2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 14 août 2021

Admission d’Israël comme membre observateur à l’Union africaine : La RASD condamne une décision qui ignore l’intérêt suprême de l’UA

Des unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont mené jeudi des attaques intenses contre les positions des forces de l’occupation marocaine le long du mur de la honte et de l’humiliation, a indiqué le ministère sahraoui de la Défense.

La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a affirmé, jeudi, que la décision prise par le président de la Commission de l'Union africaine (UA) concernant l'admission d'Israël en qualité de nouveau membre observateur auprès de l'UA a ignoré totalement l'intérêt suprême de l'Organisation africaine et des avis et des préoccupations connues de ses Etats membres.

La République sahraouie a critiqué, dans un communiqué, la décision du président de la Commission de l'UA, sachant que l'UA avait précédemment examiné la demande d'adhésion d'Israël en tant que membre observateur à l'UA, rejetée en 2013, 2015 et 2016.

La RASD a rappelé que cette décision «contredit le texte et l'esprit des résolutions de l'UA sur la Palestine, notamment la dernière résolution adoptée par la Conférence de l'UA lors de sa session tenue par visioconférence les 6 au 7 février dernier».

Elle a également rappelé la résolution prise par l'UA, à savoir: «la position immuable et soutenant le droit inaliénable et inconditionnelle du peuple palestinien à l'autodétermination, y compris son droit de vivre dans la liberté, la justice et la dignité et son droit à un Etat indépendant avec El-Qods pour capitale.» A ce propos, la RASD a évoqué le «comportement agressif» d'Israël et son occupation illégale de territoires palestiniens et arabes.

La RASD a joint «sa voix à celles de tous les Etats membres de l'UA», faisant part de son rejet de la décision du président de la Commission de l'UA et appelant à ce que la question soit inscrite à l'ordre du jour du Conseil exécutif de la Commission africaine.

Soulignant la nécessité d'aborder cette question comme priorité au vu de ses répercussions juridiques et politiques à long terme pour l'UA, la RASD a rappelé les normes d'admissions d'Etats non africains, notamment les principes et bjectifs de l'acte constitutif de l'UA.

Par ailleurs, des unités de l'Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont mené jeudi des attaques intenses contre les positions des forces de l'occupation marocaine le long du mur de la honte et de l'humiliation, a indiqué le ministère sahraoui de la Défense. Selon le communiqué militaire n° 267, rapporté par l'agence de sahraouie SPS, les attaques de l'APLS ont ciblé des retranchements et des positions des forces de l'occupation marocaine dans la région de Latherathiat à Ketla, ainsi qu'à Rous Es-Sebti et Khaneka Chidhmia, dans le secteur de Mahbès.

Les signes positifs montrés récemment par l'administration américaine sur le règlement du conflit au Sahara occidental laissent constater une évolution de la position des Etats-Unis, un progrès qui bat en brèche la propagande marocaine sur ce dossier. Pour féliciter la contribution des Etats-Unis dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, le président des Etats-Unis, Joe Biden, a publié, mardi soir, un message sur son compte Twitter, illustré par une carte mondiale dans laquelle le Sahara occidental apparaît comme un territoire distinct et séparé du Maroc. Auparavant, un porte-parole du département d'état américain a affirmé que Washington soutenait un processus politique «crédible» au Sahara occidental conduit par les Nations unies en vue de concrétiser la stabilité dans la région. «Nous nous concertons avec les parties sur les meilleures voies à même d'arrêter la violence et de concrétiser un règlement durable», a déclaré ce diplomate américain sous couvert d'anonymat à la chaine Al Hura.

La déclaration du porte-parole du département d'état vient appuyer en effet celle tenue par Joey Hood, secrétaire d'Etat adjoint américain aux affaires du Proche-Orient, en visite dans la région. «Notre position claire est: Nous voulons voir un processus dirigé par l'ONU qui aboutit à un accord acceptable par toutes les parties et qui mène à la paix et à la stabilité, c'est (l'approche) à laquelle nous allons consacrer notre temps, notre énergie et nos efforts», avait déclaré Joey Hood en Algérie. Autre revers diplomatique, celui du maintien de l'aval du département d'Etat pour l'utilisation de l'aide américaine dans les territoires sahraouis. Cette décision réaffirme la position du Congrès américain, notamment du Sénat qui refuse d'accorder à Rabat le statut de la puissance administrante. Si le texte relatif à la question a rendu ces financements destinés au Maroc disponibles à l'assistance au Sahara occidental, il stipule, que ce feu vert est soumis à l'approbation du département d'Etat. En 2017, la commission du Sénat en charge des dotations budgétaires a consacré à l'aide accordée au Sahara occidental un chapitre séparé de celui du Maroc, pour confirmer que ce territoire est occupé.

