2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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jeudi 23 octobre 2025

Proposition du Front POLISARIO pour une solution politique mutuellement acceptable qui garantisse l’autodétermination du peuple du Sahara occidental et rétablisse la paix et la stabilité régionales

COMMUNIQUÉ


Le Front POLISARIO présente au Secrétaire général de l’ONU sa proposition élargie comme un geste de bonne volonté et en réponse aux résolutions du Conseil de sécurité

[New York, 20 octobre 2025] – À un moment où le Conseil de sécurité se prépare à examiner le mandat de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara occidental (MINURSO), le Président de la République sahraouie (RASD) et Secrétaire général du Front POLISARIO, M. Brahim Ghali, a envoyé aujourd’hui une lettre au Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres, contenant la proposition élargie du Front POLISARIO intitulée :
« Proposition du Front POLISARIO pour une solution politique mutuellement acceptable qui garantisse l’autodétermination du peuple du Sahara occidental et rétablisse la paix et la stabilité régionales. »

Dans sa lettre, le Président de la RASD et Secrétaire général du Front POLISARIO rappelle que le Front POLISARIO avait présenté sa proposition au Secrétaire général des Nations Unies le 10 avril 2007, laquelle avait été prise en compte dans la résolution 1754 (2007) du Conseil de sécurité et dans les résolutions ultérieures.
La nouvelle proposition vise à permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination par le biais d’un référendum supervisé par les Nations Unies et l’Union africaine, et exprime la disposition de l’État sahraoui à engager avec le Royaume du Maroc des relations stratégiques et mutuellement bénéfiques entre les deux pays.

Le Président de la RASD et Secrétaire général du Front POLISARIO souligne qu’en présentant cette proposition élargie, le Front POLISARIO demeure disposé à partager les “coûts de la paix” si l’autre partie manifeste la volonté politique d’en faire autant, afin de parvenir à une solution juste, pacifique et durable, qui assure l’autodétermination du peuple sahraoui et rétablisse la paix et la stabilité régionales, conformément aux objectifs et principes de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’Union africaine.

Il réaffirme également que le Front POLISARIO croit fermement qu’une solution pacifique, juste et durable au conflit du Sahara occidental, conforme aux principes du droit international, est non seulement possible mais nécessaire, à condition qu’existe une volonté politique sincère d’abandonner les solutions fondées sur le statu quo ou imposées unilatéralement, et d’adopter une vision d’avenir permettant de travailler ensemble à une paix globale et durable dans un cadre de respect mutuel, de bon voisinage et de coopération.

Dans cet esprit, le Président de la RASD et Secrétaire général du Front POLISARIO réaffirme la disposition du Front à engager des négociations directes et sérieuses avec le Royaume du Maroc, de bonne foi et sans conditions préalables, sous les auspices des Nations Unies, sur la base de l’esprit et du contenu de la proposition élargie, afin de parvenir à une solution pacifique et durable qui garantisse le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies, et rétablisse la paix et la stabilité régionales.

mardi 7 janvier 2025

“La trahison de ce peuple par le monde est une honte”
Greta Thunberg se rallie à la cause sahraouie

  Francisco Carrión, El Independiente, 6/1/2024
Traduit par Tafsut Aït Baâmrane, Tlaxcala

L’activiste climatique Greta Thunberg dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf (Algérie). Photo Mahfud Bechri

« Il n’y a pas de justice climatique sous occupation, personne n’est libre tant que nous ne sommes pas tous libres ». C’est par ces mots que l ‘activiste climatique Greta Thunberg a rallié la lutte du peuple sahraoui, ce lundi, depuis les camps de réfugiés de Tindouf (Algérie), après un long voyage et après avoir été accueillie dans l’océan de tentes, l’un des endroits les plus inhospitaliers de la planète, « avec une hospitalité touchante ».
« L’hospitalité est très touchante et j’en apprends beaucoup plus sur l’occupation actuelle et sur la répression, la violence, le pillage et l’exploitation des ressources naturelles que le peuple sahraoui a dû endurer », a déclaré la jeune Suédoise de 22 ans, qui est devenue le visage mondial de l’activisme climatique.
Depuis l’une des tentes qu’elle a visitées après être arrivée d’Espagne par bateau et avoir traversé l’Algérie, Thunberg a affirmé que « le peuple du Sahara occidental a le droit à l’autodétermination, à la liberté et à la dignité ». « A l’heure actuelle, ces droits lui sont violemment refusés. Le monde regarde et reste silencieux. Je veux être l’une des personnes qui ajoutent leur voix aux appels à la libération du Sahara occidental », a-t-elle déclaré à propos d’un territoire occupé depuis 1975 par le Maroc.


L’activiste climatique Greta Thunberg dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, en Algérie Photo Mahfud Bechri

« Personne n’est libre tant que tout le monde ne l’est pas »

