2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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dimanche 28 novembre 2021

COMMUNIQUE D'ENSEMBLE APRES LE NAUFRAGE DANS LA MANCHE

COMMUNIQUE D'ENSEMBLE APRES LE NAUFRAGE DANS LA MANCHE


Le 26/11/2021, àSecretariat Ensemble via Collectifnat a écrit :

Lorsque les gouvernements français et anglais déplorent le drame qui s’est joué pour 31 personnes dans la Manche, on ne peut que penser à l’hypocrisie de ces mêmes gouvernements.


Ce drame, prévisible, malheureusement devenu réalité, a pour cause les politiques meurtrières qui accablent les migrant.es, en Méditerranée, dans les Alpes, les Pyrénées et maintenant dans la Manche. La non application des articles 13 et 14 de la Déclaration des Droits universels de l’Homme de 1948, les refus de suivre la procédure normale d’examen des demandes d’asile, disons le nettement, les politiques répressives et sécuritaires, ne permettent pas aux personnes en migration de poursuivre leur route paisiblement, d’atteindre les pays dans lesquels elles veulent demander l’asile. Ces personnes se trouvent acculées à des risques insensés et mortifères pour atteindre leurs objectifs. Elles sont plongées dans l’illégalité ce dont profitent les mafias de passeurs.


Pour éviter la reproduction prévisible d’un tel drame, il faut changer de fond en comble la politique actuelle. Qui ne voit pas qu’il est absurde de vouloir à la fois, empêcher les migrant.es d’entrer sur notre territoire et ensuite de les empêcher de sortir de celui-ci. Il faut donc dénoncer l’accord du Touquet qui est une entrave à la libre circulation des personnes, il faut dénoncer la Convention de Dublin qui ne permet pas aux personnes de choisir le pays où déposer leur demande d’asile. Il faut une vraie politique d’accueil (hébergement, suivi sanitaire et administratif, etc..). A court terme, il faut un corridor maritime de secours humanitaire entre Calais et l’Angleterre. Le droit de circulation doit être restauré.


Les hommes politiques d’extrême droite, leurs journaux et leurs télévisions qui passent leur temps à insulter les personnes migrantes, à créer un climat délétère les concernant, à les stigmatiser sont, au moins moralement responsables du désastre qui les atteint.

Le combat en faveur d’une solidarité forte et humaine qui est le fait de nombreuses organisations et personnes bénévoles doit être salué et encouragé. Elles sont un rempart contre la barbarie qui suit un cours médiatique trop ordinaire dans nos pays européens et à nos frontières.

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LOUX Jean paul

26 nov. 2021 09:38 (il y a 2 jours)

 

samedi 13 février 2021

À Calais, l’absurde confiscation des tentes des migrants

 

À Calais, l’absurde confiscation des tntes des migrants

   5 février 2021 / Simon Hamy et Louis Witter (Reporterre)


À Calais, l’expulsion tous les deux jours des terrains occupés par les exilés se double d’une confiscation de leurs effets personnels. Tentes, duvets, documents... sont, en théorie, stockés et peuvent être récupérés. Dans les faits, huit à dix tonnes d’affaires finissent chaque mois à la poubelle.

L’éloignement des journalistes lors des expulsions ne porte pas « une atteinte grave et manifestement illégale » à la liberté de la presse, a estimé le Conseil d’État mercredi 3 février. Le juge des référés a ainsi débouté les deux journalistes — par ailleurs auteurs de cet article — qui se plaignaient de ne pas avoir pu pénétrer dans les périmètres de sécurité mis en place par la police entourant des opérations d’évacuation près de Calais et Dunkerque.


