2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mardi 8 juillet 2025

Appel urgent : la situation de Bachir Khadda et des journalistes sahraouis dans les prisons marocaines

Equipe Media, El Ayoun, Sahara occidental occupé, 6 juillet 2025

Bachir Khadda, responsable des archives d’Equipe Media, est emprisonné au Maroc depuis près de 15 ans, dans le cadre d’une détention liée à son travail journalistique et à ses opinions politiques. Selon les informations disponibles, il a été victime d’une campagne systématique d’isolement et d’abus, dont plus de huit ans en isolement cellulaire. En raison de la distance et du harcèlement auxquels sont confrontées les familles des prisonniers politiques sahraouis, il n’a pas pu voir ses parents pendant tout ce temps.


Equipe Media publie cette déclaration urgente pour dénoncer les tortures que, selon certaines informations, subit notre camarade Khadda dans la prison de Tiflet 2. Sa situation reflète également, selon nous, la réalité d’autres journalistes sahraouis détenus.

Khadda a été arrêté il y a 15 ans pour des accusations que les organisations internationales et l’ONU considèrent comme fabriquées de toutes pièces. C’est un schéma qui se répète avec beaucoup de ses collègues. Son calvaire témoigne, comme on a pu le constater, des efforts systématiques visant à faire taire les voix sahraouies qui tentent de documenter ce qui se passe dans les territoires occupés. Son isolement cellulaire prolongé, qui dure depuis près de huit ans, l’a privé de tout contact humain. Il s’agit d’une tactique délibérée et cruelle.

En outre, Khadda serait victime d’insultes constantes de la part de détenus marocains de droit commun, encouragés par les gardiens eux-mêmes à l’humilier et à le traiter de « traître ». Cette pression psychologique, si elle est confirmée, constituerait une grave violation des droits humains et des normes internationales relatives aux conditions de détention.

La déshumanisation se manifeste également dans sa récente tentative de poursuivre ses études. Selon les informations disponibles, Khadda a été contraint de passer ses examens universitaires menotté et entouré de gardiens. Cet acte est considéré comme délibérément humiliant, visant à porter atteinte à sa dignité et à ses efforts intellectuels.

Le cas de Khadda est lié à celui d’autres journalistes sahraouis, tels que Mohamed Lamin Haddi, Abdallahi Lekhfauni et Hassan Dah, qui auraient également été victimes de procès inéquitables, de tortures et de détentions arbitraires en raison de leur travail journalistique.

Leurs souffrances s’inscrivent dans un contexte plus large d’abus et d’humiliations présumés. Au moins six autres journalistes sahraouis, dont Khatri Daddah et Mahmoud Lkouiri, sont toujours incarcérés dans des prisons marocaines à la suite de ce que l’Equipe Media qualifie de « procès-spectacles ». Selon les informations disponibles, ils sont victimes de tortures, de négligence médicale et d’abus racistes. Tout cela en raison de leur engagement à couvrir les événements dans le Sahara occidental occupé.

Dans ce contexte, Equipe Media exige des mesures urgentes pour mettre fin aux abus présumés contre Bachir Khadda et tous les journalistes sahraouis :

  • La libération immédiate et inconditionnelle de Bachir Khadda et de tous les journalistes sahraouis détenus dans les prisons marocaines;
  • La fin de l’isolement, de l’incitation à la violence et de la torture psychologique contre Khadda et les autres prisonniers sahraouis à Tiflet 2 et dans d’autres prisons marocaines;
  • L’intervention urgente des Nations unies pour mener des enquêtes indépendantes sur les conditions carcérales, avec un mandat spécifique pour examiner les abus subis par Khadda et ses compagnons, et demander des comptes au Maroc pour les violations présumées des Conventions de Genève applicables au Sahara occidental.

بيان
البشير محضار خدا: عقد ونصف من الظلم والتعذيب المستمر في السجون المغربية
العيون - الصحراء الغربية المحتلة, 6/7/2025

لا يزال البشير محضار خدا المسؤول عن الارشيف في إيكيب ميديا ، معتقلا في المغرب منذ ما يقارب من عقد ونصف والسبب نشاطه الصحفي وآرائه السياسية .
ولا يزال يعاني من حملة ممنهجة تهدف الى النيل منه وانتقاما من شخصه حيث يعيش عزلة تامة منذ اكثر من ثمان سنوات ويتعرض الى إساءة مستمرة و لم يتمكن من رؤية والديه بسبب بعد المسافة والاهانات التي تتلقاها اسر المعتقلين السياسيين الصحراويين .
اننا في ايكيب ميديا ننشر هذا البيان العاجل لكشف التعذيب الذي يواجهه زميلنا في سجن تيفلت 2، وهو وضع يعكس بشكل مأسوي تجارب صحفيين صحراويين آخرين محتجزين ظلما.
اعتقل البشير خدا قبل 15 عاما و لفقت له تهما كباقي زملائه ، وتشكل محنته شهادة مروعة على جهود المغرب لإخراس الأصوات الصحراوية التي تسعى لكسر الحصار المفروض على الأراضي المحتلة . وهو يقبع في زنزانة بمفرده منذ ما يقرب من ثمان سنوات، محروم من أي تواصل إنساني –تكتيكات متعمدة وقاسية تهدف إلى كسر إرادته.
والأسوأ من ذلك، أنه يتعرض لشتائم مستمرة من معتقلي حق عام مغاربة ، الذين يبدو، ، أن حراس السجن يشجعونهم على إهانته ووصفه بـ"الخائن". هذا التعذيب النفسي المستمر يمثل انتهاكا صارخا لحقوق الإنسان وللمعايير الدولية المنظمة للسجون.
يتجلى تجريده من إنسانيته بوضوح في محاولته الأخيرة لمتابعة تعليمه. فقد أُجبر خدا على أداء امتحانات الجامعة مكبلا بالقيود، محاطا بحراس . هذا المشهد المهين يؤكد نية المغرب ليس فقط سجنه، بل سحق كرامته وفكره بشكل منهجي.
قضية خدا لا تنفصل عن زملائه الصحفيين الصحراويين محمد الأمين هدي وعبد الله الخفاوني وحسان الداه وكلهم ضحايا لمحاكمات جائرة وتعذيب واحتجاز سياسي بسبب نشاطهم الصحفي
معاناتهم جزء من نمط أوسع للتجاوزات الصارخة و للإهانة . فلا يزال ما لا يقل عن ستة صحفيين صحراويين، بمن فيهم خطري دداه ومحمود لكويري، محتجزان هما الاخران في السجون المغربية بعد محاكمات صورية. ويواجهان التعذيب والإهمال الطبي وإساءات عنصرية، كل ذلك بسبب التزامهما بالعمل على نقل حقيقة ما يقع في الصحراء الغربية المحتلة
وفي هذا السياق فان إيكيب ميديا يطالب بإجراءات عاجلة لوقف ما يتعرض له البشير خدا وجميع الصحفيين الصحراويين، ويدعو الى
1. الإفراج الفوري وغير المشروط عن البشير خدا وجميع الزملاء الصحفيين المعتقلين في السجون المغربية .
2. وضع حد للعزلة والتحريض على العنف والتعذيب النفسي الذي يتعرض له خدا وجميع السجناء الصحراويين في سجن تيفلت 2 وغيره من السجون المغربية.
3. تدخل عاجل من الأمم المتحدة لإجراء تحقيقات مستقلة حول ظروف السجون، مع تفويض محدد للتحقيق في الانتهاكات التي يواجهها خدا وزملاؤه ومحاسبة المغرب على انتهاكاته لاتفاقيات جنيف التي تنطبق على الوضع في الصحراء الغربية