« Tous ceux qui peuvent parler doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour en savoir plus sur la situation et essayer de briser le silence, car personne n’est libre tant que tout le monde n’est pas libre, et c’est également vrai pour le peuple sahraoui« , a plaidé la jeune femme, qui défend la cause palestinienne depuis plus d’un an, estimant qu ‘ « il n’y a pas de justice climatique sans droits de l’homme ». Une recette que Thunberg applique aussi bien au Maroc qu’à Israël, à un moment marqué par le revers de la Cour de justice de l’Union européenne, qui a annulé les accords de pêche et d’agriculture entre Bruxelles et Rabat au motif qu’ils n’ont pas le consentement du peuple sahraoui.
Le sort du peuple du Sahara occidental - l’ancienne colonie espagnole et le dernier territoire africain à devoir être décolonisé - « est un exemple typique de l’injustice climatique, de la façon dont l’une des régions les plus vulnérables au climat est affectée de manière disproportionnée par la crise climatique, et de la façon dont les personnes les moins responsables d’avoir causé la crise climatique, sont celles qui en subissent les pires conséquences, ainsi que l’exploitation des ressources naturelles et le colonialisme vert que le Maroc entend mener ». « Mais nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour essayer de leur demander des comptes et de réclamer justice pour le peuple sahraoui », a-t-elle déclaré.
En tant que l’une des principales voix alertant sur l’urgence climatique et confrontant le manque d’action des dirigeants mondiaux, elle participe jusqu’à mardi à une réunion organisée par les militants suédois Benjamin Ladraa et Sanna Ghotbi, qui ont parcouru 48 000 kilomètres à vélo autour du monde pour sensibiliser à la question du Sahara occidental. Il est prévu que Greta rencontre le président de la République arabe sahraouie démocratique Brahim Ghali et d’autres responsables sahraouis et qu’elle discute de la lutte pour le climat au Sahara avec des activistes locaux.
Thunberg a reconnu qu’« il est absolument honteux que le monde continue de trahir le peuple sahraoui et de passer sous silence les massacres et les pertes extrêmes auxquels les gens sont confrontés quotidiennement, étant forcés de vivre dans des camps de réfugiés, incapables de retourner sur leurs terres, avec des familles séparées et constamment confrontées à la répression et à l’oppression et à la violence extrêmes ». « Je suis scandalisée par le silence du monde et des médias, mais aussi de la communauté internationale, et par le fait que l’incapacité persistante des institutions internationales à rendre des comptes crée l’impunité pour les responsables de ces crimes de guerre extrêmes et écologiques », a-t-elle insisté.
Pour l’activiste, candidate récurrente au prix Nobel de la paix, il est essentiel que « les voix sahraouies soient au centre de nos demandes de justice ». « Leur situation et la poursuite de l’occupation sont un exemple de l’injustice du système actuel », a-t-elle déclaré. « Nous devons nous assurer que nous nous éloignons de l’idée que la crise climatique est une crise future qui affectera les générations à venir. La crise climatique est ici et maintenant et elle affecte les gens depuis longtemps, en particulier le peuple sahraoui qui vit ici dans ces camps de réfugiés et qui subit de plein fouet la crise climatique, même s’il n’a pratiquement rien fait pour la provoquer ».

vendredi 10 décembre 2021

La RASD appelle la Commission africaine des droits de l'Homme à mettre un terme aux crimes marocains


Chahid El Hafedh, 22 nov 2021 (SPS) 

 La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a appelé dimanche la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples à réagir en urgence pour mettre un terme aux crimes de l'occupation marocaine dans les villes occupées du Sahara occidental.

Cet appel a été lancé lors d'une intervention du coordonnateur de la RASD avec la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples, Weddad El-Mostafa, aux travaux de sa 69e session ordinaire qui se tient par visioconférence du 15 novembre eu 6 décembre 2021, sur la situation des droits de l'homme et des peuples entre deux sessions.

L’intervenant a mis en garde contre "la situation dangereuse dans les territoires sahraouis occupés au vu d'un embargo policier ayant permis à la machine de répression marocaine de commettre de graves crimes et violations contre l'humanité en transgression flagrante des lois et des coutumes internationales, en tête des quelles le droit international humanitaire notamment après la reprise de la guerre dans la région suite à la violation du cessez le feu par les forces marocaine le 13 novembre 2020".

Il a cité, à titre d'exemple, la situation de la militante Sultana Khaya et sa famille, mises sous embargo à leur domicile pendant toute une année, où elles subissent toute sorte d'intimidation et de maltraitance y compris le viol.

mardi 7 décembre 2021

Naissance du Comité international de soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination

APS, 28 novembre 2021

ALGER - Le président de la Fédération nationale de la diaspora algérienne, Tarek Benbouza, a annoncé la création du Comité international de soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, en vue de mobiliser le plein soutien international à cette cause juste et permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination, conformément à la légalité internationale.

Dans une déclaration à l'APS, M. Benbouza a fait état de la tenue, vendredi par visioconférence, du congrès constitutif du Comité international de soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

Le comité international qui a plébiscité Tarek Benbouza en qualité de président regroupe 32 associations algériennes établies en Europe, 16 associations sahraouies, trois autres tunisiennes et 12 associations nationales, en sus du Conseil national des enseignants du Supérieur (CNES) et de nombre de juristes et d'acteurs de la société civile.

A cette occasion, M. Benbouza a précisé que la création de ce comité s'inscrit dans le cadre des efforts internationaux visant à soutenir la cause sahraouie et son peuple qui réclame son droit inaliénable à l'autodétermination conformément à la légalité internationale, rappelant que l'ONU classe le Sahara occidental comme territoire non autonome.

mercredi 17 novembre 2021

Le roi du Maroc tenu pour responsable des crimes de guerre contre le peuple sahraoui

Publié le : mardi, 16 novembre 2021 

CHAHID EL-HAFEDH- Le président de la Commission sahraouie des droits de l'Homme (CONASADH), Abba Al Haissan a tenu le roi du Maroc, Mohamed VI, pour responsable des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis contre le peuple sahraoui.

Dans une déclaration à l'agence de presse sahraouie SPS, M. Abba Al Haissan a affirmé que les éléments du crime de guerre sont établis notamment lorsque les attaques sont menées par des drones, en mesure de cibler avec exactitude et savoir qu'il s'agit bien de civils sans défense.

