2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mardi 2 novembre 2021

Sahara Occidental : la Minurso prêchera dans le désert

 

Chaabane BENSACI, L’Expression, 31/10/2021

La France a pesé de tout son poids pour maintenir le statu quo profitable au Maroc. 

 C’est avec une résolution sans grande conséquence que le Conseil de sécurité de l’ONU a finalement tranché, appelant les «parties au conflit» du Sahara occidental à reprendre les négociations, «sans pré-conditions et de bonne foi», et prolongeant la «mission» de la Minurso d’un an sans autre forme de procès.  

La demande insistante de nombreux pays et ONG, notamment américaines, à inclure la question des droits de l’homme dans le mandat de la Minurso pour 2022 a été purement et simplement «ignorée», faute d’un consensus dynamité, on s’en doute, par la position de la France qui, en temps que membre permanent de l’instance onusienne, aura pesé de tout son poids pour maintenir le statu quo profitable au Royaume marocain.

Le texte rédigé par les Etats-Unis en tant que porte-plume du Conseil de sécurité sur la question du Sahara occidental a été approuvé après avoir été expurgé de tout ce qui pouvait conduire à la menace du veto, ce qui n’a pas empêché, il faut le noter, la Russie et la Tunisie de choisir l’abstention pour marquer leur insatisfaction à son égard. Ainsi, la résolution recommande une reprise des négociations, que devra conduire le nouvel émissaire de l’ONU, Staffan de Mistura, «en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable» dans la perspective d’une «auto-détermination du peuple du Sahara occidental».

Cependant, en «réaffirmant la nécessité de respecter pleinement les accords militaires conclus avec la Minurso, liés au cessez-le-feu, et en «appelant les parties à s’abstenir de toute action qui pourrait saper» les efforts de l’ONU ou «déstabiliser davantage la situation au Sahara occidental», le document fait preuve d’une étrange abstraction de la réalité du terrain.

Le Royaume marocain a fait voler en éclat l’accord de cessez-le-feu qu’il a lui-même conclu, pour sauver les meubles, en 1991 avec le Front Polisario. Il a déployé illégalement ses troupes dans la zone tampon d’El Guerguerat où elles ont agressé des militants sahraouis pacifiques, ce qui signifie clairement une rupture de l’accord conclu sous l’égide de la Minurso.

C’est donc un cadeau empoisonné que le Conseil de sécurité vient de mettre entre les mains des nouveaux représentants onusiens, de Mistura et Ivanko qui vont clairement éprouver d’immenses difficultés pour mener à bien leur mission. Cela est surtout vrai pour la Minurso qui, faute de disposer d’un droit de regard sur les exactions marocaines contre le peuple sahraoui dans les territoires illégalement occupés, aura des «prérogatives» à peine platoniques puisqu’elle n’est jamais parvenue à progresser sur le principal objectif qui est l’organisation d’un référendum d’autodétermination attendu par le peuple sahraoui depuis de nombreuses décennies.

En somme, la montagne a accouché d’une souris et le Front Polisario a raison d’exclure par avance tout nouveau cessez-le-feu, sachant que le Royaume marocain va persister dans sa politique du fait accompli et poursuivre le pillage des ressources du peuple sahraoui au profit des puissances qui le parrainent.

Un échec lourd de conséquences- L’ONU impuissante au Sahara occidental

La réaction du Front Polisario à l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution prorogeant le mandat de la Minurso jusqu’à fin octobre 2022 était, à la fois, prévisible et légitime. Prévisible car les voix ont surgi de toute part pour dire qu’il est temps d’agir concrètement en dotant la mission onusienne des prérogatives de surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis, comme c’est, d’ailleurs, le cas pour toutes les autres missions de par le monde, et de lui permettre d’exercer réellement sa tâche, à savoir organiser le référendum d’autodétermination. Légitime, dès lors que le résultat est contraire à toute attente et s’avère une «grave erreur» dont les retombées sur la région ne peuvent être que néfastes, spoliant le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination.

A l’aune de ce constat, le Front Polisario est en droit de déclarer, haut et fort, qu’ «il n’y aura pas un nouveau cessez-le-feu tant que l’occupation marocaine poursuit, en toute impunité, ses tentatives d’imposer par la force son fait accompli colonial dans les territoires occupés de la République sahraouie et d’entraver l’organisation du référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental». Le fait est que ce choix de «l’inaction» et du «silence» par le Conseil de sécurité représente une menace directe sur la stabilité de la région tout entière et ne laisse d’autre option au peuple sahraoui que celle de poursuivre «la lutte armée légitime pour défendre sa souveraineté et garantir l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance» comme le proclame le communiqué du Front Polisario.

