expulser les Druzes. L’émigration « volontaire » de 10 000 Palestiniens – qui, selon lui, « seraient sans doute suivis d’autres » – offrait une précieuse opportunité de faire progresser la colonisation européenne juive en Galilée, région du nord de la Palestine.
Le financement de l’achat de
terres druzes ne se matérialisa cependant jamais. En 1940, la réconciliation entre certaines familles druzes et
les révolutionnaires palestiniens allégea la pression sur les dirigeants druzes et ébranla le pari initial des
sionistes sur la communauté.
En 1944, l’organisation de
renseignement sioniste (alors connue sous le nom de « Shai ») et le syrien al-’Aysami
ont élaboré un plan visant à transférer les Druzes en Transjordanie et à
financer l’établissement de villages là-bas en échange de toutes les terres
druzes en Palestine.
Les sionistes envoyèrent même une
expédition d’exploration à l’est de Mafraq, en Transjordanie, pour mettre en œuvre le
projet. Cependant, face à l’opposition des Druzes et des Britanniques, le
projet échoua fin 1945. Néanmoins, en 1946, les sionistes réussirent à acquérir
des terres appartenant aux Druzes en Palestine par l’intermédiaire de
collaborateurs locaux.
Embrigadement
En décembre 1947, davantage de
Druzes palestiniens rejoignirent la résistance, alors même que les
sionistes et les collaborateurs druzes s’efforçaient de maintenir la neutralité de la communauté ou de la recruter du côté
sioniste.
En fait, les Druzes de Syrie et
du Liban ont rejoint la résistance palestinienne à la conquête
sioniste en 1948.
En avril 1948, les combattants de
la résistance druze palestinienne ont riposté contre la colonie juive de Ramat Yohanan en réponse à l’attaque d’un colon contre
une patrouille druze et ont subi de lourdes pertes .
Cependant, malgré les victoires
sionistes, la désertion et le désespoir parmi les combattants druzes ont donné
aux agents de renseignement sionistes – parmi lesquels le leader sioniste
ukrainien Moshe Dayan - et aux collaborateurs druzes l’occasion de
recruter des transfuges druzes .
Lorsque la colonie israélienne
fut établie en 1948, l’un de ses premiers actes fut d’institutionnaliser les
divisions au sein du peuple palestinien en inventant des identités ethniques
fictives, dessinées selon des lignes religieuses et sectaires.
À ce stade, l’État israélien a
reconnu les Druzes palestiniens – alors au nombre de 15 000 – comme une secte religieuse « distincte » des
autres musulmans et a établi des tribunaux religieux distincts pour eux.
Peu après, Israël a commencé à
qualifier la population druze de « Druze » plutôt que d’« Arabe »,
tant sur le plan ethnique que national. Pourtant, à l’époque comme aujourd’hui,
celle-ci a continué à subir la même discrimination raciale et l’oppression de
type suprémaciste juif que tous les Palestiniens d’Israël, y compris l’ appropriation de leurs terres.
À ce moment-là, avec le soutien
de l’État israélien, les collaborateurs druzes avaient pris le dessus au sein
de la communauté. Certains de leurs dirigeants ont même appelé le gouvernement
à enrôler des Druzes dans l’armée israélienne – une
offre qu’Israël a dûment acceptée, même si les soldats druzes restent interdits
de rejoindre les unités « sensibles ».
Résistance druze
Malgré la cooptation par l’État
israélien de nombreux membres de la communauté druze, la résistance à la
colonisation s’est poursuivie à un rythme soutenu.
Le poète druze palestinien Samih al-Qasim (1939-2014) demeure l’une des trois
figures les plus célèbres du panthéon palestinien des poètes connus pour leur
résistance au sionisme (les deux autres étant Tawfiq Zayyad et Mahmoud
Darwish). Son œuvre est non seulement largement récitée dans la société
palestinienne, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Palestine, mais nombre
de ses poèmes ont été mis en musique par des chanteuses telles que Kamilya Jubran et Rim al-Banna .