L'actuel roi du Maroc, dira-t-il, suit les pas de son père Hassan II, lequel avait commis des milliers de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, à l'instar des bombes au napalm et au phosphore blanc, l'exécution sommaire, les rapts et les tortures, des pratiques exercées jusqu'à présent par le régime de Rabat, lequel bénéficie d'une impunité totale et agit sous la supervision et sur les ordres du roi  Mohamed VI.

Le président de la CONASADH a dénoncé, dans le même contexte, le siège inique imposé à la militante Sultana Khaya ainsi qu'aux membres de sa famille, qualifiant le recours du régime marocain au harcèlement et au viol serait également un autre crime contre l'humanité qu'il incombe aux auteurs ainsi qu'au roi la responsabilité de payer le prix.

Le même responsable a averti, par ailleurs, les instances et les organisations en charge des droits de l'Homme et des peuples, contre leur passivité et les conséquences de leur inaction, les appelant à intervenir afin de faire cesser la politique d'agression et les violations systématiques à l'encontre des Sahraouis dans les territoires occupés.

 https://www.aps.dz/monde/130812-le-roi-du-maroc-tenu-pour-responsable-des-crimes-de-guerre-contre-le-peuple-sahraoui



mardi 2 novembre 2021

Sahara Occidental : la Minurso prêchera dans le désert

 

Chaabane BENSACI, L’Expression, 31/10/2021

La France a pesé de tout son poids pour maintenir le statu quo profitable au Maroc. 

 C’est avec une résolution sans grande conséquence que le Conseil de sécurité de l’ONU a finalement tranché, appelant les «parties au conflit» du Sahara occidental à reprendre les négociations, «sans pré-conditions et de bonne foi», et prolongeant la «mission» de la Minurso d’un an sans autre forme de procès.  

La demande insistante de nombreux pays et ONG, notamment américaines, à inclure la question des droits de l’homme dans le mandat de la Minurso pour 2022 a été purement et simplement «ignorée», faute d’un consensus dynamité, on s’en doute, par la position de la France qui, en temps que membre permanent de l’instance onusienne, aura pesé de tout son poids pour maintenir le statu quo profitable au Royaume marocain.

Le texte rédigé par les Etats-Unis en tant que porte-plume du Conseil de sécurité sur la question du Sahara occidental a été approuvé après avoir été expurgé de tout ce qui pouvait conduire à la menace du veto, ce qui n’a pas empêché, il faut le noter, la Russie et la Tunisie de choisir l’abstention pour marquer leur insatisfaction à son égard. Ainsi, la résolution recommande une reprise des négociations, que devra conduire le nouvel émissaire de l’ONU, Staffan de Mistura, «en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable» dans la perspective d’une «auto-détermination du peuple du Sahara occidental».

Cependant, en «réaffirmant la nécessité de respecter pleinement les accords militaires conclus avec la Minurso, liés au cessez-le-feu, et en «appelant les parties à s’abstenir de toute action qui pourrait saper» les efforts de l’ONU ou «déstabiliser davantage la situation au Sahara occidental», le document fait preuve d’une étrange abstraction de la réalité du terrain.

Le Royaume marocain a fait voler en éclat l’accord de cessez-le-feu qu’il a lui-même conclu, pour sauver les meubles, en 1991 avec le Front Polisario. Il a déployé illégalement ses troupes dans la zone tampon d’El Guerguerat où elles ont agressé des militants sahraouis pacifiques, ce qui signifie clairement une rupture de l’accord conclu sous l’égide de la Minurso.

C’est donc un cadeau empoisonné que le Conseil de sécurité vient de mettre entre les mains des nouveaux représentants onusiens, de Mistura et Ivanko qui vont clairement éprouver d’immenses difficultés pour mener à bien leur mission. Cela est surtout vrai pour la Minurso qui, faute de disposer d’un droit de regard sur les exactions marocaines contre le peuple sahraoui dans les territoires illégalement occupés, aura des «prérogatives» à peine platoniques puisqu’elle n’est jamais parvenue à progresser sur le principal objectif qui est l’organisation d’un référendum d’autodétermination attendu par le peuple sahraoui depuis de nombreuses décennies.

En somme, la montagne a accouché d’une souris et le Front Polisario a raison d’exclure par avance tout nouveau cessez-le-feu, sachant que le Royaume marocain va persister dans sa politique du fait accompli et poursuivre le pillage des ressources du peuple sahraoui au profit des puissances qui le parrainent.

Un échec lourd de conséquences- L’ONU impuissante au Sahara occidental

La réaction du Front Polisario à l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution prorogeant le mandat de la Minurso jusqu’à fin octobre 2022 était, à la fois, prévisible et légitime. Prévisible car les voix ont surgi de toute part pour dire qu’il est temps d’agir concrètement en dotant la mission onusienne des prérogatives de surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis, comme c’est, d’ailleurs, le cas pour toutes les autres missions de par le monde, et de lui permettre d’exercer réellement sa tâche, à savoir organiser le référendum d’autodétermination. Légitime, dès lors que le résultat est contraire à toute attente et s’avère une «grave erreur» dont les retombées sur la région ne peuvent être que néfastes, spoliant le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination.

A l’aune de ce constat, le Front Polisario est en droit de déclarer, haut et fort, qu’ «il n’y aura pas un nouveau cessez-le-feu tant que l’occupation marocaine poursuit, en toute impunité, ses tentatives d’imposer par la force son fait accompli colonial dans les territoires occupés de la République sahraouie et d’entraver l’organisation du référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental». Le fait est que ce choix de «l’inaction» et du «silence» par le Conseil de sécurité représente une menace directe sur la stabilité de la région tout entière et ne laisse d’autre option au peuple sahraoui que celle de poursuivre «la lutte armée légitime pour défendre sa souveraineté et garantir l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance» comme le proclame le communiqué du Front Polisario.

