2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 4 juin 2018

L’emblématique naufrage de Nicolas Hulot


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Qu’il parte ou non, les amarres sont rompues entre Nicolas Hulot et le gouvernement. La semaine qui s’est achevée laissera des traces indélébiles, et pas seulement pour lui-même et pour l’environnement. C’est l’ensemble du quinquennat que son échec éclabousse.
Quelle semaine pour l’exécutif ! Avec sa loi sur l’agriculture et l’alimentation il aura cédé aux lobbys, renoncé à ses promesses de monde nouveau, et plongé à pieds joints dans la gadoue des renoncements. Ce texte devait concrétiser le « make our planet great again » lancé avec superbe, à la face du monde entier, par le président Macron, après la sortie des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat.
Et voilà une loi qui collectionne les vœux pieux, les demi-mesures, les compromis qu’il dénonçait dans l’ancien monde. Décision ferme ajournée sur le glyphosate, inconsistance sur la malbouffe, recul sur la souffrance animale, Nicolas Hulot qui devait assurer la transition écologique, se retrouve relégué au rang d’avaleur de boas.
capture-d-e-cran-2018-06-03-a-23-16-28Restera-t-il ? Partira-t-il ? La question est dépassée. Son maintien au gouvernement symboliserait son impuissance, voire sa compromission, son départ serait l’image d’un divorce entre le pouvoir élu au printemps 2017 et l’écologie, et pire encore, le symbole d’une rupture entre le président de la République et le candidat Macron.
On savait, depuis le printemps 2017, que le conseil des ministres hébergeait l’eau et le feu. Le feu (en tout cas médiatique) ? Une star de l’écologie, Nicolas Hulot. L’eau, ou plutôt l’éteignoir ? Un représentant des intérêts d’une certaine agriculture productiviste, Stéphane Travert, ministre de l’agriculture.
Dès les premiers mois, Hulot avait déjà été contraint d’en rabattre à propos du nucléaire, puis s’était consolé avec l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. L’inévitable affrontement des deux forces contradictoires était attendu sur cette fameuse loi dite « agriculture et alimentation », et le résultat est tombé. Hulot aussi.
Par l’ampleur de sa mise en scène, l’affaire avait rappelé le Grenelle de l’environnement. Ce serait une révolution, et davantage encore : une mise à feu vers le troisième millénaire. 74 réunions préparatoires sur l’ensemble du territoire, 14 ateliers au niveau national, 17 000 contributions sur Internet, battez tambours, sonnez trompettes, on allait voir ce qu’on allait voir.
À peine cette phase préparatoire achevée, Nicolas Hulot avait fait la grimace, et pire encore. Il avait boudé les conclusions et prononcé des mots à la fois définitifs et provisoires, à l’image de sa présence : « Le compte n’y est pas, ce n’était pas suffisamment conclusif et, donc, ce n’était pas pour moi le temps de conclure. » Les médias avaient bruissé sur l’hypothèse de sa démission, et comme il en a désormais l’habitude, il avait démenti en dénonçant un « fantasme médiatique ».
On a mesuré l’étendue du « fantasme » pendant l’examen de la loi. Les avancées les plus attendues sont devenues des reculs. Le plus frappant concerne le glyphosate, en raison de la gravité du sujet, mais aussi parce qu’Emmanuel Macron s’était personnellement engagé sur le sujet, pendant sa campagne, puis face aux instances européennes. Cet herbicide classé « cancérogène probable » par l’Organisation mondiale de la santé devait être interdit en France dans les trois ans.

lundi 26 juin 2017

Exploitation d’hydrocarbures en France: Nicolas Hulot refuse de froisser les entreprises












Nicolas Hulot ne compte pas remettre en cause les permis en cours de validité
Nicolas Hulot ne compte pas remettre en cause les permis en cours de validité - Thibault Camus/AP/SIPA



Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé ce vendredi 23 juin vouloir interdire "tout nouveau permis d’exploitation d’hydrocarbures en France" d’ici à l’automne. Pas question en revanche de remettre en cause les permis en cours, ni de se mettre à dos les entreprises impliquées…
Placé sous la tutelle d’un président de la République guère connu pour sa fibre écologiste et d’un Premier ministre anciennement lobbyiste pour Areva, Nicolas Hulot cherche à imposer sa voix au sein du nouveau gouvernement. Invité ce vendredi 23 juin sur le plateau de BFMTV, le ministre de la Transition écologique et solidaire a voulu frapper un grand coup. A l’automne, a-t-il annoncé, une loi sera proposée afin « d’interdire tout nouveau permis d’exploration d’hydrocarbures en France ». L’ancien animateur télé ne veut pas perdre de temps : « Le code minier devra être changé dans un délai très court ».
Nicolas Hulot souhaite en effet plancher dès cet été sur la refonte du code minier afin de préparer l’application de cette nouvelle loi. L’écologiste va-t-il déjà réussir à stopper l’exploitation d’hydrocarbures en France ? Pas si vite…


Pas touche aux permis en cours

Selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur, 54 permis de recherche actifs et 130 demandes de permis de recherche étaient en cours à la date du 1er juillet 2015.

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