En appelant à la réactivation du plan de règlement conforme à la résolution 690 du Conseil de sécurité adoptée en 1991, le Front Polisario énonce clairement qu’il n’y aura pas d’autre processus politique que celui que l’ONU avait consacré en collaboration avec l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) et auquel les deux parties au conflit avaient pleinement souscrit.

Objectivement, la résolution 2602 du Conseil de sécurité prétend proroger la mission de la Minurso en des termes à peine équivoques, compte tenu du contexte actuel dans lequel se trouve le territoire non autonome que le Royaume du Maroc s’obstine à vouloir annexer en toute illégalité et dont il exploite, cyniquement et avec une avidité extrême, les ressources malgré les décisions de la Cour de justice européenne. Depuis novembre 2020, date à laquelle les forces d’occupation marocaines ont agressé dans la zone-tampon d’El Guerguerat des manifestants sahraouis pacifiques, l’accord de cessez-le-feu tel qu’édicté par la résolution 690 a été bafoué.

Dans de telles conditions, avec la reprise des combats, les observateurs militaires de la Minurso déployés au Sahara occidental auront une tâche très difficile, voire impossible, pour exercer leur mission qui a sans cesse rencontré, en outre, des obstacles et des entraves continuelles de la part de l’occupant marocain. De plus, le cessez-le-feu de 1991 est une conséquence directe du plan de règlement conjoint adopté par l’ONU et l’OUA dont le Royaume du Maroc s’est ensuite démarqué.

Du fait même que la nouvelle résolution pêche par manque de mesures pratiques, garantissant au nouvel Envoyé spécial et à la Minurso un exercice réel de leurs missions respectives, et compte tenu de l’absence sciemment observée d’une approche «équilibrée, transparente et neutre», la seule mesure responsable consiste pour le peuple sahraoui à poursuivre résolument son combat pour la dignité et la souveraineté.


samedi 17 juillet 2021

Sahara occidental: le retour au statu quo "n’est plus envisageable"

Publié le : lundi, 12 juillet 2021

ABIDJAN- Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, a déclaré que le retour au statu quo au Sahara occidental "n’est plus envisageable" et que les Etats-Unis ne seraient pas en mesure de conserver leur statut de porte-plume au Conseil de sécurité sur la question sahraouie sans rompre avec la proclamation faite par Trump en décembre dernier.

Dans une interview accordée à L’Intelligent d’Abidjan, parue lundi, M. Ould Salek, a indiqué qu'avec le retour de la guerre au Sahara occidental, suite à la violation par le Maroc du cessez-le-feu, le 13 novembre dernier, "les Nations unies sont face à leurs responsabilités. Le peuple sahraoui a attendu 30 ans un référendum d’autodétermination, il est donc nécessaire de situer les responsabilités et le retour au statu quo n’est plus envisageable".

La situation sécuritaire au Sahara occidental occupé est celle d’un pays en guerre, a souligné le ministre, dénonçant "une répression sans précédent. Toutes les organisations des droits de l’Homme en parlent et émettent des communiqués de condamnation et des appels à la cessation de la torture et des violations flagrantes commises par l’occupant (marocain)".

Au niveau diplomatique, le ministre sahraoui a soutenu que "le Maroc bloque l’application de l’accord de paix et veut changer la nature du conflit, enterrer les résolutions et les décisions des organisations internationales, confisquer les droits du peuple sahraoui et légitimer son occupation illégale". Pour lui, "l’heure est à la confrontation. A moins que le Conseil de sécurité ne (...) décide de mettre les pendules à l’heure". "La République Sahraouie doit prendre la place qui lui revient au sein du concert des nations. C’est cela le droit , et c'est cela la justice. Jouer aux prolongations revient à envoyer un message erroné au peuple sahraoui, à la région et à la Communauté Internationale", a-t-il insisté.

Dans cet entretien, le ministre a demandé "que la vérité soit établie, et rien que la vérité".  Il a critiqué en effet l'inaction du Conseil de sécurité étant le garant de l’application du plan de règlement, les encouragements apportés par certains de ses membres permanents au Maroc qui "renie ses engagements dûment signés avec la partie sahraouie".


Lire aussi: Le Front Polisario est un mouvement de libération et le représentant légitime du peuple sahraoui reconnu par l'ONU


Dans sa quête de liberté, le gouvernement sahraoui compte aussi sur la détermination du peuple sahraoui pour libérer sa patrie de l'expansionnisme du voisin du nord, à savoir son voisin marocain, comme il l’a fait contre le colonisateur espagnol, a dit le ministre.

