2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 24 janvier 2026

Hydrogène vert : quand la “transition énergétique” du Maroc s’étend au Sahara occidental occupé

Solidmar, 24/1/2026

Présenté comme un pilier de la transition énergétique et un moteur de croissance future, l’hydrogène vert est devenu l’un des nouveaux axes stratégiques du Maroc. À coups d’annonces spectaculaires et de promesses d’investissements colossaux, Rabat met en avant son potentiel solaire et éolien pour se positionner comme fournisseur d’énergie « propre » à destination de l’Europe. Mais derrière ce discours vertueux se cache une réalité beaucoup moins reluisante : une part centrale de ces projets est prévue au Sahara occidental occupé, territoire non autonome selon l’ONU, dont le peuple n’a jamais été consulté.


Les régions d’El Ayoun-Saqiyat El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab, intégrées par le Maroc dans ses « provinces du Sud », concentrent aujourd’hui plusieurs des mégaprojets d’hydrogène vert validés dans le cadre de l’« Offre Maroc ». Ce choix n’est pas neutre. Il s’inscrit dans une logique déjà ancienne d’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental — phosphates, pêche, énergies renouvelables — au profit de l’économie marocaine et de partenaires étrangers, en violation du droit international qui exige le consentement du peuple sahraoui.

L’argument écologique sert ici de nouvel habillage à une dynamique de prédation et de normalisation de l’occupation. Le Sahara occidental offre au Maroc ce que recherchent les industriels de l’hydrogène vert : de vastes espaces, des vents puissants, un fort ensoleillement et un accès maritime stratégique vers l’Europe. Autant d’atouts mobilisés pour attirer des investisseurs, au prix d’un effacement total de la question sahraouie dans les récits officiels sur la transition énergétique.

Cette fuite en avant s’opère pourtant dans un contexte africain marqué par les limites structurelles du secteur de l’hydrogène vert. Malgré des centaines de milliards de dollars annoncés à l’échelle du continent, la majorité des projets restent à l’état de vitrines politiques : absence de marchés garantis, coûts exorbitants des infrastructures, pénurie d’eau, dépendance technologique vis-à-vis des pays du Nord. Loin d’une solution miracle, l’hydrogène vert risque de devenir un nouvel outil d’extractivisme vert, orienté vers l’exportation plutôt que vers les besoins énergétiques des populations locales.

Dans le cas du Sahara occidental, ces projets posent une question fondamentale : peut-on parler de transition énergétique juste sur un territoire occupé ? En l’absence de consentement du peuple sahraoui, l’hydrogène vert apparaît moins comme une promesse d’avenir que comme un nouvel instrument de dépossession, repeint aux couleurs du climat et de la « croissance verte ». Une transition qui, une fois encore, se construit sans — et contre — les premiers concernés.

 Hydrogène Vert : Fiche Technique

1. Définition & Classification

L'hydrogène est classé par couleurs selon son procédé de production et son bilan carbone. Ces catégories sont distinctes et parallèles.



Définition précise de l'Hydrogène Vert :
Hydrogène produit par électrolyse de l'eau (séparation de H₂O en H₂ et O₂) en utilisant exclusivement de l'électricité d'origine renouvelable (solaire, éolienne, hydraulique, géothermie). C'est la seule catégorie à garantir une absence d'émissions de CO₂ liées à la production.

2. Caractéristiques Techniques

  • Procédé : Électrolyse de l'eau (technologies : Alcaline, PEM, SOEC).
  • Énergie source : Électricité 100 % renouvelable certifiée.
  • Émissions CO₂ : Nulles lors de la production (cycle de vie complet quasi-nul si chaîne logistique décarbonée).
  • Pouvoir calorifique : 33,3 kWh/kg (PCI) – Densité énergétique massique élevée.
  • Formes : Gazeux (comprimé à 350-700 bar), liquéfié (-253°C), ou vecteur chimique (ammoniac, LOHC).
  • Applications principales :
    • Industrie lourde : Substitut au H₂ gris dans la raffinerie, production d'ammoniac, sidérurgie (réduction directe du fer).
    • Mobilité : Piles à combustible pour transport lourd (camions, trains, maritime).
    • Stockage d'énergie : Valorisation des surplus d'électricité renouvelable.
    • Injection dans réseaux : Mélange dans les réseaux de gaz naturel (Power-to-Gas).