La commission sénatoriale avait, alors, affirmé que tous les fonds accordés aux territoires sahraouis occupés seront gérés par la mission pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental (Minurso), en consultation avec le Sénat. Sur cet élan, l'administration Biden a décidé de «reconsidérer» la vente de drones et d'autres armes au Maroc en raison des scandales impliquant Rabat, dont l'affaire du logiciel espion Pegasus, et des violations croissantes des droits de l'homme au Sahara occidental.



jeudi 5 août 2021

Le Maroc et Israël ont organisé un séminaire auquel ils ont convié de nombreux experts et représentants de la société civile ( Ghana, Libéria, Gambie, Sénégal)

Par Ali Mohamed. ECS. Madrid (extraits)

Le Maroc et Israël ont organisé un séminaire auquel ils ont convié de nombreux politologues, experts et représentants de la société civile du Ghana, du Libéria, du Nigeria, de la Gambie et du Sénégal au « style marocain » dans le but d'expulser la République sahraouie de l'Union africaine , pourtant un des membres fondateurs de l'organisation continentale. 

 Après avoir été admis à l'UA comme membre observateur il y a deux semaines, Israël a rapidement montré quelles étaient ses intentions, semer la pagaille et la déstabilisation dans une région déjà irritée d'un continent. Les participants se sont rencontrés au Centre Imani pour la politique et l'éducation dans la capitale Accra , ont conclu avec certitude que la résolution du problème du Sahara occidental est une étape nécessaire pour renforcer l'intégration économique du continent, sauf que leur solution proposée est littéralement basée sur la suppression d'un pays et les droits de son peuple. Ces pays africains autrefois colonisés et massacrés n'ont rien appris de l'histoire et se positionnent désormais en faveur de la puissance occupante, contrairement à l'Acte constitutif de l'Union africaine et à la légalité internationale. Le séminaire des experts africains  ignore l'histoire de l'Afrique.

 Le séminaire était intitulé de manière trompeuse "L'impératif de la reprise économique : comment la résolution du problème du Sahara occidental peut-elle renforcer l'intégration régionale et continentale de l'Afrique ?"  Le récent incident d'El Guerguerat démontre la nécessité de surmonter les impasses politiques et les positions idéologiques improductives. Le tandem maroco-israélien court le risque de générer une crise au sein de l'UA. 


vendredi 29 janvier 2021

Afrique du sud: Biden appelé à annuler la décision de Trump sur le Sahara occidental SP

SPS 25/01/2021

Pretoria, 25 jan 2021 (SPS)

 Le président sud-africain, président en exercice de l'Union africaine (UA), Cyril Ramaphosa, a appelé dimanche le président américain, Joe Biden, à annuler la "reconnaissance illégale" de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, proclamée le mois dernier par son prédécesseur, Donald Trump.

Cyril Ramaphosa a appelé "les Etats-Unis à annuler rapidement la reconnaissance illégale imposant la souveraineté marocaine (prétendue) sur le Sahara occidental", tout en disant accueillir favorablement "l'engagement positif pris par le président américain, Joe Biden pour renouveler le mode de collaboration de son pays avec le reste du monde".

Le président sud-africain, président en exercice de l'UA, a exprimé son "inquiétude" quant au "manque de progrès dans (le processus de) résolution du conflit au Sahara occidental (dans le sens) de la reconnaissance du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance".

Il a assuré que son pays allait "intensifier ses efforts au sein de l'Union africaine" pour garantir au peuple sahraoui son  droit à l'autodétermination.

Le 10 décembre dernier, le président américain sortant, Donald Trump, avait annoncé reconnaître la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, en contrepartie de la normalisation des relations entre le régime marocain et l'entité sioniste. Cette proclamation a été dénoncée aussi bien aux Etats-Unis que par la communauté internationale qui a rappelé son caractère illégal.

L'organisation des Nations unies considère les territoires sahraouis occupés comme des territoires non autonomes où un référendum d'autodétermination est prévu depuis 1991.

L'organisation a rappelé que sa position vis-à-vis de la question sahraouie restait inchangée en dépit de l'annonce de Trump. (SPS)

020/090/700

 

