2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est torture. Afficher tous les articles
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dimanche 10 août 2025

Dégradation des conditions carcérales des détenus sahraouis : alerte sur le cas du journaliste El Bachir Khadda

 OMCT, 8/8/2025

Sahara Occidental - Genève - Paris, 8 août 2025 – L’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains (OMCT-FIDH) et Équipe Media expriment leur profonde inquiétude face à la dégradation des conditions de détention du défenseur des droits humains et journaliste saharaoui El Bachir Khadda, arbitrairement détenu depuis 2010 au Maroc. L’Observatoire et Équipe Media alertent également sur le sort de l’ensemble des défenseur·es des droits humains sahraoui·es arbitrairement détenu·es dans le pays et qui souffrent de conditions de détention discriminatoires.

L’Observatoire et Équipe Media ont été informés du refus d’accès aux soins et du harcèlement dont est victime le journaliste sahraoui M. El Bachir Khadda, ainsi que de l’impunité dont bénéficie les auteurs des actes de torture à son encontre. Figure historique du média indépendant « Équipe Média » et membre de l’Observatoire Sahraoui des Droits de l’Homme au Sahara, M. Khadda a été enlevé à Laâyoune en 2010, avant d’être soumis à des actes de torture en représailles de sa couverture médiatique critique des autorités marocaines. Il a été condamné à 20 ans de prison en 2017 par la Cour d’appel de Salé, près de Rabat, pour des faits qualifiés d’« actes criminels ». Sa détention a été reconnue comme arbitraire par le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire.

Durant ses quinze années de détention arbitraire à la prison de Salé, d’Aarjat puis de Tiflet 2, l’état de santé mental et physique de M. Khadda s’est considérablement détérioré. Les actes de torture à son encontre lors de son arrestation lui provoquent encore aujourd’hui des douleurs dorsales chroniques et des troubles visuels accrus. La quasi-absence de communication avec ses proches, due à l’éloignement de la prison, aggrave également sa détresse psychologique. Toutes ses demandes d’accès à un examen médical indépendant ont systématiquement été rejetées par l’administration pénitentiaire et les gardiens n’hésitent pas à affirmer que « les ennemis de la nation ne méritent pas de ressources médicales », en référence à son appartenance sahraouie. En 2024, M. Khadda a même été menacé de sanctions disciplinaires pour avoir insisté pour consulter un neurologue. La privation d’accès à des soins médicaux appropriés met aujourd’hui sa vie en danger, ainsi que celle des autres détenus sahraouis qui font l’objet des mêmes restrictions.

L’Observatoire avait déjà récemment déploré le refus de soins du journaliste sahraoui M. Mohamed Lamin Haddi, également détenu arbitrairement depuis quinze ans à la prison de Tiflet 2, dans un état d’isolement prolongé et avec des communications avec ses proches très limités. Pour rappel, l’accès rapide à des soins médicaux appropriés et indépendants est garanti par la Règle 27, alinéa 1, des Règles Nelson Mandela (Ensemble des règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus), ainsi que par le point 20(b) des lignes directrices de Robben Island. En 2022, le Comité des Nations Unies contre la torture avait déjà condamné le Maroc pour restrictions d’accès aux soins d’un détenu sahraoui et avait appelé les autorités à prendre des mesures concrètes à cet égard.

Au-delà du refus d’accès aux soins, M. Khadda subit également un harcèlement continu lié à son appartenance sahraouie de la part du personnel pénitentiaire et des autres détenus de la prison Tiflet 2. Les gardiens qualifient eux-mêmes les détenus sahraouis d’« ennemis de la nation », encouragent les détenus marocains à insulter les sahraouis de « traîtres à la patrie » en les récompensant par des cigarettes, de la nourriture supplémentaire, voire des objets contondants destinés à être utilisés contre les détenus sahraouis. Les mêmes gardiens organisent aussi des séances d’humiliation au cours desquelles les détenus marocains sont contraints de scander des slogans nationalistes tels que « Le Sahara est marocain », sous peine de sanctions telles que l’isolement ou la suppression des visites familiales. Lorsque M. Khadda a tenté de signaler ces abus à plusieurs reprises, les gardiens ont refusé d’intervenir et ont fermé les yeux sur les passages à tabac des détenus sahraouis, notamment lors des transferts vers les douches ou l’infirmerie.

L’Observatoire et Équipe Média constatent avec inquiétude l’impunité dont bénéficient les auteurs des actes de torture et de mauvais traitements infligés à M. Khadda lors de son arrestation et de sa détention et exigent des autorités judiciaires marocaines des enquêtes impartiales et approfondie, des poursuites et des sanctions. Bien que le Maroc ait ratifié la Convention contre la Torture et consacré la prohibition de la torture et des mauvais traitements à l’article 12 de sa Constitution, aucune suite n’a jamais été donnée aux 42 plaintes déposées par le journaliste depuis 2011. La dernière en date, déposée le 30 juin 2025 et concernant des « représailles et refus de soins », est restée à ce jour lettre morte.