En appelant à la réactivation du plan de règlement conforme à la résolution 690 du Conseil de sécurité adoptée en 1991, le Front Polisario énonce clairement qu’il n’y aura pas d’autre processus politique que celui que l’ONU avait consacré en collaboration avec l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) et auquel les deux parties au conflit avaient pleinement souscrit.

Objectivement, la résolution 2602 du Conseil de sécurité prétend proroger la mission de la Minurso en des termes à peine équivoques, compte tenu du contexte actuel dans lequel se trouve le territoire non autonome que le Royaume du Maroc s’obstine à vouloir annexer en toute illégalité et dont il exploite, cyniquement et avec une avidité extrême, les ressources malgré les décisions de la Cour de justice européenne. Depuis novembre 2020, date à laquelle les forces d’occupation marocaines ont agressé dans la zone-tampon d’El Guerguerat des manifestants sahraouis pacifiques, l’accord de cessez-le-feu tel qu’édicté par la résolution 690 a été bafoué.

Dans de telles conditions, avec la reprise des combats, les observateurs militaires de la Minurso déployés au Sahara occidental auront une tâche très difficile, voire impossible, pour exercer leur mission qui a sans cesse rencontré, en outre, des obstacles et des entraves continuelles de la part de l’occupant marocain. De plus, le cessez-le-feu de 1991 est une conséquence directe du plan de règlement conjoint adopté par l’ONU et l’OUA dont le Royaume du Maroc s’est ensuite démarqué.

Du fait même que la nouvelle résolution pêche par manque de mesures pratiques, garantissant au nouvel Envoyé spécial et à la Minurso un exercice réel de leurs missions respectives, et compte tenu de l’absence sciemment observée d’une approche «équilibrée, transparente et neutre», la seule mesure responsable consiste pour le peuple sahraoui à poursuivre résolument son combat pour la dignité et la souveraineté.


dimanche 31 octobre 2021

Devant le silence de l’Élysée envers la Palestine, le Sahara occidental et sa complaisance avec le Maroc, des députés français s’insurgent

par Smaïl Rouha, L'Expression, 31/10/2021

La France n’a jamais réagi publiquement à l’utilisation, par le royaume du Maroc, du logiciel d’espionnage israélien Pegasus.

Nonobstant quelques querelles diplomatiques passagères, Paris entretient historiquement des relations de complaisance avec Rabat. Compromis et proximité institutionnelle au mépris des droits de l'homme. De petits arrangements entre amis, que dénonce le député havrais, Jean-Paul Lecoq, qui a accusé le gouvernement français d'être à la solde du Makhzen et des puissants lobbys internationaux. 

Le député communiste français n'y est, franchement, pas allé avec le dos de la cuillère, dans la question posée au Premier ministre, Jean Castex, sur les plaintes en diffamation déposées par le roi du Maroc contre Mediapart, Le Monde, Radio France et L'Humanité, pour avoir révélé ou dénoncé l'affaire Pegasus. Le tribunal de Paris examinera, le 6 décembre la recevabilité des poursuites engagées par le royaume du Maroc. Anticipant la réponse du Premier ministre - le gouvernement ne commente pas les actions en justice- Jean-Paul Lecoq a qualifié l'affaire de «sujet totalement politique». Politique, car estime le député havrais, à juste raison, qu'au regard de son importance et des terribles répercussions qu'elle pourrait induire sur la liberté de la presse, «depuis la Révolution française, il est rarissime qu'un État étranger dépose plainte contre des médias français, pour les faire taire». Et de rappeler que «six plaintes, sur les sept qui ont été déposées depuis la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, dont l'article 11 garantit la liberté de la presse, l'ont été par le royaume du Maroc». Sic! 

samedi 30 octobre 2021

Sahara Occidental: Texte intégral de la résolution 2602(2021) (*)

Nations Unies S/RES/2602 (2021)
Distr. du Conseil de sécurité Général
29 octobre 2021
Résolution 2602 (2021)
Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 8890e séance, le 29 octobre 2021
Le Conseil de sécurité,
Rappelant et réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental,

Réaffirmant son ferme soutien aux efforts déployés par le Secrétaire général et son Envoyé personnel pour mettre en œuvre les résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), 2099 (2013), 2152 (2014), 2218 (2015), 2285 (2016), 2351 (2017), 2414 (2018), 2440 (2018), 2468 (2019), 2494 (2019) et 2548 (2020),

Rendant hommage à Horst Köhler, ancien Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, et saluant les efforts qu’il a déployés pour organiser le processus des tables rondes, qui a créé une dynamique dans le processus politique,

Se félicitant de la nomination de Staffan de Mistura en tant qu’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental et l’exhortation à la paix,

Se félicitant de la nomination de Staffan de Mistura comme Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental et demandant instamment la reprise constructive du processus politique, en s’appuyant sur les progrès réalisés par l’ancien Envoyé personnel,

Se félicitant de la dynamique créée par la première table ronde des 5 et 6 décembre 2018 et la deuxième table ronde des 21 et 22 mars 2019, et de l’engagement du Maroc, du Front POLISARIO, de l’Algérie et de la Mauritanie dans le processus politique de l’ONU sur le Sahara occidental de manière sérieuse et respectueuse afin d’identifier les éléments de convergence,

Encourageant la reprise des consultations entre l’Envoyé personnel et le Maroc, le Front POLISARIO, l’Algérie et la Mauritanie à cet égard afin de tirer parti des progrès accomplis,

Réaffirmant son engagement à aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, fondée sur le compromis, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes de la Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités des parties à cet égard,