Il a rappelé que depuis le début de la guerre de libération en 1973 contre l'occupant espagnol le mouvement national sahraoui a décidé de créer un seul mouvement qui réunit tous les sahraouis qui aspirent à l’indépendance de leur pays. "Maintenant, le Front Polisario est constitué de toutes les sensibilités politiques et culturelles",a-t-il ajouté.

 

"La Déclaration de Trump n’a aucune valeur juridique, politique ou morale. C’est un troc"

 

Concernant la proclamation faite en décembre dernier par l'ex-président américain, Donald Trump qui a reconnu la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, M. Ould Salek  a déclaré que les dirigeants sahraouis ont communiqué à l'administration de Biden "la condamnation énergique" du peuple sahraoui de cette déclaration "illégale" et "inopportune". "Nous avons constaté que le Département d'Etat répétait à chaque fois que la nouvelle administration est en voie de réviser cette transaction qui nous rappelle d’ailleurs la loi de la jungle. On ne peut pas offrir un peuple, un pays à un autre contre un service quelconque. C’est invraisemblable. Ca c’est le chaos mondial", a-t-il poursuivi.

D'après lui, la Déclaration de Trump, "est nulle et non avenue". "Elle n’a aucune valeur juridique, politique ou morale. C’est une transaction. Un troc", a-t-il jugé.

"La Déclaration de Trump viole le droit international, la charte des Nations unies, l’avis de la Cour Internationale de Justice, et elle va même dans le sens contraire de la position traditionnelle des Etats-Unis et leur rôle au Conseil de Sécurité où ils sont le Pen Holder (porte-plume) des résolutions sur le Sahara Occidental. Les USA ne peuvent pas être juge et arbitre en même temps. Aussi, je ne suis pas sûr que cette déclaration a bien évalué les intérêts des USA, leur image et leur crédibilité", a-t-il enchaîné.

 Sahara occidental: le retour au statu quo "n’est plus envisageable"

dimanche 4 avril 2021

La violation des résolutions de l’ONU n’est pas inhabituelle

(MENAFN – NewsIn.Asia) Par PKBalachandran / Ceylon aujourd’hui

Colombo, 29 mars:

 Dès 2002, la correspondante onusienne du Los Angeles Times, Maggie Farley, a noté que plus d’une centaine de résolutions onusiennes étaient violées et que dans de nombreux cas, l’application des résolutions était bloquée par les États-Unis ou leurs alliés.

Elle a fait cette observation sur la base d’un examen sur 15 ans du respect des résolutions de l’ONU effectué par le professeur Stephen Zunes de l’Université de San Francisco. Zunes avait conclu que la conformité dépendait de l’influence de chaque État et de ses soutiens. Plus le soutien est puissant, moins il y a de chances de se conformer, a-t-il déclaré. Les pays qui se sont conformés l’ont été par un pays puissant ou un ensemble de pays puissants par pure coercition, économique ou militaire, ou les deux.


Pour commencer, les résolutions de l’ONU ne sont pas contraignantes, et si elles le sont, comme dans le cas de certaines résolutions du Conseil de sécurité, les pouvoirs en place pourraient ne pas les appliquer pour des raisons économiques, politiques ou géopolitiques. Entre 1967 et 2002, Israël a violé 31 résolutions. Douze violations liées à la «Quatrième Convention de Genève pour les puissances occupantes», concernant les expulsions, les démolitions de maisons et la saisie de biens.

Parmi les résolutions violées figurait la n ° 487 de 1981 qui avait demandé à Israël de placer ses installations nucléaires sous la sauvegarde de l’Agence internationale de l’énergie atomique de l’ONU. Alors que les États-Unis sont entrés en guerre contre l’Irak pour avoir violé les résolutions de l’ONU, ils n’envisagent pas la guerre contre Israël pour appliquer une résolution de l’ONU. En fait, les États-Unis avaient utilisé le veto à plusieurs reprises pour bloquer des résolutions sur Israël. En 2018, les États-Unis ont quitté le CDH en se plaignant de ses préjugés contre Israël.

Lorsque la Turquie était un alliée des États-Unis, elle a pu défier les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur le déploiement de ses troupes à Chypre. Le Maroc a bafoué les résolutions demandant le retrait de ses forces du Sahara occidental et y autorisant un référendum d’autodétermination. Les États-Unis ont envahi l’Irak conformément à un mandat de l’ONU parce que cela convenait à leurs intérêts.

Action militaire

La Charte des Nations Unies autorise une action militaire pour l’application des résolutions du chapitre 7. Mais les interventions militaires se sont avérées difficiles en raison d’un engagement insuffisant des États membres. L’action de l’ONU en Bosnie-Herzégovine s’est avérée désastreuse à cause de cela.