mercredi 5 mars 2025

Un responsable syndical espagnol expulsé de Dakhla après des rencontres avec des militants sahraouis
Spanish Trade Union Official Expelled from Dakhla Following Meetings with Saharawi Activists
Responsable sindical español expulsado de Dajla tras reuniones con activistas saharauis



Equipe Media,
 Dakhla, Sahara Occidental Occupé, 2/3/2025

 David Blanco, Secrétaire des relations extérieures de la CGT-Espagne, a été expulsé de force de Dakhla aujourd'hui par les autorités d'occupation marocaines après une brève visite de solidarité dans le territoire occupé. L'expulsion a suivi ses rencontres avec des défenseurs des droits humains sahraouis, dont Mohamed Nguiguiz, qui avait été détenu récemment pour son activisme en ligne.

Blanco est arrivé à Dakhla le 1er mars 2025, accompagné d'Ahmed Ettanji, président d'Equipe Media, via un vol Ryanair depuis Madrid. Sa visite visait à témoigner de sa solidarité avec les militants sahraouis et à dialoguer avec les syndicats sahraouis dans un contexte de restrictions croissantes des libertés fondamentales.

Pendant son séjour, Blanco a rencontré Mohamed Nguiguiz, un militant sahraoui qui avait été soumis à une détention de huit heures par la police marocaine suite à ses publications sur les réseaux sociaux condamnant le « colonialisme de peuplement » du Maroc au Sahara Occidental. Blanco aurait été sous surveillance constante pendant son séjour dans la ville.

Blanco a également rencontré la famille de Lehbib Agrechi, un homme d'affaires sahraoui disparu dans des circonstances mystérieuses. Sa famille accuse la police marocaine d'être à l'origine de son arrestation et de sa disparition forcée.

De plus, Blanco a tenu des réunions avec Hassan Zerouali et Mohamed Saleh Dalimi, tous deux membres de la branche locale de CODESA (Collectif des Défenseurs Sahraouis des Droits de l'Homme), pour discuter de la détérioration de la situation des droits humains dans le territoire occupé.

Dans l'après-midi du 2 mars, les autorités d'occupation marocaines sont entrées dans l'hôtel de Blanco et l'ont escorté jusqu'à un taxi, le transportant à la frontière contrôlée par le Maroc. La justification officielle de son expulsion reste non divulguée, mais il est largement entendu qu'il s'agit d'une réponse directe à son interaction avec les militants sahraouis et à ses efforts pour faire la lumière sur la situation des droits humains dans le territoire occupé.


David Blanco (à g.) et Ahmed Ettanji

Responsable sindical español expulsado de Dajla tras reuniones con activistas saharauis

Equipe MediaDajla, Sahara Occidental ocupado, 2-3-2025

 

David Blanco, Secretario de Relaciones Internacionales de CGT-España, fue deportado de Dajla hoy por la fuerza por las autoridades de ocupación marroquíes, tras una breve visita de solidaridad al territorio ocupado. La expulsión siguió a sus reuniones con defensores de derechos humanos saharauis, incluido Mohamed Nguiguiz, quien había sido detenido recientemente por su activismo en línea.

Blanco llegó a Dajla el 1 de marzo de 2025, junto con Ahmed Ettanji, Presidente de Equipe Media, a través de un vuelo de Ryanair desde Madrid. Su visita tenía como objetivo mostrar solidaridad con los activistas saharauis e interactuar con los sindicatos saharauis en el marco de las crecientes restricciones a las libertades fundamentales.

Durante su estancia, Blanco se reunió con Mohamed Nguiguiz, un activista saharaui que había sido sometido a una detención de ocho horas por la policía marroquí tras sus publicaciones en redes sociales condenando el "colonialismo poblacional" de Marruecos en el Sáhara Occidental. Según se informa, Blanco estuvo bajo vigilancia constante durante su tiempo en la ciudad.

Blanco también se reunió con la familia de Lehbib Agrechi, un empresario saharaui que desapareció en circunstancias misteriosas. Su familia acusa a la policía marroquí de estar detrás de su arresto y desaparición forzada.

