2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 28 août 2020

Covid-19: le calvaire des travailleuses domestiques en temps de pandémie

Par Maya Zidoune le 24/08/2020
domestique
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Kiosque360. Entre insécurité au travail et absence de couverture sociale, le personnel de maison reste tributaire de la bonne volonté des employeurs qui, d'ailleurs, s’orientent de plus en plus vers les femmes subsahariennes.

Peu de métiers ont été épargnés par la crise sanitaire. Et les travailleuses domestiques ne sont pas en reste. Dans son édition du mardi 25 août, Al Ahdath Al Maghribia publie ainsi un reportage sur la situation des auxiliaires de maison et femmes de ménage, en cette période de pandémie. 

 Si la situation des travailleurs chargés du nettoyage et de la désinfection des bureaux et offices demeure stable, le personnel de maison reste tributaire du bon vouloir des employeurs, dont certains n'ont pas hésité à congédier leur personnel du jour au lendemain. 

 Le quotidien rapporte l'exemple de Hayat, qui travaille chez une famille casablancaise et déclare avoir renoncé à voir sa famille pour préserver son travail. «Je ne peux pas les rejoindre car il y a, de plus, le risque de contracter la maladie», ajoute-t-elle. La jeune femme de ménage décrit ses longues journées de travail depuis l’apparition du Covid-19 au Maroc et explique que sa charge de travail s’est intensifiée depuis le début du confinement. «Il n’y a pas de répit», regrette-t-elle. D'autant qu'il est souvent très mal vu que le personnel de maison, dont le recrutement continue de se faire dans l'informel, exige des vacances ou des droits sociaux. 

 Le journal relève que les foyers marocains recrutent, de plus en plus, des femmes de ménage subsahariennes. «Dans ce contexte de crise sanitaire, les familles préfèrent les femmes africaines célibataires, qui accepteront de rester à la maison tant que le confinement est toujours en vigueur», explique au journal un agent recruteur opérant dans l’informel. 

 Cette situation pourrait s’expliquer, en partie, par le fait que nombre de cadres, patrons et dirigeants d’entreprises casablancais sont déçus par le départ inopiné de leurs personnels de maison qui, à la veille de l'Aïd El-Kébir, ont pris la fuite, sans avertir, pour rejoindre leurs familles suite à la décision d’interdir les déplacements entre certaines villes.

 


 

jeudi 13 août 2020

Tourisme : Le Maroc, 4e pays le plus impacté par la pandémie au niveau mondial (FMI)

Tourisme : Le Maroc, 4e pays le plus impacté par la pandémie au niveau mondial (FMI)
Source : Lesinfos.ma
06/08/2020 12:30

Dans un rapport publié hier, mardi 5 août, le Fonds monétaire international a dévoilé ses projections sur le manque à gagner pour les pays les plus touristiques dans le contexte de la pandémie du Covid-19. L'impact estimé de cette crise sur le tourisme marocain atteint 4% du PIB.  

Le tourisme est l'un des secteurs économiques qui souffre le plus de la pandémie de coronavirus et du «Grand confinement», rappelle le FMI dans son rapport intitulé "Déséquilibres de l'économie mondiale et crise du covid-19", soulignant que les réservations hôtelières ont chuté, jusqu'à 70% en avril, et les vols internationaux jusqu'à 80%.  
 
A en croire le FMI, les pertes de recettes touristiques pourraient atteindre 4% du PIB au Maroc, les dégâts seront bien plus importants si le tourisme ne reprend pas avant septembre, comme l'établit un scénario de l'Organisation mondiale du tourisme.
 
Selon le rapport, c'est la Thaïlande qui accusera les plus grosses pertes (Jusqu'à 6% de son PIB), suivie par la Grèce qui devrait perdre plus de 5,5% de son PIB, le Portugal, le Maroc, l'Espagne et l'Egypte. La France qui est un pays très touristique, ne devrait quant à elle perdre que 0,5% de son PIB.
 
Notons que selon les données publiées par le FMI, le Maroc est le pays africain le plus touché en Afrique en termes d'impact des pertes touristiques sur la balance des paiements. Il est également le 4ème pays le plus impacté dans le monde selon les critères du FMI.
 
Par ailleurs, le FMI rappelle qu'un redressement du secteur touristique reste possible si la demande repart à la hausse, soulignant que ses estimations pourraient changer selon l'évolution de la situation sanitaire à travers le monde, le comportement des touristes, et les plans de relance mis en oeuvre par chaque pays.