Réitérant son appel au Maroc, au Front POLISARIO, à l’Algérie et à la Mauritanie pour qu’ils coopèrent plus pleinement les uns avec les autres, y compris en établissant une confiance supplémentaire, et avec les Nations Unies, ainsi que pour qu’ils renforcent leur participation au processus politique et réalisent des progrès vers une solution politique,

Reconnaissant que l’obtention d’une solution politique à ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité, ce qui conduirait à son tour à des emplois, à la croissance et à des opportunités pour tous les peuples de la région du Sahel,

samedi 14 août 2021

Washington décide de reconsidérer la vente de drones et d'autres armes au Maroc

MADRID - L'administration américaine de Joe Biden a décidé de "reconsidérer" la vente de drones et d'autres armes au Maroc en raison de la série interminable de scandales impliquant Rabat dont l'affaire du logiciel espion Pegasus, et des violations croissantes par l'occupant marocain des droits de l'Homme au Sahara occidental, a révélé le journal espagnol "El Confidencial".

Évoquant des "tensions" dans les relations américano-marocaines, le journal a indiqué dans son édition de lundi que Washington prévoyait de vendre quatre drones MQ-9B Skyguardian et des munitions JDAM au Maroc, mais les récents scandales internationaux impliquant Rabat, ainsi que sa violation croissante des droits de l'Homme au Sahara occidental occupé, poussent l'administration Biden à repenser la vente, qui pour l'instant a été bloquée dans les commissions clés du Congrès et du Sénat.

Le drone MQ-9B Skyguardian, est un avion sans pilote, mis à jour avec des "matériels" et des "logiciels" de dernière génération, conçus pour résister à toutes sortes d’impacts dans les conditions météorologiques les plus défavorables. Il transporte et lance les munitions les plus meurtrières, telles que les bombes de précision JDAM, dont le système GPS leur confère une efficacité maximale, a tenu à préciser El Confidencial.

Pour le média, Washington s'"inquiète de plus en plus de Rabat", alors que le nouveau président Joe Biden s'est engagé, depuis son investiture, à ramener son pays aux principes du droit international et du soutien aux droits de l'Homme.

Le journal espagnol est ensuite revenu dans son article pour parler des répercussions de la décision de l'ancien président Donald Trump de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, en échange d'une normalisation des liens entre le régime marocain et l'entité sioniste, une décision qui a généré une sorte d'impunité envers le Maroc qui a conduit à une augmentation des violations de droits de l'Homme dans les territoires sahraouis occupés.

"La torture, les viols, les coups et les disparitions n'ont jamais cessé, mais maintenant, ils se sont intensifiés depuis que le Maroc a rompu un cessez-le-feu qui durait depuis 1991 en novembre 2020. Il n'y a pas de liberté de la presse ni de liberté de circulation au Sahara occidental, mais les violations finissent par être connues à Washington", avait déclaré récemment Suzanne Scholte, présidente de US Western Sahara Foundation, citée par El Confidencial.

Revenant sur la vente des armes, le journal espagnol cite Patrick Leahy, démocrate et représentant du Vermont depuis 1975. L'homme politique est le père de la "loi Leahy" qui interdit au Département d'Etat et au Département américain de la Défense de fournir une assistance militaire aux armées étrangères qui violent les droits de l'Homme. La loi Leahy génère un consensus total entre démocrates et républicains et depuis son approbation en 1997, elle a bloqué l'aide militaire à plusieurs pays, rappelle la même source.


Lire aussiDes personnalités américaines appellent à enquêter sur les violations marocaines au Sahara Occidental


Le sénateur Leahy préside désormais la Commission des crédits, qui influence le transfert et la vente possibles d'équipements militaires. Sa position initiale pro-sahraouie, commence à être renforcée par les événements récents, a souligné également El Confidencial, ajoutant que "plusieurs dirigeants de commissions clés au Congrès et au Sénat utilisent leur autorité pour bloquer la vente, demandant à l'exécutif de Biden plus d'informations sur les drones.

La vérité est que le MQ-9B Skyguardian et les bombes JDAM surpassent de loin, en termes de létalité effective, les armes conventionnelles que les Etats-Unis vendent habituellement à Rabat. Son potentiel destructeur élevé exige le niveau de responsabilité que les Américains exigent de leurs alliés de l'OTAN, écrit le média.

Sauf que le Maroc ne fait pas partie de l'Alliance atlantique et, par ailleurs, la reprise du conflit militaire avec le Front Polisario (depuis la violation du cessez-le-feu en novembre 2020 et l'agression marocaine à El-Guerguerat) fait douter que l'occupant marocain utilise cet armement pour faire avancer ses objectifs militaires, a souligné le journal espagnol.

Dans ce contexte, poursuit le média, le sous-secrétaire d'Etat aux Affaires politico-militaires doit contrôler si, selon des normes éthiques et juridiques, des drones et des bombes peuvent être vendus au royaume marocain.

Probablement, il n'y aura pas de résolution avant 2022. Le débat de fond qui circule désormais dans les couloirs du Capitole pourrait se résumer à la dichotomie suivante: Vaut-il la peine de vendre les armes? Le "oui" viendrait de son utilité dans la lutte contre le terrorisme, le "non" car ces drones et bombes pourraient être utilisés contre des civils sahraouis, a précisé la même source.

Par ailleurs, le journal El Confidencial a évoqué dans son article la crise diplomatique-migratoire générée par Rabat à Ceuta , qui a eu de larges répercussions internationales.

Cette crise a contribué à "détériorer l'image du Maroc" vis-à-vis de Washington, de l'avis de Jason Poblete, avocat expert en questions de sécurité nationale et président de la Global Liberty Alliance (GLA), une ONG basée à Alexandrie (Virginie), focalisée sur la défense des droits fondamentaux au niveau international.