  • Calais (Pas-de-Calais), reportage

9 heures du matin, par 2 °C. Janvier à Calais. En bord d’un terrain à l’est de la ville, Matin [1] et ses amis frissonnent, le visage enfoncé jusqu’au nez dans leur col, les poings roulés dans les manches étirées. Ils sont jeunes, certains mineurs, originaires de plusieurs provinces afghanes, et viennent de se faire expulser du terrain de sable et de boue qu’ils occupent en bordure d’une voie ferrée. Ils ont une question, qu’ils répètent en boucle aux journalistes : « Why ? » — pourquoi ? Car ces opérations, menées toutes les 48 heures dans sept endroits différents de la ville, sont suivies de peu d’effets, tant en termes de mise à l’abri que d’accompagnement social, notamment en ce qui concerne les mineurs isolés. Il faut juste, à intervalles réguliers, faire le vide sur place — « éviter les points de fixation », dit l’État. « Tout est rendu difficile », peste Matin, regard dans ses pieds. « Ils arrivent, nous disent simplement go ! go ! Et on n’a pas intérêt à rester discuter. »

Pour éviter les installations de campements, plusieurs leviers existent. La mairie de Calais a ainsi lancé une série de déboisements le long des routes et dans les zones de promenade, où les exilés ont l’habitude de camper. Autre moyen de pression : l’expulsion régulière des terrains occupés, avec saisie des effets personnels laissés sur place. En 2020, Human Rights Observers (HRO) a comptabilisé 967 d’expulsions.

Les jeunes sont remontés : ce matin, l’opération s’est déroulée sans interprète. Impossible de palabrer avec les forces de l’ordre pour réclamer l’essentiel, impossible de passer le cordon des gendarmes pour aller récupérer leurs affaires. Tentes, couchages... autant d’équipements pourtant capitaux en hiver. De toute façon, tout ce qu’ils n’auront pas pu traîner en vitesse dans la bâche à leurs pieds sera soit jeté, soit emporté. [2] Il leur faut donc vider les lieux, puis négocier, réclamer leurs biens. Une routine à laquelle se plient, de mauvais gré, migrants et associations qui les accompagnent. Après le passage des uniformes, des silhouettes en veste bleue s’activent : ce sont les nettoyeurs d’APC, société privée sous contrat, qui récupère les objets susceptibles de faire l’objet d’une réclamation. Le convoi se termine immanquablement par un camion chargé de tentes, duvets, tapis de sol, vêtements, téléphones, documents ou argent.

Un camion de la régie de quartier, qui mène les détritus à la benne.

528 tentes et bâches ont été prises rien que sur le mois de décembre 2020

Destination poubelle ? Jusqu’à récemment — janvier 2018 — c’était encore le cas. En colère, les associations avaient même porté une plainte [3], classée sans suite. Depuis, l’État a mis en place un processus spécifique à Calais. Outre les nettoyeurs d’APC, un acteur de l’économie solidaire a été sollicité pour récupérer et mettre à disposition les affaires emportées. Elle aussi située dans l’est de la ville, la Ressourcerie du Calaisis, gérée par Face Valo, une association d’insertion, fait office de dépôt depuis trois ans. Un accord non lucratif, comme le précise un encadrant technique du magasin qui souhaite rester anonyme : « Nous sommes simplement défrayés à la quantité d’objets qui passe par le stockage ici, au poids. Nous tenons des registres. »

Les quantités en question : plusieurs tonnes par mois, dont des centaines de tentes, cruciales en hiver. Selon Human Rights Observers, qui documente l’action des pouvoirs publics à Calais, 528 tentes et bâches ont été prises rien que sur le mois de décembre 2020.

« On court toujours après ! Tout ce que l’on retire d’ici est soit abîmé, soit trempé »

C’est à la ressourcerie que les jeunes Afghans se regroupent en fin de matinée, comme toutes les 48 heures. Leur terrain est à proximité. Ils sont les seuls à être venus attendre en petit groupe l’arrivée du convoi du jour. « Ceux des autres camps plus éloignés, comme Fort-Nieulay par exemple, ne viennent presque jamais, malgré le fait que nous les informions du dispositif lors de nos maraudes », déplore Pénélope, coordinatrice pour HRO. Le manque de temps peut expliquer ce désintérêt : l’accord prévoit un accès aux affaires deux heures durant, tous les jours ouvrés, de 10 h à midi. Des horaires qui coïncident avec la fin des expulsions matinales d’une part, et les distributions de nourriture et d’eau de l’association la Vie Active de l’autre. « Il faut donc faire un choix entre sauter un repas ou perdre sa tente », selon Pénélope.

