A la une International
Conflit du Sahara Occidental
21/4/2018
L’ONU a apporté jeudi une nouvelle fois un démenti cinglant au Maroc,
qui essaye de faire croire, depuis plusieurs semaines, que les localités
de Bir Lahlou et Tifariti font partie de la zone tampon et que par
conséquent les Sahraouis ont violé l’accord de cessez-le-feu de 1991 en
les administrant.
Encore un camouflet diplomatique pour les autorités marocaines.
L’ONU a apporté, jeudi, une nouvelle fois un démenti cinglant au Maroc
qui essaye de faire croire depuis plusieurs semaines que les localités
de Bir Lahlou et Tifariti, situées en réalité dans les territoires
sahraouis libérés, font partie de la zone tampon et que par conséquent
les Sahraouis ont violé l’accord de cessez-le-feu de 1991 en les
administrant. «Nous pouvons dire que ni la localité de Bir Lahlou ni
celle de Tifariti ne se trouvent dans la bande tampon», a assuré le
porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stephane Dujarric, lors de
son point de presse quotidien.
Tout en disant accueillir avec satisfaction cette déclaration, les responsables sahraouis rappellent que «le Maroc mène depuis plusieurs jours une campagne de désinformation sur la réalité existant sur le terrain, en semant la confusion sur les données géographiques de cette zone».
Rabat, rappellent-ils, a même voulu un temps se servir de cette facétie pour mener des opérations militaires contre des positions du Front Polisario. Ces allégations non fondées du Maroc, soutient encore le Front Polisario, «sont conçues délibérément pour détourner l’attention du Conseil de sécurité du vrai problème qui est l’actuelle impasse dans laquelle se trouve le processus de paix, alors que l’émissaire onusien, Horst Köhler, s’active pour lancer un cinquième round des négociations».
Il s’agit du deuxième démenti franc apporté par l’ONU aux «élucubrations» de Rabat en l’espace de quelques jours. Début avril, les Nations unies avaient en effet déjà démenti la présence d’éléments armés sahraouis dans cette zone démilitarisée. Au cours de son point presse, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU a affirmé à ce propos que la Minurso et son chef, Colin Stewart, «demeuraient en contact étroit» avec le coordinateur sahraoui, en l’occurrence M’hamed Khedad.
Concernant l’escalade des tensions à El Guargarat, il faut savoir que l’ONU a enjoint aussi ces derniers mois le Maroc d’accepter l’envoi d’une mission technique pour déterminer avec exactitude la partie qui était à l’origine de la violation des termes de cessez-le-feu dans cette zone sensible. Mais Rabat a opposé un «non» catégorique à cette mission d’experts, prévue pourtant par le paragraphe 3 de la résolution 2351 (2017) du Conseil de sécurité, prorogeant le mandat de la Minurso. Rabat a jugé cette mission «inopportune et inappropriée».
Tout en disant accueillir avec satisfaction cette déclaration, les responsables sahraouis rappellent que «le Maroc mène depuis plusieurs jours une campagne de désinformation sur la réalité existant sur le terrain, en semant la confusion sur les données géographiques de cette zone».
Rabat, rappellent-ils, a même voulu un temps se servir de cette facétie pour mener des opérations militaires contre des positions du Front Polisario. Ces allégations non fondées du Maroc, soutient encore le Front Polisario, «sont conçues délibérément pour détourner l’attention du Conseil de sécurité du vrai problème qui est l’actuelle impasse dans laquelle se trouve le processus de paix, alors que l’émissaire onusien, Horst Köhler, s’active pour lancer un cinquième round des négociations».
Il s’agit du deuxième démenti franc apporté par l’ONU aux «élucubrations» de Rabat en l’espace de quelques jours. Début avril, les Nations unies avaient en effet déjà démenti la présence d’éléments armés sahraouis dans cette zone démilitarisée. Au cours de son point presse, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU a affirmé à ce propos que la Minurso et son chef, Colin Stewart, «demeuraient en contact étroit» avec le coordinateur sahraoui, en l’occurrence M’hamed Khedad.
Concernant l’escalade des tensions à El Guargarat, il faut savoir que l’ONU a enjoint aussi ces derniers mois le Maroc d’accepter l’envoi d’une mission technique pour déterminer avec exactitude la partie qui était à l’origine de la violation des termes de cessez-le-feu dans cette zone sensible. Mais Rabat a opposé un «non» catégorique à cette mission d’experts, prévue pourtant par le paragraphe 3 de la résolution 2351 (2017) du Conseil de sécurité, prorogeant le mandat de la Minurso. Rabat a jugé cette mission «inopportune et inappropriée».