Además, Blanco mantuvo reuniones con Hassan Zerouali y Mohamed Saleh Dalimi, ambos miembros de la rama local de CODESA (Colectivo de Defensores Saharauis de Derechos Humanos), para discutir el deterioro de la situación de los derechos humanos en el territorio ocupado.

En la tarde del 2 de marzo, las autoridades de ocupación marroquíes entraron en el hotel de Blanco y lo escoltaron a un taxi, transportándolo a la frontera controlada por Marruecos. La justificación oficial para su deportación no se ha hecho pública, pero se entiende claramente que es una respuesta directa a su interacción con los activistas saharauis y sus esfuerzos por arrojar luz sobre la situación de los derechos humanos en el territorio ocupado.

Spanish Trade Union Official Expelled from Dakhla Following Meetings with Saharawi Activists

Equipe Media, Dakhla, Occupied Western Sahara, 2/3/2025

David Blanco, External Relations Officer for CGT-Spain, was forcibly deported from Dakhla today by Moroccan occupying authorities after a brief solidarity visit to the occupied territory. The expulsion followed his meetings with Saharawi human rights defenders, including Mohamed Nguiguiz, who had been recently detained for his online activism.

Blanco arrived in Dakhla on March 1, 2025, alongside Ahmed Ettanji, President of Equipe Media, via a Ryanair flight from Madrid. His visit aimed to demonstrate solidarity with Saharawi activists and engage with Saharawi trade unions amidst increasing restrictions on fundamental freedoms.

During his stay, Blanco met with Mohamed Nguiguiz, a Saharawi activist who had been subjected to an eight-hour detention by Moroccan police following his social media posts condemning Morocco’s "settler colonialism" in Western Sahara. Blanco was reportedly under constant surveillance throughout his time in the city.

Blanco also met with the family of Lehbib Agrechi, a Saharawi businessman who disappeared under mysterious circumstances. His family accuses Moroccan police of being behind his arrest and enforced disappearance.

Additionally, Blanco held meetings with Hassan Zerouali and Mohamed Saleh Dalimi, both are members of the local branch of CODESA (Collective of Saharawi Human Rights Defenders), to discuss the deteriorating human rights situation in the occupied territory.

On the afternoon of March 2, Moroccan occupying authorities entered Blanco’s hotel and escorted him to a taxi, transporting him to the Moroccan-controlled border. The official justification for his deportation remains undisclosed, but it is widely understood to be a direct response to his interaction with Saharawi activists and his efforts to shed light on the human rights situation in the occupied territory.

 

samedi 16 novembre 2024

Omar Bahia Abdelmajid, assassiné dans une prison marocaine (Equipe Media)

Omar Bahia Abdelmajid est né et a grandi à Tan-Tan en 1967, une ville où il a assisté aux premières manifestations organisées par le Front Polisario. Issu d’une famille connue pour son engagement indéfectible dans la lutte pour l’indépendance du Sahara Occidental, Omar a été imprégné, dès son plus jeune âge, par le combat pour la liberté. Sa famille a payé un lourd tribut pour cette cause : son oncle maternel, Salam Hussain Hnia, a été arrêté en 1987 alors qu’il tentait de rejoindre les camps de réfugiés sahraouis. Il fut décédé dans un centre de détention secret à El Ayoun, sous le régime d’occupation marocain.

Militant déterminé, Omar Abdelmajid manifestait fréquemment son soutien au Front Polisario en scandant des slogans en faveur de la cause sahraouie, notamment devant le commissariat d’Es-Skeikima. Ce dimanche, le 3 novembre, les colons marocains se rassemblaient dans la place Michouar, dans le cadre des festivités commémorant la Marche Verte dont l’anniversaire était proche. Omar les a affrontés et a protesté contre l’occupant et en faveur du Front Polisario. Là il fut arrêté. Des témoins affirment qu’il a été battu, puis transféré au poste de police.

Le lendemain, lundi, il a été présenté au procureur avant d’être envoyé à la prison locale d’El Ayoun. Une fois dans la prison, avant même d’être jugé, la police l’a soumis à des actes de torture qui lui ont coûté la vie.

Le mercredi, son corps avait été transféré à l’hôpital. Omar avait été amené déjà mort, sans aucun document officiel attestant les circonstances de son décès.

Son corps a été envoyé à Agadir pour procéder à son autopsie, mais les résultats n’ont pas été délivrés à la famille. La famille a été ignorée et contrainte de garder silence.

De nombreux Sahraouis sont accourus à son enterrement, le dimanche 10. Omar éprouvait un énorme respect pour les héros décédés dans des prisons secrètes aux mains de l’occupant marocain. Maintenant c’est à nous de l’honorer.

 

EQUIPE MEDIA

Lundi 11 Novembre 2024

El Ayoun. Sahara Occidental occupé

https://emsahara.com/?page_id=724&lang=fr
 
 Omar Bahia Abdelmajid murdered in a Moroccan prison

2024/11/12

 

Omar Bahia Abdelmajid was born and raised in Tan-Tan in 1967, a city where he attended the first demonstrations organized by the Polisario Front. Coming from a family known for its unwavering commitment to the struggle for the independence of Western Sahara, Omar was imbued, from a very young age, with the fight for freedom. His family paid a heavy price for this cause: his maternal uncle, Salam Hussain Hnia, was arrested in 1987 when he tried to join the Sahrawi refugee camps. He died in a secret detention center in El Aaiun, under the Moroccan occupation regime.

 

A determined activist, Omar Abdelmajid frequently demonstrated his support for the Polisario Front by chanting slogans in favour of the Sahrawi cause, especially in front of the Es-Skeikima police station. That Sunday, November 3, Moroccan settlers gathered in Michouar Square, as part of the festivities commemorating the Green March, the anniversary of which was approaching. Omar confronted them and protested against the occupier and in favor of the Polisario Front. There he was arrested. Witnesses claim that he was beaten and then transferred to the police station.

