2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mardi 21 avril 2020

Pierre Galand appelle à une large mobilisation internationale pour accélérer le processus de décolonisation du Sahara occidental


Le président de la Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO), Pierre Galand, a appelé jeudi à Madrid, à une large mobilisation internationale pour accélérer le processus de décolonisation du Sahara Occidental, occupé par le Maroc depuis 40 ans.
L’"ONU n’a pas rempli ses obligations » concernant le conflit du Sahara occidental, a souligné M. Galand, à la veille de la 40 ème édition de l’EUCOCO qui se tiendra vendredi et samedi à Madrid, appelant à cet égard à " une large mobilisation de l’ensemble de l’opinion publique internationale, surtout en Espagne et en France".
Ces deux pays, explique M. Galand, dans une déclaration à la presse, "ont deux rôles importants à jouer, dans la décolonisation du Sahara Occidental", rappelant que "le gouvernement espagnol a, foulant aux pieds le droit international, foulant aux pieds le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, rétrocédé en 15 novembre 1975, une partie de l’administration possible de ses territoires à la Mauritanie et au Maroc".
"La Mauritanie a entre temps rempli ses obligations en se retirant de ces territoires, mais le Maroc ne l’a toujours pas fait et occupe illégalement les territoires sahraouis, parce qu’il compte toujours sur le soutien des pays européens en particulier", a-t-il poursuivi.
"Je pense que c’est à nous Européens de rappeler à la France et à l’Espagne, leurs obligations et de rappeler essentiellement aujourd’hui aux Nations Unies l’obligation de mettre en £uvre ce référendum d’autodétermination du peuple sahraoui», a-t-il affirmé, lançant un appel à une "contribution ensemble pour que le peuple sahraoui puisse sortir des camps et puisse se trouver dans ses territoires libre".
A propos de la 40 ème édition de l’EUCOCO, M. Galand a précisé que cet appel sera "le message du 40 ème anniversaire" de cette conférence de soutien au peuple sahraoui, estimant que l’anniversaire de cette solidarité internationale est "quelque chose d’assez exceptionnelle dans l’histoire de la lutte des peuples".
Pour les organisateurs de cette conférence " les EUCOCO sont sans aucun doute le rendez-vous annuel le plus important du mouvement de solidarité européen avec le peuple sahraoui, qui de plus en plus a acquis une dimension globale, et non seulement européenne ".
L’objectif de cette conférence de solidarité avec le Sahara occidental, soutiennent les organisateurs, est d'"atteindre d'autres objectifs tels que : dénoncer la violation systématique des Droits de l'Homme de la part du Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental et donner un support à la lutte que la population sahraouie livre de façon continue sur ces territoires".
Outre des représentants de gouvernements reconnaissant la République arabe sahraouie démocratique (RASD), des députés et membres élus nationaux et internationaux, des organisations politiques et syndicales, des associations d'amitié avec le peuple sahraoui, des ONG et des personnalités du domaine de la culture prennent part à "ce rendez-vous obligatoire de solidarité".
Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU
portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc avec le soutien de la France.
APS

dimanche 29 septembre 2019

Comment la monarchie républicaine de la France couvre les violations de la monarchie absolue de droit divin du Maroc

CHESNOT VIA GETTY IMAGES
La collusion du pouvoir français avec le régime marocain n'est pas un scoop ou quelque chose à prouver, mais c'est un flagrant fait. Quelques exemples pour dénoncer cette complicité qui renforce l'autoritarisme.
«Le Maroc est une maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre», cette incroyable déclaration datant de 2013 n'est pas anodine, elle résume à elle seule la relation spéciale entre le pouvoir français et son homologue marocain, et devinez son auteur, c'est Gérard Araud, l'ex ambassadeur de la France aux États-Unis connu pour ses déclarations sans langue de bois et ses réactions peu diplomatiques qui ont souvent suscité de vives polémiques.