3. Production Mondiale & Répartition (2023–2024)

  • Capacité d'électrolyseurs installée : ~1,5 GW fin 2023.
  • Volume de H₂ vert produit : Environ 180 000 tonnes/an.
  • Part dans la production totale d'hydrogène : < 1% (la production mondiale est encore dominée à >95% par l'hydrogène gris).
  • Répartition géographique des projets majeurs :
    • Europe : Leader en projets annoncés (Allemagne, Espagne, Pays-Bas, France). Objectif UE : 10 Mt/an d'ici 2030.
    • Chine : Plus grand producteur actuel (capacité >300 MW), moteur de la baisse des coûts des électrolyseurs.
    • États-Unis : Croissance accélérée via l'Inflation Reduction Act (subventions jusqu'à 3 $/kg).
    • Moyen-Orient : Projets "gigafuel" pour l'export (ex. NEOM en Arabie Saoudite : 4 GW).
    • Australie & Amérique du Sud (Chili, Brésil) : Focus sur l'export via un fort potentiel en énergies renouvelables à bas coût.

4. Défis Clés

  • Coût de production : Actuellement 3 à 7 $/kg. L'objectif est de descendre sous 2 $/kg d'ici 2030 grâce aux économies d'échelle et à la baisse du coût des renouvelables.
  • Infrastructures : Nécessité de développer des réseaux de transport (gazoducs adaptés, navires) et de stockage.
  • Efficacité globale : Pertes énergétiques importantes (électrolyse ~70-80% efficacité, + liquéfaction/transport).
  • Eau : Besoin d'eau ultra-pure (~9 litres par kg de H₂) – enjeu dans les zones arides.
  • Certification : Mise en place de systèmes de garanties d'origine pour tracer l'électricité renouvelable.

5. Perspectives (Scénarios AIE & Hydrogen Council)

  • 2030 : Objectif de 50-100 GW de capacité d'électrolyseurs pour une production de ~10 millions de tonnes/an (soit ~10% du marché total de l'H₂).
  • 2050 (Neutralité Carbone) : L'hydrogène vert deviendrait la forme dominante, avec une production potentielle de 500 à 800 millions de tonnes/an, essentielle pour décarboner l'industrie et les transports.

Sources : Agence Internationale de l'Énergie (AIE) - Rapport sur l'Hydrogène 2023, Hydrogen Council, Commission Européenne, BloombergNEF.

 

