2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mardi 13 août 2019

Fin du calvaire pour les 36 migrants ivoiriens abandonnés dans le désert




Les 36 migrants retenus depuis samedi 3 août à la frontière tuniso-libyenne ont pu regagner la Tunisie. Crédit : FTDES
Les 36 migrants retenus depuis samedi 3 août à la frontière tuniso-libyenne ont pu regagner la Tunisie. Crédit : FTDES
Les 36 migrants ivoiriens abandonnés depuis cinq jours dans le désert, à la frontière tuniso-libyenne, ont finalement pu être secourus après de longues négociations entre l’ambassade ivoirienne, l’OIM et les autorités tunisiennes. Ils ont été pris en charge dans un centre de l’agence onusienne jeudi soir mais leur avenir reste flou.

C’est la fin du calvaire pour les 36 migrants ivoiriens retenus depuis samedi 3 août à la frontière entre la Tunisie et la Libye. Parmi eux se trouvaient plusieurs femmes et quatre enfants.
Selon leurs témoignages recueillis par le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), ils ont été arrêtés samedi dans leur appartement de la ville côtière de Sfax et envoyés dans le désert tunisien, dans une zone militarisée.
Ce n’est finalement que dans la soirée du jeudi 8 août que les migrants ont pu être secourus, après de longues négociations entre l’Organisation internationale des migrations (OIM), l’ambassade ivoirienne et les autorités tunisiennes.
"Les 36 migrants ont été transférés dans un centre de l’OIM en Tunisie", précise à InfoMigrants Paola Pace, chef de projet à l'OIM Tunisie, qui ne veut pas donner plus de précisions sur leur localisation pour "des raisons de sécurité".
Selon l’agence onusienne, les migrants étaient très éprouvés et fatigués. Ils n’ont pas eu accès à de l’eau et de la nourriture pendant deux jours. "Nous sommes en train de vérifier leur état de santé", signale Paola Pace qui ajoute que la femme enceinte "va relativement bien".
"Personne ne doit être laissé en détresse dans le désert"
Tunis avait affirmé que ces personnes avaient tenté d’entrer illégalement dans le pays depuis la Libye. Des allégations fausses, selon l’association FTDES. L’OIM précise également qu’aucun ressortissant soudanais ne faisait partie du groupe, contrairement aux informations données par les autorités tunisiennes.
"Peu importe la manière dont ils se sont retrouvés là. Personne ne doit être laissé en détresse dans le désert", insiste Paola Pace. "La Libye est en guerre, on ne peut pas renvoyer des gens dans ce pays".
Reste à savoir ce que vont devenir ces Ivoiriens. L’OIM assure que des "solutions adaptées à chaque personne" allaient être trouvées mais l’agence reste floue sur la suite des événements.
Selon le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) en Tunisie, contacté par InfoMigrants, aucun Ivoirien du groupe n’est un demandeur d’asile. Néanmoins, "s’ils expriment leur souhait de déposer une demande d’asile, nous interviendrons", prévient le HCR.
Renvoyés en Côte d’Ivoire ?
Le FTDES pense qu’un accord a été trouvé entre les autorités et les migrants. "Les autorités les ont probablement autorisés à entrer en Tunisie à condition qu’ils s’engagent à quitter le territoire", déclare à InfoMigrants Romdhane Ben Amor, de l’association. "Il s’était passé la même chose avec l’histoire du Maridive". En juin dernier, les autorités tunisiennes avaient laissé 75 migrants secourus par le navire Maridive débarquer au port de Zarzis. Les migrants avaient dû accepter préalablement de rentrer dans leur pays.
"Dans le cas du Maridive, les migrants avaient subi une forte pression psychologique afin qu’ils acceptent les termes de l’accord", déplore Romdhane Ben Amor. "On refuse que ce genre de pratique ne se répète."
 

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jeudi 3 janvier 2019

En 2018, au moins 1 386 migrants sont morts sur les routes africaines



Le projet « Missing Migrants », de l’Organisation internationale pour les migrations, a confirmé la mort de 6 615 migrants ces cinq dernières années sur le continent africain.
Par Tancrède Chambraud Publié le 31 décembre 2018
Des migrants dans le désert algérien après avoir passé la frontière nigérienne, en juin 2018.
Des migrants dans le désert algérien après avoir passé la frontière nigérienne, en juin 2018. Jerome Delay / AP
Avant d’atteindre la mer Méditerranée, il y a la traversée de l’Afrique. Passage de frontières, traversées de zones désertiques… les routes terrestres empruntées par les migrants sont moins médiatisées que la Méditerranée, mais tout aussi meurtrières. En 2018, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a comptabilisé 1 386 décès sur le continent africain, contre 2 242 en mer. Deux données à mettre en lien avec les 4 503 morts répertoriés par la même organisation sur toute la planète.
Si ces 1 386 morts font de l’Afrique le continent de loin le plus meurtrier pour cette catégorie de population, l’OIM sait ses données territoriales largement sous-estimées. « Nos experts pensent qu’il pourrait y avoir autant de morts dans le Sahara qu’en mer Méditerranée », explique même Julia Black, la coordinatrice du projet « Missing Migrants » qui documente ces décès.
Pour elle aussi, « il est très probable que le nombre de migrants morts sur terre soit bien plus élevé » que ne le laissent présager les statistiques. Mais le manque de signalements officiels et non officiels des décès, rend le décompte difficile. « Si l’on prend le cas d’une personne tombant de l’arrière d’un camion en transit dans le Sahara, la probabilité de sa mort est élevée. Celle de voir son cas rapporté et enregistré est très basse », ajoute la coordinatrice. Or, rares sont les migrants qui n’ont pas été témoins de ce type d’accident.

Le manque de médicaments première cause de décès

Cette sous-évaluation s’explique évidemment d’abord par le manque de sources de remontées d’informations puisqu’« il y a très peu de sources officielles sur la mortalité durant la migration », rappelle Mme Black. « En Afrique, nous tirons surtout nos données d’enquêtes conduites auprès des migrants africains. Nous demandons à des cohortes entières de migrants s’ils ont été témoins de la mort de personnes de leur groupe », ajoute la spécialiste.