 

The next day, Monday, he was presented to the prosecutor before being sent to the local prison in El Aaiun. Once in prison, even before being judged, the police subjected him to acts of torture that cost him his life.

 

On Wednesday, his corpse had been transferred to the hospital. Omar had already been brought in dead, without any official document attesting to the circumstances of his death.

 

His body was sent to Agadir for an autopsy, but the results were not given to the family. The family was ignored and forced to remain silent.

 

Many Sahrawis came to his funeral on Sunday, the 10th. Omar had a huge respect for the heroes who died in secret prisons at the hands of the Moroccan occupier. Now it is up to us to honour him.

 

EQUIPE MEDIA

Monday, Novembre 11, 2024

El Aaiun, occupied Western Sahara

https://emsahara.com/?p=2553&lang=en

 


Omar Bahia Abdelmajid, asesinado en una cárcel marroquí

2024/11/12

 

Omar Bahia Abdelmajid nació y creció en Tan-Tan en 1967, una ciudad donde asistió a las primeras manifestaciones organizadas por el Frente Polisario. Proveniente de una familia conocida por su inquebrantable compromiso con la lucha por la independencia del Sáhara Occidental, Omar fue imbuido, desde muy joven, de la lucha por la libertad. Su familia pagó un alto precio por esta causa: su tío materno, Salam Hussain Hnia, fue arrestado en 1987 cuando intentaba unirse a los campamentos de refugiados saharauis. Falleció en un centro de detención secreto en El Aaiún, bajo el régimen de ocupación marroquí.

 

Militante convencido, Omar Abdelmajid manifestaba frecuentemente su apoyo al Frente Polisario coreando consignas a favor de la causa saharaui, especialmente frente a la comisaría de Es-Skeikima. Este domingo, el 3 de noviembre, los colonos marroquíes se reunieron en la plaza Michouar, en el marco de las festividades que conmemoraban la Marcha Verde, cuyo aniversario estaba próximo. Omar se enfrentó a ellos y protestó contra el ocupante y a favor del Frente Polisario. Ahí fue arrestado. Testigos afirman que fue golpeado y luego trasladado a la comisaría de policía.

 

Al día siguiente, lunes, fue presentado ante el fiscal antes de ser enviado a la prisión local de El Aaiún. Una vez en la prisión, incluso antes de ser juzgado, la policía lo sometió a torturas que le costaron la vida.

 

El miércoles, su cuerpo había sido trasladado al hospital. Omar había sido llevado ya muerto, sin ningún documento oficial que acreditara las circunstancias de su fallecimiento.

 

Su cuerpo fue enviado a Agadir para realizarle una autopsia, pero los resultados no fueron entregados a la familia. La familia fue ignorada y obligada a guardar silencio.

 

Muchos saharauis acudieron a su entierro, el domingo 10. Omar sentía un enorme respeto por los héroes fallecidos en prisiones secretas a manos del ocupante marroquí. Ahora nos toca a nosotros honrarlo.

 

EQUIPE MEDIA

Lunes 11 de Noviembre de 2024

El Aaiún. Sahara Occidental ocupado

https://emsahara.com/?p=2567&lang=es




dimanche 14 février 2021

Des experts de l'ONU demandent au Maroc de libérer Walid Salek El Batal, journaliste sahraoui emprisonné






Date de publication sur Tlaxcala : 09/02/2021


Original: UN experts urge Morocco to release imprisoned Sahrawi journalist Walid Salek El Batal



Støttekomiteen for Vest-Sahara Norwegian Support Committee for Western Sahara
Traduit par  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

 Le 7 juin 2019, des vidéos ont commencé à circuler montrant la police marocaine en train de tabasser brutalement un journaliste sahraoui au Sahara occidental occupé. Aujourd'hui, un avis de l'ONU demandant sa libération a été rendu public.

Le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a demandé la libération immédiate du jeune journaliste sahraoui Walid Salek El Batal dans une décision rendue publique aujourd'hui. L'avis a été émis lors de la 89e session du groupe de travail et peut être consulté ici (en français).

L'arrestation violente d'El Batal a attiré l'attention internationale après qu'une vidéo du tabassage eut été diffusée. Human Rights Watch et le Washington Post ont publié des rapports de vérification des faits en utilisant une enquête en open source qui a démystifié la version officielle marocaine, qui justifiait l'arrestation en accusant El Batal d'être un criminel violent.

El Batal est actuellement en prison en raison de son travail de journaliste sahraoui, ont conclu les experts de l'ONU, notant que s'il n'avait pas été sahraoui, il n'aurait pas été emprisonné. Dans sa jurisprudence, le groupe de travail des Nations unies a établi un schéma systématique d'arrestation et d'emprisonnement des militants sahraouis, constatant que les Sahraouis qui militent en faveur de l'autodétermination sont soumis à des pratiques discriminatoires en violation de l'égalité des droits humains.

Walid Salek El Batal est un ancien prisonnier politique qui travaille avec l'organisation de journalistes sahraouis Smara News. Il a été arrêté le 7 juin 2019 alors qu'il se rendait au domicile d'un collègue journaliste, Salah Eddine Lebsir, qui venait lui-même d'être libéré de prison. Walid Salek El Batal a été condamné à deux ans de prison par la Cour d'appel le 12 novembre 2019 sur la base d'aveux signés sous la torture.

Comme le montre la vidéo de son arrestation, alors qu'il se rendait à la maison de Salah Eddine Lebsir, Walid et ses co-passagers ont été violemment traînés hors de leur voiture et agressés par la police marocaine. L'enregistrement a rapidement été diffusé en ligne par les médias sahraouis et a été largement diffusé au niveau international.

