2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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dimanche 15 septembre 2019

Sauvetages en Méditerranée : les ONG ont-elles une politique?


Plusieurs navires de sauvetage en Méditerranée ont erré en mer cet été, faute de trouver un port d'accueil pour les migrants secourus. Face au blocage de certains pays européens, les ONG adaptent leur stratégie. Faut-il forcer les ports? Comment faire pour que les pays ouvrent leurs frontières ?

1004 migrants débarquant dans le port de Salerne (Italie) à bord de l'Aquarius, le navire de l'ONG SOS Méditerranée
1004 migrants débarquant dans le port de Salerne (Italie) à bord de l'Aquarius, le navire de l'ONG SOS Méditerranée Crédits : Getty
Ces dernières semaines ont été marquées par l’épopée de plusieurs navires venant secourir des migrants en pleine Méditerranée. Qu’ils s’appellent Sea Watch 3, piloté par la capitaine Carola Rackete, ou encore Open Arms et enfin Ocean Viking, ces bateaux ont recueilli en Méditerranée des centaines de migrants et ont tenté ensuite de convaincre les pays limitrophes de les accueillir sur leur sol.
Pour autant, les dirigeants politiques européens ont toujours soupçonné ces associations de vouloir imposer à l’Europe l’accueil de ces migrants: y a-t-il une ou plusieurs politiques de ces associations ? Quelle est-elle ?
Nous allons en débattre avec trois invités ce soir un historien de la Méditerranée et de son droit maritime, Guillaume Calafat et deux acteurs de terrain le président d’SOS Méditerranée et Ariane Masson qui était mécanicienne sur le Sea Watch 3, le bateau de Carola Rackete.
Pour aller plus loin :
[Abonnés] Interview de Carolina Rackete, capitaine du Sea-Watch. L'Obs, le 08/07/2019
[Abonnés] Interview de François Thomas, Président de l'association SOS Méditerranée France. Les Inrocks, le 05/08/2019
"De héros à "complices": 5 ans d'opérations d'ONG en Méditerranée", TV5 Monde, le 25/08/2019
Sur le droit de la mer: "Secours en mer. Le port sûr n’est pas toujours le plus proche" Article de Nicolas Gros-Verheyde, le 25/09/2018
Rapport de l'activité 2018 de SOS Méditerranée

dimanche 16 juin 2019

Migrants : l'ONU craint que la Méditerranée ne devienne "une mer de sang" par manque de navires de sauvetage

Tous Migrants et Ligue des droits de l'Homme ont partagé un lien.
Ligue des droits de l'Homme
Droits des étrangers]
Mises en garde du Haut-commissariat aux #réfugiés de l'#ONU sur le sort réservés aux #migrants : risque de naufrage plus élevé que jamais, absence de navire de sauvetage une personne sur 8 tentant de traverser la Méditerranée est morte en 2019.

mardi 16 octobre 2018

Le migrant est l’avenir du monde


A l’aube du troisième millénaire, les hommes d’Etat doivent imaginer une politique de migration pour que la Méditerranée cesse d'être un cimetière.

Tribune. Le débat sur la migration est stupéfiant et pourtant il dure, s’enlise et même s’encastre dans l’ordinaire de notre culture politique contemporaine. Il paralyse l’Europe qui en parle tout le temps, mais n’en délibère jamais. Il envahit les propagandes partisanes et s’impose comme une sorte de friandise électorale dont se délectent les populistes de tous poils, de droite et maintenant d’une certaine gauche. Il tétanise les gouvernements qui craignent que le respect de la vérité ou qu’un sursaut d’humanisme ne leur vaillent une chute dans les sondages. Depuis le début de ce siècle encore tout jeune, 50 000 êtres humains sont morts au fond de la Méditerranée et l’imagination de la gouvernance humaine se limite à renforcer les contrôles, consolider « Frontex » ou désarmer l’Aquarius. Qu’est donc devenu le Conseil européen, incapable d’imaginer ce que pourrait être une politique de migration à l’aube du troisième millénaire ?

Lire l'article : https://reseauinternational.net/le-migrant-est-lavenir-du-mondeL


samedi 13 octobre 2018

Un bâtiment des garde-côtes marocains a tenté d’intercepter au large de Gibraltar une embarcation qui transportait une soixantaine de migrants.