mardi 17 décembre 2019

Le Maroc doit arrêter de courir avec le lièvre et chasser avec les chiens





RASD: Un frère qui pleure dans le désert!
Le colonialisme, comme l’impérialisme, est une pratique de domination et de soumission d’un peuple par un autre. Le désir de posséder et de contrôler les territoires d’autres peuples est au cœur du colonialisme, un phénomène qui n’est ni nouveau ni accidentel.
La colonisation européenne des sociétés africaines n’est pas le fruit du hasard, car elle repose sur une volonté bien calculée d’acquérir des matières premières et une main-d’œuvre bon marché pour des industries en expansion. Avec les opportunités offertes par l’industrialisation et l’esclavage en déclin, le capital a dû trouver un moyen d’expansion et la route naturelle est devenue l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie s’avérant non rentables (Williams 1944).
Parce qu’il s’agit d’une forme de conquête, le colonialisme s’appuie fortement sur la puissance du pouvoir impérial et suit un schéma qui rend difficile la décolonisation complète des colonisés sans exercer une dose correspondante de violence en représailles, car il affecte le psychisme par l’érosion culturelle et un système éducatif volontairement structuré (Fanon 1967).
La terre d’un peuple est sa fierté et son espoir, car elle rapporte son identité et façonne ses aspirations. Comme l’écrit Nilene Omodele Adeoti Foxworth dans « Bury Me in Africa » (1978), « un peuple sans terre est comme du bétail sur une terre nue, sans rien pour brouter, il se morfond sans espoir ».
Celui qui contrôle la terre contrôle tout ce qui est digne de la vie ; les richesses minérales, les rivières et tout ce qui bouge dans leur ventre, les oiseaux et tout. La terre ne perd pas de valeur, en tant que telle avec le temps, elle peut être mise en gage pour n’importe quoi.
Beaucoup considéreraient un terrain rocailleux et sablonneux aujourd’hui comme stérile, pour qu’il devienne demain une mine de diamants ou d’or, et qu’il soit toujours gardé jalousement. Les luttes de libération à travers le continent africain ont été stimulées par la promesse d’une reprise de possession et de la propriété de la terre, un héritage ancestral.
Les Africains ne peuvent pas vraiment se considérer libres si la liberté ne se traduit pas par la propriété de la terre, la propriété totale de la patrie. Il y avait eu des bains de sang hideux à cause du désir ardent de contrôler la terre, à cause de son importance dans la matrice de survie de l’homme. La terre est un héritage dont la valeur est équitable pour la vie et ne peut donc pas être mesurée en termes monétaires.
 https://www.moroccomail.fr/2019/03/30/le-maroc-doit-arreter-de-courir-avec-le-lievre...
Les Africains sont inséparables de leur terre.
Il est donc tristement décourageant qu’un pays africain reste colonisé au XXIe siècle, non pas par les accapareurs de terres européens habituels, mais par un autre frère africain. Que le peuple du Sahara Occidental, aussi connu sous le nom de République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), reste colonisé, ou a été colonisé par le Maroc, voisin africain en premier lieu, qui est censé jouer un rôle de  » gardien du frère « , cela dégage l’odeur de l’avarice, l’insensibilité et l’égoïsme absolu.
Et que le monde occidental, les soi-disant champions de la démocratie ferment les yeux sur ce qu’on appelle « l’altérité », donne une mauvaise réputation au terme mondialisation, est un exemple de deux poids, deux mesures et un poignard dans le dos de la justice internationale. Le fait que l’Afrique regarde un frère se faire mutiler, tué et laisser pour mort est aussi déchirant qu’enraciné dans l’appareil colonial que le continent a enduré et qu’il subit encore avec le traumatisme qui en découle.
Ironiquement, le Maroc est membre de l’Union africaine, anciennement Organisation de l’Union africaine (OUA), dont les protagonistes et les fondateurs étaient idéologiquement clairs sur ce qu’ils voulaient réaliser : la libération totale des peuples africains. Avec le peuple sahraoui attaché à la machine coloniale d’un frère, on peut se demander où sont les pères du continent et si la fraternité a pris un nouveau nom.
A qui appartient la main du Maroc ? Quelles cartes gagnantes tombent sur la table de poker africaine ? Et à qui appartient la roulette de l’Union africaine et à quelle fin ?
Si le Maroc est sincère sur le fait d’être africain, et sur ce qu’il ressent comme africain, comme le stipule l’Acte constitutif de l’Union africaine dont il est signataire, alors la noble chose à faire est de se comporter dans l’esprit africain. Il est plutôt hypocrite de la part du Maroc de faire partie d’une organisation qui prône la libération totale des griffes du colonialisme, tout en parodiant le train du cirque de l’Empire.
C’est dans cet esprit de lutte fraternelle que la SADC réaffirme son engagement en faveur de la décolonisation du Sahara Occidental sous les chaînes coloniales marocaines depuis 1975, comme il est de coutume. L’organe régional s’est réuni à Pretoria, en Afrique du Sud, récemment, en solidarité avec le peuple sahraoui dans son désespoir face à ses terres pillées et ses rêves ardents.
S’exprimant lors de la Conférence de solidarité de la SADC avec la République démocratique arabe sahraouie, le président Mnangagwa a souligné que, sans une RASD libre, les rêves de l’Afrique restent enfermés dans un coffre-fort ailleurs, donc la libération du frère traumatisé devrait être la priorité absolue.
Cet appel a été lancé par d’autres dirigeants de la SADC, qui ont estimé que la politique de diviser pour régner à l’instigation de l’Empire devait être évitée avec le mépris qu’elle mérite.
« La quête d’une paix durable et d’une prospérité collective dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Afrique ne sera pas pleinement réalisée tant que le peuple sahraoui travaillera et souffrira dans un cycle d’oppression et de privations, perpétrées par un autre membre de la famille africaine. La libération du peuple sahraoui doit être au premier plan de nos priorités continentales « , a déclaré le président Mnangagwa.
« Nous rejetons totalement l’idée que l’Union africaine (UA) n’a pas de locus standi dans le différend sur le Sahara occidental. Les parties belligérantes sont des Africains qui se battent pour des territoires en Afrique « , a-t-il réitéré.
Oui, comment l’UA peut-elle prétendre qu’elle est incapable de maîtriser l’un des siens à contre-courant de la nature? Le principe de « l’animalisme » qui dit que tous les animaux sont égaux devrait s’appliquer à tous les membres, quelle que soit leur influence.
Le Maroc ne devrait pas courir avec le lièvre et chasser avec les chiens, et les Nations Unies ne devraient pas traiter le Maroc avec clémence lorsqu’il s’agit de l’application du droit international et des droits souverains des peuples colonisés. Pourquoi le Maroc, connu sous le nom de colonisateur ou d’occupant illégal pour l’euphémisme, devrait-il être autorisé à faire partie à la fois de l’ONU et de l’UA ? C’est vraiment époustouflant.