Nemat est un réfugié afghan. La veille, la police est passée comme tous les deux jours. Les associations ont distribué le matin même des couvertures de survie.

  https://reporterre.net/A-Calais-l-absurde-confiscation-des-tentes-des-migrants

Le taux de casse et de pertes explique aussi le peu d’intérêt des migrants pour ce système. Le jour de notre reportage, le camion d’APC, arrivé non à 10 h mais à 11 h 20, a déchargé des tentes disloquées, brisées, alourdies de matériel. Pour certaines, elles ont déjà fait ce voyage quatre ou cinq fois. Une tutelle supplémentaire : ce sont les bénévoles de HRO, et non les migrants, qui doivent remettre la liste des objets réclamés, suivant ce qu’ils ont pu observer. C’est Isabella qui en était chargée ce matin-là. Problème : comme les journalistes, HRO est maintenu en dehors des cordons de police, et ne peut donc pas correctement observer ce qui a été pris — en plus de noter les atteintes aux droits humains. « On fait le décompte comme on peut, selon ce que nous rapportent les expulsés, et on compare avec ce qui est déchargé », dit-elle à Reporterre, appuyée sur la porte du camion d’APC pour annoter son tableau. Les nettoyeurs, eux, font des va-et-vient dans le conteneur.

Charge aux migrants, autorisés à entrer en groupe de trois dans l’édicule en tôle blanche, de faire le tri. « On n’a pas l’impression que ces affaires sont à nous, on court toujours après ! Tout ce que l’on retire d’ici est soit abîmé, soit trempé », soupirait Hamar [4], sorti en trombe — midi sonnait — avec une tente sur le dos, le masque sur le nez et des gants en plastique empruntés. Vu le gel nocturne, récupérer des affaires sèches est un enjeu de survie. Matin, lui, était à la recherche de son téléphone : un coup d’œil dans le containeur lui a été accordé, juste avant la fermeture. Peine perdue.

Les exilés ont en théorie quelques heures pour récupérer leurs affaires dans les conteneurs de la Ressourcerie.

« Neuf fois sur dix, aller réclamer un papier perdu en ressourcerie se solde par un échec »

Avec ses moyens, HRO travaille à comptabiliser le différentiel affaires prises / affaires restituées en état. « Pour le moment, nous n’avons à disposition que des chiffres concernant une minorité des cas : les personnes qui se sont présentées à la ressourcerie », explique Pénélope. Des chiffres évocateurs : sur l’année écoulée, 52 % des personnes venues réclamer leurs affaires ont déclaré à HRO les avoir récupérées en état satisfaisant et en totalité. Un taux qui s’effondre à un inquiétant 27 % quand il s’agit d’objets de valeur : médicaments, smartphones, argent liquide et documents. « On est proche de mettre en place un stockage bien plus adapté », répond l’encadrant de la ressourcerie. Le magasin plancherait sur un local où les biens seraient présentés catégorisés, à l’abri des intempéries. Quant aux objets de valeur au taux de perte si importants, les documents notamment, « quand ils sont retrouvés, nous avons déjà pour consigne stricte de les réserver à part et de les mettre à disposition ».

Sur le camp dit de « BMX » à Calais. Les policiers sont passés la veille saisir des tentes.

Margot Sifre, juriste de la Cabane juridique, une structure d’accompagnement des migrants, recueille les doléances de ceux qui ont perdu un papier : « Neuf fois sur dix, aller réclamer un papier perdu en ressourcerie se solde par un échec. Au lieu de compter dessus, les déclarations de perte et demandes de récépissés se systématisent, simplement pour ne pas être en défaut trop longtemps face aux autorités. »

Contrairement à ce qui est encore en pratique dans la commune de Grande-Synthe, où les affaires enlevées finissent directement à la benne, le dispositif calaisien a le mérite de poser, sur le papier, la question de la propriété de ces biens. Dans les faits, les affaires restent très majoritairement jetées et le conteneur vidé environ tous les dix jours. Selon le magasin, ce sont huit à dix tonnes d’affaires non réclamées qui finissent chaque mois emportées par les camions-poubelles. Direction un site d’enfouissement, à trente kilomètres à vol d’oiseau.


