2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 3 février 2018

Etienne et Moussa : une seule Humanité !





Rappel, 18/12/2017

Nous publions ci-après un article du Dauphiné Libéré qui parle de notre ami (et rédacteur citoyen d’Alp’ternatives) Etienne Trautmann. Il a publié pour nous 3 articles sonores « Enquête de solidarité » qui marque son attachement à une hospitalité sans limite. (col de l’échelle#1; Briançon #2; Veynes #3 ).


0« Et tandis que la cordée évoluait pour soutenir la cause des migrants, l’un d’eux a bien failli mourir de froid, à quelques centaines de mètres seulement. Une triste ironie qui démontre comme la solidarité est bien une histoire de vie ou de mort. 

Étienne Trautmann, co-organisateur de l’événement sous l’égide des Citoyens Professionnels de la Montagne Solidaire n’a pas hésité à venir en aide à Moussa, 22 ans, prisonnier des neiges. 

 « Il avait le numéro d’un ami à moi, je ne sais ni comment ni pourquoi, mais ça lui a sauvé la vie. Mon ami m’a appelé pour me prévenir, et j’ai quitté le groupe de la cordée aussitôt pour le chercher dans un couloir d’avalanche. Les migrants empruntent souvent les pentes très raides, parce que la neige est plus dure. » explique-t-il. Étienne a aussitôt appelé le PGHM, prêt à intervenir si un accident était avéré. Et il lui a fallu 1h15 de marche pour trouver le malheureux :  » J’ai essayé de suivre des traces, de jumeler, et j’ai enfin entendu une voix faible. Je l’ai trouvé pieds nus, frigorifié, incapable de faire un pas de plus. J’ai rappelé aussitôt le PGHM, qui devait déjà être parti. En deux minutes, ils étaient là, et ils ont été extraordinaires. » explique Étienne avec une émotion perceptible. Le jeune homme, originaire de Guinée Conakry, a été hélitreuillé puis est entré en urgence à l’Hôpital des Escartons, en état d’hypothermie et avec des gelures de niveau 2 au pied gauche.
 Étienne s’est enquis de son état toute la journée. Avec humilité, il confiait son sentiment : « Je suis professionnel depuis 25 ans, et je serais incapable de faire ce qu’il a fait. On ne peut pas gravir des montagnes de neige comme ça, encore moins avec des petites baskets. C’est là toute l’alerte qu’on essaie de donner : c’est bien trop dangereux. Comme il m’a dit, c’est son troisième traumatisme, après avoir survécu à la traversée de la Libye, puis à celle de la Méditerranée, il a bien failli mourir dans la neige. Il faut arrêter de jouer au chat et à la souris avec les forces de l’ordre. Ce n’est pas de leurs faits, ils suivent des instructions, mais des vies sont en danger. Aujourd’hui, on est encore passé à côté d’un drame. » »
Valérie Merle





mardi 16 janvier 2018

Il y a un mois : Rencontre avec Moussa au col de l'Echelle

Il y a un mois : Rencontre avec Moussa au col de l'Echelle

ALP'TERNATIVES, 17/12/2018




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Etienne Trautmann  propose à Alp'ternatives en exclusivité le son de sa rencontre avec Moussa qu’il est allé rencontrer hier à l’hôpital et une vidéo du sauvetage dans le col de l’échelle. (voir l’article du DL)
OLYMPUS DIGITAL CAMERAEn « visite aux urgences de Briançon hier après-midi pour avoir des nouvelles de Moussa. Il va plutôt bien malgré des gelures de niveau 2 au pied gauche, c’est un miraculé, il était bloqué dans un couloir d’avalanche juste sous le col, pied nu, dans une pente à 35°. Grand merci au PGHM, ce détachement de la gendarmerie de secours en Montagne de Briançon, c’est à eux que reviennent les honneurs. Sans ce coup de fil, hier matin, Moussa serait ce matin mort congelé. Sur son parcours de l’enfer, après la Libye, la Méditerranée, voici que c’est dans nos montagnes hautes-alpines que son cauchemar se prolonge. Cela m’est insupportable, j’ai essayé de la rassurer, en lui disant notamment que tout allait bien maintenant, il était sauvé… mais je savais que je mentais, l’accueil ne serait qu’éphémère. »


Etienne Trautmann