2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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jeudi 25 novembre 2021

L’asile en France pour Julian Assange !

Avec Cédric Vilani, nous avons rédigé une proposition de résolution pour que la France accorde le droit d’asile à Julian Assange. Nous avons rapidement obtenu des signatures venant de tous les groupes parlementaires.
Pourquoi ?
Parce que les motifs pour défendre Julian Assange sont pluriels, divers. J’en vois au moins trois :
- D’abord, les droits de l’Homme, les droits d’un homme, jamais jugé, jamais condamné, et pourtant enfermé depuis près de dix ans maintenant, pour aucun crime. Le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Nils Melzer, écrit – je le cite – « Julian Assange doit à présent être libéré immédiatement, réhabilité et indemnisé pour les abus et l'arbitraire auxquels il a été exposé. »
- Ensuite, les droits de la presse – et comme reporter, j’y suis attaché. Quel est le seul crime que Julian Assange ait commis ? C’est d’avoir divulgué des vérités, notamment sur les guerres américaines, en Irak, en Afghanistan. C’est comme journaliste, qu’il a suscité la colère de Washington, c’est comme lanceur d’alerte qu’il risque toujours une extradition, avec à la clé 175 années de prison.
-   Enfin, je vois un troisième motif, et qui me tient à cœur : patriotique. Qu’a révélé Julian Assange ? Que l’Etat français, jusqu’à son chef, était espionné par ses alliés américains. Comme le soulignait Eric Dupont-Moretti lui-même, avec force et justesse, avant de devenir ministre de la Justice – je cite : « On va tout de même rappeler ce qu’il a permis de révéler. Il a permis de révéler en France que Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient été espionnés par les Américains, ça n'est pas rien. Il a permis de révéler également que Pierre Moscovici et François Baroin, deux ministres français de l'économie, avaient fait l'objet d'une opération d'espionnage économique conduite par les États-Unis. »
Ne serait-ce que par orgueil, pour services rendus à la Nation, nous devons accueillir Julian Assange.
« Il faut protéger toutes les libertés, déclarait le président Emmanuel Macron, en 2019. La liberté de la presse mais la liberté des individus aussi. » Julian Assange incarne à la fois la liberté de la presse et la liberté des individus.
Et j’ajouterais que, en l’accueillant, nous marquerions aussi la liberté de notre pays.
Voilà pourquoi, pour ces trois raisons, qui se cumulent, qui se mêlent, les signataires de cette résolution, issus – je le rappelle – de tous les groupes parlementaires, voilà pourquoi nous réclamons que la France accorde le droit d’asile à Julian Assange.
J’ajouterai un mot, plus personnel.
Dans un entretien paru hier, j’ai vu que John Shifton comparé son fils, Julian Assange, à Prométhée. Et c’est bizarre parce que, en début d’année, j’ai publié un ouvrage qui tournait autour de Prométhée, autour de cette figure mythologique, et je m’interrogeais :
Qui serait Prométhée, aujourd’hui ?
Comme figures dignes de lui, qui lui ressemblent, je songe aux lanceurs d’alerte. Depuis l’Olympe des multinationales, des sièges sociaux, eux assistent à l’injustice, et ils se font passeurs, à leur tour, ils volent des connaissances qu’ils livrent aux humains. Eux sont des passeurs de lumières, c’est le feu du savoir qu’ils ramènent aux hommes, pour les éclairer. Mais ils sont brûlés en retour, leur vie tourne à la tragédie : les Zeus du Pouvoir et de l’Argent s’acharnent contre eux, les voilà accusés, gardés à vue, persécutés, condamnés, emprisonnés… Comment ne pas voir en Manning et son « isolement carcéral maximum », oubliée sept années durant dans sa prison de Quantico (Virginie), dans des « conditions cruelles, inhumaines, dégradantes » d’après le rapporteur de l’Onu, comment ne pas voir en elle Prométhée, envoyée dans le Caucase, au bout du monde, à sa marge, exclu ? Et Assange dans son ambassade équatorienne, avec sa barbe blanchie, ses traits tirés, vieilli prématurément, n’est-ce pas Prométhée attaché à son rocher ?
Qu’on écoute leur histoire, alors, qu’on se la raconte, qu’on se la passe, qu’on donne un sens à ces existences sacrifiées, voilà qui peut participer du soulagement…
A vous, John Shifton, à vous, Stella Morris, et à Julian Assange, si nos propos trouvent un écho dans sa prison, je veux dire que, modestement, mais nous sommes à vos côtés. Nous vous souhaitons, dans cette épreuve, dans cette longue épreuve, nous vous souhaitons de ne pas perdre courage. Et nous espérons que, à la fin, c’est la liberté, c’est la justice, c’est la vérité qui vont gagner.