Parmi les autres figures
littéraires et universitaires druzes palestiniennes de premier plan à l’avant-garde
de la résistance au sionisme et au colonialisme israélien figurent le romancier
Salman Natour (1949-2016) ; le poète contemporain Sami Muhanna, qu’Israël a
emprisonné à plusieurs reprises pour ses opinions politiques ; le regretté
érudit Sulayman Bashir (1947-1991) qui a écrit sur l’histoire des relations de
l’URSS avec le nationalisme palestinien et les « communistes » juifs sionistes
; et l’historien Kais Firro (1944-2019), connu pour ses histoires de la
communauté druze.
La tentative actuelle d’Israël de
coopter les dirigeants druzes syriens vise à reproduire ce qu’il a déjà réussi
avec les collaborateurs druzes palestiniens.
Cependant, les dirigeants druzes syriens résistent à cette offensive israélienne en affirmant
faire partie intégrante du peuple syrien, tout en condamnant la politique du nouveau régime « islamiste
» et sectaire.
Pourtant, la volonté d’Israël de
détruire l’unité arabe reste intacte.
Lire aussi
➤La manipulation d’une minorité : l’intervention d’Israël dans l’identité druze, par Amos Barshad
lundi 26 mai 2025
HAYTHAM MANNA
Manifeste contre le fascisme djihadiste
« L’histoire humaine et la réalité contemporaine témoignent du fait que les êtres humains doivent se battre les uns contre les autres, quels que soient les raisons et les motifs de ce combat » : cette phrase résume la philosophie des djihadistes qui ont pris le pouvoir le 8 décembre 2024 à Damas. Il a suffi que leur chef mette un costume cravate pour recevoir la bénédiction de toutes les puissances impliquées dans la guerre de Syrie. Haytham Manna analyse dans ce livre la nature du nouveau régime syrien, qu’il qualifie tout simplement de fasciste.
Haytham Manna
Manifeste contre le fascisme djihadiste
Traduit de l’arabe par Tlaxcala
Collection erga omnes n° 12
Mai 2025
90 pages
Éditions The Glocal
Workshop/L’Atelier Glocal
Classification Dewey: 915.69 -
956.9 – 321.9 - 327.16
mercredi 14 mai 2025
“La religion est à Dieu et la patrie est à tous” : en Syrie, le message de Sultan al-Attrache reste valable un siècle plus tard
Entretien avec Rim al-Attrache
Alors que les feux de l’actualité sont braqués sur la Syrie et que l’écrasante majorité des « informations » circulant dans les médias internationaux sont produites par des personnes ignorant tout ou presque tout de l’histoire syrienne, il nous a semblé utile de donner la parole à Rim al-Attrache, une habitante de Damas, descendante d’une longue lignée de combattants, pour qu’elle nous parle de son père Mansour (1925-2006) et de son grand-père Sultan Pacha (1888-1982), dont l’histoire peut éclairer l’état actuel du pays.
Propos recueillis par Fausto Giudice, Tlaxcala
Rim, peux-tu vous présenter, toi et ta lignée ?
Dans l’introduction de mon premier roman, en arabe, intitulé « Jusqu’à la fin des temps », j’ai écrit ce qui suit : « Je suis une personne qui essaie de combiner l’islam et le christianisme dans son cœur, et je crois que la religion appartient à Dieu et que la patrie appartient à tous ».
Un jour, l’avocat syrien Najat Qassab-Hassan, m’a posé cette question : Rim, quelle partie de toi est druze et quelle partie est chrétienne ? Je lui ai répondu sans la moindre hésitation : Je suis divisée, verticalement, en deux, et je peux déplacer mon cœur tantôt à droite, et tantôt à gauche.
Je suis l’arrière-petite-fille du martyr Zoukan al-Attrache, l’un des chefs de résistance contre les Turcs (1910). Il a été condamné à mort et exécuté s à la place Merjé, à Damas par Jamal Pacha, dit Le Boucher meurtrier.
