mercredi 26 septembre 2018
Par Bérengère
Ce texte nous a été transmis par le Réseau Education Populaire – Travail social et culturel. On le rapprochera d’un précédent texte de Christian Dulieu
publié dans ReSPUBLICA et qui concernait plus particulièrement les
mineures (les “petites poucettes”). Dans le contexte actuel
d’intolérance à l’immigration, il est important de mettre en lumière les
situations de ces jeunes et de dénoncer les pratiques administratives,
partout en France car le cas du Tarn n’est certainement pas unique.
L’été aura été profitable au Conseil départemental du Tarn : suite aux évaluations et aux tris auxquels il a fait procéder, il s’est débarrassé de la très grande majorité des mineurs isolés étrangers qui étaient à sa charge, ou sous sa responsabilité, ces mineurs isolés que l’on appelle désormais des MNA1 et dont le Conseil départemental du Tarn a fait des SDF, ou pire encore. Pendant l’été, période propice pour faire en catimini les vilenies les plus basses, le Conseil départemental aura fait évaluer 81 jeunes, 75 seront déclarés majeurs, soit 92,6 %. Pour qui pratique une politique du chiffre, c’est une belle réussite, une opération gagnante. Car 75 jeunes déclarés majeurs, ça veut dire 75 jeunes dont le Conseil départemental n’aura pas à assurer la prise en charge… Ça veut dire aussi de substantielles économies pour le Département (elles seraient estimées à 1, 8 millions…). Mais 75 jeunes déclarés majeurs, ça veut dire encore 75 jeunes mis à la rue, livrés à eux-mêmes, privés de leurs droits fondamentaux, privés des moyens nécessaires pour faire les recours leur permettant de contester la décision prise à leur encontre2
L’été aura été profitable au Conseil départemental du Tarn : suite aux évaluations et aux tris auxquels il a fait procéder, il s’est débarrassé de la très grande majorité des mineurs isolés étrangers qui étaient à sa charge, ou sous sa responsabilité, ces mineurs isolés que l’on appelle désormais des MNA1 et dont le Conseil départemental du Tarn a fait des SDF, ou pire encore. Pendant l’été, période propice pour faire en catimini les vilenies les plus basses, le Conseil départemental aura fait évaluer 81 jeunes, 75 seront déclarés majeurs, soit 92,6 %. Pour qui pratique une politique du chiffre, c’est une belle réussite, une opération gagnante. Car 75 jeunes déclarés majeurs, ça veut dire 75 jeunes dont le Conseil départemental n’aura pas à assurer la prise en charge… Ça veut dire aussi de substantielles économies pour le Département (elles seraient estimées à 1, 8 millions…). Mais 75 jeunes déclarés majeurs, ça veut dire encore 75 jeunes mis à la rue, livrés à eux-mêmes, privés de leurs droits fondamentaux, privés des moyens nécessaires pour faire les recours leur permettant de contester la décision prise à leur encontre2