S'ajoutant à cela les récentes révélations sur l'utilisation par les services de renseignement marocains, du logiciel Pegasus pour espionner des personnalités internationales. "Ceuta, Pegasus et les droits humains des Sahraouis ont un fort impact sur la confiance de Washington. Cela aura des conséquences", avertit le président de la GLA, cité par El Confidencial.

D'autre part, les récentes révélations sur l'utilisation par les services de renseignement marocains, du logiciel Pegasus pour espionner des personnalités internationales, Pegasus et les violations  des droits humains des Sahraouis ont un fort impact sur la confiance de Washingtonl qui décide de reconsidérer la vente de drones et d'autres armes au Maroc.


samedi 7 août 2021

L'évolution de la position américaine bat en brèche la propagande marocaine


L'évolution de la position américaine bat en brèche la propagande marocaine

ALGER - Les signes positifs montrés récemment par l'administration américaine sur le règlement du conflit au Sahara Occidental laissent constater une évolution de la position des Etats-Unis, un progrès qui bat en brèche la propagande marocaine sur ce dossier.

Pour féliciter la contribution des Etats-Unis dans la lutte contre la pandémie de la Covid-19, le président des Etats Unis, Joe Biden, a publié, mardi soir, un message sur son compte Twitter, illustré par une carte mondiale dans laquelle le Sahara Occidental apparait comme un territoire distinct et séparé du Maroc.

Commentant le tweet de Biden, le journaliste et opposant marocain, Ali Lmrabet s'est interrogé "Est-ce une erreur ou un message", d'autant plus que " le compte officiel du président des Etats-Unis ne fait rien au hasard", a-t-il écrit dans un tweet.

Auparavant, un porte-parole du département d'état américain a affirmé que Washington soutenait un processus politique "crédible" au Sahara occidental conduit par les Nations-unies en vue de concrétiser la stabilité dans la région.

"Nous nous concertons avec les parties sur les meilleures voies à même d’arrêter la violence et de concrétiser un règlement durable", a déclaré ce diplomate américain sous couvert d'anonymat à la chaine Al Hura.

La déclaration du porte-parole du département d'état vient appuyer en effet celle tenue par Joey Hood, secrétaire d'Etat adjoint américain aux affaires du Proche-Orient, lors de sa visite la semaine passée dans la région.

"Notre position claire est: Nous voulons voir un processus dirigé par l’ONU qui aboutit à un accord acceptable par toutes les parties et qui mène à la paix et à la stabilité, c’est ce qu'il y a de mieux pour la région et c'est (l'approche) à laquelle nous allons consacrer notre temps, notre énergie et nos efforts", avait notamment déclaré Joey Hood au terme de sa visite en Algérie.

Ces derniers jours, le Maroc a essuyé un autre revers diplomatique celui du maintien de l'aval du département d'Etat pour l'utilisation de l'aide américaine au Maroc dans les territoires sahraouis.

Cette décision s'inscrit à l'opposé de la décision de l'ancien président américain, Donald Trump de reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental, et réaffirme également la position du Congrès américain, notamment du Sénat qui refuse d'accorder à Rabat le statut de la puissance administrante.

Si le texte relatif à la question a rendu ces financements destinés au Maroc disponibles à l'assistance au Sahara occidental, elle stipule, cependant, que ce feu vert est soumis à l’approbation du département d’Etat.


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En 2017, la commission du Sénat en charge des dotations budgétaires a consacré à l’aide accordée au Sahara occidental un chapitre séparé de celui du Maroc, pour confirmer que ce territoire est occupé.

La commission sénatoriale avait, alors, affirmé que tous les fonds accordés aux territoires sahraouis occupés seront gérés par la mission pour l’organisation d’un référendum d'autodétermination au Sahara occidental (Minurso), en consultation avec le Sénat.

Sur cet élan, l'administration Biden a décidé de "reconsidérer" la vente de drones et d'autres armes au Maroc en raison de la série interminable de scandales impliquant Rabat, dont l'affaire du logiciel espion Pegasus, et des violations croissantes par l'occupant marocain des droits de l'Homme au Sahara occidental.

En juin dernier, le département d'Etat américain avait évoqué un changement d'approche de la part de l'administration du président Joe Biden concernant la question sahraouie.

"Je n'ai rien à annoncer pour le moment, mais je pense que si vous regardez le Sahara occidental dans le cadre de l'approche plus large de la région adoptée par l'administration précédente dans le contexte des accords d'Abraham, c'est là que l'on constate une certaine" différence d'approche, avait alors déclaré le porte-parole du département d’Etat, Ned Price en référence à la reconnaissance par l'ancien président Trump de la prétendue souveraineté du Maroc sur ce territoire occupé.

Le dossier du Sahara occidental est revenu au-devant de la scène, après l’annonce par le gouvernement sahraoui de la fin de son engagement vis-à-vis du cessez-le-feu conclu en 1991, en réponse à l’agression militaire marocaine dans la zone tampon d’El Guerguerat.

Depuis l'annonce par Trump de sa décision unilatérale sur le Sahara Occidental, de nombreux appels à travers le monde, et même aux Etats-Unis, ont été lancés, et se poursuivent jusqu'à ce jour, demandant à Joe Biden de l'annuler, étant en contradiction avec la Constitution américaine et le principe du droit à l'autodétermination, reconnu par les Nations unies.

