Blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental, de Palestine et du monde, créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala
2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas
El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.
Le Front POLISARIO présente au Secrétaire général de l’ONU sa proposition
élargie comme un geste de bonne volonté et en réponse aux résolutions du
Conseil de sécurité
[New York, 20 octobre 2025] – À un moment où le Conseil de sécurité se prépare
à examiner le mandat de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au
Sahara occidental (MINURSO), le Président de la République sahraouie (RASD) et
Secrétaire général du Front POLISARIO, M. Brahim Ghali, a envoyé aujourd’hui
une lettre au Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres,
contenant la proposition élargie du Front POLISARIO intitulée :
« Proposition du Front POLISARIO pour une solution politique mutuellement
acceptable qui garantisse l’autodétermination du peuple du Sahara occidental et
rétablisse la paix et la stabilité régionales. »
Dans sa lettre, le Président de la RASD et Secrétaire général du Front
POLISARIO rappelle que le Front POLISARIO avait présenté sa proposition au
Secrétaire général des Nations Unies le 10 avril 2007, laquelle avait été prise
en compte dans la résolution 1754 (2007) du Conseil de sécurité et dans les
résolutions ultérieures.
La nouvelle proposition vise à permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit
inaliénable à l’autodétermination par le biais d’un référendum supervisé par
les Nations Unies et l’Union africaine, et exprime la disposition de l’État
sahraoui à engager avec le Royaume du Maroc des relations stratégiques et
mutuellement bénéfiques entre les deux pays.
Le Président de la RASD et Secrétaire général du Front POLISARIO souligne qu’en
présentant cette proposition élargie, le Front POLISARIO demeure disposé à
partager les “coûts de la paix” si l’autre partie manifeste la volonté
politique d’en faire autant, afin de parvenir à une solution juste, pacifique
et durable, qui assure l’autodétermination du peuple sahraoui et rétablisse la
paix et la stabilité régionales, conformément aux objectifs et principes de la
Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’Union africaine.
Il réaffirme également que le Front POLISARIO croit fermement qu’une solution
pacifique, juste et durable au conflit du Sahara occidental, conforme aux
principes du droit international, est non seulement possible mais nécessaire, à
condition qu’existe une volonté politique sincère d’abandonner les solutions
fondées sur le statu quo ou imposées unilatéralement, et d’adopter une vision
d’avenir permettant de travailler ensemble à une paix globale et durable dans
un cadre de respect mutuel, de bon voisinage et de coopération.
Dans cet esprit, le Président de la RASD et Secrétaire général du Front
POLISARIO réaffirme la disposition du Front à engager des négociations directes
et sérieuses avec le Royaume du Maroc, de bonne foi et sans conditions
préalables, sous les auspices des Nations Unies, sur la base de l’esprit et du
contenu de la proposition élargie, afin de parvenir à une solution pacifique et
durable qui garantisse le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination,
conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies, et rétablisse la
paix et la stabilité régionales.
L’activiste climatique Greta Thunberg dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf (Algérie). Photo Mahfud Bechri
« Il n’y a pas de justice climatique sous occupation, personne n’est libre tant que nous ne sommes pas tous libres ». C’est par ces mots que l ‘activiste climatique Greta Thunberg a rallié la lutte du peuple sahraoui, ce lundi, depuis les camps de réfugiés de Tindouf (Algérie), après un long voyage et après avoir été accueillie dans l’océan de tentes, l’un des endroits les plus inhospitaliers de la planète, « avec une hospitalité touchante ». « L’hospitalité est très touchante et j’en apprends beaucoup plus sur l’occupation actuelle et sur la répression, la violence, le pillage et l’exploitation des ressources naturelles que le peuple sahraoui a dû endurer », a déclaré la jeune Suédoise de 22 ans, qui est devenue le visage mondial de l’activisme climatique. Depuis l’une des tentes qu’elle a visitées après être arrivée d’Espagne par bateau et avoir traversé l’Algérie, Thunberg a affirmé que « le peuple du Sahara occidental a le droit à l’autodétermination, à la liberté et à la dignité ». « A l’heure actuelle, ces droits lui sont violemment refusés. Le monde regarde et reste silencieux. Je veux être l’une des personnes qui ajoutent leur voix aux appels à la libération du Sahara occidental », a-t-elle déclaré à propos d’un territoire occupé depuis 1975 par le Maroc.
