NEW YORK - Les Nations Unies ont demandé au Maroc d’établir
un mécanisme indépendant de surveillance des prisons tel que prévu par
le protocole facultatif à la Convention contre la torture, s’inquiétant
de la persistance des violations des droits de l’homme perpétrées contre
les détenus sahraouis.
La demande a été formulée par le sous-comité des Nations Unies pour
la prévention de la torture qui s’est rendu au Maroc du 22 au 28 octobre
pour discuter de la question, selon la copie préliminaire du rapport du
secrétaire général de l’ONU sur le Sahara Occidental, consulté par
l’APS.
"Jusqu’au 27 février, le gouvernement marocain n’a ni établi ni désigné cet organe", relève le chef de l’ONU, Antonio Guterres qui révèle que " les négociations sont toujours en cours " pour la mise en place de ce mécanisme.
Au cours de son séjour au Maroc la délégation onusienne a évalué les conditions d’incarcération et les mesures de protection des personnes privées de liberté contre la torture et les traitements inhumains. Le sous-comité a remis ensuite un rapport confidentiel de l’évaluation au gouvernement marocain, selon le rapport.
"La torture et les mauvais traitements dans les lieux de détention (...) continuent d'être signalés. Selon diverses sources, l’absence d’obligation de rendre des comptes des violations des droits humains à l’encontre des Sahraouis a été une préoccupation majeure pendant la période sous revue ", précise le SG de l’ONU.
"Les organisations internationales et locales faisant état d’une absence persistante d'enquêtes sur ces allégations", relève le rapport qui cite le cas des prisonniers de Gdeim Izik, condamnés à des peines allant de deux ans à perpétuité lors d’un procès inéquitable.
Le document note que "plusieurs groupes sahraouis de défense des droits de l'homme ont continué d'éprouver des difficultés à mener leurs activités, le gouvernement marocain ayant rejeté leurs demandes d'enregistrement".
"Jusqu’au 27 février, le gouvernement marocain n’a ni établi ni désigné cet organe", relève le chef de l’ONU, Antonio Guterres qui révèle que " les négociations sont toujours en cours " pour la mise en place de ce mécanisme.
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Au cours de son séjour au Maroc la délégation onusienne a évalué les conditions d’incarcération et les mesures de protection des personnes privées de liberté contre la torture et les traitements inhumains. Le sous-comité a remis ensuite un rapport confidentiel de l’évaluation au gouvernement marocain, selon le rapport.
"La torture et les mauvais traitements dans les lieux de détention (...) continuent d'être signalés. Selon diverses sources, l’absence d’obligation de rendre des comptes des violations des droits humains à l’encontre des Sahraouis a été une préoccupation majeure pendant la période sous revue ", précise le SG de l’ONU.
"Les organisations internationales et locales faisant état d’une absence persistante d'enquêtes sur ces allégations", relève le rapport qui cite le cas des prisonniers de Gdeim Izik, condamnés à des peines allant de deux ans à perpétuité lors d’un procès inéquitable.
Le document note que "plusieurs groupes sahraouis de défense des droits de l'homme ont continué d'éprouver des difficultés à mener leurs activités, le gouvernement marocain ayant rejeté leurs demandes d'enregistrement".




