2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 5 février 2018

Procès hirak: "Daba nta maghribi ?", cette question du juge qui a embrasé la salle d'audience

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Procès hirak: "Daba nta maghribi ?", cette question du juge qui a embrasé la salle d'audience  

Jeudi 1 février 2018 à 22h17
Procès hirak:

" On essaie de faire pression sur la cour pour une question qui a été comprise hors de son contexte", constate Hakim El Ouardi, substitut du procureur général.

Nous sommes le jeudi 1er février. Il est presque 20h. A la salle 7 de la cour d'appel de Casablanca, le président Ali Torchi interroge Mohamed El Mehdani, un des 54 individus poursuivis dans le cadre des événements d'Al Hoceima. L'accusé doit répondre de "la participation à des rassemblements non déclarés", et à "l'incitation contre l'unité territoriale du Royaume".
L'interrogatoire porte ainsi sur la participation d'El Mehdani aux manifestations, sur les slogans entonnés, les drapeaux brandis etc. L'échange est relativement calme...jusqu'à cette question du juge: "Daba nta maghribi?", que l'on pourrait traduire par "Es-tu donc marocain?" ou "Puisque tu es marocain..."
La question de trop?  Elle a en tous les cas mis la salle en ébullition. Dans leur box, des accusés crient leur indignation. Sur les bancs du public, des proches s'agitent, excédés. Le brouhaha est général, sous le regard désemparé du juge.
Scandalisée, Me Khadija Rougani utilise des mots durs: "La cour n'a pas le droit de poser cette question accusatoire. Je demande à la cour de la retirer et de s'abstenir de la poser au reste des accusés". Son confrère, Mohamed Aghnaj évoque quant à lui "un litige non pas avec l'accusation, mais avec le juge". Ici, c'est "la neutralité de la cour" qu'il remet en cause.
Pour sa part, l'interrogé se dit "gêné par cette question qui lui rappelle "l'interrogatoire de la BNPJ". S'il affirme être "100% marocain", ElMehdhani confie se sentir "comme un invité" dans ce pays. "Monsieur le président, si vous vous dites impartial, comment pouvez-vous me poser une telle question?"
Nasser Zefzafi crie: "Monsieur le président, je ne vous permets pas de mettre en doute mon nationalisme".