2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 16 mars 2018

Violation des droits de l'Homme au Sahara occidental occupé : Sidati interpelle l'UE sur la situation qui "dépasse le seuil "

15 mars 2018 

BRUXELLES - Le ministre délégué, représentant du Front Polisario pour l'Europe, Mohamed Sidati a interpellé jeudi la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini sur les atteintes "graves" aux droits de l'Homme au Sahara occidental occupé, affirmant que la situation actuelle "dépasse le seuil du tolérable".
"Nous voudrions vous écrire au sujet de la grave situation des droits de l’homme qui prévaut actuellement au Sahara occidental occupé par le Maroc, situation qui dépasse le seuil du tolérable", a-t-il écrit dans une lettre à la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
Mohamed Sidati a affirmé, dans sa lettre, que le territoire du Sahara occidental est "verrouillé" devant les observateurs indépendants, les journalistes et les visiteurs désireux de s’enquérir de visu des réalités pénibles vécues par les Sahraouis.
"Des dizaines voire des centaines d’Européens ont été expulsés manu militari, dont des parlementaires et des avocats, sans que l’UE ait réagi", a-t-il regretté.
Le ministre sahraoui a exprimé, dans sa lettre, "l’espoir que l’UE agisse avec diligence auprès des autorités de Rabat" pour qu’elles "mettent un terme à leur dérive répressive contre des populations civiles sahraouies sans défense", le Maroc étant lié à l’UE par un accord d’association qui lui fait obligation de respecter les droits de l’Homme.
Il a affirmé, à ce titre, que les droits à la liberté de mouvement, de manifestation, d’association, "sont bannis dans les territoires occupés du Sahara occidental", soutenant même que "la situation des droits de l’homme y a empiré depuis la fin du second procès de Gdeim Izik" dont le verdict a été prononcé le 19 juillet 2017.
Mohamed Sidati a rappelé, dans ce contexte, que 19 des prisonniers politiques sahraouis du groupe dit de "Gdeim Izik" détenus depuis 7 ans ont été condamnés à l'issue du procès à des peines très lourdes, allant de 20 ans à perpétuité, alors qu'"aucune preuve de leur culpabilité n’a été fournie" si ce n'est des "aveux extorqués sous la torture".
Le ministre sahraoui a dénoncé, en outre, la "dispersion brutale" à la mi-septembre 2017 des prisonniers du groupe de "Gdeim Izik" vers 7 prisons différentes à travers le territoire marocain, "la plupart à plus de 1000 kilomètres de leur famille habitant le Sahara occidental".
Selon Sidati, durant les 5 mois qui ont suivi leur dispersion, "les brimades ont été incessantes". Il en veut pour preuve "la réduction au minimum, sinon empêchement complet des visites familiales, enlèvements des livres et autres biens personnels, négligence de leur état de santé, mauvais traitements et nouveaux transferts vers des prisons différentes sans avertir les proches".