2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mardi 2 octobre 2018

Accueil et « désaccueil » des mineurs isolés étrangers : le cas du Tarn

mercredi 26 septembre 2018

Ce texte nous a été transmis par le Réseau Education Populaire – Travail social et culturel. On le rapprochera d’un précédent texte de Christian Dulieu publié dans ReSPUBLICA et qui concernait plus particulièrement les mineures (les “petites poucettes”). Dans le contexte actuel d’intolérance à l’immigration, il est important de mettre en lumière les situations de ces jeunes et de dénoncer les pratiques administratives, partout en  France car le cas du Tarn n’est certainement pas unique.
L’été aura été profitable au Conseil départemental du Tarn : suite aux évaluations et aux tris auxquels il a fait procéder, il s’est débarrassé de la très grande majorité des mineurs isolés étrangers qui étaient à sa charge, ou sous sa responsabilité, ces mineurs isolés que l’on appelle désormais des MNA1 et dont le Conseil départemental du Tarn a fait des SDF, ou pire encore. Pendant l’été, période propice pour faire en catimini les vilenies les plus basses, le Conseil départemental aura fait évaluer 81 jeunes, 75 seront déclarés majeurs, soit 92,6 %. Pour qui pratique une politique du chiffre, c’est une belle réussite, une opération gagnante. Car 75 jeunes déclarés majeurs, ça veut dire 75 jeunes dont le Conseil départemental n’aura pas à assurer la prise en charge… Ça veut dire aussi de substantielles économies pour le Département (elles seraient estimées à 1, 8 millions…). Mais 75 jeunes déclarés majeurs, ça veut dire encore 75 jeunes mis à la rue, livrés à eux-mêmes, privés de leurs droits fondamentaux, privés des moyens nécessaires pour faire les recours leur permettant de contester la décision prise à leur encontre2

MNA : bienvenue dans le Tarn !

Revenons quelque peu sur le contexte de cette opération massive de tri. Dans la législation française, la prise en charge des mineur.e.s incombe au Conseil départemental via les services de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), que ces mineur.e.s soient ou non étrangers-ères, puisque concernant les mineur.e.s c’est leur minorité qui prime sur toute autre considération. Enfin, en théorie, et avant que la loi n’évolue, ou plutôt ne régresse, dans un sens contraire3