2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 31 mai 2025

John Bolton prend position pour le référendum d’autodétermination au Sahara occidental

Ci-dessous la tribune de John Bolton publiée par le Washington Times le 28 mai

OPINION

La Chine et la Russie gagnent de l’influence en Afrique alors que l’Amérique ignore la crise de souveraineté du Sahara occidental

Les États-Unis devraient soutenir un référendum permettant aux Sahraouis de déterminer leur propre avenir.

John Bolton, The Washington Times, 28/5/2025
Traduit par Solidarité Maroc

John Bolton est un ancien conseiller à la sécurité nationale du président Trump et un ancien ambassadeur aux Nations unies.


Alexander Hunter/The Washington Times

L’un des principaux dossiers internationaux inachevés est la détermination de la souveraineté du Sahara occidental. Ce vaste territoire situé sur la côte ouest de l’Afrique du Nord, au sud du Maroc, est dans les limbes depuis la fin des années 1970, au détriment de sa population et de la stabilité et de la sécurité de la région sahélienne. Alors que l’influence de la Chine et de la Russie s’accroît dans toute l’Afrique, ce n’est pas le moment de leur donner une nouvelle occasion d’accroître leur influence.

L’Espagne, ancienne puissance coloniale, n’a pas participé au « vent de changement » qui a soufflé sur l’Afrique dans les années 1950 et 1960, cherchant plutôt désespérément à conserver les quelques possessions d’outre-mer qui lui restaient. La mort de Francisco Franco en novembre 1975 a entraîné la chute de son régime et l’Espagne a effectivement abandonné le Sahara occidental, connu depuis comme « la dernière colonie d’Afrique ». Deux États limitrophes, le Maroc et la Mauritanie, ont envahi le territoire dans l’espoir de s’en emparer, mais les Sahraouis ont résisté par l’intermédiaire de ce que l’on a appelé le Front Polisario. La Mauritanie a ensuite renoncé à toute revendication territoriale, mais l’armée marocaine l’a largement emporté et contrôle aujourd’hui environ 80 % du pays. Le reste est détenu par le Polisario, basé près de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie, qui soutient les Sahraouis.

C’est là que le différend subsiste aujourd’hui. La solution évidente à la question de la souveraineté est de demander aux habitants du Sahara occidental ce qu’ils préfèrent : l’indépendance ou une « autonomie » promise par le Maroc. En 1991, après l’inversion de l’invasion du Koweït par Saddam Hussein sous l’égide des États-Unis, Washington a fait adopter la résolution 690 du Conseil de sécurité, créant une opération de maintien de la paix des Nations unies chargée de superviser un référendum sur l’avenir du Sahara occidental. Cette résolution reprenait un accord conclu en 1988 entre le Polisario et le Maroc, et les deux parties soutenaient l’approche du Conseil de sécurité.

Mais le Maroc a commencé à entraver les efforts de l’ONU pour mettre en œuvre la résolution presque dès son adoption, craignant qu’à l’occasion d’un référendum véritablement libre et équitable, les Sahraouis choisissent l’indépendance. L’ancien secrétaire d’État James Baker a réussi à ramener les parties à la table des négociations pour qu’elles acceptent d’organiser un référendum dans le cadre des accords de Houston de 1997, mais le Maroc a de nouveau renoncé, refusant même d’envisager le référendum qu’il avait pourtant accepté à plusieurs reprises. Malheureusement, l’obstruction du Maroc a prévalu depuis lors, des centaines de milliers de Sahraouis vivant toujours dans des camps de réfugiés gérés par l’ONU près de Tindouf.

L’un des éléments du problème est que le Sahara occidental est pris dans des désaccords entre le Maroc et l’Algérie qui remontent à l’époque de la décolonisation. Les aspirations territoriales du Maroc, qui englobent non seulement le Sahara occidental, mais aussi de larges portions du nord de la Mauritanie et de l’ouest de l’Algérie, constituent une source majeure de tension.

Pendant et après la guerre froide, les liens de l’Algérie avec l’Occident n’étaient pas aussi forts que ceux du Maroc, ce qui a joué en défaveur des Sahraouis. Cette situation est en train de changer. Les preuves récentes que l’Algérie cherche de nouvelles alliances stratégiques et le tout premier accord de coopération militaire entre les États-Unis et l’Algérie, signé au début de la deuxième administration Trump, signalent cette nouvelle direction.