Les experts de l'ONU concluent qu'El Batal a ensuite été soumis à la torture dans les locaux du poste de police et qu'il a été forcé de signer des aveux, utilisés par la suite contre lui comme principale preuve. Les experts notent également qu'El Batal a soulevé des allégations de torture dans toutes les procédures successives et que le juge marocain n'y a pas répondu, ni n'a ouvert aucune forme d'enquête. Gravement préoccupés par l'inaction du tribunal, les experts des Nations unies estiment que le tribunal marocain n'a pas été indépendant ou impartial lorsqu'il a traité le cas d'El Batal, et ont donc renvoyé son cas au rapporteur spécial des Nations unies sur l'indépendance des juges et des avocats.

« La décision du Groupe de travail sur la détention arbitraire n'est pas une simple opinion mais c'est une étape importante pour obtenir justice pour les Sahraouis car elle révèle la politique marocaine systématique de ciblage des militants et journalistes sahraouis et des écarts troublants entre discours et réalité lorsque les Marocains tentent de justifier les violations », déclare Mohamed Mayara, journaliste et coordinateur d'Equipe Media.

« Avec le cas de Walid, la non-indépendance et la non-impartialité du système judiciaire marocain ont été prouvées », ajoute Tone Sørfonn Moe, le représentant légal international agissant au nom de Walid Salek El Batal. « Le moment est venu de demander des comptes au Maroc pour ses violations du droit international en tant que puissance occupante. Le Maroc maintient effectivement un peuple entier, le peuple sahraoui, écrasé par l'usage de la force, et la communauté internationale doit s'exprimer clairement contre la torture, les abus et la privation de liberté qui ont lieu actuellement dans le Sahara occidental occupé ».

►Pour toute question sur cette affaire, veuillez contacter le représentant légal international de Walid Salek El Batal, Tone Sørfonn Moe du Comité norvégien de soutien au Sahara occidental, à l'adresse tone.s.moe[at]protonmail.com  ou l'organisation de journalistes sahraouis Equipe Media à l'adresse equipemedia2020[at]gmail.com

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_21691.jpg





Merci à Comité Norvégien de soutien au Sahara occidental
Source: https://vest-sahara.no/en/news/un-experts-urge-morocco-to-release-imprisoned-sahrawi-journalist
Date de parution de l'article original: 07/02/2021
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=30780

 


 
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dimanche 29 novembre 2020

Sahara Occidental : Terreur au mariage du président d'Équipe Média


Environ 200 agents de la police marocaine et des forces paramilitaires ont encerclé la maison et les rues adjacentes d'Ahmed Ettanji, président de l'Équipe Média, dans le quartier de Lahohoum, au centre d'El Aaiun. Ahmed Ettanji allait se marier et la police a terrorisé ses parents et amis et a empêché les invités de se joindre à son mariage et l'a placé en résidence surveillée, le menaçant de détention et d'entrée forcée.

Cette répression était censée empêcher le COVID-19, mais Ettanji célébrait son mariage selon les mesures spéciales qui respectent la distance sociale telle qu'acceptée au niveau international, et suivant les règles marocaines qui s'appliquent aux colons.

Des forces similaires ont encerclé la maison de Nezha El Khalidi, la mariée, membre du conseil d'administration de l'Équipe Média, et elles ont terrifié leurs invités et ont empêché d'autres personnes de les rejoindre bien qu'elles portaient des masques et respectaient la distance sociale.

Ce blocus est une preuve de plus de l’intention de l’État marocain de cibler les journalistes sahraouis et les militants des droits de l’homme qui s’est intensifiée après la violation du cessez-le-feu par le Maroc contre les Sahraouis.

En conséquence, l'Équipe Média appelle les Nations Unies à assumer pleinement leurs responsabilités face aux menaces directes auxquelles sont exposés les civils sahraouis, et en particulier les journalistes et les militants sahraouis.

Nous appelons les gouvernements français et espagnol, alliés et sponsors de Rabat, à intervenir et à mettre fin aux crimes contre l’humanité commis par la milice et la police marocaines.

Nous appelons également la Croix-Rouge internationale, Reporters sans frontières et le Comité pour la protection des journalistes à défendre nos journalistes.

Le journalisme n'est pas un crime.

Equipe Médias


 

mardi 5 mai 2020

A cause du coronavirus, des politiciens et des acteurs demandent la libération de prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines admin

A cause du coronavirus, des politiciens et des acteurs demandent la libération de prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines


MADRID, le 3 mai (EUROPA PRESS) – 
Différentes personnalités de la politique et du cinéma se sont réunies pour exiger la libération des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines face à l’avancée de la pandémie de coronavirus.
Des députés, des responsables municipaux, des représentants de groupes politiques et du monde du spectacle se sont filmés pour montrer leur solidarité avec les prisonniers. Ainsi, ils ont appelé à leur libération « immédiate » en assurant que ce sont des personnes emprisonnées pour « leurs convictions politiques » et qui courent un risque élevé d’être infectées, rapporte le portail d’information sahraoui Equipe Media dans un communiqué.
« Les prisonniers sahraouis, qui souffrent de séquelles en raison des tortures qu’ils ont subies et souffrent de maladies dont ils sont à peine soignés, sont détenus dans des espaces confinés et sans les conditions sanitaires minimales, ce qui en fait des personnes à haut risque pour le coronavirus », rapportent le portail.

