2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est danger de mort. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est danger de mort. Afficher tous les articles

jeudi 24 juin 2021

AU MAROC, NOUS CRAIGNONS LA MORT DU PLURALISME, D’UN JOURNAL ET AUJOURD’HUI D’UN HOMME, SOULAIMANE RAISSOUNI !



Chèr(e)s ami(e)s,
 
Devant la cour d’appel de Casablanca au Maroc, le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) a lancé un appel d'urgence au Roi Mohammed_VI en faveur des journalistes Omar Radi et Soulaimane Raissouni qui sont dans un état de santé critique.

 
Les deux journalistes, connus pour leurs écrits critiques et poursuivis pour des affaires de mœurs, pour lesquelles ils risquent jusqu'à 10 ans de prison, sont détenus depuis plus d’un an. Pour protester contre l’absence d’équité de leurs procès, les deux hommes ont entamé une grève de la faim. Le rédacteur en chef d’Akhbar al-Yaoum, Souleiman Raissouni, qui a cessé de s’alimenter depuis 76 jours, a été conduit à l'hôpital ce week-end. Le journaliste rapporte avoir perdu 32 kilos. Il a également des difficultés d'élocution et sa jambe droite est quasiment paralysée.
 
Leurs procès qui devaient avoir lieu le 22 juin ont été reportés au 29 juin prochain et la demande de libération provisoire de Raissouni a été une nouvelle fois rejetée alors que la vie de ce journaliste ne tient qu'à un fil.

Seule l’institution royale est aujourd’hui en mesure d’éviter une catastrophe humaine et pour la liberté de la presse. Radi et Raissouni doivent bénéficier d’un procès équitable et les affaires de mœurs ne doivent plus être instrumentalisées contre les journalistes au Maroc.

Nous comptons sur votre générosité pour mener à bien cet important combat au Maroc et pour obtenir au plus vite la libération de ces deux journalistes en danger. 

 
JE FAIS UN DON A RSF
Luttons pour qu'ils ne restent pas un jour de plus en prison ! Merci beaucoup. 
--
L'Equipe de Reporters sans frontières
Website
Twitter





 

mercredi 27 mai 2020

Julian Assange, ce grand homme qui meurt dans l’indifférence générale

Julian Assange, ce grand homme qui meurt dans l’indifférence générale
© REPORTERS
OpinionsVidéo
Contribution externe
Mis à jour le

Une opinion d'Aurore Van Opstal, journaliste, et signé par des universitaires, des journalistes et des personnes issues de la société civile (*).
Il était une fois un pirate informatique, un peu bizarre, habité par le désir de faire connaître la vérité sur le monde dans lequel il vit. Il s’appelle Julian Assange et est né le 3 juillet 1971 en Australie. C’est un cybermilitant, un homme brillant qui trouve que le fossé est trop grand entre la réalité du monde politique et les informations connues des citoyens. Il propose, dès lors, de créer un site où tout le monde pourra, en toute confidentialité virtuelle, faire parvenir des informations sensibles. En anglais, le mot "fuite" se dit "leak" : Wikileaks est né. Assange et quatre personnes s’occupent du site.
En 2010, WikiLeaks publie des documents sur la guerre d’Irak et notamment une vidéo, devenue virale internationalement ; Collateral murder. Cette dernière montre le raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad. Il s'agit d'une bavure américaine survenue dans le cadre de la guerre, durant laquelle un hélicoptère Apache américain a ouvert le feu sur un groupe de civils, comprenant notamment deux reporters de l'agence Reuters. Au moins 18 personnes ont été tuées lors de ce raid. Des civils. Des innocents. Cette vidéo a fait scandale. Le président Obama a dû prendre la parole dans l’urgence. Julian Assange est devenu, ce jour-là, la cible, l’ennemi public numéro 1 des États-Unis. Les autorités américaines commencent à enquêter sur WikiLeaks et Assange en vertu de la loi sur l'Espionnage de 1917. Par ailleurs, des enquêtes sont lancées contre Assange par plusieurs agences gouvernementales, notamment le FBI.