AFP/Fadel Senna

L’un d’eux a été blessé.

C’est le deuxième incident du même ordre en l’espace de deux semaines. La Marine royale marocaine a ouvert le feu sur une embarcation transportant des migrants marocains, lors d’une opération d’interception au large de Larache.
« L’embarcation à moteur qui transportait 58 migrants dissimulés sous une bâche a effectué une manœuvre hostile ce qui a poussé le bateau garde-côte à tirer sur ordre de son commandant », a précisé cette source militaire sous le couvert de l’anonymat.
Un des migrants a été blessé à l’épaule lors de cette opération d’interception menée dans la nuit de mardi à mercredi sur la côte Atlantique, au sud du détroit de Gibraltar. Il a été transféré à l’hôpital de Tanger. Les autres migrants, des femmes et des hommes de tous âges, ont été ramenés à terre et remis à la gendarmerie.

Déjà 43.000 migrants passés en Espagne cette année

Le 25 septembre, une opération de la marine royale contre une embarcation rapide « Go-Fast » en Méditerranée, avait coûté la vie à une jeune Marocaine et fait trois blessés. Les autorités avaient justifié les tirs en invoquant les « manœuvres hostiles » du navire et en soulignant que les migrants étaient dissimulés sous des bâches.
 De plus en plus de Marocains tentent de quitter clandestinement leur pays pour gagner l’Europe, par voie maritime ou en franchissant les clôtures séparant le Maroc des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Le royaume est aussi un pays de transit pour des milliers de migrants originaires d’Afrique subsaharienne.
Plus de 43.000 migrants ont gagné l’Espagne depuis le début de l’année, dont plus de 38.000 par voie maritime, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Pour le seul weekend dernier, plus de 1.800 migrants qui tentaient de traverser la Méditerranée ont été secourus par la marine marocaine ou par les gardes-côtes espagnols.


jeudi 30 novembre 2017

Violences faites aux femmes : «L’autre rive de la Méditerranée est devenue l’antichambre de la torture»




Par Edouard du Penhoat, 25/11/2017

En cette Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, RFI se penche sur des violences encore peu documentées : celles que subissent les femmes qui prennent les routes de l’exil en Afrique. À chaque étape de leur voyage, elles courent le risque des agressions sexuelles et des viols, et les traumatismes qui en résultent sont encore largement sous-évalués. Cécile Allegra est journaliste et documentariste, présidente de l’association Limbo qui vient en aide aux réfugiés victimes de tortures. Elle explique tous les dangers que courent les femmes qui s’engagent sur les routes migratoires.

RFI: En ce 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, on s’intéresse à une question spécifique - qui est peut-être un peu moins traitée quand on parle des migrants, des routes migratoires et de la migration -  c’est celle concernant les violences que les femmes peuvent subir lorsqu’elles empruntent ces routes. Si vous deviez définir les grands traits, quelles sont ces violences ?

Cécile Allegra: Elles sont de différentes natures. D’abord, avant de partir, elles savent pertinemment qu’elles encourent de très grands risques. Le premier d’entre eux est celui d’être violées et donc, d’avoir une grossesse non désirée en cours de route. Dû à cela, elles se font placer souvent des implants, dans des conditions qui sont très compliquées d’un point de vue sanitaire. Une partie de ces femmes ne peut cependant pas le faire tout simplement parce qu’elles n’anticipent pas la violence qu’elles vont subir sur la route. Il y a donc les femmes qui ont été averties et qui prennent les devants mais qui s’exposent à des complications sanitaires en plaçant des implants dont on ne connaît pas vraiment la durée et celles qui ne peuvent rien faire et qui partent à l’aventure, sans savoir ce qui les attend. Ça, c’est le début.

Ainsi, la première des violences que subissent ces femmes commence avant même le début de l’exil, avec ces opérations chirurgicales qui sont extrêmement risquées ?
Oui, et nous parlons là des femmes qui sont prévenues et qui osent faire cette démarche. Vous voyez donc tous les obstacles qui se dressent sur la route d’une femme qui, avant même son départ, anticipe la violence sexuelle qu’elle va subir, s’y résigne et essaie de faire quelque chose pour minimiser cet impact.