Par Mardi 06 Mars 2018
Plutôt,
l'ONU pourquoi faire? Pourquoi faire en effet, dès lors que d'aucuns
estiment désormais que l'Organisation des Nations unies n'a plus de
raison d'être et constitue, surtout, un poids qui revient cher à la
communauté des Nations. En fait, l'ONU n'est pas cette contrepartie
décisionnelle capable d'avoir du répondant et d'imposer des solutions
aux conflits qui sapent la stabilité du monde. Faut-il cependant s'en
étonner alors que l'ONU n'est en fait que l'interface du jeu ambiguë des
grandes puissances? De fait, dès sa fondation - en mai 1945 -
l'Organisation des Nations unies était invalidée par des manques
incapacitants fâcheux: elle ne dispose pas d'un pouvoir politique,
aggravé par la présence de cinq pays membres permanents du Conseil de
sécurité [ledit pouvoir exécutif des Nations unies]. Ainsi, l'ONU a
fonctionné, fonctionne, selon les rapports de force induits par et entre
les membres permanents du Conseil de sécurité: Etats-Unis, Royaume-Uni,
France d'une part, Russie et Chine d'autre part.
En fait, les Nations unies ne sont pas gérées comme un «gouvernement mondial», mais plutôt en tant que «modérateur» ou «médiateur» car les décisions finales sont prises par le Conseil de sécurité. Aussi, aucune résolution ne peut être adoptée par le Conseil de sécurité s'il n'y a pas consensus entre les «cinq». L'utilisation du veto - lorsque aucun accord n'a été trouvé entre les «cinq» - est la marque la plus probante du poids qu'ont les «membres permanents» sur la marche de l'ONU. Quand en 2003, les Etats-Unis ont décidé d'envahir l'Irak - avec des conséquences dévastatrices sur ce pays - ils se sont passés de l'accord de l'ONU et du Conseil de sécurité. Autre fait: l'exemple de la Palestine! Sur 193 membres des Nations unies, plus de 150 reconnaissent la Palestine, une majorité écrasante. Or, la Palestine a peu de chance d'être admise à l'ONU, dès lors que c'est le Conseil de sécurité qui acceptera ou non le nouveau venu.
En fait, les Nations unies ne sont pas gérées comme un «gouvernement mondial», mais plutôt en tant que «modérateur» ou «médiateur» car les décisions finales sont prises par le Conseil de sécurité. Aussi, aucune résolution ne peut être adoptée par le Conseil de sécurité s'il n'y a pas consensus entre les «cinq». L'utilisation du veto - lorsque aucun accord n'a été trouvé entre les «cinq» - est la marque la plus probante du poids qu'ont les «membres permanents» sur la marche de l'ONU. Quand en 2003, les Etats-Unis ont décidé d'envahir l'Irak - avec des conséquences dévastatrices sur ce pays - ils se sont passés de l'accord de l'ONU et du Conseil de sécurité. Autre fait: l'exemple de la Palestine! Sur 193 membres des Nations unies, plus de 150 reconnaissent la Palestine, une majorité écrasante. Or, la Palestine a peu de chance d'être admise à l'ONU, dès lors que c'est le Conseil de sécurité qui acceptera ou non le nouveau venu.




