2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 18 octobre 2019

Aucune complaisance avec la haine islamophobe

LDH
La Ligue des droits de l’Homme (LDH) condamne avec la plus grande fermeté les faits qui se sont déroulés le 11 octobre au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, à l’initiative des élus Rassemblement national (RN). Les propos et les comportements tenus par ces élus sont révélateurs d’un climat de haine croissante à l’égard de nos concitoyens de confession musulmane à raison de leurs croyances et pratiques religieuses.
Stigmatiser une mère accompagnatrice d’un groupe d’enfants en raison du port du voile, alors même qu’elle n’était aucunement soumise au principe de neutralité, l’humilier publiquement, faire pleurer son enfant, la contraindre de quitter la salle, la poursuivre en l’invectivant dans les toilettes de l’Hôtel de région, lier sa pratique religieuse à la commission d’actes terroristes, sont des faits intolérables qui ne sauraient demeurer sans conséquences politiques et judiciaires.
La LDH apporte son entier soutien à cette famille ainsi qu’à Madame Marie-Guite Dufay, la présidente de Région qui a immédiatement réagi avec justesse et fermeté face à ces faits islamophobes et qui lui valent un déversement d’insultes sur les réseaux sociaux. La LDH demande l’ouverture dans les meilleurs délais d’une enquête sur tous ces actes insupportables.
Cet événement n’est pas isolé. Il s’inscrit dans un contexte politique et médiatique de multiplication des provocations et des propos islamophobes comme la diffusion sur une chaine nationale de discours politiques véhiculant la thèse complotiste et nauséabonde du grand remplacement ayant conduit aux meurtres de masse de Christchurch. La LDH s’inquiète vivement des derniers discours de l’Exécutif d’appel à la vigilance et au repérage des « signaux faibles » qui alimentent une suspicion généralisée envers les musulmans au nom de la lutte contre le terrorisme. De même, elle dénonce l’insistance de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, à considérer que les mères voilées ne seraient pas les bienvenues dans les sorties scolaires, en contradiction avec la loi en vigueur et stigmatisant une partie des parents d’élèves en raison de leur religion.
La LDH attend une prise de position ferme et sans ambiguïté du gouvernement afin de rappeler les principes de la loi de 1905 sur la laïcité, une condamnation explicite de tous propos et actes islamophobes en particulier lorsqu’ils sont tenus par des représentants de la République et l’engagement d’une action plus générale pour endiguer ce phénomène violant les principes républicains les plus fondamentaux.
Paris, le 13 octobre 2019
Ce "voile" n'était en réalité qu'un foulard, comme ces "fichus" que portaient nos grand-mères.(ndlr)


dimanche 16 juin 2019

Migrants : l'ONU craint que la Méditerranée ne devienne "une mer de sang" par manque de navires de sauvetage

Tous Migrants et Ligue des droits de l'Homme ont partagé un lien.
Ligue des droits de l'Homme
Droits des étrangers]
Mises en garde du Haut-commissariat aux #réfugiés de l'#ONU sur le sort réservés aux #migrants : risque de naufrage plus élevé que jamais, absence de navire de sauvetage une personne sur 8 tentant de traverser la Méditerranée est morte en 2019.

dimanche 2 juin 2019

France : Libération immédiate des personnes exilées arrêtées le 25 mai !

Paris, le 28 mai 2019
Communiqué commun signé par la Ligue des droits de l’Homme (LDH)
Samedi 25 mai 2019, alors que le cortège parisien de la manifestation européenne Stop Dublin s’apprêtait à partir de La Chapelle pour exiger l’abrogation du règlement Dublin III et en dénoncer les effets dévastateurs, des contrôles de police ont été mis en place entre le lieu de départ de la manifestation (métro La Chapelle) et la Porte de la Chapelle - où des centaines de personnes exilées vivent dans des campements insalubres.
Neuf personnes ont été emmenées au commissariat suite à un contrôle au métro Marx Dormoy, dont cinq se rendaient à la manifestation. Parmi ces cinq manifestants, trois Soudanais originaires du Darfour, un Sénégalais et un Malien. Parmi les autres personnes arrêtées, il y avait deux Maghrébins, un Indien et un Afghan. Tous ont été contrôlés au faciès, ce qui a créé une vive réaction parmi les passants.
L’un des Soudanais a été libéré, car il était déjà sous assignation à résidence en procédure Dublin. Mais ses deux compatriotes, également en procédure Dublin, sont toujours retenus au centre de rétention de Vincennes. Le premier risque un renvoi forcé vers l’Espagne. Le second risque un renvoi direct vers... le Soudan ! Bien qu’il soit en procédure de réadmission Dublin vers l’Italie, et malgré les menaces qui pèsent sur lui en cas de retour dans son pays d’origine. Comme trop souvent, c’est l’arbitraire qui domine.
Nous n’avons pour l’instant pas d’informations sur la situation des autres personnes arrêtées lors de ce contrôle.
Il est intolérable que l’exercice de la liberté de manifestation, avec les premiers concernés, soit remis en cause à des fins de répression des personnes dublinées et sans-papiers !
L’Etat maintient les personnes exilées dans l’invisibilité. A grand renfort de policiers qui les harcèlent quotidiennement, il contraint des hommes, femmes et enfants à survivre dans des conditions absolument inhumaines dans des zones à l’abri des regards. Il est intolérable que ceux qui ont voulu résister à cette invisibilisation, ceux qui ont osé demander le respect de leurs droits subissent aujourd’hui une telle répression !
Nous demandons la libération immédiate des personnes arrêtées et enfermées le 25 mai ! Stop à l’intimidation, liberté de manifester sans crainte pour tous !
Pour signer le communiqué : stopdublincampaign@tutanota.com
Télécharger le communiqué en version PDF
Premiers signataires : Acat, Ardhis, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie - Acort, Assemblée locale 57 des Etats généraux des migrations, Allamma internationale, Ah Bienvenus clandestins !, Cimade, Cimade Figeac, Collectif Ganges solidarités, Collectif de soutien de l’EHESS aux sans-papiers et aux migrant-es, Collectif de soutien de l’EHESS aux sans-papiers et aux migrant-es, Coalition internationale des sans-papiers et migrant-e-s (CISPM), Cercle Louis Guilloux, Centre Primo Levi, Comede, CFDA (Coordination française pour le droit d’asile), Droits Ici et Là-bas (DIEL), Elena, association Essor, Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives - FTCR, Fédération des associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s, Fasti, Gisti, association Kolone, Ligue des droits de l’Homme, La Cabane juridique, Mrap - fédération de Paris, Paris d’exil, Petits déjeuners solidaires, Rassemblement humain, Tous migrants, TPC Maison solidaire, TadamunExil70, Terre des Hommes - Doubs, Ecole Thot, United migrants, Utopia 56, Association Wise.

jeudi 2 mai 2019