- 24H/24 ministère de la Santé
Chercheuses et chercheurs des universités du monde entier
lancent un appel urgent à tirer les leçons de la crise et réécrire les
règles de nos systèmes économiques pour créer une société plus
démocratique et plus durable.
Le 15 mai 2020
Trois chercheuses sont à l’origine de cette tribune : Isabelle
Ferreras (FNRS-UCLouvain-Harvard LWP), Julie Battilana (Université
Harvard) et Dominique Méda (Paris Dauphine-PSL).
Pour elles, une adhésion aussi forte du monde académique international est exceptionnelle : "Cette initiative a rassemblé plus de 3.000 chercheuses et chercheurs de 600 universités du monde entier, actifs dans de nombreuses disciplines, de l’économie aux sciences politiques en passant par la philosophie, la sociologie, les mathématiques ou encore la climatologie et la physique. Ces scientifiques considèrent que notre modèle actuel de société n’est pas durable. Leurs recherches le démontrent. Elles/ils partagent un engagement commun, afin d’aider à identifier des solutions qui peuvent être utilisées pour établir les fondations d’une société et d’une économie plus démocratiques et plus durables", rapporte un communiqué publié à cette occasion.
L'appel de ces chercheurs découle d’une observation simple : "Les humains au travail ne peuvent être réduits à des ‘ressources’. Celles et ceux qui s’occupent des malades, les livreur.e.s, celles et ceux qui ramassent nos ordures ménagères, les caissièr.e.s et celles et ceux qui alimentent les rayons dans nos supermarchés..., toutes les personnes qui nous permettent de continuer à vivre pendant la pandémie du COVID-19, et en particulier les femmes et les personnes issues des minorités, sont la démonstration vivante que le travail lui-même ne peut être réduit à une simple marchandise. Les soins de santé, la prise en charge et l’accompagnement des plus vulnérables ne peuvent être gouvernés par les seules lois du marché.”
Trois propositions sont formulées pour apporter des changements structurels indispensables pour sortir de la crise de manière durable :
Pour elles, une adhésion aussi forte du monde académique international est exceptionnelle : "Cette initiative a rassemblé plus de 3.000 chercheuses et chercheurs de 600 universités du monde entier, actifs dans de nombreuses disciplines, de l’économie aux sciences politiques en passant par la philosophie, la sociologie, les mathématiques ou encore la climatologie et la physique. Ces scientifiques considèrent que notre modèle actuel de société n’est pas durable. Leurs recherches le démontrent. Elles/ils partagent un engagement commun, afin d’aider à identifier des solutions qui peuvent être utilisées pour établir les fondations d’une société et d’une économie plus démocratiques et plus durables", rapporte un communiqué publié à cette occasion.
L'appel de ces chercheurs découle d’une observation simple : "Les humains au travail ne peuvent être réduits à des ‘ressources’. Celles et ceux qui s’occupent des malades, les livreur.e.s, celles et ceux qui ramassent nos ordures ménagères, les caissièr.e.s et celles et ceux qui alimentent les rayons dans nos supermarchés..., toutes les personnes qui nous permettent de continuer à vivre pendant la pandémie du COVID-19, et en particulier les femmes et les personnes issues des minorités, sont la démonstration vivante que le travail lui-même ne peut être réduit à une simple marchandise. Les soins de santé, la prise en charge et l’accompagnement des plus vulnérables ne peuvent être gouvernés par les seules lois du marché.”
Trois propositions sont formulées pour apporter des changements structurels indispensables pour sortir de la crise de manière durable :
1. Démocratiser l’entreprise : les travailleuses et travailleurs doivent être considéré.e.s comme des citoyen.ne.s dans l’entreprise.
2. Démarchandiser le travail : Les entreprises devraient garantir un emploi décent et utile à toutes celles et ceux qui le veulent.
3. Dépolluer la planète : Les États doivent conditionner leur soutien aux entreprises à des changements profonds de leur stratégie.
Les 3.000 signataires de cette tribune en sont convaincu.e.s : "la
société de demain doit profondément changer de cap et remettre les
travailleuses et travailleurs (de l’infirmière à la caissière en passant
par l’éboueur, le.la travailleur.se agricole ou l’enseignant.e) au
coeur de nos valeurs et décisions. 



