2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mardi 16 octobre 2018

Expropriation d'Aïn Sebaa dimanche 30 septembre 2018

Désespoir 

DSC00007.jpgDestruction au bulldozer, encerclement policier, terreur des habitant.es, enfants déscolarisés, femmes terrorisées, vieux désespérés...
Aïn Sebaa, quartier industriel, avec ses ouvriers, paysans, marins, pêcheurs, artisans, ...est rasé par le lobby , la mafia de l'immobilier. Les buldozers défoncent, la police et les forces de répression livrent une guerre contre la population . C'est Casa comme Gaza qui demande secours et solidarité .
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Photos suite à visite ce jour sur place d'Attac Casa....A suivre  Souad


lundi 15 octobre 2018

Maroc : Face à la faillite politique, ne reste que la protestation


Société, 13/10/2018

Face à un champ politique sclérosé et à un espace public contrôlé, les Marocains expriment leur insatisfaction sur les réseaux sociaux. Est-ce à dire que la colère est simplement «virtuelle» ? Rien n'est moins sûr, car plusieurs basculements se sont produits.

L’histoire du taureau blanc est ancestrale. Trois taureaux – blanc, rouge et noir – ont pu mettre en fuite un lion aussi longtemps qu’ils ont coalisé leurs forces. N’ayant réussi à les attaquer de front, le lion a approché les taureaux rouge et noir, et les a persuadés qu’il n’en avait que contre le taureau blanc. «Si vous me laissez le manger, nous vivrons en paix», a promis le lion. Son vœu lui a été accordé par les taureaux rouge et noir. Quelques jours plus tard, c’est au tour du taureau rouge, puis noir, qui s’est écrié avant de tomber sous les griffes du lion : «J’ai été mangé le jour où le taureau blanc a été mangé.»
«Je dis aux Marocains […] que vous avez laissé tomber le Rif. Aujourd’hui, nous vous appelons à nous soutenir. L’histoire jugera ceux qui ont déserté [les luttes]», a martelé le coordinateur des habitants des bidonvilles face à une caméra. La vidéo a été visionnée plus de 400 000 fois.
L'intérêt de plus en plus soutenu des Marocains pour les mobilisations, même très locales, ainsi que leur changement de ton vis-à-vis du roi, dit toute une mutation de l’attitude de la société marocaine. Chaque système politique comporte des seuils et des niveaux de violence. Une fois que cette violence dépasse son seuil routinier, elle peut produire une rupture. De toute évidence, le décès de Hayat en a été une. L’usage des armes à feu par la police est très régulé, et il est rare que l’armée marocaine se confronte à des ressortissants de son pays. Ce drame a provoqué des réactions vives. A cette rupture, a répondu en miroir une autre, qui s'est exprimée du côté des Marocains, de sorte qu'on assiste, depuis quelques semaines, à un déferlement de critiques vis-à-vis de l’institution monarchique. Au royaume, plus que des lignes rouges qui, une fois dépassées, font s’abattre une coercition cinglante – les arrestations liées à la critique du roi ont baissé ces dernières années –, c’est bien plutôt un impératif de la modération intériorisé par les Marocains qui conduit à l’autolimitation des discours et des revendications. Mais le décès de Hayat Belkacem semble avoir fait voler en éclats cette barrière.
 
Lire l'article : https://www.yabiladi.com/articles/details/69829/maroc-face-faillite-politique-reste.html




mardi 25 septembre 2018

Les habitants d’un bidonville à Casa: “Nous ne sommes plus Marocains!” (VIDEO)


Aïn Sbaâ, à Casablanca, est sur des charbons ardents. Et pour cause, la carrière Wassiti, l’un des plus anciens bidonvilles de la métropole, a été démolie le week-end du 22 et 23 septembre, au grand dam de ses habitants qui ont été littéralement jetés à la rue.

Leurs cris, pleurs et lamentations n’ont malheureusement pas trouvé ouïe, se voyant obligés de passer leurs nuits à la belle étoile. Pour la plupart, il s’agit d’une injustice flagrante puisqu’ils n’ont pas été avisés à l’avance de la décision de démolition. «Je n’ai aucune source de revenus et je n’ai pas de quoi nourrir mes enfants. Que dois-je faire pour les sauver de la rue ? Que Dieu punisse ces responsables», s’est écriée une jeune mère, en larmes. Une autre femme, également au chômage, a assuré qu’aucun habitant n’était au courant de la décision de démolir la carrière. «Les autorités nous ont maltraité. On dirait la Syrie! On n’a pas de quoi se nourrir. Il n’y a que les voisins du quartier qui nous ramènent un peu de pain», a-t-elle déploré.
Même son de cloche pour une femme, âgée d’une quarantaine d’années, qui a également du mal à réaliser ce qu’il lui arrive. «Je suis handicapée. Comment pourrais-je m’en sortir ? Il semble que les responsables ont oublié qu’on est également marocains. Le Maroc est-il un pays musulman? Je ne le crois pas», a-t-elle confié.
Selon une jeune fille, des centaines de policiers se sont rendus sur place pour entamer la démolition. «Ils ont même empêché nos enfants d’aller à l’école ! Pourquoi autant de haine ? Je ne comprends plus rien. Ils devaient au moins nous en parler avant de passer à l’acte. Imaginez qu’ils cassaient les portes des maisons et chassaient les habitants. Je veux que le roi Mohammed VI soit au courant de ce que nous subissons», s’est-elle insurgée.
«Ces responsables qui prennent la décision de démolir nos maisons ne doivent pas oublier que c’est grâce à nous qu’ils occupent actuellement ces postes. Sachez qu’à partir d’aujourd’hui, nous ne sommes plus Marocains», a-t-elle tranché.
Noura Mounib