2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 7 octobre 2017

Maati Monjib : « Le Hirak, un mouvement populaire autonome, non séparatiste et prodémocratique »


Entretien réalisé par Pierre Barbancey
L'Humanité! 3/10/2017

Photo : Fadel Senna/AFP
Photo : Fadel Senna/AFP
L’historien marocain, qui préside une association pour la liberté de la presse, revient sur les caractéristiques de la révolte du Rif, qui a démarré en octobre 2016.
Quelles sont les véritables racines de la révolte actuelle dans le Rif ?
Maati Monjib L’une des raisons de la révolte rifaine, c’est l’injustice que représente la mort du jeune poissonnier Mouhcine Fikri dans des conditions abjectes. Une grande partie de son corps a été broyée par un camion poubelle. La population demandait tout d’abord une véritable enquête pour clarifier les causes directes et profondes de sa mort. Les manifestants ont montré du doigt dès le début du mouvement la corruption qui règne dans le secteur de la pêche et qui fut l’une des raisons indirectes de ce crime indicible. Ils ont donc demandé la tête d’Aziz Akhannouch, le ministre de tutelle et proche ami du roi Mohammed VI. Le régime a refusé ces revendications somme toute raisonnables et faciles à réaliser.
Il y a aussi des raisons culturelles liées au système de valeurs « groupal » des Rifains : ce sont tout d’abord des gens très fiers, sur le plan individuel mais également collectif. Ils ont la haine du makhzen, car le mépris du peuple fait partie de son ADN. Les Rifains disposent aussi d’un fonds mémoriel commun très riche et dont la lutte contre le pouvoir central despotique est l’un des traits distinctifs. Il y a bien sûr les conditions socio-économiques peu brillantes. 40 % des jeunes sont au chômage. Il y avait dans la zone près d’une vingtaine d’unités de production industrielles il y a quelques décennies. Aujourd’hui, une ou deux survivent seulement. Le régime autoritaire s’est trompé en essayant de faire des Rifains le fer de lance d’un parti créé par le palais et dont les dirigeants locaux – de véritables béni-oui-oui – sont inféodés au ministère de l’Intérieur et à ses services. Ainsi, à la corruption économico-financière, le régime a ajouté la corruption politique.