Wikileaks, a aussi, en parallèle, dénoncé les circuits de corruption de dictateurs africains ou de certaines compagnies russes offshore.
En 2010, Assange se rend en Suède où une procureure ouvre une enquête préliminaire suite aux dépositions de deux femmes suédoises dont une voulait l'obliger à faire un test du SIDA (ce qu'il fit) après avoir eu des rapports sexuels avec lui et l'autre qui a refusé de signer la déposition présentée par la police. Après l’avoir classée, l’enquête préliminaire est rouverte par la Suède en mai 2019.
En 2012, Julian Assange, acculé de toutes parts, demande l’asile à l’ambassade d’Équateur à Londres. Il y restera, enfermé, de 2012 à avril 2019. Avec le changement de président en Équateur, début 2019, Assange est arrêté à l’ambassade. Il est depuis incarcéré en prison en Angleterre. Les USA demandent son extradition pour "piratage informatique". A l’heure où j’écris ces lignes, Julian Assange se meurt. Il aurait perdu 15 kilos depuis le début de son enfermement, peine à trouver ses mots, boîte et est marqué par un vieillissement prématuré.

Quid du droit international et de la souveraineté ?
Sans entrer dans les arcanes du droit britannique, le cas Assange soulève une question fondamentale de droit international. Assange est citoyen australien, pas des États-Unis. Il n’a commis aucun délit dans ce pays. Il a divulgué des informations confidentielles mais transmises par d’autres (Chelsea Manning en particulier) et ne les a pas volées. Tous les journalistes font cela, avec des informations en général moins importantes, mais le principe est le même. Dans la presse des États-Unis, on parle sans cesse d’informations venant de "sources officielles non identifiées".
Si Assange doit être extradé sur cette base et être mis en prison pour le reste de ses jours, cela signifie qu’en principe tous les pays qui espionnent les USA devraient leur livrer leurs espions, ainsi que tous les journalistes qui publieraient des informations sur ce pays obtenues par des moyens illégaux.
Certes les États-Unis ne sont pas de grands défenseurs de la souveraineté nationale des autres pays que le leur, mais ici on franchit une étape extraordinaire et l’absence de réaction des gouvernements alliés des USA, principalement britannique et australien, illustre le degré extrême de leur soumission.

Un homme (presque) seul
Des gens défendent Julian Assange comme le réalisateur américain Oliver Stone qui a déclaré : "Julian Assange est un éditeur pour la vérité. Il a accompli un travail remarquable pour le compte de l'humanité malgré son traitement inhumain. Cette affaire est cruciale pour la survie de notre droit de savoir et de notre liberté essentielle pour lutter contre l'oppression des USA et du Royaume-Uni — et maintenant contre la tyrannie !" (1) Mais beaucoup trop peu de personnages publics prennent la défense de cet homme. Citons-en, néanmoins, trois qui développent des réflexions intéressantes autour du "cas Assange" : John Pilger (2), journaliste australien ; Craig Murray (3), ex-diplomate britannique et Roger Waters (4), musicien et fondateur du groupe Pink Floyd. 

Demande de libération immédiate
Citoyens du monde, soutiens à Julian Assange, nous exigeons sa libération immédiate et son retour dans sa famille en Australie. Cet homme souffrant n'a commis aucun crime si ce n'est de dénoncer ceux des autres !

Manifestation à Bruxelles tous les lundis
Un très petit comité de soutien à Julian Assange se réunit Place de la Monnaie à Bruxelles, tous les lundis, de 17h à 19h pour montrer son indignation. Si vous aussi, vous êtes indignés par la mort lente de Julian Assange ; rendez-vous est pris (5).
(1) Sputnik, « Oliver Stone prend la défense d’Assange » , sur fr.sputniknews.com
(2) : https://www.youtube.com/watch?v=siHgvx3t9V8&fbclid=IwAR3Y4M1rL3mJE8EC4AeKcd9ORLn7XF-1zcoL_y5akZ7pIXaqT9Cxr-bPhuE
(3) : https://www.craigmurray.org.uk/
(4) : https://www.rt.com/shows/going-underground/471860-roger-waters-julian-assange/?fbclid=IwAR2pRtMMqubiLfOG2-7incVgc11cyh-nxZ9evDa9iAA-4qB9OtQyeJs2QzU
(5) : Lien vers l’événement Facebook
(*) : Liste des signataires :
  • Catherine de Voghel, psychologue
  • Carine Russo, ancienne sénatrice et écrivain
  • Corinne Gobin, politologue, maître de recherche Fnrs – ULB
  • Jean-Claude Deroubaix, sociologue, enseignant Umons
  • Anne Staquet, Professeur de Philosophie, Université de Mons
  • Vincent Engel, professeur UCLouvain, et écrivain
  • Anne Dufresne, sociologue, GRESEA
  • Marc Reisinger, psychiatre bruxellois
  • Anne Morelli, professeure honoraire ULB
  • Mateo Alaluf, professeur honoraire ULB
  • Arnaud de la Croix, philosophe et historien
  • Rachel Carton, formatrice en éducation permanente, CEPAG
  • Jean-Louis Siroux, sociologue (ULB)
  • Camille Martin, journaliste
  • Prof. Geoffrey Geuens (ULiège)
  • Evelyne Dehenin, licenciée en philosophie
  • Antoine Ponza, journaliste
  • Greta Alegre, productrice de documentaires
  • Jean-marie Dermagne, avocat, ancien bâtonnier, enseignant universitaire
  • David Ramboux, citoyen belge
  • Francis Houart, syndicaliste (pensionné)
  • Diana Johnstone, journaliste américaine
  • Javier Carrasco philosophe
  • Olivier Mukuna, journaliste et essayiste
  • Gil Honoré , citoyen belge
  • Luk Vervaet, enseignant empêché dans les prisons
  • Anne-Marie Zorat, animatrice, Seraing
  • Didier Mendy, citoyen libre