De cette façon, il a soutenu que cette situation est aggravée par les communications téléphoniques « rares ou inexistantes » des détenus avec leurs proches. À ce stade, ils ont souligné depuis la plate-forme qu’ils étaient des « prisonniers d’opinion », accusés dans des procès où aucune preuve n’a été fournie et avec des aveux « sous la torture ».
« Le Maroc, qui a reçu 450 millions d’euros d’aide de l’Union européenne pour lutter contre le coronavirus, a libéré 5.654 prisonniers face à la pandémie de coronavirus, mais aucun aucun Sahraoui parmi eux », a dénoncé Equipe Media.
Pour cette raison, ils ont fait allusion aux paroles de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, qui a exhorté les gouvernements du monde entier à prendre des mesures pour empêcher la Covid-19 de se répandre massivement dans les prisons.
Bachelet a proposé la libération, en particulier des personnes vulnérables et de ceux qui accumulent des délits mineurs, soulignant que « maintenant plus que jamais, les gouvernements devraient libérer toutes les personnes détenues sans fondement juridique suffisant, y compris les prisonniers politiques et autres détenus simplement pour avoir exprimé des idées critiques ou dissidentes ».
Europa Press, 3 mai 2020

mardi 2 juillet 2019

Le Maroc empêche de nouveau la présence d’avocats


Procès de la journaliste sahraouie Nazha Al Khalidi

Amnay Idir,25 juin 2019 

Ces expulsions d’avocats et d’observateurs surviennent après celle, enregistrée le 19 mai dernier, d’une autre délégation d’avocats espagnols qui devait se rendre au Sahara occidental occupé pour assister au procès, prévu le 20 mai, de la journaliste sahraouie.
Les autorités marocaines ont empêché l’accès à El Ayoun occupée aux avocats espagnols Miguel Angel Jerez, Jose Maria Costa et Ines Miranda, a rapporté hier l’APS citant les médias espagnols.
Ils sont accrédités par le Conseil général du droit espagnol (CGAE) pour assister au procès de la journaliste sahraouie Nazha El Khalidi, prévu hier, 24 juin. Elle est poursuivie pour ses activités de défense des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés.
Arrivés dans la capitale du Sahara occidental occupé en provenance de Las Palmas de Gran Canaria, les juristes espagnols ont été empêchés par la police marocaine de descendre de l’avion et ont dû rentrer le même jour aux îles Canaries, ont poursuivi les mêmes sources.
Selon le site d’information sahraoui Equipe Media, deux autres observateurs internationaux n’ont pas aussi été autorisés samedi à se rendre à l’aéroport de Casablanca (Maroc) pour assister au procès de la journaliste sahraouie.
Ces expulsions d’avocats et d’observateurs surviennent après celle, enregistrée le 19 mai dernier, d’une autre délégation d’avocats espagnols qui devait se rendre au Sahara occidental occupé pour assister au procès prévu le 20 mai contre la journaliste sahraouie, avant d’être reporté au 24 juin.
Il s’agit de cinq avocats espagnols, en l’occurrence Ramon Campos Garcia, Maria Lorettis Barron, Ruth Sebastian Garcia, Maria Dolores Traviso et Sidi Talib Bouya Hassan, ainsi que de deux observateurs norvégiens d’une organisation non gouvernementale (ONG), Vigard Fuso Semifole et Kirsty Brevik Miller, qui ont été contraints de rester dans le hall de l’aéroport de Madrid pendant cinq heures jusqu’à leur vol à destination de Casablanca, avant d’être expulsés par les autorités marocaines vers leurs pays d’origine.
Le procès de la journaliste Nazha El Khalidi aurait dû se tenir le 20 mai, mais le tribunal de première instance d’El Ayoun a reporté l’audience pour vérifier le contenu du téléphone de la journaliste, saisi par la police marocaine alors qu’elle assurait la couverture médiatique d’une manifestation de Sahraouis.
L’arbitraire légal
Les Nations unies ont exprimé de «sérieuses préoccupations» à propos de cette affaire. La vice-présidente du groupe de travail sur la détention arbitraire Elina Steinerte, le rapporteur spécial pour la promotion du droit à la liberté d’opinion et d’expression, David Kaye, le rapporteur spécial sur la torture et autres traitements dégradants, Nils Melzer, ont envoyé une lettre au gouvernement marocain dans laquelle ils ont exprimé leur préoccupation pour l’arrestation de la journaliste sahraouie et exigé l’abolition de la législation qui criminalise les personnes pour pratique du journalisme sans autorisation préalable.
Ils ont déclaré que l’article 238 du code pénal marocain, qui accuse Nazha Al Khalidi d’exercer le métier de journaliste sans s’être déclarée au préalable, est contredit par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, signé et ratifié par le Maroc. Ils ont invité Rabat à répondre aux questions sur la torture pratiquée sur la journaliste.
Des organisations internationales, dont Reporters sans frontières (RSF), ont récemment dénoncé le fait que le Sahara occidental est «l’un des lieux les plus fermés au monde» aux journalistes, dénonçant «des détentions arbitraires, du harcèlement, des tortures, des emprisonnements et des condamnations lourdes et injustes».
De leur côté, les ONG Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International ont contesté le procès de la journaliste sahraouie, qu’elles jugent «incompatible avec le droit de rechercher, de recevoir et de diffuser des informations et des idées garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme».

samedi 26 janvier 2019

Des ONG condamnent "fermement" l'agression d'un militant sahraoui par la police marocaine


Publié le : vendredi, 25 janvier 2019 
    LAAYOUNE OCCUPEE - L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains a condamné "fermement" les violences des autorités marocaines à l'encontre de Mohamed Mayara, coordinateur du collectif Equipe Media, affirmant que le militant sahraoui a été agressé par des policiers marocains à l’aéroport de Laâyoune occupée.
    L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains, issu d'un partenariat de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), ont lancé un appel "urgent" pour garantir l’intégrité physique et le bien-être psychologique de Mohamed Mayara ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l'Homme au Maroc et au Sahara occidental", ont indiqué des médias citant une lettre adressée aux autorités marocaines.
    S'adressant notamment aux services du Premier ministre marocain, au ministre des Affaires étrangères, ainsi qu'aux ministres chargés de la Justice et des droits de l’Homme, l'Observatoire a demandé aux autorités marocaines de mettre un terme à "toute forme de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre des défenseurs des droits humains et de garantir le droit de mener des activités pacifiques et légitimes de défense des droits humains".
    S'appuyant sur des sources fiables, l'Organisation a affirmé que Mohamed Mayara a été victime d'une "agression physique" perpétrée par huit policiers marocains à l’intérieur de l’aéroport de Laâyoune occupée et blessé à la joue le 13 janvier denier, alors qu’il rentrait d’une visite des camps de réfugiés sahraouis accompagné d’une délégation de 16 défenseurs des droits humains, dont Mme Aminatu Haidar".
    Selon l'ONG, les policiers marocains l’ont ensuite conduit dans une salle à l’aéroport et l’ont interrogé sur sa visite des camps de réfugiés et sur les activités d’Equipe Media, ajoutant que le militant sahraoui a été "photographié avant d'être relâché, sans qu’aucun chef d’inculpation n’ait été retenu contre lui".