 

vendredi 22 juin 2018

Premier épisode du parcours du combattant que la France fait vivre aux réfugiés qui fuient leur pays pour survivre.

Hélène Legeay a partagé une vidéo.

Premier épisode du parcours du combattant que la France fait vivre aux réfugiés qui fuient leur pays pour survivre.
Il n'y a malheureusement pas qu'aux USA qu'on fait preuve d'inhumanité.


Osman a 22 ans. Il fuit le Darfour et tente de trouver asile en France. Suivez son parcours qui donne à voir les impacts réels du projet de loi asile immigration sur des milliers de demandeurs d'asile
bit.ly/2LKd8X5

lundi 4 juin 2018

Faisons respecter le droit d’asile, mettons fin au système Dublin


Faisons respecter le droit d'asile : Stop Dublin !

Auteur : La Cimade
Créé le 25/05/2018  
Monsieur Gérard Collomb,
Je vous écris pour vous faire part de mon désaccord profond avec la politique de la France concernant le traitement des personnes « dublinées ».

Il est indigne de refuser à ces personnes en demande d’asile d’accéder à ce droit garanti par la Constitution française. Il est également indigne d’inciter les forces de police, comme c’est trop souvent le cas, à les pourchasser, à les placer en rétention ou les assigner à résidence, et tenter de les expulser vers un autre pays européen, sans aucun souci pour leur sécurité et leurs droits fondamentaux.
Il est enfin indigne de condamner aujourd’hui plus de 35 000 personnes « dublinées », soit à être expulsées, soit à se cacher et survivre pendant 18 mois avant de pouvoir demander l’asile en France.

Le règlement Dublin actuel et son application par la France sont injustes, violents, inefficaces et très couteux. Par la voix du gouvernement, la France doit défendre auprès de l’Union européenne et de ses partenaires un système européen d’asile ambitieux, basé sur le choix des personnes en demande d’asile et sur l’idée d’une réelle solidarité européenne.

Je vous demande donc de :
- Faire usage de la « clause de souveraineté » prévue par le règlement Dublin afin de laisser l’ensemble des personnes dublinées accéder à la procédure d’asile en France 
- Mettre fin à l’enfermement en rétention ou l’assignation à résidence des personnes dublinées 
- Défendre sur la scène européenne un système d’asile européen ambitieux, fondé sur le choix des personnes en demande d’asile et sur une réelle solidarité entre les Etats-membres de l’Union européenne.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération,
 

vendredi 14 juillet 2017

Mouatassine Salah Eddine, un jeune Sahraoui, risque l'expulsion de France vers le Maroc

par Julie Philippe, La Dépêche, 13/7/2017

Plusieurs associations de défense des droits de l'homme sont mobilisées pour éviter l'expulsion d'un jeune Sahraoui détenu depuis plusieurs semaines au centre de rétention de Cornebarrieu, près de l'aroport de Toulouse-Blagnac. «Mouatassine Salah Eddine, âgé de 32 ans est natif du Sahara Occidental occupé par le Maroc. Il a participé aux manifestations de résistance à l'occupation à la suite desquelles il a été incarcéré pendant 8 mois par les autorités marocaines», explique l'association Le Cercle des voisins. «Il est arrivé par bateau en France en 2013, a vécu en Allemagne, puis a été renvoyé en France, mais elle ne donne pas l'asile aux Sahraouis, il risque donc de se faire expulser manu militari avant le 21 juillet. Nous allons être vigilants et peut-être demander à l'Algérie d'intervenir. Ce pays accueille de nombreux réfugiés», ajoute Jean-Pierre Cremous un membre de l'association.
La préfecture de Haute-Garonne a justifié le rejet de la demande d'asile en indiquant que «la situation de Mouatassine Salah Eddine ne relevait pas du statut de réfugié». «Il a donc été définitivement débouté du droit d'asile et le préfet de la Seine Maritime a pris à son encontre une mesure d'éloignement. Par ailleurs, étant parti en Allemagne, il a été reconduit en France par les autorités de ce pays au titre de la procédure Dublin, et placé au centre de rétention administrative de Cornebarrieu». Elle ajoute que «des discussions sont en cours depuis plusieurs semaines avec les autorités marocaines afin de faire les vérifications nécessaires concernant sa nationalité exacte.» «Des activistes ont été torturés et condamnés récemment car ils défendaient le Sahara occidental», indique pourtant Mohamed Cherki, membre du comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental (CORELSO).