L’Observatoire et Équipe Média appellent les autorités marocaines et l’administration de la prison de Tiflet 2 à prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité, l’intégrité physique et le bien-être psychologique de M. El Bachir Khadda.

Les autorités marocaines et l’administration pénitentiaire doivent immédiatement rétablir des conditions de détention conformes aux standards nationaux et internationaux en matière de droits humains pour tou·tes les détenu·es sahraoui·es, et mettre fin à l’usage de la détention prolongée comme instrument pour faire taire les voix des journalistes et défenseur·es des droits humainssahraoui·es.

dimanche 18 septembre 2022

Une année déjà

Ce week-end aura lieu l'examen médical tant attendu d'Ali Aarrass par les spécialistes du https://www.facebook.com/irct.org/ Nous remercions les avocats et toutes les personnes qui ont aidé à rendre cet examen possible grâce à leurs dons financiers et leur soutien moral. La lutte contre la torture d'Ali Aarrass continue. Nous exigeons reconnaissance et réparation !

Une année déjà Luk !
Oui, un rappel par lequel les experts internationaux, ont découvert sur mon corps les atrocités barbares des tortures abjectes qu'ils m'ont infligées au centre secret de Témara, en présence de (Abdellatif El Hammouchi ) Quant à l'ambassadeur marocain à Bruxelles (Mohammed Amour) il n'a plus le droit de dire le contraire. Aujourd'hui , par-contre ce qui est avéré, c'est qu'a été démontrée sacomplicité !!!
Ceci aura une suite légitime (Mohammed Amour).

 

samedi 4 juin 2022

La militante sahraouie Sultana Khaya chaleureusement accueillie à l'aéroport de Las Palmas


Publié le : jeudi, 02 juin 2022
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La militante sahraouie Sultana Khaya chaleureusement accueillie à l'aéroport de Las Palmas

LAS PALMAS (Espagne)- L'icône de la résistance sahraouie, Sultana Sayed Ibrahim Khaya, et la délégation américaine qui l'accompagne, ont eu droit à un accueil chaleureux à leur arrivée mercredi soir à l'aéroport de Las Palmas en Espagne, où l'activiste sahraouie recevra des soins après la détérioration de son état de santé, à la suite des actes de violence et de torture menés contre elle par l'occupant marocain.

Des dizaines de membres de la communauté sahraouie en Espagne et du mouvement canarien de solidarité avec le peuple sahraoui ont afflué à l'aéroport de Las Palmas, portant des fleurs, pour exprimer leur solidarité avec Sultana Khaya, qui portait le drapeau national sahraoui, et également leur soutien au droit du peuple sahraoui à la liberté et à l'indépendance, scandant des slogans tels que "Aucune alternative à l'indépendance".

L'arrivée à l'aéroport de Las Palmas de Sultana Khaya a bénéficié d'une grande couverture médiatique espagnole, ce qui dénote de l'importance qu'accorde le peuple espagnol à la cause sahraouie.

Sultana Khaya a dénoncé dans des déclarations à des médias espagnols le revirement de position du chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez à l'égard de la question sahraouie: "Au nom du peuple sahraoui, je voudrais dire à M. Sanchez (qui a soutenu le plan marocain) que le peuple sahraoui doit décider de son propre destin".

Pour rappel, Sultana Khaya et sa famille sont assiégées par les forces marocaines dans leur maison à Boujdour occupée depuis novembre 2020. La militante sahraouie a été plusieurs fois victime de viols et de tentatives de liquidation. Début mai, un gros camion avait percuté la maison de Sultana Khaya à une heure très tardive.

La présidente de la Ligue pour la défense des droits humains et la protection des ressources naturelles au Sahara occidental avait annoncé mercredi qu'elle allait se rendre à l'étranger pour des soins, soulignant que son séjour médical lui permettra de poursuivre sa lutte contre l'occupant marocain qui a intensifié les violations des droits de l'Homme au Sahara occidental occupé.

Dans un communiqué, Sultana Khaya a expliqué à l'opinion publique sahraouie et internationale que l'"accord pour effectuer ce voyage médical a été donné suite à la demande insistante d'un groupe de militants sahraouis et américains soutenant la cause sahraouie, dont le Dr Tim Pluta".

 

Mots clés :

 

vendredi 3 juin 2022

Communiqué : une expertise internationale établit la torture subie par Ali Aarrass !