L'ONU ne cesse de réaffirmer sa position inchangée vis-à-vis de la question sahraouie, et considère le Sahara occidental occupé comme un territoire non-autonome, en attente de décolonisation.

mardi 3 août 2021

Le président sahraoui Brahin Ghali met en garde le Maroc et l'ONU sur le harcèlement marocain contre les civils sahraouis


Le Président de la République sahraouie et le Secrétaire général du Front POLISARIO, M. Brahim Ghali, s'est prononcé vendredi devant l'escalade de persécution et d'oppression exercée par le Maroc contre la population sahraouie vivant sous son occupation en avertissant que ′′ le Front POLISARIO ne restera pas les bras croisés face à l'escalade des guerres qu'ils mènent autorités d'occupation marocaines contre notre peuple dans les zones occupées ".
Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU, M. Antonio Guterres, Ghali a renouvelé la position du Front POLISARIO selon laquelle ′′ définitivement, le processus de paix ne peut continuer tant que l'État d'occupation marocain continue impunément sa guerre de représailles contre les civils et les militants sahraouis des droits de l'homme, y compris ses tentatives de imposer un statut quo par la force sur le territoire ′′ a averti le dirigeant sahraoui.
Et je souligne à l'ONU et au Maroc que ′′ Nous nous réservons le droit légitime de répondre avec force et fermeté à tout acte préjudiciable à la sécurité de tout citoyen sahraoui, où qu'il soit, et nous tenons pleinement responsable du Royaume du Maroc des conséquences de Ses actes criminels et sa campagne de terreur dans les zones occupées du Sahara occidental ", a affirmé le président Ghali, selon l'agence sahraoui SPS.

samedi 17 juillet 2021

Détenus sahraouis: Front Line Defenders dénonce la répression marocaine de Yahya Mohamed El-Hafed

10 juillet 2021

DUBLIN (Irlande) - L'organisation internationale Front Line Defenders a prévenu que le prisonnier politique sahraoui, Yahya Mohamed El-Hafed, défenseur des droits humains, a été transféré par les autorités d'occupation marocaines le 3 juillet de la prison de Bouzairkarn à un lieu encore inconnu", soutenant que "la famille du détenu est extrêmement inquiète pour sa santé et estime qu'il a été transféré dans une autre prison éloignée en guise de représailles".

"Le 5 mars 2021, la famille du défenseur des droits humains Yahya Mohamed El-Hafed a été autorisée à lui rendre visite à la prison de Bouzairkarn pour la première fois depuis un an. La visite n'a duré que 15 minutes et les gardiens de prison étaient présents tout le temps", explique Front Line Defenders, rappelant que Yahya Mohamed, un défenseur des droits humains sahraoui, est détenu à l'isolement depuis près de 12 semaines et son état de santé s'est rapidement détérioré en raison des conditions inhumaines dans lesquelles il est détenu.

De même, Front Line Defenders note que "le 9 décembre 2020, le défenseur des droits humains a appelé sa famille pour la première fois après avoir disparu pendant près de deux mois. Il a informé sa famille qu'il est détenu à la prison de Bouzairkarn, dans le sud du Maroc".

"Au 13 octobre 2020, on ne savait pas où se trouvait le défenseur des droits humains Yahya Mohamed el Hafed. Ni sa famille ni son avocat n'ont pu localiser ou contacter le défenseur des droits humains emprisonné et ils sont profondément préoccupés par son état de santé ", dénonce l'organisation.

Début juillet, la Rapporteuse spéciale de l'ONU sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme, Mary Lawlor, a déclaré que le régime marocain doit cesser de cibler les défenseurs des droits de l'Homme et les journalistes qui défendent les questions de droits humains au Sahara occidental occupé, et leur permettre de travailler sans représailles.


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"J'exhorte le gouvernement marocain à cesser de cibler les défenseurs des droits de l'Homme et les journalistes pour leur travail, et à créer un environnement dans lequel ils peuvent effectuer ce travail sans crainte de représailles", a-t-elle déclaré.

Mme. Lawlor a cité, entre autres, les cas des défenseurs des droits de l'Homme Naâma Asfari et Khatri Dadda, qui sont détenus respectivement depuis 2010 et 2019 et purgent des peines de 30 et 20 ans.

"Non seulement les défenseurs des droits de l'Homme travaillant sur des questions liées aux droits de l’Homme au Maroc et au Sahara occidental continuent d'être injustement emprisonnés et criminalisés pour leurs activités légitimes, mais ils sont également condamnés à des peines de prison disproportionnées et, pendant leur incarcération, ils sont soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu’à la torture", a déclaré Lawlor.

L'experte onusienne s'est également prononcée contre "le ciblage systématique et incessant des défenseurs des droits de l'Homme en représailles à l’exercice de leurs droits à la liberté d'association et d'expression ".

Réprimer les individus et les organisations qui travaillent pour les droits de l'homme – y compris ceux qui s'engagent avec l'ONU – "est profondément déplorable et nuit à la société dans son ensemble", a-t-elle déclaré.

L'appel de Lawlor est soutenu notamment par Clément Nyaletsossi Voule, Rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d'association, Morris Tidball-Binz, Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Melissa Upreti, présidente du Groupe de travail sur la discrimination à l'égard des femmes et des filles et Mme Dorothy Estrada-Tanck, Vice-Présidente du Groupe.


mercredi 26 mai 2021

Le Front Polisario condamne la montée des actes racistes commis par le Maroc

APS, 25/5/2021
 
Le Front Polisario condamne la montée des actes racistes commis par le Maroc

GENÈVE- Le Front Polisario a dénoncé la montée effroyable des actes racistes et les graves violations des droits de l'Homme et du droit international humanitaire (DIH) perpétrées par le Maroc contre des civils, des militants, des juristes et des journalistes dans les territoires occupés du Sahara occidental.