En effet, cette relation spéciale fignolée par une poignée de l'élite politico-médiatique française qui a des intérêts personnels, économiques et politiques au Maroc est souvent basée sur la corruption. «Le Maroc compte sur un impressionnant réseau de complicités étrangères, basé souvent sur la corruption, le chantage et les prébendes. En France, il y a Valéry Giscard d’Estaing, Hubert Védrine, Jacques Chirac, Jack Lang, Nicolas Sarkozy et d’autres personnalités devenues de véritables sentinelles au service du Maroc», note le journaliste Ali Lmrabet. La principale mission de cette élite peu scrupuleuse est de soigner et embellir l'image du régime marocain et couvrir ses brimades, ce qui affaiblit le courant démocratique au Maroc. «Le problème, c’est que cette influence affaiblit de nombreuses valeurs, comme la tolérance, le respect des libertés individuelles, la séparation du politique et du religieux… au profit des courants conservateurs, elle affaiblit le courant démocratique et laïc dans son bras de fer avec les mouvements conservateurs», analyse Omar Brouksi, l'auteur du livre "La République de Sa Majesté" qui qualifie également cette relation de «liaisons dangereuses».
«Cette relation, très sophistiquée, rappelle la connivence qui existait entre cette même élite française et le régime de Ben Ali. Souvenez-vous, quand, au début de la révolution tunisienne, Michèle Alliot-Marie, alors ministre des Affaires étrangères, avait proposé le savoir-faire français à la police tunisienne «pour régler les situations sécuritaires», relève Omar Brouksi.

vendredi 26 octobre 2018

Les Marocains manifestent à Paris contre la «complicité de la France»

Fikri associations
Manifestation au Maroc après la mort atroce de Mohcine Fikri. D. R.
Par Kamel M. – Plusieurs associations marocaines ont signé un appel pour un rassemblement qui sera organisé à Paris ce samedi pour dénoncer la répression qui s’abat sur les Rifains depuis qu’ils se sont révoltés après la mort atroce de Mohcine Fikri à Al-Hoceima, le 28 octobre 2016.
Le rassemblement auquel prendra part également l’association des familles des prisonniers et disparus sahraouis coïncide avec le deuxième anniversaire de la mort de ce citoyen marocain, marchand de poissons, qui a été broyé dans une benne à ordures après l’intervention de la police marocaine alors qu’il tentait de récupérer sa cargaison saisie et détruite.
«Le meurtre horrible de Mohcine Fikri a suscité l’indignation partout au Maroc mais aussi en Europe. Il a été le point de départ d’un vaste mouvement social qui a gagné tout le Rif», notent les associations marocaines qui relèvent que «les manifestations n’ont pas cessé depuis d’éclater au Maroc et en Europe pour réclamer la fin des abus de pouvoir du régime». «Malgré les promesses du roi du Maroc, Mohammed VI, la seule réponse concrète à ce jour est la répression perpétrée par les forces de sécurité marocaine. Des centaines de prisonniers politiques sont actuellement incarcérés au Maroc. Des procès expéditifs, dans ce qui est un simulacre de justice, ont débouché parfois sur des lourdes peines allant jusqu’à 20 ans de prison ferme sous le fallacieux prétexte invoqué par tous les régimes dictatoriaux pour incarcérer les opposants, le tristement célèbre ‘’complot contre l’État’’», dénoncent-ils.
Ces associations estiment qu’«il est donc urgent qu’une mobilisation collective en France et en Europe se construise rapidement en solidarité au Rif et aux mouvements au Maroc pour dénoncer cette politique répressive et demander des comptes à L’État marocain qui n’a pas hésité à faire emprisonner des hommes, des femmes et des enfants innocents pour imposer son autorité au moyen de méthodes révoltantes, tel que des tortures physiques et psychologiques dans les geôles marocaines». «De même, ajoutent-elles, il est important de dénoncer la complicité du pouvoir français à la répression des mouvements sociaux au Maroc».
Ont participé à cet appel le Comité de soutien au mouvement rifain Paris, l’Association marocaine des droits humains, l’Association des travailleurs maghrébins de France, l’Association de défense des droits de l’Homme au Maroc, l’Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis, Riposte internationale et la Confédération nationale du travail.