Communiqué de presse (avocats d'Ali Aarrass).  Merci de partager !

Affaire Ali AARRASS : une expertise internationale établit la torture subie par notre compatriote, 
L’Espagne et le Maroc vont-ils enfin le reconnaitre et l’indemniser ?


Communiqué de presse

 

Affaire Ali AARRASS : une expertise internationale établit la torture subie par notre compatriote, L’Espagne et le Maroc vont-ils enfin le reconnaitre et l’indemniser

 

On le sait, Ali AARRASS est belgo-marocain. Le 14 décembre 2010, il avait été extradé par l’Espagne en violation d’une mesure provisoire ordonnée par le Comité des droits de l’homme des Nations Unies. Après son extradition, Ali AARRASS a effectivement été détenu dans le centre secret de Témara, où il a subi des actes de torture extrêmes pendant dix jours : quasi-noyades, pendaisons, viols, coups incessants, privation de sommeil, etc. A la suite de ces actes barbares, il a prétendument signé des « aveux », seul élément de preuve utilisé contre lui pour le condamner à 12 ans d’emprisonnement, qu’il a subi dans des conditions inhumaines et dégradantes. Ali AARRASS a subi un déni flagrant de justice[1].

 

La violation du droit international par l’Espagne a été établie par le Comité des droits de l’homme (communication n° 2008/2010). La Comité contre la torture a condamné à deux reprises le Maroc, tant concernant la torture et l’utilisation de ces « aveux » en justice, qu’en raison des conditions de détention inhumaines (communications n°477/2011 et 817/2017).

 

Le 26 avril 2022, les experts de l’International Réhabilitation Council for Victim Torture (IRCT) et de l’ Independent Forensic Expert Group (IFEG), après un examen approfondi respectueux du Protocole d’Istanbul, ont rendu leurs conclusions et recommandations :

 

« 331. En prenant en considération l'ensemble des rapports médicaux, photographies et documents susmentionnés, ainsi que notre évaluation des témoignages détaillés ci-dessus, et nos évaluations physiques et psychologiques réalisées le 5 septembre 2021, en bref, nous concluons que :

 

a.            Les preuves photographiques de lésions situées sur différentes parties du corps de M. Ali Aarrass, que nous avons recueillies le 5 septembre 2021, sont hautement cohérentes avec ses allégations d'avoir reçu de multiples coups, d'avoir été attaché à l'aide d'une corde, et d'avoir frappé son genou contre une surface dure, comme des rochers, pendant sa détention.

 

b.            En outre, l'absence d'autres conclusions relatives à ses allégations d'électrocution, de torture positionnelle, de falanga, d'étouffement et de torture sexuelle ne contredit pas les allégations de M. Ali Aarrass concernant ces expériences. Dans tous les cas, M. Ali Aarrass a fourni des descriptions cohérentes et médicalement crédibles de ces expériences. Ses allégations sont également soutenues par les conclusions du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture selon lesquelles ces méthodes sont couramment utilisées au Maroc.

 

c.            Un examen de son état psychologique, révèle que M. Ali Aarrass présente un grand nombre de symptômes qui sont hautement cohérents avec ses expériences alléguées et qui font partie d'un trouble complexe majeur de stress post-traumatique, à savoir : la reviviscence de l'événement traumatique ; l'évitement des rappels du traumatisme ; une anxiété accrue ; des souvenirs intrusifs et bouleversants de l'événement ; des flashbacks ; des sentiments de détresse intense lorsqu'on lui rappelle le traumatisme ; des tentatives d'éviter les activités, les lieux, les pensées ou les sentiments qui lui rappellent le traumatisme (peur de sortir, limitation drastique des relations interpersonnelles, être dehors est désormais devenu dangereux pour lui) ; le sentiment d'un avenir limité ; et une perte d'intérêt générale.

(…)

f.             Compte tenu des constatations exposées ci-dessus, nous concluons que les preuves physiques et psychologiques présentées au cours de l'examen médico-légal actuel sont hautement cohérentes avec les allégations de torture et de mauvais traitements de M. Ali Aarrass.

 

332. En réponse à ces conclusions, nous présentons les recommandations suivantes (…)

 

b.            Toutes les mesures raisonnables devraient également être prises pour éviter tout nouveau retard dans l'administration de la justice et l'obligation de rendre des comptes dans l'affaire de M. Ali Aarrass, car l'absence de reconnaissance du fait qu'il est victime de torture et l'impunité des auteurs de ces actes ont jusqu'à présent gravement entravé la capacité de M. Ali Aarrass à entamer le processus de guérison " (traduction libre).

