2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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dimanche 23 mai 2021

Les dépenses militaires face aux besoins humains. Les centaines de milliards de la honte

Texte collectif, 14/5/2021

 
En Inde, « avec plus de 350 000 nouveaux cas enregistrés par jour et la mort à chaque coin de rue, patients et familles sont pris dans une véritable course contre la montre, suppliant pour avoir accès à de l’oxygène et des médicaments devant des hôpitaux surpeuplés ». En Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les migrations, au moins 453 migrants ont péri depuis le 1er janvier.
 
De nombreuses voix parlent de honte, face à la tragédie des migrants disparus noyés, sans que les États ne déploient les moyens nécessaires pour les sauver en application des principes élémentaires du droit international maritime. Selon l’Unicef, « plus de 10 millions d’enfants en République démocratique du Congo, dans le nord-est du Nigeria, dans le Sahel central, au Soudan du Sud et au Yémen souffriront de malnutrition aiguë en 2021 ». Pour le Programme alimentaire mondial des Nations unies, « la sécheresse incessante qui sévit à Madagascar pousse des centaines de milliers de personnes au bord de la famine ».
 
Pourtant les moyens ne manquent pas. Ainsi, le Monde du 15 avril relate la visite du ministre des Affaires étrangères français en Inde comme étant « intimement liée aux intérêts économiques français. En particulier l’éventuelle vente supplémentaire de Rafale, dont l’Inde a déjà acheté 36 exemplaires à Dassault Aviation, en 2016, pour près de 8 milliards d’euros. Depuis 2018, de nouveaux appels d’offres ont été lancés avec, à la clé, potentiellement plus de 150 avions ». L’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm a estimé que les dépenses militaires mondiales s’élèvent à près de 1 645 milliards d’euros en 2020, soit une augmentation de 2,6 % par rapport à 2019.
 
La France a livré en Inde des lits et des appareils respiratoires, c’est un peu de solidarité humaine qui se manifeste. Mais nous vivons des moments de honte. Alors que des millions d’individus subissent la pandémie sans les moyens médicaux nécessaires, connaissent le chômage et la précarité, souffrent de la faim, que d’autres se noient en fuyant les guerres et la misère, le montant des dépenses militaires mondiales a atteint un montant jamais connu dans l’histoire de l’humanité. Les peuples souffrent, on leur distribue des armes. La honte !
 
La réduction des dépenses militaires est une nécessité. Leur réorientation vers des investissements utiles pour la santé, l’éducation, la recherche, la culture, le climat et une économie durable permettrait la création d’emplois en France et dans le monde. Si les neuf États possédant des armes nucléaires stoppaient leurs programmes, plus de 820 milliards d’euros pourraient être réorientés dans les 15 années à venir vers la satisfaction des besoins humains. Ce serait conforme avec la charte des Nations unies, qui stipule (article 26) que les États doivent « favoriser l’établissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationales en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde », mais aussi avec le traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et le traité sur l’interdiction des armes nucléaires (Tian) entré en vigueur le 22 janvier 2021. Pour son avenir, l’humanité n’a d’autre chemin que la paix.
 
 
Signataires : Roland NIVET et Edith BOULANGER (Co-porte-paroles nationaux du Mouvement de la Paix) ; Jean ZIEGLER (conseiller du conseil des droits de l’homme des Nations Unies), Pradip BISWAS (v-p de la fédération des employés de banque d’Inde), Alain ROUY (secrétaire de l’AIEP - Asso internationale des éducateurs à la paix), Véronique MARTIN (secrétaire confédérale CGT), Lilian HALLS-FRENCH (Co-présidente Initiative Féministe EuroMed IFE-EFI), Michèle DECASTER (militante afaspa), Jim ANDERSON (Peace action), Christian REECHT (membre de l’Action Catholique Ouvrière)

Tribune publiée dans l’Humanité le 14 mai 2021
 
 
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lundi 4 mai 2020

Deneuve, Besson, Huppert, Bruel, Sy... La révolte des artistes contre Emmanuel Macron et le gouvernement


Un collectif demande à l'État de «mesurer sa responsabilité» et exige de Franck Riester des mesures concrètes et rapides pour aider le secteur et, notamment, les intermittents.

Le collectif revendique notamment une prolongation des droits d'un an des droits à l'assurance-chômage des intermittents.
Le collectif revendique notamment une prolongation des droits d'un an des droits à l'assurance-chômage des intermittents. AFF/Seeger Patrick/DPA/Marechal Aurore/ABACA
«La culture en France sera non pas au cœur, mais à terre et pour longtemps». Une prédiction pessimiste, que les intermittents du spectacle craignent de voir devenir réalité au cours des prochains mois. Alors que le secteur culturel est à l'arrêt depuis plusieurs semaines et devrait l'être encore bien au-delà du 11 mai, de nombreuses personnalités réunies au sein d'un collectif demandent au gouvernement de présenter «un plan précis au secteur culturel».

 
Dans une tribune publiée jeudi par Le Monde , Catherine Deneuve, Jean Dujardin, Clara Luciani, Oxmo Puccino ou encore Léa Seydoux, ont lancé un appel au président de la République, l'exhortant à agir afin de réparer «cet oubli de l'art et de la culture». Ils reprochent notamment au ministère de la Culture l'absence de précision des mesures mises en place pour aider le secteur, qui «fait vivre 1,3 million de personnes».

