2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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jeudi 22 juin 2017

Tant que l’Occident fabriquera des terroristes, il y aura des attentats








Avant-hier une bombe explosait à Bagdad, hier des tueurs sévissaient à Londres, aujourd’hui une voiture s’attaque à la police à Paris, et demain ? Quinze ans après le déclenchement de la « guerre contre le terrorisme » menée par les États-Unis et relayée par la plupart des pays occidentaux dont la France, on compte de plus en plus d’attaques qualifiées de « terroristes ». N’est-il pas temps pour l’Occident de s’interroger sur ses responsabilités, sur l’inefficacité avérée des « solutions » policières et militaires contre le djihadisme et sur sa responsabilité dans la « fabrication des terroristes » ?



En Europe, depuis leur apparition en 2014 au lendemain du début de la campagne aérienne de la coalition dirigée par les États-Unis contre l’organisation de l’État islamique (OEI), les attentats qui lui sont liés ont fait à ce jour 331 victimes, dont 239 en France, 37 au Royaume-Uni, 36 en Belgique, 12 en Allemagne, 5 en Suède, 2 au Danemark.
En Irak, les attentats commis par cette organisation djihadiste font une moyenne de 1 500 victimes chaque année au sein de la population civile, en dehors des combats qui l’opposent à l’armée irakienne et à ses alliés. Dans les autres pays arabo-musulmans touchés par l’OEI et ses filiales locales, même si le bilan est inférieur, il s’agit néanmoins de plusieurs centaines de morts par an, de la Tunisie à l’Afghanistan en passant par le Yémen.
Depuis son lancement à la suite des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis (2 993 morts), la « guerre contre le terrorisme » initiée par Georges W.Bush a fait entre 500 000 et un million de victimes, même si elle a aussi et surtout servi de prétexte aux ambitions idéologiques et économiques des néoconservateurs américains alors au pouvoir. Depuis cette date également, on dénombre 544 décès en Europe par attentats djihadistes et 111 aux États-Unis, soit un total de 655. C’est-à-dire que pour 1 0
00 victimes de cette guerre en Orient, dont quelques-unes seulement sont des djihadistes, il y a une victime en Occident. Discours de propagande de l’OEI ou d’Al-Qaida ? Non, simplement les faits.

Le prix à payer

Le 11 septembre 2001 n’était lui-même qu’un crescendo dans la série d’attentats qu’Al-Qaida avait perpétrés dès 1992 contre les États-Unis en Afrique, en Arabie saoudite, au Yémen, aux Philippines et déjà aux États-Unis même. Ils ont certes été beaucoup plus importants que les précédents, mais ils s’inscrivaient dans leur continuité. Ils n’étaient pas un phénomène nouveau dans leur principe. Tous ces attentats, 11-Septembre compris, étaient en effet une « réponse » au déploiement militaire américain massif en Arabie saoudite après l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990, et plus encore aux 500 000 à 700 000 victimes civiles provoquées par l’embargo sur l’Irak qui s’en était suivi pendant la décennie 1990. Madeleine Allbright, alors secrétaire d’État, avait commenté en 1996 une estimation de la FAO évaluant le nombre des victimes à un demi-million par un « le prix en vaut la peine ». Washington avait déjà réagi à certains de ces attentats, notamment en 1998, par des bombardements en Afghanistan et au Soudan contre des bases d’Al-Qaida.
Depuis plus de quinze ans, l’interventionnisme occidental au Proche-Orient n’est justifié ou déterminé que par cela : « lutter contre le terrorisme ». Mais, faut-il encore le répéter, les moyens employés — intervention militaire et soutien à des régimes répressifs « alliés » à l’Occident — ne font qu’entretenir et renforcer les racines du djihadisme. Rappelons aussi que le terrorisme est un mode d’action, non une entité en soi, ni une idéologie, ni une religion. S’agissant du djihadisme, que ce soit au Proche-Orient ou en Afrique, il demeure un mouvement de réaction à ce qui est ressenti et vécu comme une agression. Dans toute son histoire, il n’a jamais agi ex nihilo, mais toujours en réponse, en employant le terrorisme pour ses branches extrêmes. Et son essence est d’ordre politique et non pas religieuse, que ce soit en Irak, au Yémen ou au Sahel. Le religieux n’est pour lui qu’un vecteur identitaire là où l’islam est une référence sociétale endogène.

mercredi 7 juin 2017

Bonnes ou mauvaises victimes ?

Après chaque attentat, comme cette fois à Londres, une des questions posées dans les médias des différents pays est : est-ce qu'il ya des Belges parmi les victimes, est-ce qu'il y a des Français parmi les victimes... ? 

 Ce n'est pas seulement une question d'identification. C'est comme si une victime ne devient vraiment victime que si elle appartient à nous, à notre état, à notre société.. Et si les victimes étaient des sans-papiers, des réfugiés qui se promenaient sur le London Bridge, mais qui n'appartiennent à personne. Ou des Irakiens ou des Syriens ou des Pakistanais ? C'est cette différenciation entre victimes qui explique notre indifférence par rapport à toutes ces victimes innocentes tombées dans nos guerres interminables. Devenir un être humain du monde signifie dépasser ces distinctions.