Conscients du risque de voir leur obstruction faiblir, les opposants au Polisario tentent une nouvelle ligne de propagande, alléguant sans preuve que le Polisario est tombé sous l’influence de l’Iran. Cette désinformation pourrait bien avoir pour but de détourner l’attention des États-Unis de l’obstruction du Maroc, qui s’oppose depuis des décennies à la tenue d’un référendum. Les opposants sahraouis sont allés jusqu’à affirmer que les combattants du Polisario faisaient partie des milices étrangères formées par l’Iran en Syrie sous le régime d’Assad, aujourd’hui déchu.

Le Washington Post et d’autres publications rapportent que le nouveau gouvernement syrien et le Polisario ont catégoriquement démenti ces allégations, mais les amis du Maroc en Occident continuent de les diffuser. Peut-être influencée par cette propagande anti-sahraouie, une loi a été introduite à la Chambre des représentants US pour désigner le Polisario comme un groupe terroriste. Il s’agit là d’une affirmation aussi inexacte que possible au sujet des Sahraouis, qui comptent parmi les personnes les plus modérées dans leurs opinions religieuses.

Ils n’ont jamais succombé au radicalisme qui a balayé le Moyen-Orient après la révolution islamique iranienne de 1979. Les affirmations selon lesquelles les Sahraouis sont sensibles à la propagande chiite de Téhéran sont démenties par la présence de longue date dans les camps d’organisations religieuses et non gouvernementales américaines fournissant des services éducatifs et médicaux. L’une des raisons pour lesquelles James Inhofe, ancien président de la commission des forces armées du Sénat, aujourd’hui décédé, était un fervent partisan du Polisario était précisément l’ouverture religieuse que lui et d’autres avaient trouvée dans les camps. Au fil des ans, les rapports du département d’État ont constamment soutenu cette évaluation, et le Royaume-Uni a déjà officiellement rejeté les récentes allégations de collusion avec l’Iran.

La politique américaine sur le Sahara occidental devrait revenir à ses origines de 1991, en soutenant un référendum pour que les Sahraouis déterminent leur propre avenir. De nombreux membres du Congrès ont visité les camps de Tindouf au fil des ans et ont rencontré des dirigeants du Polisario et des Américains travaillant dans les camps. Ils devraient être plus nombreux à le faire pour connaître les faits concernant le peuple sahraoui.

 

samedi 29 mars 2025

Le hajj au temps des colonies: un pèlerinage d’empire en 1949
Un reportage de Kateb Yacine

Fausto Giudice, Tlaxcala & The Glocal Workshop/L’Atelier Glocal

À l’automne 1949 Kateb Yacine, alors âgé de 20 ans, s’embarque à Alger pour Djeddah sur le paquebot Le Providence des Messageries maritimes pour participer au hajj. De ce pèlerinage organisé et contrôlé par les autorités coloniales françaises et administré par la Banque d’Indochine, il rapporte une série d’articles publiés par le quotidien Alger Républicain en novembre 1949. Dans le dernier article de la série, daté du 22 novembre, intitulé Pas de pèlerinage libre sans séparation du culte et de l’État, il écrit :

