2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mercredi 16 janvier 2019

Déclaration du prisonnier politique Nasser Zefzafi

Vénérables militants et Rifains libres...

Il est devenu très clair, après tout, que le processus n'est rien d'autre qu'une pièce de théâtre dont le makhzen est le réalisateur et le producteur. Même si je savais que c'était une pièce de théâtre, au début je m'accrochais néanmoins à l'espoir que la justice puisse corriger les erreurs commises, car elle peut aussi commettre des erreurs comme d'autres instances.
 
L’image contient peut-être : 1 personne, barbe et gros planJ'ai donc participé à cette réunion tout en mettant en évidence toutes les violations légales, politiques, culturelles et sociales.
Maintenant que le peuple et les organisations locales, nationales et internationales sont également convaincus de mon innocence, il est encore impossible pour moi de participer à un processus mené contre l'histoire du Rif et ses symboles tels que muley muhend (Abdelkrim Alkhattabi), qu'Allah soit satisfait de lui.
C'est la raison pour laquelle je déclare à l'opinion publique nationale et internationale que je vais boycotter ce procès. Un processus dans lequel les exigences minimales pour un procès équitable n'ont pas été établies. Cette décision est irrévocable et définitive !
(vers le rmaxzen) :
L'utilisation de la violence, mon exécution ou tout ce qui se trouve dans ma tête et / ou votre tête se cache dans ma victoire et votre défaite !

mardi 10 avril 2018

Procès Hirak: récit des premières heures de l'interrogatoire de Nasser Zefzafi



Lundi 9 avril 2018 à 20h11

Procès Hirak: récit des premières heures de l'interrogatoire de Nasser Zefzafi
Face à ses juges, l'accusé a multiplié les citations, jonglant entre Freud, le prophète Mohammed, Spinoza ou encore les discours royaux, dont il a tiré arguments pour sa défense.

"Huit délits et deux crimes. Si le parquet avait résumé les accusations, j'aurais pu résumer mon propos." Ce lundi 9 avril, Nasser Zefzafi, était de passage devant Ali Torchi, président de la Chambre criminelle près la Cour d'appel de Casablanca. Et dans ce qui était censé être un interrogatoire - questions-réponses s'entend, l'accusé a monopolisé la parole et fixé son tempo.
Des 54 accusés du Hirak, Zefzafi est le 53ème à se livrer à l'exercice. A l'occasion, la salle 7 s'est rappelée à notre bon souvenir. Celui où police, journalistes, observateurs et proches des détenus garnissaient les bancs de l'assistance.
Zefzafi est celui qu'on présente comme le leader du mouvement contestataire. Il en est surtout le porte-parole et visiblement le plus habile à l'oral. Dans l'assistance, on opine de la tête à l'écoute d'une phrase bien faite, et on s'extasie devant une telle "maîtrise de la langue arabe".
Face à ses juges, l'accusé multiplie les citations, jonglant entre Freud,  le prophète Mohammed ou Spinoza. Et tire des discours royaux arguments pour sa défense: "Le Roi s'est demandé où est la richesse. Nous sommes sortis pour lui dire que la richesse est dans les ventres des lobbies de la corruption. Résultat, nous avons été arrêtés."
Ce procès "politique", dit-il, est celui de " l'opinion", de "la mémoire du Rif", des "symboles de la résistance, Mohamed Ben Abdelkrimi Al Khattabi qu'Allah l'agrée à leur tête" et celui "des discours du Roi".
De la révolte du Rif (1957-1958)  au plan d'ajustement structurel (1983), en passant par "les émeutes du pain" (1981)  et plus récemment le séisme d'Al Hoceima, Zefzafi est revenu sur ce qu'il présente comme la genèse du mouvement du Rif. "Le Hirak n'est pas né du vent. Le Hirak est un cumul", lance-t-il au juge, celui-ci lui reprochant de faire dans les "généralités".
"Ce dont vous êtes accusés a eu lieu dans le troisième millénaire, pas en 1958", lui rappelle Ali Torchi,  histoire de recadrer l'accusé, qui s'érodait en voyant en "le plan Marshal" un moyen "de se débarrasser des Rifains, trop rebelles" au goût du pouvoir.
Zefzafi est accusé d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat, entre autres. L'enquête de la BNPJ lui prête des connivences avec des Marocains résidents à l'étranger parmi les défenseurs de la thèse séparatiste. La première question du président, posée au bout de deux heures ou presque, ira en ce sens.
Ce à quoi l'accusé répond par des contre-questions: "Les personnes que vous accusez de séparatisme, y a-t-il des jugements les ayant condamnées pour ce motif? Avez-vous des preuves établissant qu'elles sont des séparatistes?" Et d'ajouter que "ces personnes sont des citoyens marocains d'origine marocaine".
Ali Torchi: "Dans vos déclarations à la police judiciaire, vous dites que vous coordonniez avec des individus résidents à l'étranger et connus pour leurs tendances séparatistes".
Nasser Zefzafi: "Je n'ai rien dit de tout cela. Si vous revenez aux procès verbaux, vous n'y trouverez que les constatations de la BNPJ. Ce qui prouve que les réponses étaient cuisinées. 95% du contenu des PV est falsifié."
L'interrogatoire se poursuivait au moment où nous rédigions ces lignes; ce lundi 9 avril vers 20H00.
à suivre

samedi 27 janvier 2018

Procès du Hirak: les accusés rejettent toute intention séparatiste

Procès du Hirak: les accusés rejettent toute intention séparatiste

Publié le :

Vendredi 26 Janvier 2018 - 21:24

Mise à jour :

Vendredi 26 Janvier 2018 - 21:26
Manifestation à Al-Hoceïma, le 20 juillet 2017
© STRINGER / AFP/Archives

Auteur : Par Hamza MEKOUAR - Casablanca (Maroc) (AFP)

"Notre slogan, c'est +vive la patrie+!": les militants du mouvement de contestation du Hirak, interrogés vendredi pour la première fois depuis le début de leur procès-fleuve à Casablanca, se sont ardemment défendus de toute intention séparatiste.
La parole n'avait pas été donnée à ces militants depuis la mi-septembre. Ils sont jugés pour différents motifs liés à la contestation sociale ayant agité pendant des mois la région historiquement frondeuse du Rif, dans le nord du pays.
Ils sont 54 à être poursuivis par la chambre criminelle de la cour d'appel de Casablanca, mais c'est le nom de Nasser Zefzafi, meneur du mouvement, qui a été le plus souvent cité, même si son témoignage n'est pas prévu ce jour.
La salle est comble. De nombreux journalistes et les proches des prévenus ont fait le déplacement.