2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est WSRW. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est WSRW. Afficher tous les articles

mercredi 9 juillet 2025

Rapport WSRW : record minimal du nombre d'importateurs de phosphate

English  Español Deutsch

 Pour la douzième année consécutive, WSRW publie un aperçu annuel détaillé des entreprises impliquées dans l'achat de phosphates du Sahara Occidental occupé.

À titre de comparaison : lorsque WSRW a commencé ses enquêtes en 2012, 15 entreprises achetaient ce minerai.

Western Sahara Resource Watch (WSRW) n'a jamais enregistré aussi peu de clients du phosphate du Sahara Occidental occupé au cours d'une année civile qu'en 2024 : seulement quatre entreprises importatrices. Le précédent record avait été atteint en 2023, lorsque cinq entreprises avaient importé.

La liste présentée dans ce rapport est complète pour l'année civile 2024 et répertorie toutes les cargaisons de phosphates expédiées depuis le Sahara Occidental occupé. Au total, 26 navires ont quitté le territoire avec environ 1,45 million de tonnes de phosphate à bord, soit une légère baisse par rapport aux 1,6 million de tonnes de 2023.

Le phosphate exploité illégalement est l'une des principales sources de revenus du gouvernement marocain sur le territoire qu'il contrôle, en violation du droit international. Le peuple sahraoui s'est constamment élevé contre ce commerce, tant devant l'ONU, en général, qu'auprès des entreprises spécifiques.

Depuis 2021, le Maroc a réalisé d'importants investissements dans le port et les installations d'extraction de la mine de Bou Craa. Depuis le début de l'occupation en 1975, le Maroc n'a vendu que du phosphate brut. Dans un avenir très proche, peut-être d'ici un an, les phosphates seront également exportés sous une forme transformée et plus valorisée. Cela rendra le commerce plus lucratif.

Il est difficile de connaître la valeur exacte de ce commerce, mais WSRW estime qu'elle pourrait s'élever à environ 319 millions de dollars US pour l'année 2024.

Les exportations massives vers le Mexique, qui ont débuté en juillet 2021, se sont poursuivies à la même échelle qu'auparavant. L'importateur mexicain avait annoncé en 2018 avoir mis fin à ces importations en raison de son « engagement en faveur de la responsabilité sociale globale », mais ne répond plus aux demandes de renseignements. Les importations vers le Mexique et l'Inde représentent environ 91 % du commerce total du principal minerai de la zone en conflit du Sahara Occidental. 23 des 26 navires partis du Sahara Occidental en 2024 étaient à destination de ces deux pays. Paradeep Phosphates Ltd a été cotée en bourse en Inde en 2022. La Nouvelle-Zélande enregistre le plus faible niveau d'importations jamais enregistré.

Au Japon, WSRW semble avoir identifié l'entreprise importatrice à l'origine des faibles expéditions annuelles : une filiale de la société japonaise Taiheiyo Cement Corporation, enregistrée en bourse. WSRW a écrit à l'entreprise en 2025, pour la première fois, sans obtenir de réponse.

WSRW appelle les entreprises encore impliquées dans ce trafic à cesser immédiatement tout achat et tout transport de phosphates du Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit. Les investisseurs sont priés d'interpeller leurs partenaires sur le sujet ou de se désinvestir si aucune mesure n'est prise.

jeudi 23 janvier 2025

Les vols de l’UE vers le Sahara occidental ne sont pas couverts par les accords aériens UE-Maroc, dit la Commission Européenne

La Commission européenne a informé l’industrie de l’aviation que le Sahara occidental ne fait pas partie de l’accord aérien de l’UE avec le Maroc.

Western Sahara Resource Watch, 21/1/2025
Traduit par Ayman El Hakim

« Le 3 décembre 2024, lors de la réunion du Forum consultatif sur la politique extérieure de l’UE en matière d’aviation, la Commission a informé les transporteurs de l’UE que, conformément à la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, l’accord euro-méditerranéen relatif aux services aériens entre l’UE et le Maroc ne s’applique pas aux liaisons au départ du territoire d’un État membre de l’UE et à destination du territoire du Sahara occidental. »

C’est la réponse donnée par le Commissaire européen aux transports et au tourisme durables Apostolos Tzitzikostas, en réponse à une question de la parlementaire européenne Lynn Boylan, le 20 janvier 2025.

