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le 25 août 2017
Les faits sont là et faire l’autruche
ne réglera pas le problème : une génération de Marocains au moins est
sacrifiée et l’avenir du pays s’annonce difficile dans cette
perspective. Les causes et les symptômes sont tellement nombreux qu’il
parait impossible de s’y attaquer. Et pourtant, certains constats sont
sans appel. Le Maroc est divisé en deux entre ceux qui profitent du
développement économique (relatif) et ceux qui constituent l’écrasante
majorité, et qui en sont exclus. Les premiers voient le verre à moitié
plein et se félicitent des avancées que le pays a connu ces dernières
années, expliquant que sans ce développement, le pays n’a aucun avenir.
Les seconds vivent dans un autre Maroc, non pas profond, rural et
agricole comme il y a 20 ou 30 ans, mais au contraire celui d’une
réalité beaucoup plus amère et anxiogène pour l’avenir. Ce Maroc est
celui d’une jeunesse sans éducation, de ghettos urbains à la limite de
la salubrité, dans une violence quotidienne, une profonde pauvreté et
l’absence de perspectives ou d’horizon.
Le BAC, pour quoi faire ?
Chaque année, nous apprenons à la même
période que la moitié des candidats ont obtenu leur sésame du
Baccalauréat. Mais à supposer que ceux-ci peuvent prétendre à un avenir,
personne n’est capable de nous dire ce que deviendra l’autre moitié de
ces jeunes, qui est en échec définitif. Et chaque année encore, cette
population augmente inexorablement… Et le pire, c’est qu’on focalise
l’attention sur ceux qui sont restés dans le système éducatif jusqu’au
BAC. La conséquence directe pour la société marocaine et le pays tout
entier est le désœuvrement.




