2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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jeudi 21 novembre 2019

700 enfants chaque soir à la rue à Paris









Société

Des associations réclament en urgence des places d'hébergement

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Douze associations signent ce mercredi un manifeste pour réclamer en urgence des places d'hébergement. Selon elles, 700 enfants dorment chaque soir dans la rue à Paris. En Île-de-France, 20.000 mineurs sont logés à l'hôtel, dans des conditions très précaires.




Selon plusieurs associations, 700 enfants sont à la rue, chaque soir, à Paris.
Selon plusieurs associations, 700 enfants sont à la rue, chaque soir, à Paris. © AFP - PHILIPP GUELLAND
Île-de-France, France
"En France, des milliers d'enfants sont à la rue ou dans des hébergements précaires" : c'est ce que dénoncent douze associations. La Fondation Abbé Pierre, Unicef ou encore le Samu social de Paris signent ce mercredi un manifeste, dans le cadre de la journée internationale des droits de l'enfant. Et leur constat est très inquiétant : chaque soir, 700 enfants dorment dans la rue à Paris, ils sont 160 en Seine-Saint-Denis. 
Autre chiffre qui fait froid dans le dos : 20.000 mineurs vivent à l'hôtel en Île-de-France, avec leur famille, "dans une situation de précarité extrême".

Davantage de places d'hébergement

Les associations constatent, dans toute la France, "une dégradation de la situation des femmes et des familles avec enfants à la rue ou vivant dans des habitats précaires". Elles réclament donc l'ouverture en urgence de places d'hébergement. 
Au total, depuis le début de l'année, ce sont huit mineurs qui sont morts dans la rue en France, selon le Collectif des morts de la rue. Récemment, le 4 novembre dernier à Paris, une femme, demandeuse d'asile, a perdu un de ses bébés alors qu'elle venait d'accoucher en urgence. 

Cette situation indigne de la France, sixième puissance économique mondiale et signataire de la Convention internationale des droits de l'enfant, provoque des drames - Manifeste de douze associations
Selon les associations, "trop souvent, des femmes venant d'accoucher sont remises à la rue avec leur nouveau-né". Les signataires demandent donc à l'Etat d'agir : "La République a le devoir de garantir un avenir à tous ses enfants et la pleine effectivité de leurs droits".




jeudi 30 mai 2019

Social : des conflits catégoriels à répétition au Maroc











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Enseignants, étudiants, le gouvernement laisse les conflits sociaux s’enliser au risque de subir une déflagration.  

Les étudiants en médecine entament leur neuvième semaine de grève. La menace d’une année blanche est très réelle. Les dates des examens sont fixées et le ministre a annoncé devant le Parlement qu’il ne prévoit pas de report. Ce conflit succède à celui des enseignants contractuels qui a duré 3 mois avant que le gouvernement ne cède sur l’essentiel. Un autre commence, celui des professeurs universitaires, corps dont est issu le ministre de l’Éducation nationale et qui est, normalement, l’élite des élites.
L’attitude du gouvernement est invariable : la fermeté absolue, ce qui vide les négociations de tout contenu, puis des concessions séquencées, après des semaines perdues, pour enfin arriver à un accord qui aurait pu être trouvé avant le conflit, si le dialogue avait prévalu.

« L’opinion publique est majoritairement du côté des mouvements revendicatifs »

La chance de l’exécutif et du pays, c’est que les centrales syndicales n’arrivent pas à mobiliser dans le secteur privé et les grands établissements publics. La peur d’exposer ses faiblesses structurelles y est pour beaucoup. Les derniers appels à la grève n’ont pas été suivis, non pas parce que les salariés sont contents de leur sort, mais parce que la défiance vis-à-vis des syndicats est très forte. La preuve en est, est que dans les conflits récents, ce sont des coordinations ad-hoc qui ont dirigé la manœuvre.
Tenter le diable
Cependant, l’attitude du gouvernement face aux revendications est intenable. La fermeté affichée, puis vite abandonnée, ne fait que durcir les conflits. Son objectif premier, politiquement, c’est de dissuader les grévistes en laissant entendre que leur mouvement n’aboutira à rien. Ce n’est pas le cas, puisque l’exécutif finit par lâcher du lest sur l’essentiel. Le message est donc inversé, il devient « seules les grèves dures, longues, finissent par arracher les revendications».
Si le gouvernement ne tire pas cette conclusion, alors c’est à désespérer. En fait, la fermeté affichée n’est tenable que si elle s’appuie sur l’opinion publique, d’où la nécessité d’une bonne communication, et sur une unité sans faille de l’exécutif et de sa majorité. El Otmani ne remplit aucune de ces conditions. L’opinion publique est majoritairement du côté des mouvements revendicatifs et l’unité n’est pas la valeur cardinale de la coalition majoritaire.
Le risque, c’est ce que l’on appelle « la conjonction des luttes ». Si demain plusieurs catégories se mettent en mouvement, qu’elles arrivent à se fédérer, même dans un cadre inédit, alors le Maroc connaîtra une grave crise sociale qui ne peut que déboucher sur une crise politique d’importance, ce qu’il faut absolument éviter.
Qu’un gouvernement politique fasse preuve d’autant de cécité est suicidaire. La seule issue c’est le réflexe du dialogue d’abord, de la transparence dans la communication et de la disposition à répondre, au possible, aux revendications en prenant l’opinion comme témoin. Le «Non, mais» n’est pas une attitude responsable car il joue le pourrissement des situations.
Challengenews
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