vendredi 29 novembre 2019

Assange «risque de mourir en prison»

...mourir en prison» pour avoir dit «la vérité sur des crimes de guerre», selon son père


Dossier:Arrestation de Julian Assange à Londres, 2019
La question de l’état de santé du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, actuellement détenu au Royaume-Uni, a été de nouveau abordée, cette fois par son père, qui s’inquiète du fait que son fils puisse mourir en prison.
Tandis que Julian Assange attend son procès, détenu au Royaume-Uni, son père a affirmé vendredi 8 novembre à Genève que son fils «risquait de mourir en prison». John Shipton a déclaré à des journalistes qu'il avait vu son fils deux jours auparavant «pendant les deux heures auxquelles» il a droit».
«Julian risque de mourir en prison après neuf ans de persécution pour avoir révélé la vérité sur des crimes de guerre», a-t-il martelé.
«Son état d'esprit ne semble pas diminué, mais il est très maigre», a témoigné son père, cité par l’AFP. «Il s'est animé après une heure passée ensemble, mais quand vous arrivez, il a la tête baissée, tout à fait déprimé.»
M.Shipton a estimé injuste de condamner quelqu'un pour avoir révélé des crimes.
«Dans tous les pays que je connais, en Suède, au Royaume Uni, en Australie et aux États-Unis, c'est un crime de dissimuler des crimes», a-t-il dit. «Vous ne pouvez pas être jeté en prison pour les avoir dénoncés [...] C'est vraiment obscène.»

Inquiétudes de l’Onu

La semaine dernière, le rapporteur de l'Onu sur la Torture, Nils Melzer, avait fait part de son inquiétude sur l'état de santé de M.Assange, affirmant que «sa vie était désormais en danger» et que le traitement infligé à lui «pourrait bientôt lui coûter la vie». Selon lui, «la détérioration continue de la santé de Julian Assange depuis son arrestation et sa détention au début de cette année».

Arrestation et probable peine

Julian Assange s’était réfugié depuis 2012 à l’ambassade d’Équateur à Londres et a fini par être interpellé par la police britannique. Le 1er mai, il a été condamné à 11,5 mois de prison pour violation des conditions de sa liberté provisoire.
Or, cela ne pourrait être que le début d’un long calvaire pour l’Australien qui avait diffusé, via son projet WikiLeaks, des centaines de milliers de documents confidentiels américains. Incarcéré à Londres, Julian Assange attend une audience en février 2020 qui pourrait mener à son extradition vers les États-Unis où il encourt jusqu’à 175 ans de prison.


jeudi 24 octobre 2019

Hirak: RSF appelle à la libération immédiate de Rabie Al Ablaq






Détenus du Hirak: La DGAPR dément la grève de la faim de Rabie El Ablaq

Le journaliste “doit être libéré et soigné le plus rapidement possible”.


JUSTICE - Reporters sans frontières (RSF) s’inquiète de l’état de santé de Rabie Al Ablaq, détenu dans le cadre du Hirak de Rif. Le journaliste qui se trouve à la prison locale de Tanger 2 serait en grève de la faim depuis plus de 40 jours. RSF “appelle les autorités marocaines à le libérer dans les plus brefs délais”, indique un communiqué de l’ONG publié le 22 octobre. 