Dans une lettre adressée à sa représentation en Suisse, auprès de l'ONU et des organisations internationales à Genève généralisée aux membres du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, le Front Polisario a dénoncé "le déploiement des forces d'occupation, le 13 novembre dernier, dans la zone tampon d'El Guerguerat et l'agression contre des civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement en protestation contre les violations marocaines des droits de l'Homme et l'exploitation illégale des ressources naturelles dans les territoires occupés", faisant fi de l'accord de cessez-le-feu.

Le Front Polisario a affirmé, en outre, son "rejet" des démarches marocaines visant à imposer la politique du fait accompli au Sahara Occidental et à légitimer son occupation, à travers les commissions du Conseil national marocain des droits de l'Homme ou via le croissant rouge marocain, appelant le Comité international de la Croix rouge (CICR) "à renforcer la coopération avec le front Polisario pour assurer une meilleure protection aux victimes des violations".

Rappelant que la République arabe sahraouie démocratique (RASD) compte parmi les membres fondateurs de l'Union africaine (UA), le Front Polisario "s'est fortement indigné" de la signature par un groupe d’États africains d'un communiqué lue par la délégation marocaine devant le Conseil des droits de l'Homme le 25 février 2021, pour appuyer la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental occupé, en contradiction avec le statut juridique international et les nombreuses décisions de l'Assemblée générale de l'Onu et du Conseil de sécurité, outre les violations des principes mentionnés dans l'article 4 de l'acte constitutif de l'UA, selon le document.

Par ailleurs, le Front Polisario a fait part au Conseil onusien des droits de l’Homme, de "sa profonde inquiétude" suite au refus par les autorités marocaines d’appliquer les recommandations du Comité anti-torture (CPT), novembre 2016, en faveur du militant sahraoui, Naâma Asfari détenu depuis 2010.

Le Front a également a affiché sa "préoccupation" face à l’atermoiement sine die, depuis mars 2019, de la visite du Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats, García-Sayán, mais également face au refus par le Royaume marocain d’autoriser une autre présence des commissions techniques de la commission, dont la Minurso.

Par ailleurs, le Polisario a mis en garde contre le fait que les contributions annuelles du Royaume à la Commission onusienne des droits de l’Homme "ne compromettent pas l’indépendance et l’impartialité de son bureau vis-à-vis des violations perpétrées dans les Territoires occupés".

A ce propos, le Front a appelé le Haut commissariat des droits de l’Homme (HCDH) à "faire preuve de fidélité et de loyauté envers les engagements pris auparavant, à travers l'envoi sans délai d'une délégation aux territoires occupés et la transmission du rapport à la 47ème session du Conseil des droits de l’Homme".

Le Front Polisario impute à la communauté internationale, notamment l’ONU, ses organes et le Comité international de la croix rouge (CICR), la responsabilité de protéger le peuple sahraoui sous occupation marocaine militaire illégale.


 

mardi 23 mars 2021

La bataille diplomatique pour le Sahara occidental en Europe : le Maroc perd des positions Néstor Prieto

Tlaxcala via 57231hpv112065.ikoula.com 

12:32 (il y a 7 heures)


Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي


Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=31131

Le conflit du Sahara occidental a de multiples facettes : la guerre qui a suivi l'occupation marocaine (1975-1991) s'est développée parallèlement à une bataille diplomatique constante, parfois plus dure et aux conséquences plus dommageables que sur le terrain militaire.



Illustration d'Irene Blanco (@IreneWCKD)

Cette bagarre diplomatique, à la différence du conflit armé, n'a connu ni trêve ni cessez-le-feu. Durant ces plus de 40 ans de conflit, les structures diplomatiques marocaines et sahraouies, bien huilées, ont lutté sans discontinuer dans toutes les sphères internationales, soit directement, soit indirectement par l'intermédiaire de leurs alliés respectifs.

L'Union européenne est un élément clé du conflit : le siège de la France au Conseil de sécurité des Nations unies, le rôle de l'Espagne en tant que puissance administrante de jure et l'influence mondiale du club communautaire ont fait de cet espace l'un des champs de bataille diplomatique prioritaires pour les deux parties.

L'UE, entre lobbies et intergroupes

Le Maroc, conscient des avantages du maintien du statut actuel, puisqu'il contrôle de facto le territoire et exploite ses richesses, fonde sa stratégie diplomatique sur le torpillage de toute tentative de référendum et l'érosion de la projection internationale de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Ce deuxième aspect complète le premier, car faire taire la pression de la communauté internationale sur son occupation laisse un horizon dégagé à Mohammed VI.

La monarchie alaouite a toujours bénéficié du soutien total de la France, qui a fait du Maroc son principal centre d'influence en Afrique, ce qui a entraîné une complicité mutuelle dans la politique internationale. La France, que ce soit avec des gouvernements sociaux-démocrates, républicains ou libéraux, a opposé son veto au Conseil de sécurité de l'ONU à toutes les initiatives contraires aux intérêts de son partenaire, notamment par le veto qui, en 2013, a interdit à la MINURSO de surveiller les violations des droits de l'homme sur le territoire.

L'autre acteur européen clé, l'Espagne, évite d'assumer ses responsabilités internationales envers son ancienne colonie et affronte le conflit du Sahara comme s'il s'agissait d'un État tiers. Les relations conflictuelles avec le Maroc voisin, qui contrôle le flux de migrants et le trafic de drogue vers la péninsule ibérique et les îles Canaries comme moyen de pression, sont largement à l'origine de cette position tiède.

Cependant, le reste des pays européens ne s'est pas montré clairement aligné sur Rabat, et le fait est que la majorité du club communautaire prône « une solution juste, durable et mutuellement acceptable », un euphémisme utilisé par ces pays pour justifier leur profil bas dans le conflit. Il ne fait aucun doute que le non-alignement...
Lire : Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=31131