« ... La joie du retour en terre natale avait tout effacé. Il n’y avait plus place pour aucun souvenir : nous répondions à l’accueil chaleureux de la population accourue sur les quais dès que le Providence avait été visible au large. Pourtant nous n’avions pas mis pied à terre que déjà on nous interrogeait. Et c’est alors que nous avons compris quel lourd devoir nous incombait : la vérité était si pénible à dire à nos interrogateurs si confiants... Mais nous ne pouvions nous taire sur un tel sujet. En dissimulant les peines endurées, les obstacles et les exploitations, nous n’aurions pas seulement caché la vérité. Nous aurions participé à la tromperie, nous serions entrés, nous, victimes du mensonge, dans le camp des menteurs. Aussi sommes-nous nombre de hadji algériens à avoir décidé de tout révéler, pour aussi difficile que cela le sera, après les contes des Mille et Une Nuits diffusés par les troubadours de M. Naegelen [socialiste, gouverneur général de l’Algérie, nommé en 1948, démissionnaire en 1951]. Non, notre pèlerinage n’a pas été libre, comme nos médersas et nos mosquées ne sont pas libres. Est-ce à dire que nous devons montrer la plaie sans chercher à la guérir, est-ce à dire que nous allons renoncer à notre pèlerinage parce que l’administration le déforme et l’utilise contre nous ? Personne ne peut le croire. Il ne nous reste donc plus qu’une voie pour tenir tête aux falsificateurs : engager la lutte dans l’union pour ne plus permettre de telles usurpations. La liberté du culte en Algérie est la première de nos revendications. Ne pas en comprendre l’importance fondamentale, c’est se résigner à voir toujours notre foi tournée en dérision et la terre sainte livrée aux financiers et aux policiers. Il s’agit de rétablir la décence, de faire reculer le mensonge, de ne plus permettre des mystifications aussi cyniques. C’est notre dignité d’hommes qui en dépend, sans compter les sentiments religieux de toute une population déjà opprimée sur tous les autres plans de la vie. Pour ma part, mon premier souci a été de porter témoignage. Il est de bon augure qu’il se soit trouvé un quotidien en Algérie pour accueillir ce témoignage. Sans reculer devant la haine du gouvernement général pour tout ce qui porte un coup à sa scandaleuse ingérence. Nous pouvons donc considérer un premier pas comme accompli. Il reste maintenant une lutte quotidienne, qui est affaire de toute la population, de toutes les organisations, de tous les honnêtes gens, pour le respect et l’indépendance du culte, pour le pèlerinage libre. Ce dernier doit être et rester l’affaire des [associations] cultuelles musulmanes. »

De la Mauritanie à l’Indonésie, la “gestion du culte musulman” dans les empires coloniaux (français, britannique, italien, néerlandais) et en particulier le contrôle des pèlerinages, a fait l’objet de luttes importantes entre colonisés et prépondérants revendiquant le statut de « puissances musulmanes ». Ironie de l’histoire, la puissance française était loin d’appliquer le principe de base de la laïcité, à savoir la séparation des cultes religieux et de l’État. Dans son reportage, Kateb Yacine donne à voir et à entendre la réalité de ce hajj colonial et comment les pèlerins algériens, marocains, tunisiens, ouest-africains vivaient cette expérience tragi-comique, sous la férule de la Banque d’Indochine et face à la Maison Saoud. Les détails qu’il donne sur les clandestins tunisiens à bord du Providence ne manquent pas de sel.

Luc Chantre, auteur d’une thèse doctorale intitulée Le pèlerinage à La Mecque à l’époque coloniale (v. 1866-1940) : France, Grande-Bretagne,  Italie (Poitiers, 2012), a publié en 2018 un livre issu de cette thèse, intitulé Pèlerinages d’empire. Une histoire européenne du pèlerinage à La Mecque (Éditions de La Sorbonne). Nous en reproduisons le chapitre 12, Le retour contesté des pèlerinages dʼempire, qu’il introduit par ces mots : « Le vide laissé par les puissances coloniales pendant les années de [la deuxième] guerre [mondiale] a créé un précédent que ne manquent pas d’exploiter les opposants à la colonisation. Tandis que les puissances européennes entendent restaurer, dès 1945, les organisations d’avant-guerre, le principe de ces pèlerinages officiels organisés par terre, mer ou air est de plus en plus critiqué chez les pèlerins musulmans – y compris chez les élites musulmanes, pourtant choyées durant l’entre-deux-guerres – qui réclament davantage de liberté, quelles qu’en soient les conséquences ».

À l’occasion de l’Aïd, nous offrons ces documents à nos amis musulmans et décoloniaux, pour alimenter leurs combats et leurs réflexions.




         