 

Le Projet d’articles sur la responsabilité de l’État pour fait internationalement illicite (« Projet d’articles »)[2] expose clairement les règles qui s’appliquent en la matière. D’abord, il y est reconnu que « [t]out fait internationalement illicite de l’état engage sa responsabilité internationale » (art. 1). Un tel fait est attribuable à l’État dès qu’il est commis par quelconque organe de l’État (art. 4.1). Toute violation d’une obligation internationale engage dès lors la responsabilité de l’État.

 

Le Comité des droits de l’homme et le Comité contre la torture des Nations Unies ont établi l’existence de violations graves des droits les plus fondamentaux d’Ali AARRASS par l'Espagne puis le Maroc.


Le projet d'articles établit ensuite clairement les obligations qui s’imposent à un État responsable d’un fait internationalement illicite. L’article 31 impose la réparation intégrale — que ce soit sous forme de restitution, indemnisation ou satisfaction (art. 34) — du préjudice causé. L’État ne peut pas se prévaloir de son droit interne pour manquer à ses obligations de réparation (art. 32). 

 

Pourtant, à ce jour, ni l’Espagne, ni le Maroc n’ont témoigné une quelconque volonté de réparer le préjudice irréparable causé à Ali AARRASS. Le Maroc a même continué à défier les instances internationales et à prétendre, s’appuyant sur une procédure manifestement inéquitable, qu’il serait un « terroriste »[3].

 

Au vu de cette expertise, seule conforme aux exigences du droit international, la défense d’Ali AARRASS invite une nouvelle fois ces Etats à respecter le droit international, en réparant intégralement le dommage causé de leur fait.

 

 

 

Dounia Alamat                                 Christophe Marchand                   Nicolas Cohen

V3avocats                                          Juscogens Avocats                          Juscogens Avocats

0484/65.13.74



[1] CEDH, Arrêt Othman (Abu Qatada) c. Royaume-Uni, 17 janvier 2012, §.263

[2] « Projet d’articles sur la responsabilité de l’État pour fait internationalement illicite », adopté par la Commission de droit international à sa cinquante-troisième session, en 2001, soumis à l’Assemblée générale dans le cadre du rapport de la Commission sur les travaux de ladite session, reproduit dans Documents officiels de l’Assemblée générale, cinquante-sixième session, Supplément n° 10 (A/56/10) ; texte repris de l’annexe à la résolution 56/83 de l’Assemblée générale en date du 12 décembre 2001, rectifié par document A/56/49 (Vol. I)/Corr.3., Nations Unies 2005) – ce texte reflète la coutume internationale









À Khadija, cci : mariejof05

 

samedi 30 avril 2022

Appels urgents ACAT et AI pour Mohamed Lamine Haddi

Situation préoccupante de Hassan Dah et Hassin Zaoui également prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik.


La situation des prisonniers de Gdeim Izik se dégrade constamment et plusieurs d’entre eux ont entamé des grèves de la faim de 48 heures à titre d’avertissement avant de se mettre en grève  illimitée. Deux prisonniers , Hassan DAH et Hassin ZAOUI, sont en grève de la faim depuis le 1er avril et leur état de santé est extrêmement préoccupant.
 
Mohamed Lamine HADDI avait annoncé le 15 mars une grève de la faim de 48 heures,  il a été immédiatement très violemment agressé dans sa cellule. L'ACAT et Amnesty International (Belgique) lancent un appel urgent pour dénoncer ces violences et attirer l’attention sur sa situation. Les visites de ses avocats et de sa famille sont interdites depuis mars 2020.  
 
Mohamed Lamine HADDIIl est détenu à l’isolement depuis 2017, année de sa condamnation à 25 ans de réclusion dans le cadre du procès collectif et inique du groupe de Gdeim Izik. Mohamed Lamine Haddi a déjà mené en 2021 deux longues grèves de la faim pour protester contre ses conditions de détention.

Vous trouverez toutes les informations sur les sites :
ACAT -  le 14 avril - « Mohamed Lamine Haddi torturé dans sa cellule » - https://www.acatfrance.fr/appel-a-mobilisation/mohamed-lamine-haddi-torture-a-la-prison-de-tiflet-2
Amnesty International-  le 22 avril :  « Un miliant sahraoui sahraoui emprisonné battu par des gardiens » :  https://www.amnesty.be/veux-agir/agir-individus/reseau-actions-urgentes/article/militant-sahraoui-emprisonne-battu-gardiens

Egalement, ci-joints les 2 modèles de lettre proposés par l’ACAT et Amnesty International à personnaliser comme vous le désirez. 
Vous trouverez à la fin de chaque courrier les destinataires auxquels vous êtes invités à adresser une copie de votre courrier.

