Alerte Plaidoyer - 15 janvier 2019
Après
le verdict scandaleux du 13 décembre 2018 à l'encontre des 3+4 de
Briançon, Tous Migrants et la CIMADE Sud-Est s'alarment du déni de
justice inacceptable et des nouvelles condamnations infligées à 3 autres
montagnard.e.s solidaires
Le 10 janvier 2019, Alerte Plaidoyer : Suite aux verdicts scandaleux prononcés à l'encontre des solidaires, la CIMADE PACA et Tous Migrants dé étaient jugés au tribunal de Gap. Ils ont été jugés coupables et
sanctionnés pour avoir été solidaires avec des personne exilées. Qui par
sa voiture, son thermos ou sa couverture de survie.
Mais ne nous trompons pas, c’est à nouveau la solidarité et le devoir de
fraternité qui ont été condamnés et pénalisés (rappel du verdict : 3 et
4 mois de prison avec sursis pour Pierre et Kevin et peine d’amende
pour Marie).
Comme bien d’autres personnes solidaires auparavant, Marie, Pierre et
Kevin n’auraient pas dû être à la barre d’un tribunal français
puisqu’ils ou elle n’ont fait qu’aider une personne exilée en danger ou
distribuer un thé chaud.
Au cœur de ce procès auraient dû se trouver non pas des personnes
solidaires mais les vraies raisons politiques de cette situation
catastrophique dans nos montagnes alpines qui deviennent des zones de
non-droit, de violences et de souffrances mortelles. Ces violations des
droits des personnes exilées à la frontière franco-italienne sont
connues et déjà maintes fois dénoncées par nos organisations (cf
Communiqué de Presse inter-associatif en date du 16 octobre 2018). Le
parquet le sait : mettant en danger de mort des personnes, la Police aux
frontières traque et poursuit des exilé·e·s dans la montagne. Des
signalements ont été envoyés au procureur pour illustrer ces
intimidations, ces violences répétées dans les montagnes. Une plainte et
des témoignages accablants ont été recueillis et envoyés - en date des
25 et 26 septembre puis du 22 octobre 2018 - au procureur qui ne peut
ignorer la situation dans les Alpes.
Une justice qui obéit à quels principes ?
Des gestes de solidarité, d’hommes et de femmes qui apportent soutien,
assistance à leur prochain ne devraient pas être poursuivis par les
procureurs. Et pour faire écho à la question posée par l’un des avocats
devant le tribunal de Gap : pourquoi le procureur a-t-il choisi de
continuer ses poursuites à charge contre les solidaires alors qu’il a le
choix de les abandonner ?