Je suis la petite-fille de Sultan al-Attrache, chef de la Grande Révolution syrienne (1925) contre le Mandat français.
Enfin, je suis la fille de Mansour al-Attrache, politicien syrien, l’un des premiers Baathistes, en 1945, et membre du conseil fondateur du parti Baath en 1947.
mercredi 7 mai 2025
HAYTHAM MANNA
Manifeste contre le fascisme djihadiste
Haytham Manna, 3/4/2025
Original : بيان ضد الفاشية الجهادية
Voici le premier chapitre d’un livre à paraître prochainement
Notes*Le nettoyage sectaire comme politique de gouvernance, rapport de la Commission de suivi des droits humains et de la situation humanitaire (Syrie), 22.04.2025
mardi 6 mai 2025
HAYTHAM MANNA
Syrie : la loi de la jungle
Haytham Manna , 4/5/2025
Original : شريعة الغاب
Ci-dessous le chapitre 3 du livre « Manifeste contre le fascisme djihadiste », à paraître prochainement. [chapitre 2 ici]
Lorsque nous lisons un « message sur le jugement de la musique » du nouveau ministre de l’Intérieur de Damas, Anas Khattab, nous réalisons que notre problème en Syrie aujourd’hui n’est pas de revenir à « la loi de Dieu », mais de revenir « triomphalement » à la loi de la jungle. En effet, chez le créateur des termes « djihad sunnite » et « culte du djihad », nous lisons :
« Les instruments de musique sont la cause du tremblement de terre, de la transformation et des secousses... Ce consensus a été rapporté par Al-Qurtubi, Ibn Rajab, Ibn Salah, Ibn Hajar al-Haytami et d’autres"... Et le Cheikh de l’Islam Ibn Taymiyya, que Dieu lui accorde sa miséricorde, a dit : “Quiconque pratique ces amusements dans un but religieux et pour se rapprocher de Dieu, il n’y a aucun doute sur son égarement et son ignorance”. "Quant à celui qui le fait pour le plaisir et le divertissement, les écoles des quatre imams s’accordent à dire que tous les instruments de musique sont interdits, car il a été établi dans Sahih al-Bukhari et ailleurs que le Prophète, paix soit sur lui, a informé qu’il y aurait parmi sa communauté ceux qui rendraient licites la soie, l’alcool et les instruments de musique, et il a mentionné qu’ils seraient transformés en singes et en porcs. "Les instruments de musique sont les amusements, comme l’ont mentionné les gens de la langue, le pluriel d’instrument (ma’azifah) est l’outil avec lequel on joue : c’est-à-dire avec lequel on fait du bruit, et aucun des suiveurs des imams n’a contesté l’interdiction des instruments de musique »[1]...
Je remercie Dieu que ma mère croyante, qui veillait à prier, jeûner, faire le pèlerinage et donner la zakat, jouait du luth pour nous lorsque nous rentrions de la visite à mon père emprisonné* , pour alléger notre chagrin, et qu’elle a enseigné les mathématiques et les sciences naturelles à plus d’une génération. Elle nous a quittés avant de voir et d’entendre ce que nous voyons et lisons aujourd’hui, venant de ceux que Hassan Aboud, le fondateur du mouvement Ahrar al Sham en Syrie, a qualifiés de « nouveaux venus, enfants de la jeunesse, dépourvus de sagesse, sans connaissance en matière de religion ni en politique légitime »

“Urgent - Nettoyage en cours” : al-Jazeera, machine de blanchiment d’al-Joulani
Dessin d’Adnan Al Mahakri, Yémen
« Tout savoir en dehors du Coran est une distraction... Sauf l’enseignement des hadiths et la jurisprudence religieuse ».
« Le savoir est ce qui contient le récit “Nous avons entendu”... Tout le reste n’est que suggestions des démons ».