RSF souligne que l’état de santé de Rabie Al Ablaq se détériore depuis quelques jours, dans sa cellule de la prison tangéroise. Le 20 octobre, l’administration pénitentiaire avait cependant nié que le détenu est en grève de la faim, indiquant qu’il n’a “jamais déposé de préavis de grève de la faim et que son activité quotidienne prouve bien que son état de santé est normal”.
Pour le bureau Afrique du Nord de RSF, “nier l’état de santé déplorable de Rabie Al Ablaq est indigne et injuste”. Le journaliste “doit être libéré et soigné le plus rapidement possible”.

“Entre la vie et la mort”

Rabie Al Ablaq a été condamné à cinq ans de prison ferme et 2.000 dirhams d’amende en juin 2017 pour “diffusion de fausses nouvelles” et “usurpation de la profession de journaliste”. Depuis, il n’a cessé de faire des grèves de la faim et de l’eau, pour clamer son innocence. En août 2017, le détenu avait été transporté à l’hôpital après 36 jours de grève de la faim, affirmait le collectif de défense des détenus du Hirak. Il était proche “d’une mort certaine”
En avril dernier, l’AMDH dénonçait l’état de santé de plusieurs détenus suite à leur grève de la faim, dont Rabie Al Ablaq. L’association avait adressé une lettre au chef du gouvernement, au ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme et à la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), pour dire que le détenu “était entre la vie et la mort”. 

jeudi 18 juillet 2019

Ces migrants qui affrontent la mort… et pas seulement à la frontière sud des USA : le cas du rappeur sahraoui Said Lili






Bill Fletcher Jr.
Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=26556

"Je ne sais pas nager, donnez-moi une bouteille pour m’accrocher..."
-Dernières paroles de Said Lili, migrant sahraoui et artiste de hip-hop, juin 2019
L'attention médiatique si nécessaire à la situation à laquelle sont confrontés les migrants qui entrent aux USA nous a donné une idée des dangers inhérents au franchissement de toutes les frontières.  Cela dit, cela semble encore parfois tragique, mais lointain.  Il y a quelques semaines, cela est devenu moins lointain pour moi à cause d'une catastrophe inattendue à plusieurs milliers de kilomètres d’ici.
Il s'appelait Said Lili et, en tant qu'artiste hip-hop, se produisait sous le nom de "Flitoox Craizy".  Vous n'avez peut-être jamais entendu parler de lui.  Il était un défenseur de l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, sur la côte nord-ouest de l'Afrique, âgé de vingt-cinq ans.  Comme beaucoup de Sahraouis, Lili a dû faire face aux indignités quotidiennes que les occupants marocains exercent sur les Sahraouis. 
 À la surprise de ses amis, il décida un jour qu'il devait quitter le Sahara Occidental occupé, se rendre en Europe et commencer une nouvelle vie.  Sentant probablement un mélange de pressions - y compris le désespoir - il a décidé de tout abandonner dans l'espoir de trouver un avenir meilleur.

Il ne s'en est jamais sorti.

Avec plus de vingt autres Sahraouis, il s'est noyé au large des côtes espagnoles.  Le bateau a coulé pour, au moins pour le moment, des raisons inconnues.  Trois personnes sur près de trente à bord du bateau ont pu survivre.

Je l'ai découvert dans un texte d'un collègue du Sahara occidental.  Mon collègue connaissait Lili et a été très secoué par cette nouvelle.  Je ne l'avais pas connu, bien que j'aie entendu son nom mentionné à quelques reprises à propos du Sahara occidental.  Mais sa mort m'a frappé aussi.  Ce n'était plus un individu anonyme qui a péri.  C'était un individu tellement désespéré qu'il était prêt à risquer sa vie dans un passage "illégal".

Trump et ses alliés européens de droite agissent comme si les migrants, comme feu Lili, étaient des suceurs de sang irresponsables, essayant de se rendre dans les pays du Nord pour voler notre dur labeur.  La plupart d'entre nous ne s'arrêtent jamais pour réfléchir à ce qui pousse les gens comme Lili à prendre de telles mesures.  Par exemple, si le Sahara occidental n'avait pas été occupé par le Maroc et si le Maroc n’avait pu maintenir cette occupation illégale grâce au soutien de la France, Lili aurait-il perdu tout espoir d'un avenir fructueux dans son pays ?  Ou, plus près de chez nous, sans l'implication directe des USA dans les affaires intérieures du Salvador, du Nicaragua, du Honduras et du Guatemala, serions-nous devant une situation où des milliers de personnes s'enfuient de leur pays parce que la situation a atteint des dimensions catastrophiques ?