lundi 4 novembre 2019

Appel à témoins des Gillets Jaunes :


Appel des Gillets Jaunes :

Bonjour à tous, dans le but d'obtenir rapidement la venue d'Observateurs internationaux de l'ONU sur notre territoire, une délégation de Gilets Jaunes et de Robes noires a fait parvenir une demande de rendez-vous au Président du Conseil de Sécurité des Nations Unies ainsi qu'aux Ambassadeurs des cinq pays membres permanents.
À cette fin, nous avons besoin pour exposer précisément la situation, d'un maximum de témoignages à l'adresse mail suivante :
delegation.giletsjaunes@gmail.com 

- menaces reçues des forces de l'ordre.
- gardes à vues
- incarcérations
- violences policières
- blessures
- mutilations
- entraves au droit de manifester
- ETC
Toutes les victimes, les proches de victimes, et les simples témoins sont invités à se manifester, rien n'est négligeable.
Possibilité de préservation de votre anonymat sur demande.
TOUS LES TÉMOIGNAGES SONT IMPORTANT.
Ils sont l'expression d'une répression liberticide qui remet directement en cause notre droit de manifester.
L'article 20 de la déclaration universelle des droits de l'homme est bafoué.
La restriction de nos libertés fondamentales doit être fermement dénoncée.
Aucune manœuvre ne nous fera taire, et la loi de la terreur ne gagnera pas.
delegation.giletsjaunes@gmail.com

mardi 29 mai 2018

Addis-Abeba : une délégation marocaine exclue d’une réunion de l’UA














L’Union africaine (UA) a décidé ce samedi d’interdire l’entrée de tous les membres d’une délégation marocaine, ayant tenté de s’introduire de force à la réunion des ministres des Affaires étrangères de quinze Etats africains dont la République arabe sahraouie démocratique (RASD), concernée par la consultation autour du thème de la réforme institutionnelle de l’UA, en vertu de la résolution 687 issue du dernier sommet d’Addis-Abeba, rapporte l’Agence de presse sahraouie (SPS).
La réunion qui s’est tenue à Addis-Abeba, en présence d’une délégation sahraouie conduite par le ministre de l’Eau et de l’Environnement, Brahim Mokhtar, a été retardée de deux heures, en raison d’une tentative de la délégation marocaine de s’introduire de force dans la salle, suscitant l’indignation des délégations présentes et des responsables de la Commission africaine.
Après la tentative de la Commission africaine de convaincre la délégation marocaine que leur pays n’était pas convié à cette réunion dont la consultation concerne quinze États seulement, conformément à l’alinéa 3 de la résolution 687, issue du sommet des chefs d’État et de gouvernement en janvier 2018, le Maroc a indiqué qu’il est «déterminé à participer à la réunion aux côtés des quinze États concernés par le thème de la réforme, dont la RASD».
Selon des sources informées citées par SPS et reprises par l’APS, la présidente du Conseil exécutif de l’UA, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, a décidé de «mettre fin aux provocations du Maroc et son attitude non diplomatique», en procédant à un changement de salle et en renforçant les mesures sécuritaires pour interdire l’entrée des membres de la délégation marocaine.
Le Maroc a échoué une fois encore à imposer ses choix à l’UA, alors que le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mohamed, et la présidente du Conseil exécutif de l’UA ont déploré le retard accusé dans la tenue de la réunion, ont ajouté les mêmes sources.
La réunion consultative portera sur l’examen des nouveautés à apporter dans la mise en œuvre du projet de réforme de l’UA et les questions relatives au budget et aux finances, des questions prioritaires définies lors du sommet de l’UA et des Communautés économiques régionales, et ce conformément au principe de dépendance et d’intégration.
La RASD participe à la réunion à la tête d’une délégation dirigée par le ministre de l’Eau et de l’Environnement, Brahim Mokhtar Boumakhrouta, accompagné par Lamine Baali, ambassadeur du Sahara Occidental en Ethiopie et à l’UA, et Dadi Essalek, attaché de presse culturel à la Délégation sahraouie auprès de l’Ethiopie et de l’UA.
Le groupe des quinze Etats concernés par la consultation sur la réforme institutionnelle de l’UA est composé de trois pays de chaque région, proposés par les cinq territoires. La République sahraouie a bénéficié de la confiance de la région de l’Afrique du Nord, ainsi que de l’Algérie et de l’Egypte pour jouir de la qualité de membre dans ce groupe.
R. I.

mardi 27 mars 2018

Afrique du sud : l’ANC rappelle le Maroc à l’ordre sur le Sahara occidental

Un Sahraoui brandit un drapeau du Front Polisario dans la région d'Al-Mahbes face aux soldats marocains qui surveillent le mur séparant la partie du Sahara occidental contrôlée par le Polisario, du Maroc, le 3 février 2017. C'est la plus vieille barrière de sécurité au monde.

