Informations rédigées par différents journalistes présents au procès, à partir de traductions Google et Reverso. (Source facebook)
Premier jour :
Les
24 détenus sahraouis jugés au Maroc dans le procès « Gdeim Izik
», ont rappelé aujourd'hui que
la seule raison pour laquelle ils ont été arrêtés en 2010 et
sont actuellement emprisonnés, est leur militantisme pour l'indépendance du
Sahara occidental.
Ils sont accusés d'avoir causé la mort violente de onze
agents marocains en novembre 2010 lors du démantèlement d'un camp de
protestation sahraouie à Gdeim Izik, à la périphérie de El Aaiun.
La
séance d'aujourd'hui a surtout été consacrée à la demande de leur relation présumée avec des armes blanches
(pas de feu) saisies par les services de sécurité marocains lors de
l'expulsion du camp. Ils n'ont aucun lien avec
de ces armes qui ont été exposées au tribunal, et ont rappelé que la seule raison de leur présence dans la salle est
leur lutte pour l'indépendance du Sahara Occidental. Comme
lors des sessions précédentes, ils ont crié des slogans en
faveur de l'indépendance du Sahara et exprimé leur soutien au Président
de la RASD Brahim Ghali.
Le
procès se déroule dans la cour d'appel de la ville de Salé, près de
Rabat, pendant que sur l'esplanade deux manifestations adjacentes sont
organisées : une organisée par des Marocains « unionistes », appelant à la plus grande
sévérité contre les accusés et l'autre par des séparatistes sahraouis qui
exigent leur libération.
Les 24 accusés ont été
jugés par un tribunal militaire en 2013 et condamnés à des peines entre 20 ans et la réclusion à perpétuité, mais la Cour de
cassation marocaine a ordonné un nouveau procès devant un tribunal
civil. Les accusés ont nié
leur relation avec les faits, et le procureur n'a pas fourni d'autres
preuves que les rapports de police signés par eux en 2010 qu'ils disent
avoir été arrachés sous la torture.