2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mardi 16 janvier 2018

Il y a un mois : Rencontre avec Moussa au col de l'Echelle

Il y a un mois : Rencontre avec Moussa au col de l'Echelle

ALP'TERNATIVES, 17/12/2018




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Etienne Trautmann  propose à Alp'ternatives en exclusivité le son de sa rencontre avec Moussa qu’il est allé rencontrer hier à l’hôpital et une vidéo du sauvetage dans le col de l’échelle. (voir l’article du DL)
OLYMPUS DIGITAL CAMERAEn « visite aux urgences de Briançon hier après-midi pour avoir des nouvelles de Moussa. Il va plutôt bien malgré des gelures de niveau 2 au pied gauche, c’est un miraculé, il était bloqué dans un couloir d’avalanche juste sous le col, pied nu, dans une pente à 35°. Grand merci au PGHM, ce détachement de la gendarmerie de secours en Montagne de Briançon, c’est à eux que reviennent les honneurs. Sans ce coup de fil, hier matin, Moussa serait ce matin mort congelé. Sur son parcours de l’enfer, après la Libye, la Méditerranée, voici que c’est dans nos montagnes hautes-alpines que son cauchemar se prolonge. Cela m’est insupportable, j’ai essayé de la rassurer, en lui disant notamment que tout allait bien maintenant, il était sauvé… mais je savais que je mentais, l’accueil ne serait qu’éphémère. »


Etienne Trautmann

mardi 9 janvier 2018

NOUS PLEURONS NOTRE FILLEUL KANTRA


Kantra avait 18 ans. Il était venu du Mali pour se bâtir un avenir. Il était en situation de réussir, vraiment et s'était créé des liens, des vrais. La politique du gouvernement a ruiné cet avenir. Kantra s'est jeté sous un train. Derrière les grands discours d'Emmanuel Macron, les réalités parfois tragiques qu'engendrent ses décisions.
Nous avons appris son décès le lendemain de Noël. C'est sa marraine qui a envoyé un message pour dire que Kantra allait lui manquer depuis sa mort.
Il s'est jeté sous un train en région parisienne. Beaucoup d'entre-nous ont découvert le visage de ce filleul et les larges sourires des enfants de sa famille d'adoption nîmoise, sur la photo qui accompagnait cette information dramatique, confirmée cet après-midi.
"C'est comme si on avait tué l'un de mes gosses" disait un sympathisant proche de notre association.
En mettant en place le projet de parrainage des mineurs non-accompagnés du Gard, nous nous attendions à vivre des moments compliqués, douloureux ou de déchirement. Mais nous n'imaginions pas le suicide de l'un d'entre-eux. 
 
Comment ne pas être affecté par la douleur de la famille qui a parrainé Kantra pendant plusieurs mois ? On pense immédiatement à la suite : trouver le moyen et les mots pour prévenir sa famille restée au pays. Que dire à cette mère malienne qui a déjà pleuré le départ de son enfant pour lui donner une chance de s'épanouir et de grandir dans de meilleures conditions que celles offertes dans son pays ? 

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  • lundi 31 juillet 2017

    Omar est mort alors qu'il n'avait que 16 ans.

    Zakia Syouda

    Hommage à Omar.
    Omar est mort alors qu'il n'avait que 16 ans.
    Omar est mort dans les forteresses dorées de l'Europe.
    Poussé par le désespoir et par le rêve d'une vie meilleure, tu as quitté les tiens pour une aventure qui t'a coûté la vie à l'âge où tu aurais dû goûter à l'insouciance.
    Les pays de cette forteresse ont failli à leur devoir. Ils ne t'ont pas protégé alors que tu n'avais que 16 ans.
    Loin des tiens, dans un pays que tu ne connaissais pas, tu as rendu ton dernier souffle dans des conditions effroyables.
    Juste quelques compagnons de voyage pour raconter qui tu étais et d'où tu venais.
    D'ailleurs c'est à eux que revenait la lourde tâche d'annoncer ton malheureux départ à ta famille.
    Ce jour-là, nous avons fait une promesse aux tiens, nous avons promis que tu aurais droit à des obsèques dans la dignité et dans le respect de tes croyances.
    Animés par une foi peu commune, ils nous ont demandés de t'enterrer loin d'eux dans le seul souci de respecter les prescriptions islamique.
    Hier, à la prière, ils étaient des centaines à prier pour ton âme. Parmi eux, Tes compagnons d'exil, tes compagnons de galère.
    Ils nous ont suivis jusqu'au cimetière par leur propre moyen. Chargés de leur lourd sac à dos, ils nous ont suivi pour que tu puisses être entouré par ta communauté de foi avant d'être déposé dans la terre.
    À côté d'eux, assis à même le sol, ton ami Ayoub se tient la tête entre les mains. Il est dépité. Ayoub est trop jeune pour t'enterrer. Il aurait besoin des bras réconfortant de sa maman pour le consoler mais elle n'est pas là.
    D'ailleurs la tienne non plus n'est pas là.
    Elle nous parle au téléphone, elle pleure à chaudes larmes, elle peine à croire que c'est toi qu'on enterre.
    À la force de leurs bras, ils t'ont recouvert de terre, ils t'ont arrosé d'eau et se sont rassemblés autour de toi pour prier le Miséricordieux de t'offrir une meilleure place auprès de Lui, dans un paradis qui ne connaît ni passeport, ni frontière.
    Omar, toi qui n'était qu'un anonyme il y a quelques jours. Nous sommes désormais liés par une histoire commune. Une histoire humaine qui commence dans le malheur mais qui se termine par une merveilleuse leçon d'humanité. Parce que toi, à travers ta courte vie ponctuée de malheur, tu nous as touché, tu nous as ému, tu nous as changé.
    À toi Omar et à tous tes compagnons d'exils.