L’hégémonie des Big Power est un facteur majeur. Les États-Unis ne permettraient pas à leurs forces d’être commandées par des citoyens non américains. Bien que l’ONU soit essentiellement une institution américaine, aucun gouvernement à Washington n’a voulu qu’elle soit puissante, comme l’a déclaré Daniel Moynihan, ancien ambassadeur américain à l’ONU.

«Le Département d’État a souhaité que l’Organisation des Nations Unies se révèle totalement inefficace dans les mesures qu’elle prend. La tâche m’a été confiée et je l’ai poursuivie avec un succès non négligeable », écrit-il dans ses mémoires.

L’ONU a également montré son incompétence dans la mise en œuvre des résolutions sur la Corée du Nord. Dans leur article dans le journal de l’Institute for Science and International Security en 2018, David Albright, Sarah Burkhard, Allison Lach et Andrea Stricker affirment que 52 pays ont été impliqués dans la violation des résolutions du CSNU sur la Corée du Nord pendant la majeure partie de 2017.

Le président américain Donald Trump a menacé de retenir des «milliards» de dollars d’aide américaine aux pays votant en faveur d’une résolution de l’ONU rejetant sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Mais malgré l’avertissement, 128 membres ont voté pour maintenir le consensus international de longue date selon lequel le statut de Jérusalem (revendiqué comme capitale par Israël et la Palestine) ne peut être réglé que comme une question finale convenue dans un accord de paix, a écrit. Néanmoins, malgré la résolution de l’ONU, en mai 2018, les États-Unis sont allés de l’avant et ont reclassé leur consulat de Jérusalem en tant qu’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Les États-Unis ont également opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui condamnait l’utilisation de la force par Israël contre les civils palestiniens. Au moins 116 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes lors des manifestations à la frontière de Gaza depuis la fin du mois de mars 2018.

Résolutions de l’ONU

Tout organe des Nations Unies peut adopter une résolution. Mais ils ne sont généralement pas contraignants. Mais même ceux qui attendent sont soit imparfaitement mis en œuvre, soit pas du tout mis en œuvre. Le Conseil de sécurité est chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Le CSNU comprend 15 membres, cinq permanents (Russie, Royaume-Uni, France, Chine et États-Unis) et dix membres non permanents, élus sur une base régionale pour un mandat de deux ans. Les membres permanents peuvent opposer leur veto à toute résolution de fond du CSNU.

La résolution 1373 du Conseil de sécurité, qui a été adoptée à l’unanimité le 28 septembre 2001, était une mesure antiterroriste adoptée à la suite des attentats terroristes du 11 septembre contre les tours jumelles à New York. La résolution a été adoptée en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies et est donc contraignante pour tous les États membres de l’ONU. Si les États-Unis se sont conformés à cela, c’est parce qu’ils sont directement touchés par le terrorisme depuis l’attaque du 11 septembre.

Cour pénale internationale

La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) a tenté en vain d’étendre la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) au Sri Lanka. Sri Lanka n’est pas signataire du Statut de Rome, qui permet à la CPI d’exercer sa juridiction sur la nation insulaire. Cependant, une affaire de violation des droits humains au Sri Lanka peut être portée devant la CPI si le Conseil de sécurité de l’ONU décide de le faire. Mais au CSNU, le Sri Lanka est soutenu par deux puissances de veto, la Chine et la Russie.

Il est souligné qu’à la suite de la récente résolution du HRC contre le Sri Lanka, tout État membre peut déposer une plainte contre un ressortissant sri-lankais pour des motifs de droits de l’homme ou de crimes de guerre. Mais là encore, on soutient que les intérêts politiques des nations joueront un rôle déterminant.

Il convient de noter que la plupart des affaires portées devant la CPI concernent des pays pauvres et arriérés qui n’ont aucune influence politique dans le monde. À ce jour, 45 personnes ont été inculpées devant la CPI. La liste comprend le chef rebelle ougandais Joseph Kony, l’ancien président soudanais Omar al-Bashir, le président kenyan Uhuru Kenyatta, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, le président ivoirien Laurent Gbagbo et le vice-président de la RD Congo Jean-Pierre Bemba. La surreprésentation de l’Afrique et l’absence totale des pays développés dans les affaires de la CPI méritent d’être signalées.

Lois occidentales pour protéger les soldats

Alors que d’un côté, les pays occidentaux ont hâte de poursuivre les soldats des pays en développement pour crimes de guerre, ils promulguent eux-mêmes des lois pour empêcher la poursuite de leurs soldats pour des crimes de guerre commis à l’étranger.