Fatima-Zahra Coundi

 

vendredi 5 juin 2020

Dans les camps du Polisario, l’insécurité alimentaire inquiète davantage que le coronavirus


Dans le camp de réfugiés de Smara, près de Tindouf, en mars 2016.
Les craintes étaient de voir le coronavirus frapper les camps de réfugiés de Tindouf, en Algérie, où la vie est déjà précaire. Mais ce sont les conséquences économiques de la pandémie qui suscitent désormais l’inquiétude.
Il semble que Tindouf soit dans la même situation que le reste du Sud algérien : faiblement touchée par le Covid-19. Un seul cas a été enregistré dans la wilaya voisine de Tamanrasset, deux dans celle d’Illizi. Et une explication démographique simple derrière ces chiffres : la très faible densité par habitant.
Selon la télévision Rasd TV, qui retransmet le discours des officiels de la République arabe saharouie démocratique (Rasd) et du Front Polisario, aucun cas de coronavirus n’a été enregistré dans les camps de réfugiés – où vivent plus de 170 000 personnes selon les estimations de l’ONU de 2017, et 90 000 selon les autorités marocaines -, ni dans les territoires libérés administrés de fait par le Front, à l’est du mur de défense marocain.

La situation sanitaire fragile dans les camps avait pourtant inquiété des observateurs quand l’épidémie avait touché l’Algérie. Différentes institutions, parmi lesquelles l’Union africaine (UA), avaient alors offert aux autorités médicales le matériel nécessaire pour accueillir les cas symptomatiques du virus.
« Dès le 19 mars, nous avons fermé les lieux publics, suspendu les événements, restreint les déplacements », explique Oubbi Boucheraya, représentant du Polisario à Paris. Selon lui, le déconfinement est maintenant largement lié à l’évolution de la situation en Algérie et en Mauritanie. Selon une source proche des autorités indépendantistes, un assouplissement des mesures restrictives doit intervenir dès le début de mai pour accommoder les familles durant le ramadan.

Insécurité alimentaire

À la crainte de la maladie s’est substituée la peur des conséquences économiques de la pandémie. « La fermeture des petits commerces, des petites activités de transport routier… Beaucoup de familles sont affectées économiquement par les mesures de confinement », souligne une Marocaine dont la famille vit à Tindouf.

mercredi 29 avril 2020

ALERTE ! Oui au déconfinement mais pas dans n'importe quelles conditions !

POUR UNE ALTERNATIVE CITOYENNE A GAUCHE

ALERTE !


Dans Covid 19-Un virus très politique (n°5 Édition Syllepse) une alerte d’un médecin chercheur immunologue.

C’est le risque de rebond qui est le plus inquiétant : 
si l’on déconfine maintenant, alors que peu de personnes sont immunisées, (12 à 15 % en France au lieu de 60 %) le virus risque de repartir (comme cela se passe dans divers pays d’Asie). Le rebond est probable (reste à savoir quand il aura lieu) si les exigences sanitaires nécessaires à un vaste déconfinement (notamment dans les écoles) ne sont pas réunies.
Cela serait rendu plus facile s’il y avait des médicaments (or on n’en a pas encore) ou un vaccin (pas avant novembre ?).
Autre difficulté non encore résolue : quels sont les anticorps fabriqués et combien de temps durent-ils ? Est-ce que les personnes peuvent avoir 2 fois le Covid ?
On a réussi à réduire le nombre de morts en mettant en place le confinement, mais peut-on rester encore confiné ?
Il y a un risque qui commence à surgir à cause de l’enfermement : ce sont les problèmes psychiques, notamment pour les enfants, les personnes âgées et celles atteintes de pathologies graves.
Sortir est une nécessité : il faut généraliser les tests et le port du masque. Or on n’a pas assez :
. de tests (manque d’appareils pour les réaliser et de réactifs)
. de masques agrées
Une des questions qui a été soulevée (mais non résolue) est la technique du « traçage » (anonyme et non piratable) utilisée dans d’autres pays : trouver (grâce au mobile) toutes les personnes en contact avec la personne atteinte et les isoler.
Question :
L’épidémie peut-elle s’arrêter d’elle même ? Non pas dans ces conditions.
Peut-on déconfiner d’abord les régions moins atteintes ? On peut, mais elles sont ouvertes, donc des personnes peuvent amener le virus.
Nos exigences
Le Conseil scientifique, mis en place par le gouvernement, a des inquiétudes sur la date prévue pour le déconfinement, nous aussi !
Nous reprenons à notre compte son injonction de « s’appuyer sur les instances déjà existantes et leurs réseaux », « de créer une démocratie sanitaire » et «un comité de liaison sociétale »
Conditions préalables :
. le principe de précaution doit l’emporter sur les questions économiques dans le domaine de la santé publique.
. il faut soumettre la sortie du confinement à la capacité hospitalière réellement disponibles autour des pôles de déconfinement (Proposition syndicale)
Pour les écoles, pas de réouverture :
. sans tester massivement les adultes, les élèves et leurs familles
. sans équipement gratuit de tous.toutes en matériel de protection (masques, gel, savons, gants…)
. sans réaménagement des espaces de restauration, récréatifs, de déplacement (couloirs, escaliers…)
Pour le travail, pas de reprise :
. Sans sécurisation des transports en commun
. Sans l’organisation de mesures de sécurité
. Sans adaptation des postes de travail pour minimiser les risques
Nous avons le sens de l’intérêt collectif et nous pouvons réfléchir avec d’autres  sur ce qui est le mieux en l’état actuel de la crise sanitaire.
«Faire confiance pour garder la confiance »
Danielle Carasco et Cécile Leroux
 

