2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 7 novembre 2025

Sion Assidon est mort

Le militant révolutionnaire marocain Sion Assidon est mort aujourd’hui, vendredi 7 novembre 2025 à l’âge de 77 ans, après trois mois passés dans le coma. Il incarnait une parole libre et une conscience éthique rare.


Selon un communiqué de ses proches, son état s’était brusquement aggravé cette semaine, suite à une infection pulmonaire virulente.

Le 11 août 2025, il avait été retrouvé inanimé à son domicile à Casablanca, victime d’une chute accidentelle survenue alors qu’il réparait une installation électrique à l’aide d’une échelle. Deux employés, alertés par son absence, avaient prévenu les autorités. Sa voiture était garée devant la maison, la porte fermée. Les secours l’ont découvert inconscient, allongé sur le sol.
Le parquet général près la Cour d’appel de Casablanca a publié un communiqué le 19 août pour clarifier les circonstances de l’incident. Il y est précisé que Sion Assidon avait été retrouvé sans signe d’effraction ni de violence, et que les premiers éléments de l’enquête évoquent un malaise ou une chute accidentelle.
Né en 1948 à Safi, Sion Assidon était l’un des visages les plus emblématiques du militantisme marocain. Ancien prisonnier politique dans les années 70, il avait passé douze années (1972-1984) derrière les barreaux pour ses convictions marxistes (groupe Ilal Al Amam, future Voie démocratique). Après sa libération, il s’était imposé comme figure morale de la société civile, notamment à travers la fondation de Transparency Maroc.
Son combat pour la cause palestinienne était au cœur de son engagement. Il fut le coordinateur du mouvement BDS Maroc. «Il était un défenseur passionné de la cause palestinienne», rappelle le communiqué de ses amis.
Hospitalisé depuis août 2025, Sion Assidon avait montré, selon ses proches, des signes encourageants de réveil: il ouvrait les yeux, suivait du regard ses interlocuteurs, tentait de parler, et avait même légèrement bougé le bras. Mais l’infection pulmonaire, revenue avec une intensité accrue, a été fatale.
Sion Assidon s’éteint en laissant derrière lui bien plus qu’un parcours: une œuvre militante, une parole libre et une exigence éthique qui auront marqué plusieurs générations. Marocain de confession juive, il demeurera comme l’une de ces voix rares, singulières et courageuses, qui ont façonné le paysage politique et culturel du Maroc contemporain.

 Ci-dessous une de ses dernières interviews, d'il y a un an

dimanche 27 mai 2018

Transparency Maroc: le boycott est un "prolongement" du Hirak











Dans un communiqué publié lundi dernier 22 mai, Transparency Maroc a décrit la campagne de boycott comme un "prolongement des mouvements du hirak du rif, de Zagora et de Jerada qui malgré avoir exprimé des revendications sociales et économiques basiques ont été affrontés avec beaucoup de violence".

Dans ce communiqué publié suite à la réunion du conseil national de Transparency Maroc samedi dernier, l'ONG considère que la "réussite du mouvement de boycott dévoile en effet un profond malaise et une prise de conscience qui devrait interpeller les autorités publiques", et critique la réaction du gouvernement qui selon elle témoigne de la régression de la liberté d'expression au Maroc.
Pour rappel, Mustapha Khalfi avait adopté un discours agressif et menaçant envers les boycotteurs, et s'était attiré un torrent de critiques, dont certaines émanaient de son propre parti politique.
L'organisation estime également que "dire que le lancement de ce mouvement est une conséquence la hausse des prix seulement est très réducteur". D'après Transparency Maroc, le mouvement du boycott résulterait surtout d'un "ras-le-bol vis à vis d'un système économique basé sur la rente et la corruption", la conséquence d'"un mariage entre le pouvoir économique et le pouvoir politique".
Transparency Maroc a par ailleurs saisi l'occasion pour critiquer "le retard dans la mise en œuvre de la stratégie nationale anti-corruption, l'absence de contrôle et de supervision dans plusieurs secteurs dont le secteur des carburants, l’absence de politique claire de gestion des conflits d’intérêt ainsi que les restrictions imposées aux activités de la société civile et à la liberté d’opinion" considérant tous ces éléments comme des preuves irréfutable que "l'état a abandonné ses obligations dans la lutte contre la rente et la corruption et que la protection des libertés publiques au Maroc est en régression"
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