La Chambre des communes britannique a récemment adopté un projet de loi visant à empêcher les poursuites «vexatoires» contre le personnel militaire et les anciens combattants britanniques pour des allégations de crimes de guerre. La poursuite des soldats britanniques pour des crimes passés présumés en Irlande du Nord, et des conflits plus récents en Irak et en Afghanistan, a harcelé l’armée et le gouvernement du pays pendant des années.

La nouvelle législation propose des mesures pour «réduire l’incertitude découlant d’allégations historiques et créer un meilleur cadre juridique pour traiter les réclamations liées à de futurs conflits à l’étranger», a déclaré le ministère britannique de la Défense. Le secrétaire à la Défense, Ben Wallace, a déclaré à la Chambre des communes que le projet de loi respecterait la promesse électorale du gouvernement conservateur de 2019 de protéger le personnel militaire et les anciens combattants contre «  des revendications vexatoires et des enquêtes sans fin  ».

Le ministre des Vétérans Johnny Mercer, un ancien officier de l’armée qui a servi en Afghanistan, a insisté sur le fait que la législation «ne dépénalise pas la torture» mais établit «un équilibre approprié entre les droits des victimes et l’accès à la justice».

Le Sri Lanka envisage une loi protectrice similaire en vue de la tentative du HRC de poursuivre ses soldats, a récemment déclaré aux médias le ministre de l’Éducation et porte-parole du Sri Lanka Podujana Peramuna (SLPP), le professeur GLPeries.

MENAFN, 29 mars 2021



mercredi 24 février 2021

L'ONU doit pousser le Maroc à respecter la légalité internationale au Sahara occidental (Claude Mangin)

Alger, 23 fev 2021 (SPS) 

La militante des droits de l'Homme Claude Mangin, a interpellé les membres du Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’ils poussent le Maroc à respecter la légalité internationale au Sahara occidental occupé, qualifiant d'"invraisemblable" la lenteur dans la désignation d’un nouvel envoyé personnel au Sahara occidental.

Pour que le Maroc daigne enfin respecter la légalité internationale au Sahara occidental, "la seule possibilité est de s’adresser aux différents gouvernements, à commencer par ceux des pays qui siègent de façon permanente au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU", a déclaré la militante et l’épouse du détenu politique sahraoui, Namma Asfari, dans un entretien à La Patrienews.

"Tous ces pays sont largement responsables de ce statu-quo qui, pour le moment, n’a fait que préserver les intérêts de l’occupation marocaine", a-t-elle noté, soulignant que "le peuple sahraoui continue de réclamer justice, avec le soutien des peuples de la planète entière".

"Les membres du conseil de sécurité refusent encore ostensiblement d’assumer leurs responsabilités. Le fait qu’ils n’aient pas encore désigné un Envoyé personnel du SG de l'ONU est pour moi tout simplement invraisemblable", a-t-elle jugé.

Et de poursuivre : "Oui, cet état de fait est inacceptable en effet. Mais les dirigeants sahraouis n’en finissent pas d’accuser directement la France, membre permanent du Conseil de sécurité, de protéger le Maroc, de garantir son impunité et perpétuer ce statu-quo", au Sahara occidental.

Pour elle, "la France assume en effet cette lourde responsabilité".

Les Américains, eux, ont, selon elle, "brouillé les pistes".

Depuis le 13 novembre 2020, (date de rupture par le Maroc du cessez-le-feu conclu entre le royaume et le Front Polisario en 1991 sous l'égide de l'ONU), rappelle Mme Mangin, la lutte armée a repris au Sahara occidental et le Front Polisario, seul représentant légitime du peuple sahraoui vient de s’engager dans ce qu’il qualifie de nouveau format".

La militante, a rappelé par ailleurs, que le Front Polisario avait prévenu qu’il allait reprendre la lutte armée en cas de rupture du cessez-le-feu de la part du Maroc. Mais elle pense que "personne ne s’attendait à la fulgurante et déterminée réplique du Front Polisario".

"Mais, actuellement, le fait d’avoir réussi à frapper l’armée marocaine derrière le mur du sable, et d’avoir tué trois soldats marocains peut avoir d’importantes conséquences sur la suite de l’évènement. Déjà, si l'objectif recherché était de démoraliser l’armée d’occupation, il est pleinement atteint", a-t-elle renchéri. "Nous avons la preuve que l’armée sahraouie, même si elle fait encore preuve de retenue, peut frapper où elle veut et quand elle veut", a-t-elle fait valoir.