Boylan (Irlande, GUE/La Gauche) est la rapporteure permanente pour le commerce avec le Maghreb au sein de la commission du commerce international du Parlement européen, et donc chargée de suivre et de faire des recommandations sur la façon dont l’UE traite les récents arrêts de la Cour de justice de l’UE qui annulent les accords commerciaux entre l’UE et le Maroc appliqués au Sahara occidental sans le consentement du peuple du territoire.


Dans sa question qui a conduit à la déclaration de la Commission, Boylan a fait référence à l’annonce par le groupe irlandais de compagnies aériennes à bas prix Ryanair en novembre 2024 qu’il commencerait des vols vers Dakhla, une ville du Sahara occidental occupé. Dans son matériel de relations publiques annonçant la nouvelle route aérienne, Ryanair avait toujours situé Dakhla au Maroc, ce qui est factuellement incorrect.

En 2018, la Cour de justice de l’UE a jugé l’accord aérien UE-Maroc inapplicable au Sahara occidental, car le territoire ne fait pas partie du Maroc. Voir la chronologie du dossier juridique aérien ici.

Le premier vol de Ryanair vers Dakhla a eu lieu le dimanche 19 janvier 2025. A bord se trouvaient un journaliste et deux activistes espagnols, qui à leur arrivée ont été expulsés par la police marocaine.

Western Sahara Resource Watch a écrit à Ryanair le 18 novembre 2024. La compagnie n’a pas répondu.

En dehors de Ryanair, trois autres compagnies ont opéré des vols vers le Sahara Occidental occupé ces dernières années, en plus de la compagnie nationale marocaine Royal Air Maroc: Transavia (une filiale de KLM-Air France), Air Arabia et Binter Airlines.

La réponse de la Commission à la question de Boylan indique qu’il n’y a pas de cadre juridique en place qui couvre les vols des compagnies aériennes de l’UE à Dakhla, au Sahara occidental occupé.


lundi 31 mai 2021

WSRW alerte sur des projets énergétiques reliant illégalement le Sahara occidental occupé au Maroc


127,88 DZD


LONDRES - Une filiale de la multinationale française VINCI SA va relier illégalement les projets énergétiques controversés du Sahara Occidental occupé au réseau électrique national du Maroc, a averti l'observatoire international Western Sahara Resource Watch (WSRW).

"Une mission de l'ONU a été envoyée au Sahara occidental en 1991 pour organiser un référendum sur l'indépendance. Le Maroc refuse toujours de respecter les droits du peuple sahraoui, et va désormais relier les usines d'énergies renouvelables du roi sur le territoire à la ville marocaine d'Agadir", écrit WSRW sur son site internet.

Selon l'observatoire chargé du suivi de l'exploitation des ressources naturelles au Sahara occidental, "l'Agence marocaine de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) a, en février 2021, engagé la société d'ingénierie française VINCI pour la construction d'une ligne de transport de 400 kV entre Laâyoune et Hagounia, toutes deux situées au Sahara Occidental occupé, faisant savoir que, "le contrat a été attribué à Cegelec, la filiale de VINCI".

"Le câble posera les bases de ce que nous craignons depuis des années. Désormais, l'infrastructure énergétique illégale du Maroc au Sahara Occidental pourra commencer à approvisionner en énergie les villes marocaines. Plus tard, il sera connecté au réseau de l'UE", déplore, de son coté, Sara Eyckmans de Western Sahara Resource Watch, regrettant que, "le contrat de VINCI sape fondamentalement les chances de paix sur le territoire".

WSRW indique que, "Cegelec et son partenaire marocain Medicable ont remporté l’appel d'offre (une offre de 25,9 millions de dollars) auquel ENGIE, Larsen & Toubro et Elsewedy ont également participé", notant que, "la construction de la ligne à très haute tension de 127 km sera financée en fonds propres par l'ONEE".

L'Observatoire rappelle, en outre, "qu'il a adressé une lettre à VINCI SA le 30 avril 2021, lui demandant de clarifier sa relation avec le statut juridique du Sahara Occidental".