Publié le 27/03/2018 à 11H56

Un mois et demi après le départ forcé de l’ancien président Jacob Zuma, l’Afrique du sud inflige un revers à la diplomatie du roi Mohamed VI. Malgré le retour du Maroc, après 30 ans d’absence, au bercail de l’Union Africaine, le parti de Nelson Mandela a tenu à rappeler son soutien aux droits du peuple sahraoui et annoncé la nomination d’un envoyé spécial sur la question du Sahara occidental.

Alors que l’ancien président sud-africain, Jacob Zuma, s’apprête à comparaître le 6 avril 2018 devant la justice pour corruption, le Congrès national africain (ANC), le parti de Nelson Mandela, au pouvoir, s’est empressé d’enterrer son héritage concernant la question du Sahara occidental.
Un symposium «pour justifier l'occupation du Sahara occidental» 
Là où l’ancien chef de l'ANC affirmait «n’avoir jamais eu de problème avec ses homologues marocains» et qu’il était normal d’entretenir des relations avec le Maroc, «une nation africaine», allant jusqu'à renouer avec ce pays lors du sommet de l'Union Africaine d'Abidjan, la nouvelle direction du parti s’insurge contre la politique de Mohamed VI dans ce territoire disputé et remet ses pendules à l'heure.

Suite à l’organisation d’un symposium, les 19 et 20 février 2018, sur «l’appui du Maroc aux mouvements de libération africaine : Afrique du Sud, Mozambique, Angola, Guinée Bissau et Cap Vert», l’ANC a appelé la diplomatie marocaine à «s’abstenir d’utiliser de tels forums pour justifier son occupation du Sahara Occidental».
 

mardi 13 mars 2018

Le président de la République sahraoui relève l’échec du Maroc à exclure la République sahraouie de l’UA



Bir Lahlou (Territoires sahraouis libérés), 12 mars 2018 (SPS)

Le président de la République, Secrétaire général du front Polisario, Brahim Ghali a relevé l’échec du pari du royaume marocain à compromettre la qualité de membre de la RASD au sein de l’Union africaine (UA).
Intervenant à la clôture des travaux d’une rencontre élargie aux secrétaires et commissaires politiques du front Polisario, le président Ghali a déclaré que “le pari de l’adhésion du royaume marocain à l’Union africaine en tant que démarche visant à compromettre la qualité de membre de la RASD et à empêcher l’organisation de jouer son rôle dans le processus de décolonisation de la dernière colonie en Afrique, a enregistré un échec cuisant”.
La place de la RASD, en tant que membre fondateur, s’est davantage renforcée depuis l’adhésion du royaume marocain à l’UA aux côtés de l’Etat sahraoui à travers sa participation efficiente aux sommets de partenariat de l’UA avec les partenaires étrangers, aussi bien avec le Japon à Maputo (août 2017) qu’avec l’Union européenne à Abidjan en novembre dernier, a affirmé M. Ghali, rappelant “d’autres rencontres consultatives et spécialisées lors desquelles le Maroc s’est trouvé isolé face à la détermination des pays africains et leur solidarité avec la RASD, aujourd’hui symbole de l’histoire des Africains et de leur lutte pour la liberté et la dignité”.
 Lire l'article : https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2018/03/12/14200.html

lundi 12 mars 2018

Le coup de grâce pour Mohammed VI? Echec au roi. Avec l'annulation, par la justice française, de la ligne Paris- Dakhla, ville occupée du Sahara occidental, la 4ème édition du Forum de Crans Montana risque de voler en éclats.

LE FORUM DE CRANS MONTANA EST PRÉVU DU 15 AU 20 MARS À DAKHLA

Le coup de grâce pour Mohammed VI?

Par

Echec au roi

C'est la porte ouverte à une nouvelle bataille juridique. Le Front Polisario l'engagera-t-il? Si c'est le cas, cela ne serait que légitime.

Le Forum de Crans Montana qui est prévu du 15 au 20 mars à Dakhla se tiendra, en effet, en territoire sahraoui occupé par le Maroc. C'est à partir de cette ville que Mohammed VI avait décidé de vendre son projet d'autonomie du Sahara occidental à la communauté internationale en y implantant ce «fameux» rendez-vous qui doit réunir le gotha de la finance mondiale, des hommes politiques de premier plan, des présidents de Républiques et des têtes couronnées. Un événement qui a régulièrement tourné en eau de boudin suite à des campagnes de boycott exceptionnelles.