Enfin, elle considère que la reprise de ce conflit armé, a replacé la question sahraoui en tête des priorités des instances internationales, à commencé par l’ONU et l’UA. Pour elle, cela a été possible grâce à "la détermination et au courage de tous ces jeunes sahraouis qui ont décidé un jour de bloquer le passage illégal au niveau d’El Guerguerat. (SPS)

020/090/700

 

samedi 5 octobre 2019

Le Maroc tremble, l’Afrique du Sud préside le Conseil de Sécurité



 Rédaction


Selon Prensa Latina, L’Afrique du Sud compte donner la priorité aux questions africaines dans l’ordre du jour de l’agence, comme le Sahara occidental lors de sa présidence du Conseil de Sécurité pendant le mois d’octobre.
Même si le programme de travail d’octobre doit être discuté et approuvé aujourd’hui, des sources diplomatiques ont révélé que la situation du Sahara Occidental sera discutée lors de plusieurs réunions ce mois-ci, au cours desquelles le mandat de la mission des Nations Unies dans ce territoire sera renouvelé.
De même, la présentation du rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) est attendue, ainsi que d’autres consultations et débats.
Le mandat de la mission, établi en 1991, expire le 31 octobre; ainsi son renouvellement est en cours d’analyse.
La présidence sud-africaine du Conseil de sécurité des Nations Unies coïncidera avec la séance d’ouverture de la Quatrième Commission des Nations Unies (Comité spécial de la décolonisation).
Le Sahara occidental est l’un des dix-sept territoires non autonomes sous le contrôle de ce comité.
Le monitoring des droits de l’homme au Sahara Occidental est une question qui sera posée par l’Afrique du Sud. Au mois d’avril dernier, l’ambassadeur sudafricain Jerry Matjilla a exprimé le soutien de son pays à l’élargissement du mandat de la MINURSO à la surveillance des droits de l’homme au Sahara Occidental. Un positionnement qui ne manquera pas de susciter des grincements des dents au Maroc qui, comme d’habitude, pourra profiter du veto français pour éloigner ce fantôme qui le hante depuis plusieurs années.
Dans son dernier rapport sur le Sahara Occidental, le SG de l’ONU Antonio Guterres a dénoncé l’incapacité du HCDH d’accéder au territoire sahraoui en vue de se recueillir de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés par le Maroc.

lundi 13 mai 2019

Aucun pays africain dans le dénommé « Groupe d’Amis du Sahara Occidental »

Rédaction
Dans le processus de règlement du conflit quadragénaire du Sahara Occidental, le Conseil de Sécurité a créé une étrange entité appelée « Groupe d’Amis du Sahara Occidental » dont les membres sont les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France, la Russie et l’Espagne. Aucune résolution ne passe au Conseil sans le consentement de ces cinq pays dont au moins trois sont loins d’être amis des sahraouis. Tout le contraire.
De nombreux observateurs se posent des questions sur l’absence de l’Union Africaine au sein de ce groupe alors que l’ONU cherche incessamment à renforcer le partenariat avec l’organisation panafricaine en vue de résoudre les conflits qui secouent le continent noir.
Alors que, selon le SG de l’ONU, « la coopération entre les Nations unies et l’Union Africaine est un vecteur stratégique fondamental pour la paix et la sécurité et le développement », le chef de l’ONU se heurte à l’opposition de la France à toute participation de l’UA dans le processus visant à instaurer la paix au Sahara Occidental.
Ainsi, le « groupe d’amis du Sahara Occidental» est devenu plutôt « groupe d’ennemis du peuple sahraoui » où les États-Unis, la France et l’Espagne font pression en vue d’imposer une solution favorable au Maroc poussant les Sahraouis à reprendre les armes.

jeudi 22 mars 2018

Sahara occidental: le Maroc, en désarroi, cherche à perturber les efforts de l’émissaire onusien


New York, 21 mars 2018 (SPS)