mercredi 5 janvier 2022

Sahara occidental: le gouvernement italien appelé à faire pression sur le Maroc pour protéger Sultana Khaya Publié le : mardi, 04 janvier 2022 12:55 Lu : 161 fois Imprimer Evoyer Partagez AddThis Sharing Buttons Share to Google Bookmark Share to FacebookShare to Plus d'options... ROME- Le Parti de la Refondation communiste en Italie a appelé le gouvernement de son pays à faire pression sur le Maroc pour l'amener à se conformer à "l'obligation de protéger la militante sahraouie" Sultana Khaya, assignée à résidence depuis novembre 2020, et qui continue de "subir plusieurs exactions à répétition". Le Parti de la Refondation communiste "considère nécessaire et prioritaire l'intervention forte et immédiate du gouvernement central, afin de faire pression, aux niveaux institutionnel et international, sur le gouvernement et la monarchie marocaine afin de veiller à ce que l'obligation de protéger la militante sahraouie, malade et harcelée, soit respectée, comme le demande également la représentante de l'ONU". Dans un communiqué publié sur son site, il rappelle que "Sultana Khaya est assignée à résidence depuis novembre 2020, période durant laquelle, entre autres, comme l'ont rapporté Amnesty International (AI) et la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme, elle a subi plusieurs exactions à répétition". Parmi ces odieux abus, rapportés par AI, le Parti de la Refondation communiste signale qu'"il faut également mentionner le fait qu'elle, ses sœurs et sa mère de plus de 80 ans ont été violées par les forces de sécurité marocaines". "C'est quelque chose d'inacceptable et de tellement odieux que même les Nations unies, par l'intermédiaire de Mary Lawlor, la rapporteuse spéciale de l'ONU, ont menacé de sanctions internationales la monarchie marocaine", souligne le parti italien. Fin décembre 2020, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Mary Lawlor, avait souligné que les autorités marocaines "ont l'obligation de protéger" la militante sahraouie Sultana Khaya qui continue de faire l'objet d'intimidations, de torture, viols, menaces et pratiques inhumaines. "Sultana Khaya semble être en grave danger, sa santé se dégrade et est vulnérable à de nouvelles attaques. Les autorités marocaines ont l'obligation de la protéger", avait-elle indiqué. Réitérant, par ailleurs, son amitié et sa proximité avec les peuples sahraoui et marocain, le Parti de la Refondation communiste-Gauche européenne "invite les différentes autorités locales à approuver des agendas de solidarité avec Sultana Khaya et sa lutte en faveur du peuple du Sahara occidental". "La question non résolue de l'autodétermination du peuple sahraoui et du respect des droits de l'Homme de ses citoyens est de nouveau d'actualité ces jours-ci, notamment après (...) l'intervention de l'ONU", signale le parti italien. "Il s'agit d'une question liée au Sahara occidental et aux violences perpétrées par les forces de sécurité marocaines contre les militants sahraouis qui trouvent dans l'histoire de Sultana Khaya une sorte de paradigme des modèles violents et autoritaires déployés par le dispositif répressif de l'Etat et du gouvernement marocains", a-t-on expliqué, relevant qu'au fil du temps, "la militante sahraouie est devenue, peut-être malgré elle, le symbole de la lutte de tout un peuple". Sultana Khaya est présidente de la Ligue sahraouie pour la défense des droits de l'Homme et contre le pillage des ressources naturelles à Boudjdour occupée, au nord du Sahara occidental. "Au fil du temps, elle a perdu un œil lorsqu'elle a été attaquée par la police à l'université de Marrakech, suivie par plusieurs agressions contre elle et les membres de sa famille, et ce uniquement parce qu'elle a demandé et demande toujours le respect des droits de l'Homme", rappelle également le parti de Maurizio Acerbo. Mots clés : Sahara Occidental El Guerguerat Sahara occidental: le gouvernement italien appelé à faire pression sur le Maroc pour protéger Sultana Khaya Publié le : mardi, 04 janvier 2022 12:55 Catégorie : Monde Lu : 161 foi (s) Partagez AddThis Sharing Buttons Share to Google Bookmark Share to FacebookShare to Plus d'options... 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Publié le : mardi, 04 janvier 2022
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ROME- Le Parti de la Refondation communiste en Italie a appelé le gouvernement de son pays à faire pression sur le Maroc pour l'amener à se conformer à "l'obligation de protéger la militante sahraouie" Sultana Khaya, assignée à résidence depuis novembre 2020, et qui continue de "subir plusieurs exactions à répétition".

Le Parti de la Refondation communiste "considère nécessaire et prioritaire l'intervention forte et immédiate du gouvernement central, afin de faire pression, aux niveaux institutionnel et international, sur le gouvernement et la monarchie marocaine afin de veiller à ce que l'obligation de protéger la militante sahraouie, malade et harcelée, soit respectée, comme le demande également la représentante de l'ONU".

Dans un communiqué publié sur son site, il rappelle que "Sultana Khaya est assignée à résidence depuis novembre 2020, période durant laquelle, entre autres, comme l'ont rapporté Amnesty International (AI) et la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme, elle a subi plusieurs exactions à répétition".

Parmi ces odieux abus, rapportés par AI, le Parti de la Refondation communiste signale qu'"il faut également mentionner le fait qu'elle, ses sœurs et sa mère de plus de 80 ans ont été violées par les forces de sécurité marocaines".

"C'est quelque chose d'inacceptable et de tellement odieux que même les Nations unies, par l'intermédiaire de Mary Lawlor, la rapporteuse spéciale de l'ONU, ont menacé de sanctions internationales la monarchie marocaine", souligne le parti italien.

Fin décembre 2020, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Mary Lawlor, avait souligné que les autorités marocaines "ont l'obligation de protéger" la militante sahraouie Sultana Khaya qui continue de faire l'objet d'intimidations, de torture, viols, menaces et pratiques inhumaines.

"Sultana Khaya semble être en grave danger, sa santé se dégrade et est vulnérable à de nouvelles attaques. Les autorités marocaines ont l'obligation de la protéger", avait-elle indiqué.