dimanche 19 avril 2020

Officiel: L’état d’urgence sanitaire prolongé au Maroc



C’est désormais officiel. L’état d’urgence sanitaire, entré en vigueur le 20 mars dernier au Maroc afin de faire face à la propagation du Covid-19, sera prolongé jusqu’au 20 mai 2020. C’est ce que vient de décider le Conseil de gouvernement tenu exceptionnellement ce samedi à cet effet.
Rappelons par ailleurs que le Maroc enregistre jusqu’à présent 2670 cas de contamination au Covid-19, dont 137 décès et 298 rémissions (bilan arrêté au samedi 18 avril à 10h00).

samedi 11 avril 2020

Coronavirus : les associations subsahariennes au Maroc appellent à des mesures en faveur des migrants



Dans un communiqué diffusé le 4 Avril, la Plateforme des associations et communautés subsahariennes au Maroc (P.ASCOMS) encourage les efforts des autorités marocaines pour gérer la crise liée au Covid 19 et les exhorte à prendre des mesures en faveur des personnes migrantes en situation irrégulière, des réfugiés et demandeurs d’asile. Ci-dessous le communiqué intégral.
«La Plateforme des associations et communautés subsahariennes au Maroc (P. ASCOMS), dans un moment aussi difficile que traverse le Royaume du Maroc et le monde entier, causé par la propagation du COVID-19 qui menace la santé de la population mondiale, associe sa voie à l’ensemble de la société civile marocaine pour encourager les autorités et le gouvernement marocains, dans leur lutte pour la protection non seulement de la population marocaine, mais aussi de l’ensemble des étrangers vivant sur son territoire.
Depuis le vendredi, 20 mars 2020, le gouvernement marocain, en se basant sur les recommandations de l’Organisation Mondiale de la santé (OMS) qui considère dorénavant le COVID-19 comme une pandémie, a instauré en termes de mesure préventive l’état d’urgence sanitaire, et ce jusqu’au 20 avril 2020.
A cet effet, elle voudrait avant tout remercier les autorités marocaines pour l’ensemble des mesures d’accompagnement mises en place en faveur des personnes et familles en situation de vulnérabilité ; également, les acteurs et organisations de la société civile marocaine pour l’ensemble des appels et initiatives en faveur des personnes migrantes, demandeuses d’asile et réfugiées.
Par ailleurs, elle voudrait attirer l’attention des autorités et du gouvernement marocains sur les effets des mesures de confinement sur la vie des personnes migrantes, notamment : Les difficultés d’accès à certaines initiatives telles que les attestations d’autorisation de sortie, pour une grande majorité des personnes migrantes en situation administrative irrégulière et sans domicile fixe ; aussi, la non intégration de cette population particulièrement vulnérable parmi les catégories sociales qui devront bénéficier des mesures de prise en charge sociale comme c’est le cas des salariés déclarés et non déclarés à la CNSS, et les personnes exerçant dans le secteur informel, qui sont durement impactés par cette crise.
La plateforme ASCOMS se joint à la société civile marocaine pour interpeller les autorités et le gouvernement sur « la nécessité de mettre en place le plus rapidement possible des mesures d’accompagnement et d’assistance humanitaire en faveur des personnes migrantes, demandeuses d’asile et réfugiées, afin d’éviter à ces populations une catastrophe humanitaire dans les jours et semaines à venir. Les mesures de solidarité face à cette situation exceptionnelle de lutte contre le COVID-19 doivent nécessairement impliquer toutes les couches sociales de la population marocaine sans aucune distinction ».