C’est maintenant que tout se joue…

Le désastre environnemental s’accélère et s’aggrave, les citoyens sont de plus en plus concernés, et pourtant, le sujet reste secondaire dans le paysage médiatique. Ce bouleversement étant le problème fondamental de ce siècle, nous estimons qu’il doit occuper une place centrale dans le traitement de l’actualité.
Contrairement à de nombreux autres médias, nous avons fait des choix drastiques :

  • celui de l’indépendance éditoriale, ne laissant aucune prise aux influences de pouvoirs. Le journal n’appartient pas à un milliardaire ou à une entreprise ; Reporterre est géré par une association d’intérêt général, à but non lucratif. Nous pensons que l’information ne doit pas être un levier d’influence de l’opinion au profit d’intérêts particuliers.
  • celui de l’ouverture : tous nos articles sont en libre accès, sans aucune restriction. Nous considérons que s’informer est essentiel à la compréhension du monde et de ses enjeux, et ne doit pas être conditionné par les ressources financières de chacun.
  • celui de la cohérence : Reporterre traite des bouleversements environnementaux, causés entre autres par la surconsommation, elle-même encouragée par la publicité. Le journal n’affiche donc strictement aucune publicité. Cela garantit l’absence de lien d’argent avec des entreprises, et renforce d’autant plus l’indépendance de la rédaction.

Reporterre est un exemple rare dans le paysage médiatique : totalement indépendant, à but non lucratif, en accès libre, et sans publicité.
Le journal emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produisent chaque jour des articles, enquêtes et reportages sur les enjeux environnementaux et sociaux. Nous faisons cela car nous pensons que la publication d’informations fiables, transparentes et accessibles à tous sur ces questions est une partie de la solution.

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mardi 27 août 2019

Découvrir LA GUILLOTINE les éditions qui tranchent







Les voix de la « Jungle » – Histoires de réfugiés au camp de Calais.

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lundi 23 octobre 2017

La France doit fournir de l’eau potable et des services d’assainissement aux migrants de la « jungle de Calais », disent des experts de l’ONU

GENEVE (16 octobre 2017) – Plusieurs experts des droits de l’homme de l’ONU exhortent la France à mettre en œuvre des mesures à long terme afin de fournir de l’eau potable et des services d’assainissement aux migrants résidant à Calais et dans d’autres régions de la côte nord française.
Malgré le démantèlement, en novembre de 2016, de plusieurs camps de réfugiés à proximité de Calais, ladite « jungle de Calais », des migrants n’ont cessé de retourner à la région. Beaucoup d’entre eux vivent sans abri et sans un accès adéquat à l’eau potable, des toilettes ou des installations sanitaires.
« Il est préoccupant qu’environ 700 migrants à Calais et ses environs comptent temporairement sur 10 toilettes portatives et 10 robinets seulement », a affirmé un des experts, M. Léo Heller, le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les droits à l’eau potable et à l’assainissement.

samedi 17 juin 2017

Des associations attaquent l’Etat pour que les migrants puissent se doucher et manger à Calais



Onze associations déposent un référé-liberté vendredi matin au tribunal administratif de Lille, pour obliger l’administration à venir en aide à des centaines de migrants.

Il n’y a plus que le droit qui puisse faire avancer la cause des migrants à Calais (Pas-de-Calais). C’est en tout cas ce qu’estiment les associations qui, chaque jour, sont empêchées de venir en aide aux 500 ou 600 exilés qui se terrent là pour tenter, la nuit, de passer au Royaume-Uni. Vendredi matin, onze ONG, dont les « historiques » du Calaisis, et plusieurs dizaines de migrants, devaient déposer conjointement un référé-liberté qui sera examiné par le tribunal administratif de Lille dans les prochains jours.

Alors que le Défenseur des droits, Jacques Toubon, s’est inquiété, mercredi, d’atteintes aux droits « d’une exceptionnelle et inédite gravité » à Calais, parlant de « conditions de vie inhumaines », voire de « traque », les associations demandent prioritairement la reconstitution d’un lieu d’accueil et une meilleure prise en charge des nombreux mineurs qui errent en périphérie de la ville.

Lire l'article :
 www.lemonde.fr/.../des-associations-attaquent-l-etat-pour-que-les-migrants-puissent-se-d..