Cela n'a apparemment pas découragé le pouvoir marocain, qui compte revenir encore cette année à la charge. Avec une forte probabilité de se mettre à dos encore une fois la communauté internationale qu'il n'a cessé de défier et le droit international qu'il a constamment piétiné, ce qui lui a valu bien des déboires. Cette fois-ci, il risque le coup de grâce. La diplomatie royale qui a, en effet, subi revers sur revers vient de connaître un autre échec de taille avec l'annulation, par la justice française, de la ligne Paris-Dakhla, ville occupée du Sahara occidental où le Maroc compte organiser la 4ème édition de cet évènement. Il faut souligner que l'assignation déposée par le Front Polisario devant le tribunal de commerce de Créteil pour obtenir l'interdiction du vol et de l'exploitation de la ligne Paris-Dakhla repose sur l'arrêt rendu par la Cour de justice européenne dans l'affaire de l'accord de pêche conclu entre le Maroc et l'Union européenne. Une brèche ouverte pour procéder à l'annulation de ce forum. «Organiser ce forum dans une ville qui, de jure, n'appartient pas au pays hôte pose un sérieux problème», a souligné l'ex-directeur au Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies. Pourquoi? «Il s'avère que Dakhla ne se trouve pas au Maroc, mais bel et bien au Sahara occidental, dans la zone occupée par le Maroc», a expliqué Werner Blatter, dans une tribune publiée jeudi dernier par le journal suisse Le Temps. Or il s'avère que les arrêts rendus par la Cour européenne de justice, que cela soit en ce qui concerne l'accord agricole ou de celui de la pêche qui lient le royaume à l'UE, reposent sur cet argument. Que disent-ils?
«Compte tenu du fait que le territoire du Sahara occidental ne fait pas partie du territoire du Royaume du Maroc, les eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental ne relèvent pas de la zone de pêche marocaine visée par l'accord de pêche», ont jugé les magistrats européens. «En concluant cet accord, l'Union européenne (ndlr) a violé son obligation de respecter le droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination», ont-ils souligné dans leur arrêt rendu le 27 février 2018. Une porte ouverte pour le Front Polisario qui ne se fera pas prier pour faire valoir que la ville de Dakhla occupée ne peut accueillir une manifestation imposée par son colonisateur, le Maroc.
Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine le lui a rappelé. à l'issue de son 30ème Sommet tenu à Addis-Abeba en janvier 2018. Il a exhorté tous ses États membres, les organisations de la société civile africaine ainsi que les autres acteurs concernés, de boycotter la prochaine édition du Forum de Crans Montana à Dakhla.
L'Union africaine, qui avait mené par le passé de vigoureuses campagnes pour son boycott, redescend dans l'arène pour faire échec à ce quatrième essai de forfaiture chaperonné par le Palais royal. L'Union européenne, l'Unesco, toutes les instances onusiennes, de nombreux pays, toutes les organisations internationales de défense des droits de l'homme avaient aussi dénoncé l'agression caractérisée et la violence faite au droit international par le caractère de ce type de rencontres.
«Permettez-moi de souligner que l'Unesco, comme vous le savez, ne saurait s'associer à un Forum dont la prochaine édition se tiendra à Dakhla, territoire contesté aux fins du droit international et aux termes des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, auxquelles notre organisation est tenue de s'aligner et de se conformer», avait écrit l'ex-directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, dans une lettre datée du 19 février 2015 adressée au président exécutif du Forum de Crans Montana, Jean-Paul Carteron, un Français d'origine établi en Suisse, une marionnette entre les mains du monarque alaouite qui a décidé de sceller le destin du peuple sahraoui. Le retour de manivelle va sans doute provoquer de gros dégâts. La diplomatie marocaine, déjà à l'agonie, risque de rendre l'âme.

jeudi 1 mars 2018

Des ateliers pour examiner davantage les voies pour mieux soutenir la résistance sahraouie


27/2/2018 
 
Des ateliers pour examiner davantage les voies pour mieux soutenir la résistance sahraouie
SMARA (Camps des réfugiés)- 

Plusieurs ateliers de travail ont été animés lors des travaux de la Conférence internationale sur la résistance politique du peuple sahraoui qui se poursuivaient lundi dans l’après-midi dans les camp de réfugiés sahraouis de Smara avec la participation des militants et défenseurs de droits de l'Homme.
Les ateliers de travail qui se déroulaient à huis-clos ont abordé des thèmes différents notamment autour des droits de l’Homme, ressources naturelles, échanges d’expériences, ainsi qu’un atelier pour la mise en place d’un plan d’action stratégique sur la base de l’approche pacifique de non-violence visant à mettre fin à la colonisation marocaine au Sahara occidental.
"Nous essayerons de mettre en place une campagne dans laquelle s’investiront tous les militants et les défenseurs de droits de l’Homme afin de contribuer à atteindre leur objectif" , a déclaré Ines Tlili membre de l’Organisation internationale de l’action non violente (NOVACT), qui  animait un workshop sur l’expérience tunisienne.
Ces ateliers ont également permis aux militants des droits de l’homme de différents pays et d’une délégation de militants sahraouis des territoires occupés, de mettre le point sur la situation actuelle et les acquis et avancées enregistrés par le peuple sahraoui, mais aussi de réitérer ses  revendications.