"La compagnie a répondu le 17 mai 2021 en se référant à son guide des droits de l'Homme, sans répondre à aucune des questions soulevées. WSRW a écrit le même jour, insistant sur des clarifications supplémentaires en parce que le statut spécifique et unique du Sahara Occidental signifie qu'il n'est pas couvert par les guides standard des droits de l'Homme et qu'il mérite à ce titre une évaluation supplémentaire. A ce jour, VINCI n'a pas répondu", déplore l'observatoire.

"La ligne de transport que Cegelec va mettre en place fait partie d'un projet plus large qui vise à construire des lignes à très haute tension entre Laâyoune occupée et Agadir au Maroc", prévient WSRW, faisant savoir que, "ces lignes seront essentiellement utilisées pour transporter l’électricité des centrales électriques du Sahara Occidental occupé, toutes détenues par Nareva, la société d’énergie du roi marocain, vers le Maroc".

Citant certains de ces projets dont la plupart sont exploités par Nareva, WSRW assure "qu'aucun des projets et contrats du Maroc n'est établi avec le consentement de l'organe représentatif du peuple du Sahara Occidental".

"Ce n'est pas la première fois que VINCI s'implique dans des projets au Sahara Occidental", précise WSRW, rappelant "qu'en 2015, une filiale de VINCI, Entrepose, a entrepris l'opération controversée de forage d'hydrocarbures pour le compte de San Leon Energy et qu'il s'agit du seul forage de ce type jamais entrepris depuis que le Maroc a illégalement envahi des parties du Sahara Occidental en 1975".

"Les projets de connexion de la production d'énergie renouvelable du Sahara Occidental au Maroc ne sont pas nouveaux. Déjà en 2017, l'ONEE avait sélectionné la société allemande Fichtner et la société française RTE International pour réaliser les travaux", conclut WSRW.


samedi 24 novembre 2018

Le Conseil UE doit divulguer ses avis juridiques sur le Sahara






eu_flags_610.jpg

De précédent avis juridiques européens confidentiels sur la pêche de l'UE au Sahara Occidental, ou le commerce avec cette pêche, ont été qualifié d'erronés par la Cour de justice. WSRW a demandé aujourd'hui au Conseil de l'UE de publier les documents juridiques en vigueur.

Western Sahara Resource Watch (WSRW) a demandé aujourd'hui au Conseil de l'Union Européenne de rendre publics ses avis juridiques sur le projet d'application au Sahara Occidental de d'accord commercial UE-Maroc et sur le projet d'accord de partenariat UE-Maroc dans le domaine de la pêche durable et son Protocole, qui fait explicitement référence au Sahara Occidental dans sa zone géographique d’application.

"Si les juristes du Conseil sont convaincus que l'application au Sahara Occidental des accords proposés est conforme aux décisions de la Cour de justice de l'Union Européenne, ils ne devraient pas avoir de problème à partager leurs avis juridiques", a déclaré Sara Eyckmans de Western Sahara Resource Watch.

WSRW a formulé ces demandes sur la base de l’article 15 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui accorde aux citoyens le droit d’accéder aux documents des institutions de l’Union européenne, dans l’esprit de la liberté d’information. Retrouvez les demandes ci-dessous.
Il reste à voir si le Conseil partagera les documents. Les demandes précédentes d'accès n'avaient pas été acceptées, le Conseil ayant fait valoir qu'il ne pouvait pas divulguer son avis juridique en raison de sa "grande sensibilité politique". Trouvez ici la version censurée de l'avis juridique de 2006 sur l'accord de pêche UE-Maroc, montrant uniquement les cinq premiers paragraphes contenant des informations générales non controversées sur l'accord. L'évaluation juridique actuelle, qui s'étend sur les six pages suivantes, a été supprimée. Les conclusions de cet avis juridique secret ont été invalidées par la Cour de justice de l'Union européenne.

dimanche 26 août 2018

La Suède : l'accord commercial UE-Maroc va contre la justice UE.

 Le résultat du processus de consultation,un consentement libre et éclairé du peuple du Sahara Occidental"?