dimanche 19 janvier 2020

Sahara Occidental : la tension monte au poste d’El Guargarat

SOURCE

Il avait été injustement condamné à perpétuité en 2009 (Tunis) – Condamné à perpétuité à l’issue d’un des plus célèbres procès antiterroristes du Maroc, un homme est apparemment détenu en régime d’isolement abusif depuis plus de trois ans, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le procès collectif dont il était partie était entaché de graves violations des droits des accusés.
La peine de prison à perpétuité prononcée contre le Belgo-Marocain Abdelqader Belliraj était essentiellement fondée sur ses « aveux » et ceux de ses coaccusés, d’après eux obtenus sous torture de la police. Son épouse a déclaré à Human Rights Watch que Belliraj est enfermé dans sa cellule 23 heures sur 24 et privé de tout contact avec ses codétenus depuis 2016, ce qui contrevient aux normes des Nations Unies sur le traitement des prisonniers.
« C’est déjà terrible qu’un homme soit condamné à perpétuité par déni de justice, mais l’incarcérer en plus dans des conditions inhumaines pendant des années, c’est comme enfoncer le couteau dans la plaie », a déclaré Eric Goldstein, directeur Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch par intérim. « Abdelqader Belliraj et tous les prisonniers du Maroc devraient être traités avec humanité, ce qui implique des contacts quotidiens avec d’autres êtres humains. »
Rachida Hatti, l’épouse de Belliraj, qui vit en Belgique, est autorisée à lui parler au téléphone. Elle a déclaré que son mari, détenu à la prison Toulal 2 de Meknès, n’est autorisé à quitter sa cellule qu’une heure par jour depuis mai 2016, et que les autorités le privent de tout contact avec les autres prisonniers. « Il m’a dit que souvent, il refuse son heure de promenade quotidienne, parce qu’à quoi bon marcher tout seul dans une cour, comme un fou ? » a-t-elle ajouté.
https://www.hrw.org/fr/news/2020/01/17/maroc-un-detenu-en-isolement-abusif-depuis-3-ans

jeudi 6 décembre 2018

Sahara occidental: l’ONU tente de relancer le dialogue


Sahara occidental: l’ONU tente de relancer le dialogue




Soldats français de la mission des Nations Unies pour l'organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso), sur le site d'observation de Oum Dreyga à 450 km au sud de El Ayoun, en mai 2004.
© Abdelhak Senna / AFP



Le dialogue sur le Sahara occidental doit reprendre ce mercredi 5 décembre. Les discussions se dérouleront pendant deux jours, au Palais des droits de l'homme des Nations unies de Genève. Le Sahara occidental est situé au sud du Maroc, à la frontière avec la Mauritanie et l'Algérie. Depuis le retrait en 1976 de l'Espagne, qui l'avait colonisé, ce territoire est contrôlé à 80% par le Maroc alors que le Front Polisario, mouvement politique et armé sahraoui, demande son indépendance. Les négociations, sous l'égide de l'ONU, sont au point mort depuis 2012. Jusqu'à ce que, Horst Kohler, nouvel envoyé des Nations unies sur cette question, ne décide de ressusciter le dialogue en invitant tous les acteurs à Genève.

De notre envoyée spéciale à Genève,
C'est la grande nouveauté de ces discussions. Pour la première fois, le Front Polisario, le Maroc, mais aussi l'Algérie et la Mauritanie, ont été invités à s'asseoir autour de la table, avec le même statut. L'idée, c'est de sortir du clivage entre le Maroc et le Front Polisario, qui dure depuis plus de quarante ans. Le point de crispation majeur c'est celui du statut du Sahara occidental.
Le Maroc est disposé à accorder une autonomie au sein de sa souveraineté territoriale, quand le Front Polisario demande l'autodétermination grâce à la tenue d'un référendum, comme l’explique Mohamed Khaddad, membre du secrétariat national du Front Polisario : « La question du Sahara occidental est une question de décolonisation. Le passage des ans n’a pas changé cette nature du conflit. Le peuple du Sahara occidental a le droit de décider de son destin donc nous avons déjà, dans notre solution de 2007, proposé des garanties au Maroc sur le plan économique, sur le plan sécuritaire, sur le plan social. En somme, nous pouvons tout négocier sauf le droit à l’autodétermination. Bien entendu, la meilleure des options, c’est d’avoir un accord et un référendum et que l’on aille au référendum la main dans la main ».
Cette solution du référendum a été acceptée par les Nations unies dès 1991, mais depuis, le Maroc a plusieurs fois rétropédalé sur cette question. Aujourd'hui, le problème, c'est que la situation au Sahara occidental a complètement changé, notamment parce que le royaume y a multiplié les investissements et a mené une véritable politique de peuplement.

mardi 13 novembre 2018

Pourquoi l'Algérie refuse les appels au dialogue du Maroc




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    © Fadel Senna, AFP | Des femmes dans les rues de Laâyoune, la ville principale du Sahara occidental, le 3 novembre 2018.

    L'Algérie n'a pas répondu à l'appel au dialogue lancé par le roi du Maroc, Mohammed VI. La politologue Khadija Mohsen-Finan décrypte pour France 24 les dessous d'une relation plombée notamment par le contentieux sur le Sahara occidental.