Lire aussi: Festivités pour la célébration de l'anniversaire de la proclamation de la RASD


"Les dernières décisions et mesures prises par l’Union africaine (UA) , la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) concernant l’exploitation des ressources naturelles par l’occupant marocain sont toutes des données encourageantes", a estimé Abdeslam Omar, président de l’Organisation  internationale pour les détenus sahraouis, soulignant l'importance de s'engager pleinement dans larges campagnes de pression sur l'occupant marocain.
"Nous voulons profiter du vécu des autres peuples pour les inclure dans notre combat pacifique" , a-t-il poursuivi, citant les luttes des peuples palestiniens contre l'occupation israélienne, sud-africain contre l'Apartheid, algérien et tunisien contre l'occupation française.

vendredi 9 février 2018

Sahara occidental : tensions entre Rabat et l’envoyé spécial de l’ONU


Horst Kohler, envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental, est attendu cette semaine à la capitale du Maroc, Rabat, où il devrait se réunir avec les responsables marocains, rapporte le média local Yabiladi ce mardi.

La visite de l’ex-président allemand s’inscrit dans un contexte tendu entre lui et les autorités marocaines. Horst Kohler avait notamment très mal apprécié que le Maroc lui refuse un déplacement à Lâayoune, capitale du Sahara occupé, et aurait fait part de son mécontentement auprès des pays européens, explique une source proche du dossier.
Du côté marocain, le gouvernement a très mal vécu la décision de l’envoyé spécial d’intégrer l’Union africaine dans le processus.
Kohler estime en effet que le retour du Maroc dans « la famille africaine » offre une opportunité naturelle d’intégrer l’Union africaine (UA) aux discussions. C’est dans ce cadre qu’il s’est successivement réuni avec le commissaire de l’UA à la paix et la sécurité, l’Algérien Ismaïl Chergui, le président de l’UA, Paul Kagamé et le président de la commission de l’UA, Moussa Faki.
À l’opposée, les récents revers diplomatiques successifs subis par le Maroc depuis leur adhésion à l’UA ont refroidi l’enthousiasme de Rabat quant à sa capacité à faire adhérer l’Union africain à sa cause, et ont signalé leur claire préférence pour le Conseil de sécurité de l’ONU où des membres alliés du Maroc peuvent défendre énergiquement la position marocaine.
La rencontre entre Horst Kohler et le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, devait initialement avoir lieu à Berlin mais elle a été annulée par la partie marocaine en signe de mécontentement, préférant plutôt « convoquer » l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU à Rabat afin de s’expliquer sur son « escapade africaine ».

mercredi 13 décembre 2017

Le Maroc a perdu la bataille du Sahara Occidental




Selon le mouvement républicain marocain, la participation du roi du Maroc au Sommet UE-UA d’Abidjan est une reconnaissance de la RASD. Une reconnaissance sanctionnée par la pose de Mohammed VI aux côtés du président sahraoui dans la photo de famille clôturant le Sommet.
Le régime marocain joue avec le temps pour faire accepter la normalisation des relations entre le Maroc et la RASD. Tout comme la normalisation avec l’Etat sioniste, ajoute la même source. Dans le cadre de cette normalisation rentre la photo de Bourita avec le ministre sahraoui des affaires étrangères.
Les républicains marocains se demandent pourquoi les thuriféraires du régime ne questionnent pas Mohammed VI sur sa présence à côté du Polisario. Ils n’hésiteront pas à dire qu’il s’agit soit d’un montage photoshop ou d’une offensive menée de l’intérieur de l’Union Africaine.

 maroc-leaks.com/maroc-a-perdu-bataille-sahara-occidental/


jeudi 16 novembre 2017

Conditions de détention alarmantes des prisonniers sahraouis : Un collectif international d’avocats interpelle la France