"La Suède n'est pas convaincue que le résultat du processus de consultation puisse être considéré comme le consentement libre et éclairé du peuple du Sahara Occidental", a expliqué officiellement le pays lors du vote du Conseil de l'UE sur le commerce du Sahara Occidental.
Mis à jour le: 22.08 - 2018
Le compte rendu de la réunion du Conseil de l'UE des 11-13 juillet 2018, lorsque les États membres de l'UE ont accepté l'intégration du Sahara Occidental dans les protocoles commerciaux UE-Maroc, a critiqué l'approche de la Commission européenne visant à inclure le Sahara Occidental dans le commerce UE-Maroc.

Dans sa déclaration, le gouvernement suédois a souligné que le soi-disant "processus de consultation" engagé par la Commission européenne ne répondait pas à l'exigence de consentement soulignée par l'arrêt de la Cour de justice de l'UE de 2016.

"Vu les rejets du processus de consultation et/ou du projet d'accord, et en particulier des objections du Polisario, le représentant officiel du peuple du Sahara Occidental dans le processus onusien, la Suède désapprouve que le résultat du processus de consultation puisse prétendre être le consentement libre et éclairé du peuple du Sahara Occidental », dit la déclaration suédoise.

Les consultations menées par la Commission européenne, après avoir déjà paraphé un accord commercial avec le Maroc pour le Sahara Occidental, n'incluaient que des groupes marocains et pro-marocains faisant campagne pour l'inclusion du Sahara Occidental au Maroc.

Retrouvez la déclaration suédoise complète ci-dessous ou via ce lien [ou téléchargez].

La décision d'inclure le Sahara Occidental dans l'accord commercial avec le Maroc fait suite au jugement rendu en décembre 2016 par la CJUE, concluant qu'aucun accord de commerce ou d'association UE-Maroc ne peut être appliqué au Sahara Occidental. La seule exception, a déclaré la Cour, pour qu’un tel accord commercial affecte un tiers est d’obtenir le consentement du peuple de ce territoire tiers. Depuis que l'UE a signé pour la première fois le protocole commercial actuel avec le Maroc en 2012, la Suède a déclaré ouvertement que le Sahara Occidental ne pouvait pas être inclus dans l'accord, car il s'agit d'un territoire différent.

La Commission européenne n'a jamais sollicité le consentement du peuple du Sahara Occidental par le biais de sa représentation reconnue par les Nations unies, le Front Polisario. Au lieu de cela, la Commission a organisé une consultation auprès d'un échantillon assez restreint d'opérateurs économiques marocains et d'élus - tout en affirmant mensongèrement que le Front Polisario et des dizaines de groupes de la société civile sahraouie y avaient également pris part. 


 https://wsrw.org/a111x4262

samedi 9 juin 2018

Rassemblement à Bruxelles pour dénoncer les manœuvres de l’UE visant à inclure le Sahara occidental dans ses accords avec le Maroc

Rassemblement à Bruxelles pour dénoncer les manœuvres de l’UE visant à inclure le Sahara occidental dans ses accords avec le Maroc | Sahara Press Service

 Bruxelles, 7 juin 2018 (SPS)

Un rassemblement pour dénoncer les manœuvres de l’Union européenne (UE) qui veut continuer à inclure le Sahara occidental dans le champ d’application de ses accords commerciaux avec le Maroc a été organisé jeudi à Bruxelles.
Une centaine d’activistes et de responsables sahraouis, de membres d’associations soutenant la cause sahraouie et d’eurodéputés ont participé à ce rassemblement organisé, à quelques encablures du siège de la Commission et du Conseil européens, pour exhorter l’UE à se conformer aux décisions “de sa plus haute juridiction”.
Munis de pancartes plaidant pour l’arrêt du soutien de l’Europe à l’occupation marocaine du Sahara occidental, les participants au rassemblement ont appelé également l’UE à arrêter de profiter de l’occupation de ce territoire, qualifiant l’opportunisme européen de “crime”.
“Pas de commerce, ni pêche sans l’accord du Front Polisario”, ont averti les manifestants qui ont  réclamé la “liberté aux prisonniers politiques sahraouis”.
Le président du parlement, Khatry Addouh, a condamné à l’occasion la décision d’”autoriser la Commission européenne à négocier des amendements aux accords UE-Maroc afin d’inclure explicitement le Sahara occidental”, relevant “l’illégalité fondamentale de cette approche”.
Le président de l’Observatoire des ressources naturelles au Sahara occidental (WSRW), Erik Hagen a dénoncé, de son côté, la présence d’entreprises européennes qui profitent allègrement d’un accès sans entrave au territoire non-autonome.
Erik Hagen a déploré, dans ce contexte, “la complicité de l’UE” dans l’entreprise du Maroc qui vise à assoir son emprise socio-économique sur le Sahara occidental.
Nicole Gasgnet de l’association des amis de la République arabe sahraouie (AARASD) a jugé important de poursuivre la mobilisation pour que “l’UE prenne conscience du mal qu’elle fera aux Sahraouis si elle signe des accords avec le Maroc qui incluent le Sahara occidental”.
Le président de l’organisme sahraoui des minéraux, Ghali Ezzoubir, a affirmé, pour sa part, que le peuple du Sahara occidental n’acceptera jamais que son droit d’exploiter ses ressources naturelles soit “confisqué” et qu’il est déterminé à défendre ses droits.
Étaient présents également à ce rassemblement, la députée européenne Paloma Lopez, l’ex-eurodéputé Jordi Sébastia, le ministre sahraoui délégué pour l’Europe, Mohamed Sidati et de nombreux autres parlementaires nationaux espagnols.(SPS)