Association des Amis de la RASD - bur.aarasd@wanadoo.fr
Site : association-des-amis-de-la-rasd.org ;  www.ecrirepourlesliberer.com
Facebook : Amis de la République Sahraouie

bur.aarasd via gmail.com 27/4/2022

Pièces jointes17:52 (il y a 5 heures)

****

  A Monsieur Aziz Akhannouch,Palais royal, Rabat Chef du gouvernement du Royaume du Maroc/ cg.gov.ma


 Je vous écris pour vous faire part de ma vive préoccupation face aux mauvais traitements en détention infligés au militant sahraoui Mohamed Lamine Haddi. Il a dit à sa famille, lors d’un appel téléphonique, que le 15 mars 2022, cinq gardiens étaient entrés dans sa cellule, lui avaient asséné des coups de matraque et lui avaient coupé la barbe contre son gré au moyen d’une pince en métal. Il avait annoncé la veille aux surveillants qu’il envisageait de faire une grève de la faim les 16 et 17 mars pour protester contre ses conditions de détention et la privation de soins médicaux à son encontre, qui persiste malgré ses nombreuses demandes, ajoutant que si ses revendications n’étaient toujours pas entendues, il entamerait une grève de la faim illimitée le 18 mars.

 Les coups assénés à Mohamed Lamine Haddi, manifestement infligés en représailles à son projet de grève de la faim, constituent une violation de son droit à la liberté d’expression, ainsi que des mauvais traitements à l’encontre d’un détenu. Les autorités ne doivent pas recourir à des mesures visant à punir des grévistes de la faim ou à les contraindre à mettre un terme à leur grève de la faim. Lors d’un appel téléphonique à sa famille le 21 mars, Mohamed Lamine Haddi a dit que les surveillants étaient revenus dans sa cellule les 17, 18 et 21 mars et l’avaient à nouveau battu à coups de matraque. Il présente un hématome sur le côté gauche du visage à l’endroit où il a été frappé, et les gardiens refusent de le laisser voir un médecin et obtenir des médicaments pour soigner ses graves troubles digestifs. Le 21 mars, il a dit aux surveillants qu’il voulait porter plainte auprès du procureur du roi pour les mauvais traitements infligés par les gardiens. Ils ont répondu qu’ils ne prendraient pas sa plainte et l’ont battu. L’appel téléphonique à sa famille le 21 mars n’a duré que quatre minutes au total, car les gardiens l’ont interrompu à deux reprises ; selon la sœur de Mohamed Lamine Haddi, à chaque fois qu’il commence à parler à ses proches des mauvais traitements que lui infligent les surveillants, ceux-ci coupent la communication.

 Depuis le 17 septembre 2017, les autorités détiennent Mohamed Lamine Haddi et d’autres prisonniers de Gdeim Izik à l’isolement. Mohamed Lamine Haddi est seul dans sa cellule 24 heures sur 24, sans aucun contact avec les autres détenus. Les visites de son avocate, Olfa Ouled, et de sa famille sont interdites depuis mars 2020.

 Je vous prie instamment de mettre fin aux mauvais traitements infligés à Mohamed Lamine Haddi, en soumettant leurs auteurs présumés à l’obligation de rendre des comptes, et de veiller à ce qu’il ne soit plus détenu à l’isolement. Je vous appelle également à lui permettre de recevoir immédiatement des soins médicaux adaptés, de communiquer régulièrement et sans entrave avec sa famille et son avocate et de veiller à ce que ses conditions de détention soient conformes au droit international et aux normes internationales.

 Enfin, je vous engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour que Mohamed Lamine Haddi et les autres prisonniers de Gdeim Izik bénéficient dans les meilleurs délais d’un nouveau procès, équitable cette fois-ci, devant un tribunal civil ordinaire, conformément au droit international.

  Veuillez agréer, Monsieur le Chef du gouvernement, l’expression de ma haute considération,...

 envoyer : Monsier Aziz Akhannnouch, Chef du gouvernement du royaume du Maroc, Palais roral, Rabat. ema :cg.gov.ma

vendredi 25 février 2022

ACAT :Appel à mobilisation : Sultana Khaya une nouvelle fois agressée


ACAT :Appel à mobilisation

Sultana Khaya une nouvelle fois agressée

La défenseuse Sultana Khaya ainsi que sa sœur Luara ont une nouvelle fois été victimes de violences et d’agressions sexuelles dans un contexte de multiplication d’attaques visant des défenseurs et défenseuses sahraouies.

Le 27 / 01 / 2022

La défenseuse Sultana Khaya ainsi que sa sœur Luara ont une nouvelle fois été victimes de violences et d’agressions sexuelles dans un contexte de multiplication d’attaques visant des défenseurs et défenseuses sahraouies.