Le représentant du Polisario en Russie dénonce l’obstination du Maroc

Un collectif international de 17 avocats a interpellé hier le Premier ministre français Edouard Philippe ainsi que ses ministres, à la veille de son déplacement au Maroc, sur les conditions de détention «alarmantes» des prisonniers politiques sahraouis. Dans un appel publié par L’Humanité, les avocats français, belges, espagnols, italien et allemands, ont indiqué, à l’occasion de la tenue mercredi et jeudi à Rabat de la 13e édition de la Haute commission mixte, que l’état de santé de plusieurs des prisonniers politiques sahraouis détenus aux Maroc est «très préoccupant», parce qu’ils ne reçoivent plus, selon eux, les traitements médicaux adaptés à leurs pathologies. 
Ils lui demandent à cet effet d’évoquer, au cours de sa visite, la situation des droits de l’Homme au Maroc, qui «ne saurait être décolérée de toute coopération diplomatique et économique», et de rappeler au royaume du Maroc «l’impérieuse nécessité d’accorder aux prisonniers politiques sahraouis, un traitement digne et respectueux des droits de l’Homme, de les préserver de toute forme de torture et de traitements inhumains, et de leur assurer un accès effectif aux traitements médicaux indispensables à leur survie». «Condamner des êtres humains à une vie d’emprisonnement est une sentence suffisamment lourde. Tout autre traitement inhumain et dégradant, et toute mise en danger de la vie des détenus, sont indignes des principes que notre pays entend défendre à travers le monde», ont-ils affirmé. Le collectif international des avocats a indiqué que les prisonniers «sont aujourd’hui encore soumis à de traitements inhumains et dégradants de la part des geôliers marocains», précisant que plusieurs d’entre eux sont détenus avec des prisonniers violents et craignent pour leurs vies. Les avocats ont rappelé que le Maroc a été condamné par le comité contre la torture de l’ONU pour avoir torturé et condamné sur la base d’aveux obtenus sous la torture Naâma Asfari, l’un des dix-neuf prisonniers.

Le représentant du Polisario en Russie dénonce l’obstination du Maroc
Le peuple sahraoui est «déterminé à poursuivre sa lutte pour son indépendance, si l'occupant marocain continue à faire fi des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui affirment le droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination», a indiqué mercredi à Moscou le représentant du Front Polisario en Russie. Dans une déclaration publiée à l'occasion du 42e anniversaire de la signature des accords tripartites de Madrid (14 novembre 1975) qu'il a qualifiés d' «odieux» pour avoir «consacré l'occupation illégale du Sahara occidental par le Maroc», M. Mohamed Fadhel Ali Salem a dénoncé «l'obstination des autorités marocaines à poursuivre leur politique d'oppression et de déni flagrant de la légalité internationale». «Si les Nations Unies ne peuvent contraindre le Maroc à respecter les principes du droit international, le peuple sahraoui reste, quant à lui, déterminé à poursuivre sa lutte pour l'indépendance», a indiqué M. Mohamed Fadhel qui a rappelé que le 6 septembre 1991, soit après 16 années de guerre, un traité de paix avait été signé entre le Polisario et le Maroc sous les auspices des Nations Unies qui ont institué une Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO).


samedi 11 novembre 2017

LE ROI DU MAROC EXCLUT LE DROIT DU PEUPLE SAHRAOUI À L'AUTODÉTERMINATION

Mohammed VI enterre la paix

Par
L'autodétermination du peuple sahraoui seule issue au conflit
 
L'autodétermination du peuple sahraoui seule issue au conflit.«Aucun règlement de l'affaire du Sahara n'est possible en dehors de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara...», a déclaré le souverain marocain.
Le dernier bastion du colonialisme en Afrique ne tombera pas. C'est ce qu'annonce le roi du Maroc. Le discours du monarque alaouite prononcé le 6 octobre à l'occasion de la célébration du 42ème anniversaire de l'annexion du Sahara occidental vient d'enterrer toute solution politique juste et équitable concernant ce conflit vieux de plus de 40 ans.
  Il a décidé de régler la question de façon unilatérale, en quatre points. 

Écoutons-le. Premièrement: «Aucun règlement de l'affaire du Sahara n'est possible en dehors de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara, et en dehors de l'Initiative d'autonomie, dont la communauté internationale a reconnu le sérieux et la crédibilité.»

Deuxièmement: «Les expériences passées devraient permettre de méditer sur une évidence: le problème n'est pas tant de trouver une solution à cette affaire, mais plutôt d'arriver à définir le processus à suivre pour y parvenir; il appartient, donc, aux parties à l'origine de ce conflit monté de toutes pièces, d'assumer pleinement leur responsabilité dans la recherche d'un règlement définitif.» 


Troisièmement: «Le plein respect des principes et fondamentaux retenus par le Conseil de sécurité pour le traitement de ce conflit régional artificiel; l'organe onusien étant, de fait, la seule instance internationale chargée de superviser le processus de règlement»

 et quatrièmement: «Le refus catégorique de tout dépassement, de toute tentative de porter atteinte aux droits légitimes du Maroc et à ses intérêts supérieurs, de toute proposition obsolète visant à écarter le plan de règlement des paramètres référentiels retenus, de l'insertion abusive d'autres sujets, lesquels sont traités par des institutions compétentes», a-t-il déclaré lundi dernier dans L'affaire est ainsi pliée. Le roi a posé ses conditions qui résonnent comme un défi lancé à la face de la légalité internationale. Du secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterrès et de son envoyé spécial, Horst Köhler, qui vient de signer sa première visite dans la région. Une fuite en avant pour ignorer toutes les résolutions votées par le Conseil de sécurité, qui garantissent au peuple sahraoui le droit à l'autodétermination.
Une bravade à l'adresse de l'Union africaine à laquelle il vient d'adhérer après avoir ratifié son acte constitutif qui impose à ses membres le respect des frontières héritées de la colonisation. 

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