2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mercredi 26 juillet 2017

Gdeim Izik: le Comité suisse de soutien au peuple sahraoui dénonce un procès "inique" et dépourvu d'"arguments probants"

Genève, 24 juil 2017 (SPS)

 Le Comité suisse de soutien au peuple sahraoui a exprimé son indignation suite à la condamnation par un tribunal de l'occupation marocaine des prisonniers politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik, dénonçant un procès "inique" et "dépourvu d'arguments probants".

"Le Comité a pris connaissance avec indignation du verdict rendu à Salé au Maroc, le 19 juillet dernier, du procès de 23 militants sahraouis arrêtés suite au démantèlement du camp de résistance pacifique de Gdeim Izik au Sahara Occidental occupé, en novembre 2010", a souligné le Comité dans un communiqué.
"Ce procès fait suite au procès militaire de 2013 et au jugement de la Cour de cassation qui a trouvé un dossier vide, sans arguments probants prouvant leur culpabilité, sans investigations, sans donner les noms des 11 policiers marocains soi-disant tués par les Sahraouis, se basant uniquement sur des aveux manifestement obtenus sous la torture", a--t-il dénoncé.
Pour le Comité helvétique, le tribunal dit civil a rendu un jugement "très proche du tribunal militaire, bafouant les droits le plus élémentaires des présumés coupables et s'est livré à un simulacre de justice indigne d'un pays qui cherche par tous les moyens à faire croire à l'extérieur qu'il est démocratique".
Le Comité suisse de soutien au peuple sahraoui condamne ce procès "inique"  et demande aux instances internationales compétentes d'intervenir auprès du Maroc pour qu'il annule ces verdicts et libère "immédiatement" ces prisonniers dont la culpabilité n'a pas été prouvée.
Après un procès qui a duré 7 mois, la "Chambre criminelle" près la Cour d'appel à Salé, près de Rabat, a prononcé des peines allant de deux ans de prison ferme à la perpétuité à l'encontre de 23 prisonniers sahraouis arbitrairement détenus.
En novembre 2010, les autorités d'occupation marocaines sont intervenues  violemment afin de démolir le camp de résistance de Gdeim Izik qui avait été formé par environ 20.000 Sahraouis afin de défendre leurs droits économiques, sociaux et culturels, y compris leur droit à l’autodétermination et leur droit à disposer librement de leurs ressources naturelles.
 Accusés d’avoir formé une "organisation criminelle ayant pour but de commettre des actes violents contre les forces de l’ordre marocaines", certains d’entre eux ont été condamnés, en 2013, à 20 ans de prison et d’autres à l’emprisonnement à perpétuité, par un tribunal militaire, bien qu’ils soient des civils, et en dépit du statut du Sahara occidental occupé en tant que territoire non autonome inscrit aux missions de décolonisation des Nations-Unies.
A la suite de ces événements, la plupart ont passé 27 mois en détention provisoire.
Mais le 27 juillet 2016, la Cour de cassation marocaine annule, sous la pression d'organisations internationales de défense de droits de l'Homme et de juristes militants, la condamnation injuste prononcée à l'encontre de ces militants sahraouis.
Durant les audiences (31), les prisonniers ont été interrogés sur des procès-verbaux (établis par des officiers marocains) qu'ils affirment avoir signé sous la torture, mais la Cour a refusé de prendre en considération la décision du Comité du l'ONU contre la torture. (SPS)
020/090/700

jeudi 20 juillet 2017

Gdim Izik : Un procès «assombri par les allégations de torture» selon Amnesty International

Luk Vervaet a partagé un lien.
C'est comme du déjà vu...
Solidarité avec les condamnés et leurs familles

Politique Publié Le 19/07/2017 à 20h00

Gdim Izik : Un procès «assombri par les allégations de torture» selon Amnesty International