En ce qui concerne les systèmes politiques, on trouve constamment des critiques des réformateurs musulmans du type :
« Nous les avons vus autoriser la démocratie au nom de la consultation... Ils mentent !
Avant cela, ils ont permis le socialisme...
Et ils ont autorisé la législation en dehors d’Allah et la création de partis politiques sous prétexte d’appliquer la charia... Ils prétendent!
Et ils ont permis à une femme et à un chrétien de gouverner les musulmans...
Et ils ont interdit de se rebeller contre le dirigeant sans ce qu’Allah a fait descendre...
Et ils ont considéré les laïques, les communistes, les libéraux, les socialistes et d’autres comme des musulmans croyants !
Et ils ont considéré les chrétiens comme des frères des musulmans...
Et ils ont permis l’occupation américaine de l’Afghanistan !!!
Et certains d’entre eux ont permis d’assister à la messe des chrétiens infidèles et de les féliciter pour la nomination de leurs papes !!
Et certains d’entre eux ont permis aux hommes de se raser la barbe...
Et certains d’entre eux ont permis aux femmes de porter le pantalon...
Et d’autres innovations et égarements qu’ils ont répandus parmi les musulmans comme étant des certitudes dans la religion de l’islam... Et Allah nous suffit, et Il est notre meilleur protecteur » [2].
Qu’est-ce que le djihad sunnite ?
Anas Khattab répond : « Le djihad, en plus d’être un acte d’adoration, est également l’une des activités de l’individu dans sa vie. L’histoire de l’humanité et sa réalité contemporaine témoignent que l’être humain doit combattre les autres, quelle que soit la raison ou la motivation de ce combat... ! L’islam est venu pour orienter ce combat et le classer parmi les actes d’adoration ».
Pour les takfiristes, la destinée de l’homme est de combattre les autres, et cet “autre” peut être fabriqué selon les besoins. Il est nommé “nusayri” en Syrie, “chrétien” ou “chiite” dans d’autres pays, et “sectes égarées” ailleurs. Le concept s’élargit et se resserre selon les besoins, et il suffit d’un caricaturiste européen ou d’un enregistrement falsifié soigneusement préparé d’une personne dite appartenant à la secte des Druzes unitariens pour déclencher la guerre. Le peuple est facilement mobilisé, et les historiens en ont souvent assez de mentionner les précédents. Ceux dont les droits à la connaissance, au travail et à la culture ont été bafoués se mobilisent pour défendre « la religion », « le Prophète » et « le dogme ». Ils se dirigent comme des loups vers leurs semblables pour se libérer de ceux que leurs griffes peuvent atteindre, en soutenant Dieu et Son Prophète.
Cela nous rappelle l’histoire racontée par Yaqout al-Hamawi dans son “Dictionnaire des villes” : « Les habitants de la ville étaient trois groupes: les chafi’ites, qui étaient les moins nombreux, les hanafites, qui étaient les plus nombreux, et les chiites, qui constituaient la majorité... La rivalité entre les sunnites et les chiites s’est intensifiée, et les hanafites et les chafi’ites se sont unis contre eux. Des guerres ont éclaté, toutes victorieuses pour les chafi’ites, malgré leur petit nombre. Mais Dieu les a soutenus. Les habitants de Rustaq, qui étaient hanafites, venaient à la ville avec des armes et soutenaient leurs coreligionnaires, mais cela ne leur a rien apporté, jusqu’à ce qu’ils soient exterminés. Ces lieux en ruines que vous voyez sont les lieux des chiites et des hanafites, tandis que ce quartier connu pour les chafi’ites demeure. Et il ne reste des chiites et des hanafites que ceux qui cachent leur doctrine ».[4]
Erdoğan le marionettiste
Adnan Al Mahakri
