2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 21 septembre 2018

A Marseille, les mineurs étrangers sont baladés d’hôtel en hôtel

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Une centaine de mineurs étrangers, pris en charge par le département des Bouches-du-Rhône, sont logés depuis plusieurs mois dans des hôtels bon marché, faute de place en foyer. Censée être provisoire, cette solution s’installe, alors qu’un Malien de 15 ans a tenté début août de se suicider en sautant du 4e étage de son hôtel à Marseille.
Cours de mathématiques au local du collectif Al Manba à Marseille, septembre 2018. © LF  
Cours de mathématiques au local du collectif Al Manba à Marseille, septembre 2018. © LF
 
C’est de cet hôtel que, le 3 août, Adama, un jeune Malien de 15 ans, a tenté de se suicider en sautant du 4e étage. Abdulaye, un compatriote de 15 ans, qui sortait de la bibliothèque voisine et discutait avec d’autres jeunes, se souvient l’avoir vu blessé au sol. La scène l’a choqué. « Je n’arrivais pas à me contrôler, je tremblais », dit-il. Sorti de réanimation, Adama, qui a subi plusieurs opérations en raison de fractures à la hanche et au coude, est depuis début septembre en rééducation dans une clinique d’Aubagne. « Du moment qu’il a su qu’il pourrait remarcher, il a repris le sourire », affirme Muriel, 55 ans, bénévole au collectif MIE (pour la défense des droits des mineurs isolés étrangers).
Arrivé début 2018 par les cols enneigés derrière Briançon (Hautes-Alpes), l’adolescent a vécu le parcours du combattant des mineurs étrangers non accompagnés. Après l’évaluation de son âge, il est passé par un foyer à Gap (Hautes-Alpes), puis a été envoyé à Marseille pour être pris en charge par le département des Bouches-du-Rhône avec une ordonnance de placement provisoire (OPP) de la justice.
Un éducateur se souvient l’avoir accueilli à la gare Saint-Charles. « Il était discret et réservé, ne parlait pas très bien le français, dit-il sous couvert d’anonymat. Après, il a fait le circuit comme les autres, on se les renvoyait entre le commissariat, la Dimef et l’Addap 13 [les deux structures chargées de la prise en charge des mineurs par le département des Bouches-du-Rhône – ndlr]. Il a fait partie cet hiver des gamins gazés devant le commissariat de Noailles et à qui les policiers ont envoyé les chiens. »
Moussa*, 16 ans et lui aussi malien, a rencontré Adama à l’hôtel Sainte-Marie, à son arrivée à Marseille, fin avril 2018. « Comme tout le monde, il voulait quitter l’hôtel, il voulait un foyer ou un appartement pour continuer les études », explique-t-il. Depuis son arrivée, Moussa en est à son « 4e ou 5e hôtel ». « On n’a plus d’espoir », dit le jeune homme, hébergé près de la Joliette.