Présidente de la Ligue pour la défense des droits de l’Homme et contre le pillage des ressources naturelles, Sultana Khaya est la cible récurrente d’attaques de la part du régime marocain. Elle milite pour l’auto-détermination du peuple Sahraoui et leurs droits fondamentaux et est également membre de l’Instance sahraouie contre l'occupation marocaine (ISACOM). Depuis le 19 novembre 2020, Sultana et sa sœur Luara sont abusivement assignées à résidence en raison de leur engagement pour la défense des droits des Sahraouis. Cette mesure leur a été annoncée oralement par le chef de police en l’absence de décision judiciaire et de toute base légale. Depuis, les forces de sécurité marocaine se sont positionnées autour de leur domicile et empêchent les deux sœurs de sortir.

Le 5 décembre 2021, des agents se sont introduits dans leur domicile, ont forcé Sultana à inhaler une substance ayant entraîné une paralysie de ses membres, et lui ont injecté un liquide inconnu. Puis, pendant deux heures, Sultana Khaya et sa sœur ont été violées et battues. Les agents ont également saccagé la maison et rendu inutilisable le réservoir d’eau. Depuis son agression, elle n’a pas été examinée par un médecin et son état psychologique et physique inquiète l’ACAT-France, l’injection du liquide inconnu ayant notamment entraîné la perte de plusieurs de ses dents, des démangeaisons et des gonflements de certaines parties de son corps.

Sultana Khaya et ses proches font l’objet depuis plusieurs mois de harcèlement et d’agressions sexuels, utilisés comme méthodes de terreur visant à les empêcher d’effectuer leur travail de défense des droits humains. Le 15 novembre 2021 déjà, Sultana Khaya, sa sœur Luara, ainsi que sa mère âgée de plus de 80 ans, ont été agressées sexuellement à leur domicile. D’autres agressions similaires ont également eu lieu le 8 novembre, le 22 août ainsi que les 10 et 12 mai 2021. En raison de leur assignement arbitraire à résidence, les sœur Khaya, sont dans une situation d’isolement particulièrement alarmante et risquent à tout moment de subir des actes de torture et des violences, notamment sexuelles.

Mobilisons-nous pour demander l’arrêt des agressions et harcèlements envers Sultana Khaya et ses proches.

  • Téléchargez la lettre, personnalisez-la avec vos coordonnées et adressez-la par voie postale ou par voie électronique (en pièce jointe) au Haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.

Contexte

Les défenseurs et défenseuses des droits humains au Sahara occidental font l’objet depuis de nombreuses années déjà de répressions et de représailles en raison de leur travail de dénonciation des violations des droits humains dans ce territoire. Toutefois, la fin du cessez-le-feu le 13 novembre 2020 entre le Front Polisario et les forces marocaines à la suite des incidents à Guerguerat près de la frontière mauritanienne marque un tournant. On observe depuis une augmentation significative des attaques et intimidations à l’encontre des membres de la société civile sahraouie, que cela soit les journalistes, les défenseurs et défenseuses des droits humains ou les militants et militantes politiques. L’usage répété des mêmes techniques d’intimidations et de tortures semblent établir le caractère organisé de ces actions visant à empêcher les défenseurs et défenseuses sahraouis de mener leurs actions légitimes et pacifiques de protection des droits humains. Ce niveau de violence et de répression rappelle les périodes de fortes tensions lors de l’intifada sahraouie de 2005 et la période ayant suivi le démantèlement du camp de Gdeim Izik fin 2010.

Ainsi, le 11 décembre 2021, Lwali Lahmad, 26 ans, directeur de la fondation Nushatta pour les médias et les droits humains est arrêté à Laâyoune sans justification ni autorisation de contacter son avocat. Durant le transport vers le commissariat, il a été frappé à coup de barre de fer sur le dos ainsi que de coups de poing et des coups de coude dans le visage et sur la tête. Il a ensuite été, torturé (coups de poing, coups de batte de baseball) dans le sous-sol du commissariat de police pendant 40 minutes jusqu’à perdre connaissance. Il a également été menacé de mort et de viol s’il continuait ses activités avant d’être interrogé sur les membres de la Fondation Nushatta et ses opinions politiques. 

Moins d’un mois plus tard, le 5 janvier 2022, le défenseur des droits Babouzaid Mohamed Saeed, directeur du Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'Homme (CODESA), est arrêté par des agents de la circulation à Laâyoune alors qu’il était dans sa voiture avec son fils de 3 ans. Il a été insulté ainsi que son fils, a reçu une amende de 400 dirhams marocains, puis a été retenu pendant près de trois heures. Le 10 mai 2021, il avait déjà été kidnappé et torturé pour son travail de défense des droits humains des Sahraouis et de son engagement au sein du CODESA, alors qu’il se trouvait au domicile de Sultana Khaya avec d’autres militants.  