    Enlisés dans un contentieux sur le Sahara occidental qui dure depuis plus de 40 ans, l’Algérie et le Maroc sont encore loin de renouer. L’appel du roi marocain Mohammed VI à un dialogue "direct et franc" avec l’Algérie, la semaine dernière, n’a toujours pas suscité de réponse côté algérien.
    Dans un discours à la télévision marocaine, le monarque a proposé le 6 novembre la création d'un "mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation" afin d'améliorer les relations entre Rabat et Alger, plombées par le contentieux territorial.
    La frontière entre les deux pays est fermée depuis 1994, et la dernière rencontre entre les chefs d'État remonte à 2005. Depuis, silence radio côté algérien, voire fin de non-recevoir. "Cette offre douteuse (…) est un non-événement qui ne mérite pas de réponse formelle", a indiqué "une source autorisée" algérienne au site algérien TSA.
    Ce silence est loin d’étonner Khadija Mohsen-Finan, politologue spécialiste du Maghreb et enseignante à l’université de Paris 1, contactée par France 24. La chercheuse y voit deux principales raisons. "L'Algérie vit un temps d’incertitude politique, avec l’annonce d’un possible cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika affaibli, qui se présenterait aux élections d’avril prochain. Dans ce contexte d’incertitude, on ne sait pas bien quels interlocuteurs vont gérer à l’avenir ce dossier des relations entre les deux pays : l’armée, la présidence ? Cela peut expliquer l’absence de réponse algérienne."

    Garder un pouvoir de négociation
    D’autre part, relève-t-elle, des discussions doivent débuter début décembre à Genève sous l’égide de l’ONU pour avancer sur la question du Sahara Occidental, avec les principaux acteurs du conflit : le Maroc, l’Algérie, le Front Polisario (mouvement politique qui milite pour l'indépendance du Sahara occidental) et la Mauritanie. Et, dans ce contexte, l’Algérie a tout intérêt à ne pas réagir à chaud pour garder un pouvoir de négociation au moment où s’ouvriront ces discussions, qui étaient bloquées depuis 2012.
    Le dossier est miné depuis des décennies, avec pour point de départ le 6 novembre 1975, jour où 350 000 Marocains entreprenaient, à l'appel de leur roi Hassan II, de marcher sur le Sahara occidental, à l'époque sous occupation espagnole, au nom de l'appartenance de ce territoire au Maroc. Une "marche verte" chaque année commémorée par le royaume, au grand dam de l’Algérie.
    Après le départ des Espagnols, le Polisario, soutenu par l'Algérie, a proclamé en 1976 une République arabe sahraouie démocratique (RASD) et réclame un référendum d'autodétermination. Rabat, qui contrôle 80 % de l'ancienne colonie, considère cette région comme partie intégrante de son territoire et propose comme solution de "compromis" une autonomie sous sa souveraineté. 

vendredi 9 février 2018

Sahara : Horst Köhler poursuit ses consultations malgré le refus marocain


Horst Köhler et Kofi Annan / Ph. Facebook Kofi Annan
 
La visite du chef de la diplomatie du voisin du sud à Berlin a été, d’ailleurs, annoncée par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse tenu à New York le 23 janvier. En principe, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, devrait emboiter le pas au Mauritanien.

Köhler rencontre à Genève Kofi Annan
En attendant une prochaine réunion avec des représentants marocains, Horst Köhler poursuit ses consultations avec d’autres acteurs internationaux ayant une connaissance du dossier du Sahara. Ainsi, il s’est déplacé à Genève où il a rencontré successivement l’ancien secrétaire général des Nations unies, le Ghanéen Kofi Annan, et pris langue avec un haut représentant au sein du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, nous confie une source proche du dossier.
En revanche au Maroc, l’heure est plutôt à l'expectative. Dans des déclarations au site alyaoum24, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a nié toute visite de Köhler à Rabat et tout déplacement d’une délégation marocaine à Berlin. A deux mois de la présentation par Antonio Guterres d’un nouveau rapport sur le Sahara occidental devant les membres du Conseil de sécurité, le Maroc a pourtant intérêt à initier des entretiens avec Köhler, à Rabat, Berlin ou New York.
La résolution 2351 votée à l’unanimité, le 29 avril 2017, par les Quinze demande en effet «aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte de l’action menée depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable».