    L’Observatoire a rappelé, qu’au cours des derniers mois, Mohamed Mayara avait reçu plusieurs menaces en rapport avec ses activités, précisant que "le 12 novembre dernier, des militaires marocains se sont même entrés par effraction dans sa maison et ont interrogé sa famille au sujet de ses activités de défense des droits de l'Homme et des moyens de subsistance de la famille".
    Condamnant fermement ces actes de violence, l’Organisation a relevé à l'occasion que d’autres membres d’Equipe Media ont subi le même harcèlement de la police marocaine, citant notamment le cas de la journaliste Nazha El Khalidi, correspondante de la RASD TV, qui a été arrêtée et agressée par la police marocaine en novembre dernier pour avoir filmé des manifestations pacifiques sahraouies.
    A cet effet, l’ONG appelle les autorités marocaines de garantir en toutes circonstances le droit de mener des activités pacifiques et légitimes de défense des droits de l'Homme et de mener, sans délais, une enquête "impartiale" quant à ces faits cités, afin d’identifier les responsables et de les traduire devant la justice.
    Elle a exigé, en outre, de garantir "l’intégrité physique et le bien-être psychologique de M. Mohamed Mayara ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits de l'Homme au Maroc et au Sahara occidental".
    L'Observatoire a invité également les autorités marocaines à se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme de l'ONU, à la Déclaration universelle des droits de l’Homme ainsi qu'aux autres instruments relatifs aux droits humains ratifiés par le Royaume.

    jeudi 3 janvier 2019

    SO occupé : le Makhzen s’en prend aux journalistes sahraouis



    L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains a fermement condamné, samedi 22 décembre, la détention arbitraire et les violences à l’encontre de la journaliste sahraouie Nazha El-Khalidi par la police marocaine, appelant les autorités du Royaume à «garantir en toutes circonstances le droit de mener des activités pacifiques et légitimes de défense des droits humains».
    Dans un appel «urgent» adressé aux autorités marocaines, l’Observatoire, issu d’un partenariat entre l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), a dénoncé fermement «la détention arbitraire» par la police marocaine de Nazha El-Khalidi, journaliste et membre du collectif sahraoui Equipe Media, survenue le 4 décembre dernier à Laâyoune occupée, alors qu’elle filmait des violences policières visant les participants à une manifestation de soutien à la cause sahraouie.
    La journaliste sahraouie, correspondante de la RASD TV, a été amenée au commissariat de la police marocaine et détenue pendant quatre heures avant d’être libérée sans qu’aucun chef d’inculpation ne soit retenu contre elle, a fait savoir l’Observatoire dans son document, dont l’objet porte sur la dénonciation d’une «détention arbitraire et des entraves à la liberté de rassemblement pacifique et d’information».
    Lire https://www.algeriepatriotique.com/2018/12/23/sahara-occidental...