Dans une communication conjointe adressée au gouvernement marocain rendue public en mars 2021, quatre experts indépendants des Nations unies exprimaient déjà de sérieuses préoccupations concernant une multitude d'abus commis contre huit éminents défenseurs sahraouis des droits humains et décrivaient un « environnement hostile »  au travail de défense des droits humains au Sahara occidental. Dans une seconde communication émise en juin 2021, six experts indépendants des Nations unies interpelaient les autorités marocaines sur le traitement réservé à 13 militants et militantes sahraouis. Ils se disaient « profondément troublés par les rapports d’agressions sexuelles et par la nature sexualisée des menaces et des insultes verbales »  dont auraient fait l’objet des défenseuses sahraouies, comme Sultana et Luara Khaya. Dans un appel du 1er juillet 2021, Mary Lawlor, Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, se disait particulièrement préoccupée par « le recours apparent à la violence et à la menace de violence pour empêcher et entraver les femmes défenseuses des droits humains dans leurs activités pacifiques en faveur des droits humains »  et a évoqué le cas particulièrement inquiétant de Sultana Khaya.

C’est dans ce contexte de répression et de tension que le nouvel Envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, a mené une première tournée auprès des différentes parties concernées entre le 12 et 20 janvier 2021. Sa désignation arrive après de longues tractations pour remplacer son prédécesseur qui avait démissionné le 19 mai 2019. Le 31 octobre 2021, la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) a été renouvelée pour an mais toujours sans mécanisme de surveillance de la situation des droits humains dans son mandat alors que la répression par les autorités marocaines s’est considérablement accrue depuis la fin du cessez-le-feu en novembre 2020.


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Déclaration conjointe : Agression du défenseur sahraoui Hass...

Le 12 / 05 / 2021
Paris-Genève, le 12 mai 2021 – Le 8 mai 2021, Hassanna Abba, membre du bureau exécutif de la Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines (LPPS) a été agressé physiquement par des agents de la police marocaine. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains (FIDH-OMCT), l’ACAT-France et International Service for Human Rights (ISHR) condamnent fermement cette agression et appellent les autorités marocaines à mener une enquête et à cesser immédiatement tout acte de harcèlement à l’encontre de M. Abba et de tous les défenseurs des droits humains sahraouis.

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Tort

 

lundi 6 septembre 2021

Ce week-end aura lieu l'examen médical tant attendu d'Ali Aarrass

Luk Vervaet est avec Salah Elayoubi et 95 autres personnes
Ce week-end aura lieu l'examen médical tant attendu d'Ali Aarrass par les spécialistes, nous remercions les avocats et toutes les personnes qui ont aidé à rendre cet examen possible grâce à leurs dons financiers et leur soutien moral. La lutte contre la torture d'Ali Aarrass continue. Nous exigeons reconnaissance et réparation !
https://www.facebook.com/irct.org/
Luk Vervaet

 

jeudi 12 août 2021

La pression internationale s'est accrue sur le Maroc pour cesser la répression au Sahara occidental

La pression internationale s'est accrue sur le Maroc afin de cesser sa répression des civils et militants des droits humains sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, indique Crisis Group.

Le groupe international a souligné dans son rapport de juillet que la pression internationale vise à contraindre l'occupant marocain à arrêter la répression des Sahraouis, qui s'est considérablement intensifiée après la reprise de la lutte armée au Sahara occidental à la mi-novembre.

Le rapport note en outre, que la Rapporteuse spéciale de l'ONU sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme, Mary Lowlor, avait appelé, début juillet dernier, le régime marocain à "cesser de cibler les défenseurs des droits de l'Homme et les journalistes qui défendent les questions de droits humains au Sahara occidental occupé et au Maroc, et leur permettre de travailler sans représailles". 

La responsable de l'ONU, ajoute le rapport, a condamné les traitements cruels, inhumains et dégradants et la torture infligés aux militants et prisonniers sahraouis.

Le rapport se référant sur les données d'Amnesty international, souligne l’escalade de la répression contre les militants en faveur du droits du peuple sahraoui à l’autodétermination, signalant 22 violations des droits de l'Homme commises par des agents de l'occupation marocaine à l’encontre des militants des droits de l’homme sahraouis.

 

vendredi 2 juillet 2021

Sahara occidental: le Maroc doit cesser de cibler les défenseurs des droits de l'Homme , cas de Sultana et Luara Khaya


Publié le : jeudi, 01 juillet 2021 

GENEVE - Le régime marocain doit cesser de cibler les défenseurs des droits de l'Homme et les journalistes qui défendent les questions de droits humains au Sahara occidental occupé et au Maroc, et leur permettre de travailler sans représailles, a déclaré jeudi Mary Lawlor, Rapporteuse spéciale de l'ONU sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme.