Réitérant, par ailleurs, son amitié et sa proximité avec les peuples sahraoui et marocain, le Parti de la Refondation communiste-Gauche européenne "invite les différentes autorités locales à approuver des agendas de solidarité avec Sultana Khaya et sa lutte en faveur du peuple du Sahara occidental".

"La question non résolue de l'autodétermination du peuple sahraoui et du respect des droits de l'Homme de ses citoyens est de nouveau d'actualité ces jours-ci, notamment après (...)  l'intervention de l'ONU", signale le parti italien.

"Il s'agit d'une question liée au Sahara occidental et aux violences perpétrées par les forces de sécurité marocaines contre les militants sahraouis qui trouvent dans l'histoire de Sultana Khaya une sorte de paradigme des modèles violents et autoritaires déployés par le dispositif répressif de l'Etat et du gouvernement marocains", a-t-on expliqué, relevant qu'au fil du temps, "la militante sahraouie est devenue, peut-être malgré elle, le symbole de la lutte de tout un peuple".

Sultana Khaya est présidente de la Ligue sahraouie pour la défense des droits de l'Homme et contre le pillage des ressources naturelles à Boudjdour occupée, au nord du Sahara occidental.

"Au fil du temps, elle a perdu un œil lorsqu'elle a été attaquée par la police à l'université de Marrakech, suivie par plusieurs agressions contre elle et les membres de sa famille, et ce uniquement parce qu'elle a demandé et demande toujours le respect des droits de l'Homme", rappelle également le parti de Maurizio Acerbo.


  Publié le : mardi, 04 janvier 2022 12:55     Catégorie : Monde     Lu : 161 foi (s)   Partagez
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samedi 1 février 2020

Maroc : Scandaleuses violations des droits économiques et sociaux des petits paysans et des professionnels forestiers.



Plaintes concernant le financement de projets d'investissement pour des dizaines de milliards de dollars, représentant des violations massives des droits économiques et sociaux des petits paysans et des professionnels forestiers marocains.
A messieurs :
 Le Secrétaire Général des Nations Unies
Le Secrétaire Général du Comité des Droits de l'Homme des Nations Unies
Le Secrétaire Général de l'Organisation Internationale du Travail
Le Secrétaire Général de l'Union Marocaine du Travail
Le président d’Instance des Barreaux du Maroc
Le Procureur Général du Roi, Chef du Paquet Général à Rabat

Contre les banques suivantes :
Le Fonds Monétaire International
La Banque Mondiale
L'Agence Européenne de Développement
L'Agence Française de Développement
La Banque Africaine de Développement
La Banque Allemande de Développement
Le Fonds Saoudien de Développement
Le Fonds Abou Dhabi pour le Développement
Le Fonds Qatar pour le Développement


Le syndicat national des petits paysans et professionnels forestiers, filière de l'Union Marocaine du Travail, considère que les banques ci-dessus sont impliquées dans des délits financiers qui sont autant de violations flagrantes des droits des petits paysans et professionnels forestiers du Maroc, ce qui a un impact grave sur le droit inaliénable à la liberté en démocratie, en particulier à la liberté d'expression, d'opinions et de protestations.
 Les militants syndicalistes, les militants des associations   droits humains, les journalistes, les blogueurs et tous ceux qui n'acceptent pas ces violations des droits humains, sont exposés à la répression et à la détention.

Les politiques financées par ces banques conduisent le peuple marocain à subir la dégradation à tous les niveaux des droits économiques, sociaux et culturels, malgré la disponibilité de leurs importantes qualifications économiques, suffisantes pour assurer la prospérité et l’accès à une vie décente à tous les Marocains. Mais l'intervention illégale de ces banques à travers l'adoption d'accords sans rapport avec le vrai développement des forces laborieuses, signés dans les salons et les couloirs des ministères qui ignorent l'intérêt du peuple marocain. De plus, aucune obligation légale contraignante de la part des signataires n'est stipulée en cas d’échec ou de  déséquilibres administratifs et financiers qui risquent d' avoir des impacts négatifs sur la vie de la population. Ce sont des accords illégaux, incompatibles avec le droit international et les  droits humains, sans respect de l'environnement, du développement et de la sécurité alimentaire qui exigent l’accès au droit à la terre en condition préalable à tout projet de développement dans le monde rural.