Réagissant au verdict de la Chambre criminelle près la cour d’appel de Salé tombé ce mercredi, l’ONG Amnesty International estime que le procès a échoué à écarter des preuves et des allégations de torture exprimées par les détenus.
Une manifestation des famille des détenus devant la Cour d'appel de Salé. / Ph. Amnesty International
Quelques heures après l’annonce du verdict de la Chambre criminelle près la cour d’appel de Salé, l’ONG Amnesty International a réagi à la condamnation de 23 Marocains originaires du Sahara, impliqués dans les affrontements du démantèlement du camp de Gdim Izik en 2011. Un procès qui a échoué à écarter des preuves et des allégations de torture exprimées par les détenus tout au long du procès, commente la section maghrébine d’Amnesty International.
«Au cours du procès, la plupart des accusés ont déclaré à la Cour qu'ils ont été torturés pour ‘se confesser’,  ‘s’auto-incriminer’ ou incriminer d'autres personnes. Si le tribunal était sérieux dans l’assurance de leur offrir un procès équitable, il aurait mené des enquêtes appropriées sur ces allégations de torture ou exclu les preuves douteuses au cours des audiences», a déclaré Heba Morayef, directrice de recherche pour l’Afrique du Nord à Amnesty International.
«L'échec des autorités judiciaires, sur plus de six ans, à enquêter adéquatement sur les allégations de torture est une tâche qui assombrit le verdict d'aujourd'hui.»
Les rapports médicaux sept ans après les faits présumés
Rappelant que le tribunal «n'a pas encore rendu publique sa décision écrite détaillant et justifiant les peines prononcées ce matin», l’ONG estime que malgré les récentes réformes judiciaires, les tribunaux marocains ont «condamné à plusieurs reprises des détenus sur la base de leurs déclarations à la police lors d'un interrogatoire, sans enquêter adéquatement sur les allégations  de torture».
Lundi, l’ONG a considéré que «le Maroc a pris une mesure positive en ordonnant un nouveau procès devant une instance civile», mais qu’«il devrait encore veiller à ce que nul ne soit déclaré coupable sur la base de preuves extorquées sous la torture». Amnesty International a rappelé que «des médecins ont examiné les accusés (du procès de Gdim Izik, ndlr) en février et en mars, près de sept ans après les faits présumés de torture».
«Les rapports médicaux (…) notent des formes de torture et de mauvais traitements que chacun des accusés affirme avoir subis. Ils affirment notamment avoir été roués de coups, parfois alors qu'ils étaient suspendus par les poignets et les genoux, et avoir subi des sévices sexuels (y compris des viols à l'aide d'un objet)», poursuit l’ONG. Des rapports qui, toutefois, se terminent par la même phrase, à quelques variations près : «Les symptômes qu'il présente actuellement et les éléments que nous avons constatés au cours de l'examen ne sont pas spécifiques aux méthodes précises de torture dénoncées», poursuit-elle.
Les peines incriminant certains responsables des événements de Gdim Izik sont tombées à l’aube ce mercredi 19 juillet. Elles varient de deux ans de prison ferme à la perpétuité. Les peines ont été prononcées par la Chambre criminelle près la cour d’appel de Salé, indique l’agence MAP.


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/55712/gdim-izik-proces-assombri-allegations.html

mercredi 19 juillet 2017

Verdict du procès des prisonniers de Gdeim Izik : des peines de 2 ans à la perpétuité



Le camp sahraoui Gdeim Izik. D. R.
Le camp sahraoui Gdeim Izik avant le démantèlement. D. R.
 
Des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité ont été prononcées à l’encontre des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik par la Chambre criminelle près la Cour d’appel à Salé, près de Rabat, à l’issue d’un procès marqué d’irrégularités qui a duré 7 mois. Le verdict a été rendu ce mercredi à l’aube par la justice marocaine.
Le procès des 25 Sahraouis, ouvert en décembre 2016 devant une juridiction dite civile, a été marqué par des «irrégularités» dénoncées par des organisations internationales, personnalités et partis politiques à travers le monde. Ces irrégularités ont poussé les prisonniers à se retirer du procès en juin dernier, refusant d’accéder à la salle d’audience.
En novembre 2010, les autorités d’occupation marocaines sont intervenues violemment afin de démolir le camp de résistance de Gdeim Izik qui avait été formé par environ 20.000 Sahraouis afin de défendre leurs droits économiques, sociaux et culturels, y compris leur droit à l’autodétermination et leur droit à disposer librement de leurs ressources naturelles. Accusés d’avoir formé une «organisation criminelle» ayant pour but de commettre des actes violents contre les forces de l’ordre marocaines, certains d’entre eux ont été condamnés, en 2013, à 20 ans de prison et d’autres à l’emprisonnement à perpétuité par un tribunal militaire, bien qu’ils soient des civils, et cela en violation du droit international.
A la suite de ces événements, la plupart ont passé 27 mois en détention provisoire. Mais le 27 juillet 2016, la Cour de cassation marocaine annulait, sous la pression d’organisations internationales de défense de droits de l’homme et de juristes militants, la condamnation injuste prononcée à l’encontre de ces militants sahraouis.
R. I.