 Le Maroc “cherche des prétextes” pour perturber les efforts de l’émissaire onusien, Horst Kohler, a déclaré mercredi à New York, le coordinateur sahraoui auprès de la Minurso, M’Hamed Khedad, appelant le Conseil de sécurité à apporter son soutien au médiateur allemand.
S’exprimant mercredi à l’APS, à quelques heures du briefing prévu sur le Sahara occidental au Conseil de sécurité de l’ONU, M’hamed Khedad a souligné que le Maroc était “en désarroi” après la décision de l’émissaire de l’ONU d’élargir le cercle de la médiation à d’autres pays et organisations. Son désarroi a été accentué après sa défaite fin février à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), a relevé le coordinateur sahraoui.
“Le Maroc fait feu de tous bords pour entraver le travail de M. Kohler”, a-t-il ajouté, précisant que la vision prônée par le nouvel émissaire “détruisait tous les concepts construits ces dernières années sur le maintien exclusif du dossier du Sahara occidental au sein du Conseil de sécurité”, où Rabat jouit de l’appui inconditionnel de la France.
Depuis janvier, l’ancien président allemand a tenu une série de consultations avec des responsables de l’Union africaine, de l’Union européenne ainsi qu’avec d’autres pays européens comme la Suède et la Grande Bretagne, après avoir rencontré les parties au conflit et les deux pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie.
Khedad a émis le souhait de voir “le Conseil de sécurité soutenir l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU et l’aider dans sa mission de médiation au lieu d’être un obstacle à la recherche d’une solution” à ce conflit vieux de 40 ans.
Kohler est attendu cet après-midi au Conseil de sécurité pour faire son premier briefing sur le Sahara occidental. Jusqu’ici aucun élément n’a filtré sur le contenu de sa présentation, prévue à huis clos.
Ce briefing, scruté de près à New York, devrait fournir les premières indications sur le prochain rapport que Kohler va présenter en avril à l’occasion du renouvellement du mandat de la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental (Minurso).
Des sources proches du dossier évoquent l’éventualité d’une déclaration de soutien qui sera faite par le Conseil de sécurité pour appuyer les efforts de médiation menés par Kohler.
Ces déclarations font souvent l’objet de multiples tractations au sein du Conseil de sécurité qui pourrait se contenter aujourd’hui de simples éléments à la presse délivrés sous forme de communiqué de presse par le président du Conseil de sécurité au nom des 15 membres de l’organe onusien.
Le Conseil de sécurité n’a pas encore tranché sur l’opportunité de publier cette déclaration de soutien, affirment les mêmes sources.
Le rôle que devrait jouer Kohler est un élément important dans le processus de paix au Sahara occidental mais il ne sera pas décisif sans le soutien du Conseil de sécurité, s’accordent à dire plusieurs observateurs.
Étant donné l’impasse dans laquelle se trouve le processus onusien, le Conseil de sécurité “pourrait envisager des moyens afin de soutenir Kohler dans ses efforts pour tenir un cinquième round de négociations”, souligne l’agenda prévisionnel du Conseil de sécurité publié début mars.
Rappelant le contexte de ce blocage, le document relève que les divisions au sein du Conseil de sécurité ont accentué “son incapacité à s’entendre” même sur le règlement des dernières crises survenues au Sahara occidental.
“Le Conseil de sécurité est resté silencieux” sur les crises d’El Guergarat et de la Minurso sur “insistance de la France qui soutient la position du Maroc”, souligne-t-on dans les précisions accompagnant cet agenda. (SPS)
a través de Sahara occidental: le Maroc, en désarroi, cherche à perturber les efforts de l’émissaire onusien | Sahara Press Service

dimanche 17 décembre 2017

Sahara Occidental : prise de conscience à l'UE et intransigeance à l'UA

Publié le : samedi, 16 décembre 2017
Sahara Occidental: prise de conscience à l'UE et intransigeance à l'UA
ALGER - La cause sahraouie a enregistré en 2017 des victoires successives au niveau européen et africain, mettant en échec les manœuvres du régime marocain, mais le dossier est resté au point mort au Conseil de sécurité où aucun progrès n'a été réalisé dans la mise en œuvre du plan de règlement adopté en 1991 et prévoyant l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental où la situation des droits de l'homme a continué à se détériorer.
Comme s'y attendait le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, en janvier dernier, l'année 2017 aura été "féconde en défis" pour le peuple sahraoui et le Front Polisario qui ont su les relever au prix de nouveaux sacrifices, enregistrant des victoires juridiques, politiques et diplomatiques aux niveaux européen et africain.

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Mais au plan onusien, la question sahraouie est restée au point mort en dépit des efforts soutenus de l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, qui ont montré le manque de sérieux de la partie marocaine à l'égard du règlement du conflit au Sahara occidental, et ceux déployés par son successeur, l'Allemand Horst Kohler, qui s'est rendu dans la région en octobre dernier avec un projet de relance des négociations entre les deux parties au conflit (Front Polisario et Maroc) qui ont débouché sur une impasse à Manhasset en 2012.
Des négociations auxquelles a appelé le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dès sa nomination à la tête de l'organisation. "Le processus de négociation doit être relancé avec une nouvelle dynamique et un nouvel esprit qui reflètent l'orientation du Conseil de sécurité", avait-il alors déclaré, insistant sur le nécessaire respect de la légalité internationale et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

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En l'absence de tout progrès au Conseil de sécurité, des parties ont mis en garde contre le risque d'effondrement du processus de paix. Parmi elles, la journaliste Hannah Armstrong du New York Times qui après s'être rendue dans les camps de réfugiés sahraouis et des territoires libérés a écrit que "le processus de paix au Sahara Occidental est sur le point de l'effondrement, fragilisé par les obstacles dressés par le Maroc à la tenue d'un référendum d'autodétermination". La journaliste a montré, preuves à l'appui, comment le Maroc s'est dérobé à tous ses engagements pris en 1991 dans le cadre du cessez-le-feu signé sous l'égide de l'ONU.