Journaliste Yabiladi.com
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Sahara : Horst Köhler poursuit ses consultations malgré le refus marocain

Alors que Nasser Bourita a nié toute visite de Köhler à Rabat et tout déplacement d’une délégation marocaine à Berlin, le médiateur allemand poursuit ses consultations. 
Temps de lecture: 2'
Horst Köhler et Kofi Annan / Ph. Facebook Kofi Annan
Comme prévu, Horst Köhler a convié la Mauritanie à Berlin pour des discussions sur la question du Sahara. Une importante délégation du voisin du sud, conduite par le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Isselkou Ould Ahmed Izidbih, se trouve depuis hier soir dans la capitale allemande pour des entretiens avec le médiateur onusien.
Outre la présence du chef de la diplomatie, Nouakchott a dépêché également Mohamed Lemine Ould Dadde, conseiller à la présidence de la république et Jaroullah Inallah, ambassadeur, directeur de la coopération internationale au ministère, indique l'agence officielle AMI.
La visite du chef de la diplomatie du voisin du sud à Berlin a été, d’ailleurs, annoncée par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse tenu à New York le 23 janvier. En principe, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, devrait emboiter le pas au Mauritanien.
Köhler rencontre à Genève Kofi Annan
En attendant une prochaine réunion avec des représentants marocains, Horst Köhler poursuit ses consultations avec d’autres acteurs internationaux ayant une connaissance du dossier du Sahara. Ainsi, il s’est déplacé à Genève où il a rencontré successivement l’ancien secrétaire général des Nations unies, le Ghanéen Kofi Annan, et pris langue avec un haut représentant au sein du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, nous confie une source proche du dossier.
En revanche au Maroc, l’heure est plutôt à l'expectative. Dans des déclarations au site alyaoum24, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a nié toute visite de Köhler à Rabat et tout déplacement d’une délégation marocaine à Berlin. A deux mois de la présentation par Antonio Guterres d’un nouveau rapport sur le Sahara occidental devant les membres du Conseil de sécurité, le Maroc a pourtant intérêt à initier des entretiens avec Köhler, à Rabat, Berlin ou New York.
La résolution 2351 votée à l’unanimité, le 29 avril 2017, par les Quinze demande en effet «aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte de l’action menée depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable».


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/61677/sahara-horst-kohler-poursuit-consultations.html
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Sahara : Horst Köhler poursuit ses consultations malgré le refus marocain

Alors que Nasser Bourita a nié toute visite de Köhler à Rabat et tout déplacement d’une délégation marocaine à Berlin, le médiateur allemand poursuit ses consultations. 
Temps de lecture: 2'
Horst Köhler et Kofi Annan / Ph. Facebook Kofi Annan
Comme prévu, Horst Köhler a convié la Mauritanie à Berlin pour des discussions sur la question du Sahara. Une importante délégation du voisin du sud, conduite par le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Isselkou Ould Ahmed Izidbih, se trouve depuis hier soir dans la capitale allemande pour des entretiens avec le médiateur onusien.
Outre la présence du chef de la diplomatie, Nouakchott a dépêché également Mohamed Lemine Ould Dadde, conseiller à la présidence de la république et Jaroullah Inallah, ambassadeur, directeur de la coopération internationale au ministère, indique l'agence officielle AMI.
La visite du chef de la diplomatie du voisin du sud à Berlin a été, d’ailleurs, annoncée par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse tenu à New York le 23 janvier. En principe, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, devrait emboiter le pas au Mauritanien.
Köhler rencontre à Genève Kofi Annan
En attendant une prochaine réunion avec des représentants marocains, Horst Köhler poursuit ses consultations avec d’autres acteurs internationaux ayant une connaissance du dossier du Sahara. Ainsi, il s’est déplacé à Genève où il a rencontré successivement l’ancien secrétaire général des Nations unies, le Ghanéen Kofi Annan, et pris langue avec un haut représentant au sein du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, nous confie une source proche du dossier.
En revanche au Maroc, l’heure est plutôt à l'expectative. Dans des déclarations au site alyaoum24, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a nié toute visite de Köhler à Rabat et tout déplacement d’une délégation marocaine à Berlin. A deux mois de la présentation par Antonio Guterres d’un nouveau rapport sur le Sahara occidental devant les membres du Conseil de sécurité, le Maroc a pourtant intérêt à initier des entretiens avec Köhler, à Rabat, Berlin ou New York.
La résolution 2351 votée à l’unanimité, le 29 avril 2017, par les Quinze demande en effet «aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte de l’action menée depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable».


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/61677/sahara-horst-kohler-poursuit-consultations.html