Nous ne pourrons pas obtenir la réponse de Lili, bien que je soupçonne que nous la connaissions déjà.  Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

Tlaxcala via 57231hpv112065.ikoula.com 


lundi 2 avril 2018

Quatre jeunes palestiniens forment un bouclier humain pour protéger une femme

Salah Elayoubi et Chawqui Lotfi ont partagé la publication de Mohamed Errammach.


Ici c’est la Palestine.
Quatre jeunes palestiniens forment un bouclier humain pour protéger une femme qui essaie de fuir les balles de l’armée d’occupation.
Ces jeunes ne se mettent pas uniquement en danger, ils se sacrifient carrément, face à une armée qui tire à balles réelles et qui a abattu 16 manifestants en une seule journée (avant-hier).
Le premier ministre Netanyahu a remercié les soldats israéliens pour leur courage. Il affirme donc que selon le gouvernement israélien, le courage signifie tirer sur des civils désarmés et sans défense.
Par la même occasion il traite ces braves garçons de terroristes parce qu’ils manifestent pour un droit légitime et qu’ils sont prêts à sacrifier quatre vies pour en sauver une.

samedi 29 juillet 2017

Oukacha : Une grève de la faim qui risque de tourner mal : Rabii Lablaq 32ème jour






Les détenus d’El Hoceima à Oukacha, à Casablanca, avaient récemment mis fin à leur grève de la faim, à l'exception d'un seul. Rabii Lablaq refuse toujours les supplications de ses proches. 

A 34 ans, Rabii Lablaq, détenu à Casablanca sur fond de ce qui est communément appelé Hirak du Rif, observe une grève de la faim. Ce n’est pas une simple menace ni une alerte pour responsables, mais bel et bien une situation mêlée d’inquiétudes. En effet, il est à son 32ème jour de grève. Une source proche du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a souligné qu’il va de mal en pis. Ses visiteurs ont affirmé mercredi qu'il ne peut plus bouger. Au nom du droit sacré à la vie, plusieurs potentialités ont tenté de le persuader d'y mettre fin. 
Les sollicitations de sa famille, ses amis et ses connaissances qui lui rendent visite au dispensaire de la prison d’Oukacha à Casablanca ont été vaines. Le détenu est déterminé à aller jusqu’au bout. Il réclame sa libération, pure et simple, mais appelle aussi à déférer un officier de police connu, du reste, à El Hoceima, à la justice, à cause, dit-il, des « sévices et supplices commis par ce dernier à l’encontre de plusieurs activistes avant et après la vague des arrestations ». 
Par ailleurs, les mêmes sources affirment que les détenus n’ont reçu aucune visite de la part des responsables hormis les membres du CNDH qui viennent s’enquérir de leur santé. Et d’ajouter qu’après l’arrêt de la grève de la faim, par voie de communiqué, ils attendent toujours l’issue de leur dossier. 
Des personnes ont pris des initiatives en matière des droits humains en vue de désamorcer la crise et d’apaiser les tensions, en dépit de nombreux obstacles. 

jeudi 25 mai 2017

"Situation catastrophique" pour des réfugiés syriens coincés entre le Maroc et l'Algérie, préviennent des ONG

Dernières Infos

AFP,24/5/2017

Des organisations de défense des droits de l'Homme marocaine et algérienne ont dénoncé la "situation catastrophique" d'une cinquantaine de réfugiés syriens coincés à la frontière des deux pays qui refusent de les accepter sur leur sol.
"Nous dénonçons la situation catastrophique dans laquelle vivent des familles syriennes entières dans la zone entre les deux frontières au niveau de Figuig (Maroc Ndlr), et Beni Ounif( Algérie Ndlr)", indiquent des ONGs dans un communiqué transmis mercredi à l'AFP.
Le texte est signé notamment par l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) et la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH).
"Ces cas humanitaires sont suffisamment graves pour que les autorités des deux pays" discutent et trouvent "une solution à ce problème concret sans que ces familles soient l'otage de politiques", plaident ces associations, qui annoncent leur intention d'envoyer vendredi des délégations de chaque côté de la frontière.

Ce groupe d'une cinquantaine de Syriens, dont des femmes et des enfants, est coincé depuis la fin avril. Le Maroc avait alors accusé son voisin de les avoir expulsés pour "semer le trouble" sur la frontière et "générer un flux migratoire incontrôlable". Alger avait "catégoriquement" démenti ces "accusations mensongères".
La frontière terrestre entre les deux pays est fermée depuis 1994. Les deux rivaux du Maghreb entretiennent des relations très difficiles, en particulier autour de la question du Sahara occidental.