2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mercredi 22 avril 2020

Tanger​: La vie de migrant en temps de confinement

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Au Maroc, les migrants sont parmi les personnes les plus exposées au risque de contamination au Covid 19, mais ils sont avant tout les plus vulnérables aux conséquences socio-économiques de l’état d’urgence sanitaire.
Tanger​ : La vie de migrant en temps de confinement Fanny au bord de la route, près d’un feu de signalisation, Tanger, avril 2020
Le 20 mars 2020, pour enrayer la propagation du virus Covid-19, le Maroc a décrété l’état d’urgence sanitaire et le confinement de sa population de 18h à 8h. A l’annonce de cette mesure, on a vu dans les villes marocaines des familles se précipiter dans les grandes surfaces, craignant une pénurie prochaine. Avant de rentrer se confiner.
Fanny vit à Tanger, dans le nord du Maroc, mais pour elle, pas de rushs aux caisses automatiques, pas de stocks de réserve, pas de gel hydro-alcoolique, de papier toilette ou de désinfectant, pas même de confinement. Comme tous les jours, depuis 7 ans, elle erre dans la ville accompagnée de ses deux enfants:
"J’ai 28 ans, d’origine nigériane, je suis enceinte de 7 mois et je suis mère de 2 enfants de 5 et 3 ans. Je vis dans la Médina de Tanger avec mon partenaire et nos enfants. Mon partenaire ne travaille pas, il fait parfois des chantiers mais avec l’état d’urgence, c’est moi qui rapporte de quoi faire vivre notre famille."
Au Maroc, l’accès au marché du travail et aux aides sociales étant très limité, les migrants dépendent essentiellement du marché noir et de la solidarité; et pour eux, rester à la maison n’est pas une option.
Arrivée au Maroc en 2010 pour braver la mer à destination de l’Espagne, Fanny a vu son rêve d’Europe disparaître à mesure que ses tentatives de traversée ont échoué. Sans domicile, ruinée par les gages laissés aux passeurs, elle a fini par s’installer chez un homme qui plus tard est devenu son partenaire. Un enfant est né, puis un deuxième.
Fin 2013, la petite famille a profité de la régularisation massive lancée par le Roi. Un espoir pour Fanny, mais de courte durée, car la régularisation ne s’est accompagnée d’aucune mesures d’intégration, et l’accès au marché du travail est resté fermé pour un grand nombre de Subsahariens qui ne parlent pas l’arabe. A ce jour, comme pour beaucoup de leurs compatriotes vivant au Maroc, la mendicité est la seule solution de subsistance pour Fanny et sa famille.
L’état d’urgence sanitaire a entraîné son lot de désagréments pour la population marocaine: privation de liberté, contrôle policier renforcé, etc. Mais pour la population migrante de Tanger, ainsi que tous ceux qui dépendent de la charité, la conséquence directe du confinement est une perte sèche de subsides pendant les manches, avec le risque quotidien de ne pas pouvoir payer le toit et le couvert. Pas moyen, de surcroît, de compter sur les organisations humanitaires qui, comme le reste de l’économie du pays, tournent désormais au ralenti*.