    samedi 19 août 2017

    Occupation : acceptation ou résistance. 1ère partie, résistance

    Par APSO

    Le texte suivant est une partie d'un diptyque qui propose de suivre le destin de deux Sahraouis dont les chemins se sont croisés dans les mêmes lieux aux mêmes périodes. Les campements de El Aaiun occupée en 1991, année du cessez-le-feu. Par leurs choix opposés, acceptation ou résistance, ils illustrent ce que l’histoire a malmené les hommes, quand rien n’est simple et que le prix à payer est lourd.
    Ci-dessous, Mohamed Mayara refuse pour survivre à la mort de son père, de sa sœur, et que leurs mémoires ne soient pas effacées... Mohamed Ardoun accepte pour survivre, et en meurt ignoré et méprisé des autorités, le texte sera publié ultérieurement.
    Le diptyque a été publié dans Informations et Commentaires, le développement en questions, septembre 2016
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    Je suis militant sahraoui pour le respect des droits de notre peuple. Je suis un parmi d’autres. Les autorités marocaines utilisent tous les moyens possibles pour nous empêcher de mener notre combat, par de l’intimidation, de la discrimination, des humiliations, en nous faisant prendre du temps et de l’énergie, ou en compliquant nos moyens économiques de subsistance.
    J’ai connu les arrestations et longs interrogatoires répétés, les fouilles irrespectueuses, et les espionnages divers, les coupures de téléphone et d’électricité intempestives, l’encerclement très visible de ma maison par des dizaines de véhicules de la police
    Je suis né le 6 décembre 1975, j’avais 1 mois le jour de l’invasion militaire du Sahara Occidental. Mes parents, originaires de El Aaiun, habitaient alors Tantan au sud du Maroc. Je suis le dernier de ma fratrie. Nous sommes 5 sœurs et 3 frères.
    Mon père Haiba Mayara a disparu le 27 février 1976, jour de la proclamation de la République Sahraouie, un peu plus de deux mois après ma naissance. Il avait 55 ans.
    La police est venue dans notre maison à Tan Tan, Les agents ont mis de force un bandeau sur les yeux de mon père et l’ont menotté. Ils ont emmené de la même façon mes trois oncles, avec comme seule explication qu’ils étaient tous du Polisario. 
    Mon père est resté enfermé vers Agadir, dans une prison secrète marocaine où il est mort en 1977. Il est mort sous la torture des Marocains. Mon oncle était avec lui en prison, il a été libéré en 1991 et nous a appris la mort de mon père et ses circonstances. J’avais presque 16 ans.
    Un grand frère, une grande sœur et ma mère ont aussi connu une période de disparition forcée et de torture. Mon grand frère Med Salem, né en 1958, était maitre dans une école de Essmara quand il a été arrêté en juin 1976. Il était soupçonné d’avoir des relations avec le Polisario. Il a disparu pendant 6 mois. Il a ensuite été constamment menacé et harcelé, il l’est toujours.
    En juin 1976, Aicha, ma grande sœur née en 1954 a été arrêtée à Glimim, pas très loin de chez nous. Elle aussi a disparu pendant 6 mois. Elle s’était mariée en 1968 et avait deux enfants nés en 1969 et 1975. Son mari qui travaillait en France avant de rejoindre le Polisario en 1975 est mort pendant la guerre contre le Maroc, en 1984. Aicha est morte en 1987, des suites des tortures parce que la famille n’a pas pu la conduire au Maroc pour y être soignée. Ses enfants ont été élevés avec moi. Son deuxième fils Rachid, né la même année que moi, est mort une nuit de 1997, à 22 ans. Le docteur a dit qu’il avait fait une crise cardiaque.
    En 1977, avec 17 autres femmes sahraouies, ma mère est allée à Rabat pour « chercher son mari » comme elle dit. Elle n’a rien appris sur lui, et a été arrêtée à Guelmim à son retour. Elle a disparu pendant 3 mois. J’avais un an et demi et j’étais avec ma grand-mère.
    Je suis allé à l’école à Tan Tan en 1981, et je n’en ai pas de bon souvenir. Dès le début je me suis trouvé dans des bagarres avec les enfants marocains, et le père de l’un deux m’a frappé. J’ai alors réalisé que personne ne pouvait m’aider que des femmes : ma mère et les femmes de mes oncles. Cette prise de conscience de l’absence des hommes m’a profondément marqué.
    Je suis allé au collège à Tan Tan jusqu'à la quatrième année. (3ème dans le système français)
    La famille a déménagé vers El Aaiun en 1991. Nous attendions avec impatience la libération des disparus sahraouis. Ils ont été relâchés en juin 1991 mais mon père n’était pas parmi eux.
    Nous avons d’abord habité sous la tente dans les campements de Sahraouis qui étaient à l’entrée nord de El Aaiun. Nous y sommes restés 3 ans, le temps de trouver un logement dans la ville.
    Après mon bac en 1997, j’avais essayé de faire des études universitaires à Rabat, mais les conditions étaient trop difficiles, et j’ai abandonné. Il n’y a pas d’université au Sahara Occidental, et les conditions pratiques et pédagogiques que nous devons supporter sont décourageantes.
    Si la conscience de mon identité sahraouie et de ses conséquences est ancrée dans mon histoire familiale, j’ai choisi la résistance à l’occupant et à l’oubli en étant membre du comité des familles des martyrs dans les centres secrets. Il est des vérités qu’il est nécessaire de connaître pour vivre.
    J’avais 24 ans en 1999 lors de ce que nous appelons la première intifada.
    Notre énorme manifestation a été attaquée par les forces d’occupation, et j’ai fui vers Rabat pour échapper à la répression, les arrestations, les tabassages. Là j’ai décidé d’apprendre une langue pour immigrer et défendre ma cause depuis l’extérieur. J’ai commencé par prendre des cours d’anglais à l’American Language Center puis j’ai décidé de m’inscrire au Goethe Institut. J’ai obtenu le Zertifikat Deutsche Als Fremdsprache, diplôme d’Allemand. Il validait un an d’étude. Cette période est pour moi le début de la conscience qu’il ne faut pas se laisser massacrer sans le faire savoir en dehors du pays. J’ai commencé à faire des vidéo, à écrire des informations. Finalement je ne suis pas parti à l’étranger, mais j’avais acquis des bases précieuses en allemand et anglais.
    En 1999 aussi, après la mort d’Hassan 2, le Maroc de Mohamed 6 veut couper avec le passé. Il met en place l’instance indépendante pour la compensation matérielle pour la réconciliation. 

    samedi 20 mai 2017

    Reprise du procès de Gdeim Izik vu par les journalistes sahraouis (3)



    Rapport sur l'évolution du procès des prisonniers Gdeim Izik dans la ville de Salé, au Maroc, par Equipe Media, 15/5/2017

    Poursuite des activités organisées par les Sahraouis devant la Cour d'appel, en appui au groupe Gdeim Izik  de prisonniers politiques.
    Des slogans politiques ont été chantés haut et fort, exigeant l'autodétermination et dénonçant le simulacre de procès.
    Les caméras d’Equipe Media ont présenté des photos montrant des voyous marocains dénigrant sur des pancartes le travail des organisations internationales. « Les organisations internationales aident les mouvements terroristes » et d'autres expressions contre tout le travail des observateurs internationaux sur la question du Sahara Occidental occupé.
    De telles pratiques de moquerie qu’utilisent les Marocains mettent en lumière la crise que le royaume alaouite vit avec l’affaire de Gdiem Izik.
     La même chose se produisit lorsque la Suède a reconnu la RASD, les autorités d'occupation ont organisé des manifestations en recrutant des milliers de ses citoyens pour aller à l'encontre de ce pays, ou contre l'ancien Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, après qu'il ait utilisé le terme « occupation » pour désigner le conflit entre le Maroc et le Sahara occidental.
    Ce jour-là a repris le procès des prisonniers politiques de Gdeim Izik et donc la participation d'organisations internationales qui sont observateurs du simulacre de procès. Elles ont produit divers rapports montrant ce théâtre qu'est la parodie de jugement des prisonniers politiques sahraouis.