Depuis la naissance de « Jabhat al-Nusra » sous le commandement d’Abou Bakr al-Baghdadi, les slogans principaux qu’ils ont exprimés sont : "La démocratie est un péché et une mécréance", "Les chrétiens doivent être pourchassés a Beyrouth, et les nusayris aux cercueils". Le djihad en Syrie et pour la Syrie est "contre les nusayris et leurs alliés", "contre le régime nusayri et les milices chiites", et en soutien aux gens de la sunna. Des fonds ont afflué de tous les pays du Golfe vers ce groupe, atteignant "le gaspillage" d’un milliard de dollars au cours de sa troisième année, selon Abou Mohammed al-Joulani. Cela a également été une opportunité pour les pays du Golfe de se débarrasser de ceux qu’ils n’ont pas réussi à réhabiliter parmi les détenus de Guantanamo et les prisonniers d’Al-Qaïda, le directeur des renseignements saoudiens Bandar bin Sultan s’étant chargé de les éliminer dans le brasier syrien. Cela a également été une occasion d’envoyer des salafistes du Maghreb vers l’Est ! Cependant, Recep Tayyip Erdoğan et le directeur du MIT [services de renseignement turcs, NdT] à l’époque, Hakan Fidan, ont considéré cela comme une opportunité de diriger "l’islam sunnite" et de s’emparer des fonds du Golfe. Le résultat a été que ce qu’ils avaient imaginé comme une promenade d’un an ou deux s’est transformé en cauchemar avec l’arrivée de la plus grande masse de réfugiés syriens sur son territoire. Malgré cela, le gouvernement turc a réussi à investir massivement sur le plan économique et géopolitique dans la tragédie syrienne, et cela se poursuit.
L’ouverture des frontières turques aux dizaines de milliers de combattants non syriens pour le djihad a complètement modifié la carte des forces opposées au régime dictatorial syrien. Les voix démocratiques ont été marginalisées, et parler du slogan de la révolution syrienne "Le peuple syrien est un" est devenu un blasphème et une hérésie jusqu’à ce que des mots comme "peuple", "liberté", "souveraineté" et "État national" soient désormais combattus et provoquent des attaques de factions armées de l’opposition. Avec la prise de contrôle de Hay’at Tahrir al-Sham sur une partie importante de la province d’Idlib, le travail a sérieusement commencé à "nettoyer" la ville de quiconque différait de "Jabhat al-Nusra" dans son mode de vie et de ses habitudes... Des sanctions ont été appliquées contre "les déviants et les violations", ce qui a conduit à l’exil d’un tiers de la population. Dans certains villages, des complexes djihadistes ont été établis selon le pays d’origine des combattants, comme pour les Ouïghours, les Tchétchènes et les Marocains... Même des Français se sont installés là où ceux qui ont été expulsés ou contraints à fuir se trouvaient. Il est ironique que ceux qui fuyaient les réformes sociales en Arabie Saoudite aient apporté avec eux les souvenirs de la "Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice" à Idlib, avec un financement généreux d’organisations "caritatives" wahhabites au Qatar et en Arabie Saoudite, pour propager le port du niqab, interdire le mélange dans les restaurants et les bureaux, et empêcher la présence de femmes non accompagnées dans les magasins. En outre, il était également interdit de vendre des vêtements féminins aux hommes et de surveiller les salles de mariage et les événements festifs pour interdire "les comportements immoraux", ainsi que la consommation publique de chicha dans les rues, les magasins et les restaurants. Ils ont aussi interdit les coupes de cheveux exagérées et les comportements "inappropriés", en surveillant les jeunes filles et les garçons dans les instituts d’enseignement et les moyens du transports.