"J'exhorte le gouvernement marocain à cesser de cibler les défenseurs des droits de l'Homme et les journalistes pour leur travail, et à créer un environnement dans lequel ils peuvent effectuer ce travail sans crainte de représailles", a-t-elle déclaré.

Lawlor a cité, entre autres, les cas des défenseurs des droits de l'Homme Naâma Asfari et Khatri Dadda, qui sont détenus respectivement depuis 2010 et 2019 et purgent des peines de 30 et 20 ans.

"Non seulement les défenseurs des droits de l'Homme travaillant sur des questions liées aux droits de l’Homme au Maroc et au Sahara occidental continuent d'être injustement emprisonnés et criminalisés pour leurs activités légitimes, mais ils sont également condamnés à des peines de prison disproportionnées et, pendant leur incarcération, ils sont soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu’à la torture", a déclaré Lawlor.

L'experte onusienne s'est également prononcée contre "le ciblage systématique et incessant des défenseurs des droits de l'Homme en représailles à l’exercice de leurs droits à la liberté d'association et d'expression ".

Réprimer les individus et les organisations qui travaillent pour les droits de l'homme – y compris ceux qui s'engagent avec l'ONU – "est profondément déplorable et nuit à la société dans son ensemble", a-t-elle déclaré.

La Rapporteuse spéciale a indiqué, en outre, qu'elle avait reçu des informations selon lesquelles des défenseurs des droits de l'Homme au Sahara occidental avaient été soumis à "des actes d'intimidation, de harcèlement, de menaces de mort, de criminalisation, de peines de prison, d'agressions physiques et sexuelles, menaces de viol et de surveillance".

Si ces informations sont confirmées, "elles constituent des violations du droit et des normes internationales des droits de l'Homme et vont à l'encontre de l'engagement du gouvernement marocain envers le système des Nations unies dans son ensemble", a-t-elle encore dit.

Mme Lawlor a évoqué le cas de la militante Sultana Khaya et de sa famille qui sont empêchés depuis novembre 2020 de quitter leur domicile à El-Ayoune occupée.

Sultana Khaya est présidente de la Ligue pour la défense des droits de l'Homme et la protection des ressources naturelles à Boujdour et œuvre pour les droits des femmes et le droit à l'autodétermination au Sahara occidental. Elle a été harcelée à plusieurs reprises par les autorités de l'occupation marocaine et a perdu un œil suite à son agression par un policier en 2007, rappelle-t-on.

Au cours des sept derniers mois, les véhicules de police et de sécurité ont bloqué l'accès à sa maison, empêchant sa famille de sortir, et ses proches sont régulièrement dans l’incapacité de fournir des médicaments. Selon les informations transmises à la Rapporteuse spéciale, chaque fois qu'elle a essayé de quitter la maison, Sultana Khaya a été menacée et agressée physiquement par des agents.

Au mois de mai, sa maison a été perquisitionnée par les autorités marocaines à deux reprises en moins de 48 heures. Lors de la deuxième perquisition du 12 mai, Sultana Khaya et sa sœur, la défenseuse des droits de l'Homme Luara Khaya, ont été agressées physiquement et sexuellement par des policiers masqués, et leur frère a été agressé physiquement, a tenu à préciser Mme Lawlor.

Un contingent d'agents des forces de l'ordre continue actuellement d'être positionné à l'extérieur de la maison, sans aucune justification légale.

Sultana et Luara Khaya sont toutes deux membres de l’Instance sahraouie contre l'occupation marocaine (ISACOM), une organisation fondée en septembre 2020 pour défendre le droit à l'autodétermination non violente du peuple du Sahara occidental et œuvre à la libération des prisonniers.

Depuis la création de l'ISACOM, ses membres – dont les femmes défenseures des droits de l'Homme Mina Baali et Salha Boutinguiza, Lahcen Dalil, Hassanna Abba, Hmad Hammad, Babuizid Muhammed Saaed Labhi, Salek Baber et Khalid Boufrayoua – ont été agressés et même torturées.

Par ailleurs, Lawlor s'est dite "particulièrement préoccupée" par le recours apparent à la violence et à la menace de violence pour empêcher et entraver les femmes défenseurs des droits humains dans leurs activités pacifiques.

L'appel de Lawlor est soutenu notamment par Clément Nyaletsossi Voule, Rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'association, Morris Tidball-Binz, Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Melissa Upreti, présidente du Groupe de travail sur la discrimination à l'égard des femmes et des filles et Mme Dorothy Estrada-Tanck, Vice-Présidente du Groupe.


Nouvelles attaques de l'armée sahraouie contre des sites des forces d'occupation…