Prolonger les droits des intermittents

«Depuis six semaines, le ministre de la Culture [Franck Riester, ndlr] ne dit strictement rien, déplorent-ils. «Des “je ne sais pas” à la pelle, quelques mots sur les théâtres privés, semble-t-il, de vagues encouragements, peut-être, aux assureurs à assurer contre les risques du Covid-19...». Des «supputations» qui leur font craindre pour l'avenir des intermittents, des auteurs, ainsi que des travailleurs de la restauration, de l'hôtellerie ou du nettoyage, autant de secteurs d'activité se déployant autour des événements culturels.
Nous vous demandons de mesurer la responsabilité qui est ici la vôtre
Collectif de personnalités du monde de la culture
«Les emplois concernés ne peuvent pas se permettre ces devinettes», affirment les auteurs de la tribune, avant d'énumérer un ensemble de mesures. «Exigez donc du ministère de la Culture qu'il parte de la date la plus catastrophique et mette en place un système de sauvetage qui prévoie d'aller jusqu'à cette date». Un tel système permettrait ainsi aux travailleurs et différentes structures culturelles de s'en retirer à mesure de la reprise de leur activité. Les signataires souhaitent également un recensement des sommes nécessaires à la survie de chaque organisme public ou privé.

 
Enfin, ils appellent le gouvernement à prolonger les «droits des intermittents d'une année au-delà des mois où toute activité aura été impossible». Cette mesure avait déjà été réclamée par plusieurs pétitions, dont la lettre ouverte «Culture en danger» , à l'initiative du metteur en scène Jean-Claude Fall. La longue période d'inactivité vécue par les intermittents risquerait en effet d'empêcher beaucoup d'entre eux de cumuler les 507 heures nécessaires au renouvellement de leurs droits à l'assurance-chômage pour l'année suivante.
Les signataires de la tribune, parmi lesquels figurent les comédiens Sandrine Kiberlain, Vincent Lacoste, Isabelle Huppert, et Pierre Niney, ainsi que les réalisateurs Mathieu Amalric et Luc Besson demandent au chef de l'État «de mesurer la responsabilité qui est ici la vôtre». Sans quoi «la reprise économique se fera sur le dos de tous ceux qui, comme nous et avec nous, sont dans la discontinuité de l'emploi».

» À VOIR AUSSI - Sorties, sport, culture: ce que nous pourrons faire après le 11 mai

mercredi 1 avril 2020

« Ensemble, nous résisterons » : des Sahraouis lancent une campagne de solidarité avec l'Espagne, l'Italie et l'Algérie








 AFRIQUE 






EFE

Traduit par  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي


Alger, 31 mars (EFE) - Le collectif médiatique alternatif “Saharawi Voice” a lancé ce mardi sa campagne « Ensemble, nous résisterons »  en solidarité avec ses voisins espagnol, italien et algérien, touchés par la pandémie de coronavirus, pour remercier du soutien reçu durant les quatre dernières décennies d'occupation.
Cette plateforme, dédiée à l'information sur le Sahara occidental, publiera tout au long de la semaine plusieurs vidéos réalisées par des citoyens et des militants pour « leur faire savoir qu'ils ne sont pas seuls et qu'une fois tout cela terminé, les Sahraouis seront de l'autre côté à les attendre », explique-t-elle dans un communiqué.

« Nous parlons d'expérience, nous avons pratiquement vécu dans une sorte de quarantaine depuis 45 ans et ça continue à ce jour », déclare à Efe son co-fondateur, Mohamedsalem Werad, du camp de réfugiés de Smara, dans la région désertique algérienne de Tindouf.
« Personne n'aime être restreint dans ses mouvements, mais il faut être patient pour éviter le pire, qui est la contagion. Il t apprécier le fait que c'est temporaire et que cela va passer, en vivant au jour le jour au lieu de penser sur le long terme », conseille ce militant et professeur d'anglais de 35 ans.
Dans ce sens, il rappelle comment l'Espagne et l'Italie ont apporté leur aide depuis l'occupation marocaine en 1975, en accueillant des centaines d'enfants chaque été et en envoyant des caravanes médicales et de l'aide humanitaire. En outre, le rôle de l'Algérie, qui a accueilli la moitié de la population sahraouie, à laquelle elle a offert une protection internationale.
« Nous avons un dicton en hassaniya, qui reflète parfaitement notre initiative : nous n'oublierons jamais ceux qui nous ont aidés et pas non plus ceux qui ont aidé nos ennemis », rappelle Werad.
Jusqu'à présent, les autorités sahraouies affirment qu'il n'y a pas eu de cas positifs ni même de soupçons de contagion dans les camps, bien que 21 personnes soient en quarantaine préventive après être rentrées d'autres pays.
Préoccupé par les effets de l'épidémie, le Front Polisario a ordonné le bouclage du périmètre avec l'Algérie le 19 mars, la fermeture de toutes les communications terrestres et aériennes, la fermeture des espaces publics, la suspension de toutes les manifestations sociales, culturelles et sportives ; il a limité les déplacements entre les camps et renforcé les mesures de surveillance sanitaire et de prévention.

Le conflit dans l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental a commencé à l'automne 1975 lorsque les troupes marocaines ont profité de la faiblesse de la fin de la dictature franquiste pour prendre le contrôle du territoire.

L'occupation a déclenché une guerre avec le Maroc impliquant la Mauritanie, qui a été suspendue en 1991, lorsqu'un cessez-le-feu a été déclaré et qu'un référendum sur l'autodétermination supervisé par l'ONU a été convenu.

Depuis lors, Rabat et la République arabe sahraouie démocratique (RASD), reconnue par l'Union africaine, se battent pour la mise en œuvre du référendum, s’affrontant sur la questions des listes électorales.



Lire le texte complet en français : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=28505



Merci à Tlaxcala
Source: https://www.lavanguardia.com/vida/20200331/48210930481/saharauis-lanzan-una-campana-de-solidaridad-con-espana-italia-y-argelia.html
Date de parution de l'article original: 31/03/2020