mercredi 6 juin 2018

Accord de pêche UE-Maroc : si le Sahara est impliqué, le consentement des sahraouis est indispensable

2/6/2018
LONDRES- L’observatoire des ressources du Sahara Occidental (WSRW) a affirmé que le consentement du peuple du Sahara occidental dans tout accord commercial entre l’Union Européenne (UE) et le Maroc qui impliquerait son territoire est indispensable.
"Au lieu de demander le consentement du peuple du Sahara Occidental comme le stipule la Cour de justice Européenne, l'UE a consulté les organes politiques marocains et les entreprises d'Etat qui violent le droit international et défendent l'occupation marocaine", s’est indigné l’Observatoire dans un dernier communiqué.
Il a rappelé que la décision de la Cour de justice de l'UE (CJUE) du 21 décembre 2016 stipule clairement que les accords commerciaux de l'UE avec le Maroc ne peuvent pas inclure le Sahara Occidental, qui est sous occupation marocaine partielle.
Le même arrêt a décidé que le seul moyen légal d'avoir des accords couvrant le Sahara Occidental, est d'obtenir le consentement du peuple du Sahara Occidental.
Il a révélé avoir obtenu la "liste confidentielle" des acteurs consultés par le Service européen pour l'action extérieure et a relevé que plusieurs organisations contactées par l’UE à cet effet ont refusé d'être impliquées dans un accord qui inclurait le Sahara Occidental occupé par le Maroc.
Il s’agit, selon la liste confidentielle publiée par WSRW, de l’Association Sahraouie des Victimes des Violations des Droits de l’Homme (ASVDH), l’Association Al Ghad pour les droits de l’homme, Western Sahara Campaign (WSC-UK), Independent Diplomat et WSRW.
L’Observatoire s’est dit "surpris" de se voir inclus dans la liste des organisations qui ont refusé de prendre part aux consultations, car, comme il l’affirme, il n’a "jamais été invité à un tel processus, mais seulement à une réunion informelle".
Par ailleurs, l’Observatoire a dénoncé le fait que la commission ait remplacé la notion de "consentement", comme souligné par la CJUE, par le terme "consultation" et remplacé également le concept de "peuple" par le mot "population".

Lire l'article   https://fibladi.com/dz/fr/item/864247

vendredi 10 novembre 2017

WSRW dénonce les projets éoliens marocains au Sahara occidental occupé

 
Londres, 9 nov 2017(SPS) 

L’Observatoire des ressources naturelles du Sahara occidental (WSRW) a dénoncé les projets éoliens marocains prévus dans les territoires sahraouis occupés, soutenant que des entreprises marocaines et étrangères impliquées dans ces projets "violent systématiquement" les décisions de la CJUE et de l’ONU.