Après que les "juristes" et les "djihadistes" ont commencé à porter des cravates, l’euphorie a atteint un certain nombre de déçus qui pensaient que les gens les avaient oubliés, mais ils se sont mis à parler de "l’oppression sunnite" et à chercher les mérites de ceux qui "ont libéré et décidé"... Ils ont oublié que le changement de peau d’un serpent n’enlève pas le venin de ses morsures. L’attaque contre la zone côtière a révélé la nature instinctive de ceux qui sont devenus le nouveau pouvoir à Damas. Nawar Jabour décrit la tragédie du nettoyage sectaire en disant : « Les massacres qui ont eu lieu sur la côte ont ajouté une dimension où les Alaouites sont devenus un ennemi explicite, tués et filmés morts, leurs magasins et leurs terres incendiés, et ils sont pourchassés même lorsqu’ils fuient vers les forêts ou les vallées. Mais ce qui était encore plus cruel, c’était le meurtre ritualisé ou le meurtre inspiré, où les tueurs veillaient à exécuter les massacres conformément à ce qui avait été prescrit religieusement contre les ‘nusayris’, ce qui a consacré le caractère religieux de la violence, de sorte que le message n’était pas seulement destiné aux victimes, mais leur corps même est devenu un message politique et religieux. Le meurtre n’était pas seulement un acte de violence gratuit, mais des vidéos ont circulé documentant des meurtres célébratoires, où l’objectif n’était pas seulement d’éliminer physiquement les victimes, mais de se vanter de détruire leurs biens et de les voler. Une vantardise ouverte sur le pillage des maisons des tués, des combattants brandissant les biens des habitants comme des butins, illustrant la fierté du vol, tout comme les Syriens l’avaient précédemment observé avec les soldats du régime déchu et les milices de défense nationale. Les victimes tuées sont devenues des symboles de la victoire de la foi, où le devoir sacré de purification se manifeste sur les corps tués et abandonnés à la vue de tous, consolidant une image à long terme selon laquelle ils sont politiquement, religieusement et spirituellement rejetés ». [7]
Jusqu’à aujourd’hui, l’autorité d’Ahmad al-Charaa n’a émis aucune décision claire pour mettre fin aux agressions qui touchent les terres, les biens et le droit à la sécurité des Alaouites en tant que tels !
Il est difficile de savoir qui a fabriqué un enregistrement audio et l’a attribué à un Syrien de la communauté druze, mais il est facile de suivre les réactions parmi ceux qui sont maintenant officiellement définis comme "les éléments et factions non disciplinés". Par un coup de génie et au nom de la défense du Prophète Mohamed, le verset coranique "Nul ne porte le fardeau d’un autre" a été modifié dans l’esprit des foules (sans le "non"), et le Parti de la mobilisation et de la haine s’est dirigé vers la Syrie miniature (Jaramana) pour se venger de ses habitants dans une affaire qui ne les concernait pas. Le nombre de victimes dans cette folie collective a dépassé la centaine, avec des dizaines de détenus et de disparus.
N’est-ce pas le parti des trois “T” (altakfir waltahrim waltafjir, التكفير والتحريم والتفجير) qui détient réellement le pouvoir sur les autorités sécuritaires et militaires aujourd’hui ? Ahmad Al-Charaa peut-il adresser des critiques ou des plaintes à ceux qu’il a nommés au Conseil de sécurité nationale, une autorité au-dessus de tout ? Y a-t-il quelqu’un parmi eux, y compris le nouveau chef des renseignements, dont les mains ne soient pas tachées du sang des Syriens ?
Une personne raisonnable peut-elle croire aujourd’hui que “l’autorité de transition” à Damas veut construire une Syrie pour tous les Syriens et Syriennes ?
NdT
* Yousef Aloudat, avocat, a été emprisonné pendant 18 ans sous le régime Assad [NdT]
Notes
[2] Anas Khattab, ibid, bien que ce passage soit plagié à partir de plusieurs autres textes sans mentionner les autres sources.
[3] https://t.ly/8g1_F (Le djihad sunnite et les voies de la déviation).
[4] Voir Yaqut al-Hamawi, Lexique des pays, 3/117, voir aussi : Le phénomène du fanatisme à travers l’histoire islamique, Muhammad Amjad Abdul Razzaq al-Bayat, 2018, Dar al-Maymana, Médine.