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dimanche 22 octobre 2017

Veto et atrocités!

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De nouveau la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU revient au goût du jour. C'est la France qui est revenue à la charge avec une proposition concernant un aspect du fonctionnement du Conseil: l'usage du veto. Il était attendu à tout le moins que Paris remette en cause l'existence du veto qui met cinq pays au-dessus du droit international, réputé commun pour toutes les nations. Confortant Paris, le Haut-commissaire aux droits de l'homme, le Jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein estimait, samedi dernier, «intéressante» la proposition de la France indiquant: «C'est un code de bonne conduite qui prévoit que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité n'usent pas de leur droit de veto lorsqu'il y a génocide ou crime contre l'humanité.» Certes! Mais encore? En fait, le droit de veto par son existence est déjà un fait inique et va à l'encontre du droit international censé s'appliquer de la même manière à tous.Lire la suite

samedi 29 avril 2017

ONU : L’Uruguay et la Russie volent au secours du Polisario

Mohammed Jaabouk,  27/04/2017 
 

Le projet de résolution sur le Sahara occidental fait l’objet d’intenses discussions entre les membres du Conseil de sécurité. L’Uruguay et la Russie ont réussi à adoucir certains passages du texte, initialement en défaveur du Polisario.

Sauf changement de dernière minute, le vote au Conseil de sécurité d’une nouvelle résolution sur le Sahara occidental prévu ce jeudi pourrait être reporté à demain. «Les amis du Polisario ont émis des réserves sur des paragraphes de la mouture rédigée par les Américains», nous confie une source.
Ainsi, le passage mentionnant que les Quinze «saluent le retrait du Maroc de la zone de Guerguerate et le retour à la pleine fonctionnalité de la Minurso» devrait subir une modification. Au lieu de «saluer», les représentants de l’Uruguay et la Russie proposent «prendre note» des deux initiatives marocaines.
Par ailleurs, le passage où le Conseil de sécurité se dit "profondément préoccupé" par le refus du Polisario de retirer ses éléments armés de Guerguerate a fait l’objet d’une intense discussion entre les rédacteurs du projet de résolution et les relais du mouvement séparatiste. «Finalement, ils ont pu adoucir le ton adopté, passant de "dénoncer" à "regretter"», ajoute la même source.

Une résolution en faveur du Maroc
Ces nuances apportées au texte de la résolution permettent au Polisario de souffler un peu, sachant qu’il fait face à une pression de la part du secrétaire général de l’ONU à cause, justement, de sa position sur Guerguerate. Mardi, le représentant de l’Uruguay, Elbio Rosselli a reconnu que «la majorité des membres sont d’accord pour que le Polisario se retire» de la zone tampon, ajoutant toutefois qu’«il y a des manières de le dire».
A l’exception de ces modifications, le projet de résolution rédigé par les Américains est largement en faveur du Maroc. Au grand dam du Front et de quelques ONG internationales, l’élargissement des prérogatives de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme n’a pas droit de cité.
Le texte appelle à un prolongement du mandat de la Minurso pour une année supplémentaire. Et comme nous l’avions annoncé dans un précédent article, le Conseil de sécurité pourrait inviter Antonio Guterres à présenter dans six mois un rapport sur l’état d’avancement des négociations entre le Maroc et le Polisario.

jeudi 27 avril 2017

UNE NOUVELLE RÉSOLUTION POUR LE SAHARA OCCIDENTAL AUJOURD'HUI Le Maroc sera-t-il ménagé?

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Le Maroc sera-t-il ménagé?Le Conseil de sécurité aura-t-il assez de cran pour suivre la décision de la Cour européenne de justice qui a conclu que le Sahara occidental est un territoire distinct du Maroc?
Les discussions ont commencé mardi dernier. Le Conseil de sécurité aura-t-il assez de cran pour suivre la décision de la Cour européenne de justice qui a conclu que le Sahara occidental est un territoire distinct du Maroc? «... Compte tenu du statut séparé et distinct garanti au territoire du Sahara occidental en vertu de la Charte des Nations unies et du principe d'autodétermination des peuples, il est exclu de considérer que l'expression «territoire du Royaume du Maroc»,... «englobe le Sahara occidental...», ont écrit les magistrats de la Cjue dans leur arrêt rendu le 21 décembre 2016 dans l'affaire de l'accord agricole signé en 2012 entre le Maroc et l'UE.

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dimanche 23 avril 2017

Titres solidmar http://solidmar-le2eme.blogspot.fr, du 17 au 23 avril 2017