Avec les nouveaux parcs éoliens prévus à Boudjdour, 40,3% de la production de l’énergie verte du Maroc d’ici à 2020, proviendraient des territoires du Sahara occidental, illégalement occupés par le Maroc, souligne un dernier communiqué de l’Observatoire, avertissant que "le programme marocain de l’énergie verte prévoit de relier deux parcs éoliens encore en phase de planification : l'usine d'Aftissat (200 MW) et la ferme de Boudjdour (400 MW). Les deux projets seraient construites au Sahara occidental occupé".
WSRW rapporte que les travaux sur l'usine d'Aftissat sont déjà en cours, et que la compagnie britannique Windhoist est impliquée dans l’installation de 56 éoliennes Siemens, qui seront opérationnelles en 2018.
"La partie du Sahara occidental où la société britannique construit les éoliennes est sous occupation illégale du Maroc", dénonce encore l’Observatoire qui relève que les deux nouvelles usines s'ajoutent aux deux autres parcs éoliens érigés illégalement dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc, dans le cadre d’un programme qui comprend la construction de cinq parcs éoliens, dont deux sont situés au Sahara occidental.  
Il s’agit d’un parc de 100 MW programmé pour être construit à Boudjdour et du parc éolien de 300 MW prévu à Tiskrad, une ville proche de El-Aaiun, la capitale du Sahara occidental occupé, relève WSRW.
Le programme a été accordé à un consortium d'entreprises dirigé par la société allemande Siemens, associée à l'entreprise italienne Enel Green Power et l’entreprise marocaine, Nareva.
La société Siemens, relève l’Observatoire, "est impliquée dans pratiquement tous les parcs éoliens du territoire occupé".
En novembre 2016, WSRW avait publié un rapport concernant les projets marocains d'énergie renouvelable prévus dans les territoires du Sahara occidental occupés dans lequel l'Observatoire avait estimé, que plus d'un quart de l'énergie renouvelable marocaine serait produite sur les terres sahraouis occupées, d'ici à 2020.
L’observatoire rappelle, dans son dernier communiqué, la décision de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) du 21 décembre 2016 qui affirme que le Sahara occidental est un territoire "séparé et distinct" du Maroc, et stipule que les accords commerciaux avec le Maroc ne peuvent impliquer le Sahara occidental sans le consentement du peuple sahraoui.
Il rappelle également que le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a pour sa part, souligné la nécessité du consentement du peuple sahraoui dans tout projet le concernant.
Par leur implication dans les projets qui intègrent illégalement les territoires occupés du Sahara occidental, Siemens et Windhoist "violent systématiquement" les décisions de la CJUE et de l’ONU, car les représentants du peuple du Sahara occidental n’ont pas été consultés, affirme WSRW.(SPS)
020/09/700


vendredi 13 octobre 2017

Le Maroc annonce plus 500% de zone agricole à Dakhla occupée...





tomato-greenhouse_610.jpg

... précisément sur le territoire que la plus haute Cour de l'Union européenne considère « séparé et distinct » du Maroc.
Imprimez cette page    
Une nouvelle zone agricole de 5000 hectares - c'est ce que le ministre marocain de l'Agriculture Aziz Akhannouch a annoncé à Dakhla, fin septembre 2017. Akhannouch en a fait la déclaration lors de la deuxième édition du forum agricole international, organisé par la Chambre de Commerce Dakhla pour attirer les investisseurs.

Selon le journal marocain L'Economiste, les terres destinées au projet ont déjà été identifiées. Deux types d'opérateurs peuvent postuler pour une parcelle, les producteurs industriels, notamment ceux qui se concentrent sur la production sous serre destinée à l'exportation, et les petits agriculteurs locaux.

À l'heure actuelle, un peu moins de 1000 ha de terrain sont utilisés par l'agro-industrie à grande échelle près de la péninsule de Dakhla, conformément à l'objectif du Plan vert marocain, d'atteindre 1000 ha d'ici 2020.

Les tomates et les melons sont les principales cultures dans la région, et les tomates cerises - entre 80 et 120 tonnes par hectare - prennent la part du lion de la production destinée à l'exportation. Aujourd'hui, quatre grands agro-exploitants cultivent les plantations de Dakhla : Rosaflor, Sofropel, Azura et Les Domaines - ce dernier appartient à la monarchie marocaine.

Dakhla est situé dans le sud du territoire qui est traité par l'ONU comme la dernière question coloniale non résolue en Afrique et sous occupation partielle illégale du Maroc, un des principaux partenaires commerciaux de l'UE.