L’activiste climatique Greta Thunberg dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, en Algérie Photo Mahfud Bechri
« Personne n’est libre tant que tout le monde ne l’est pas »
« Tous ceux qui peuvent parler doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour en savoir plus sur la situation et essayer de briser le silence, car personne n’est libre tant que tout le monde n’est pas libre, et c’est également vrai pour le peuple sahraoui« , a plaidé la jeune femme, qui défend la cause palestinienne depuis plus d’un an, estimant qu ‘ « il n’y a pas de justice climatique sans droits de l’homme ». Une recette que Thunberg applique aussi bien au Maroc qu’à Israël, à un moment marqué par le revers de la Cour de justice de l’Union européenne, qui a annulé les accords de pêche et d’agriculture entre Bruxelles et Rabat au motif qu’ils n’ont pas le consentement du peuple sahraoui. Le sort du peuple du Sahara occidental - l’ancienne colonie espagnole et le dernier territoire africain à devoir être décolonisé - « est un exemple typique de l’injustice climatique, de la façon dont l’une des régions les plus vulnérables au climat est affectée de manière disproportionnée par la crise climatique, et de la façon dont les personnes les moins responsables d’avoir causé la crise climatique, sont celles qui en subissent les pires conséquences, ainsi que l’exploitation des ressources naturelles et le colonialisme vert que le Maroc entend mener ». « Mais nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour essayer de leur demander des comptes et de réclamer justice pour le peuple sahraoui », a-t-elle déclaré. En tant que l’une des principales voix alertant sur l’urgence climatique et confrontant le manque d’action des dirigeants mondiaux, elle participe jusqu’à mardi à une réunion organisée par les militants suédois Benjamin Ladraa et Sanna Ghotbi, qui ont parcouru 48 000 kilomètres à vélo autour du monde pour sensibiliser à la question du Sahara occidental. Il est prévu que Greta rencontre le président de la République arabe sahraouie démocratique Brahim Ghali et d’autres responsables sahraouis et qu’elle discute de la lutte pour le climat au Sahara avec des activistes locaux. Thunberg a reconnu qu’« il est absolument honteux que le monde continue de trahir le peuple sahraoui et de passer sous silence les massacres et les pertes extrêmes auxquels les gens sont confrontés quotidiennement, étant forcés de vivre dans des camps de réfugiés, incapables de retourner sur leurs terres, avec des familles séparées et constamment confrontées à la répression et à l’oppression et à la violence extrêmes ». « Je suis scandalisée par le silence du monde et des médias, mais aussi de la communauté internationale, et par le fait que l’incapacité persistante des institutions internationales à rendre des comptes crée l’impunité pour les responsables de ces crimes de guerre extrêmes et écologiques », a-t-elle insisté. Pour l’activiste, candidate récurrente au prix Nobel de la paix, il est essentiel que « les voix sahraouies soient au centre de nos demandes de justice ». « Leur situation et la poursuite de l’occupation sont un exemple de l’injustice du système actuel », a-t-elle déclaré. « Nous devons nous assurer que nous nous éloignons de l’idée que la crise climatique est une crise future qui affectera les générations à venir. La crise climatique est ici et maintenant et elle affecte les gens depuis longtemps, en particulier le peuple sahraoui qui vit ici dans ces camps de réfugiés et qui subit de plein fouet la crise climatique, même s’il n’a pratiquement rien fait pour la provoquer ».
La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a
appelé dimanche la Commission africaine des droits de l'Homme et des
peuples à réagir en urgence pour mettre un terme aux crimes de
l'occupation marocaine dans les villes occupées du Sahara occidental.
Cet appel a été lancé lors d'une intervention du coordonnateur de la
RASD avec la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples,
Weddad El-Mostafa, aux travaux de sa 69e session ordinaire qui se tient
par visioconférence du 15 novembre eu 6 décembre 2021, sur la situation
des droits de l'homme et des peuples entre deux sessions.
L’intervenant a mis en garde contre "la situation dangereuse dans les
territoires sahraouis occupés au vu d'un embargo policier ayant permis à
la machine de répression marocaine de commettre de graves crimes et
violations contre l'humanité en transgression flagrante des lois et des
coutumes internationales, en tête des quelles le droit international
humanitaire notamment après la reprise de la guerre dans la région suite
à la violation du cessez le feu par les forces marocaine le 13 novembre
2020".
Il a cité, à titre d'exemple, la situation de la militante Sultana
Khaya et sa famille, mises sous embargo à leur domicile pendant toute
une année, où elles subissent toute sorte d'intimidation et de
maltraitance y compris le viol.
ALGER
-Le président de la Fédération nationale de la diaspora algérienne,
Tarek Benbouza, a annoncé la création du Comité international de soutien
au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, en vue de mobiliser
le plein soutien international à cette cause juste et permettre au
peuple sahraoui d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination,
conformément à la légalité internationale.
Dans
une déclaration à l'APS, M. Benbouza a fait état de la tenue, vendredi
par visioconférence, du congrès constitutif du Comité international de
soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Le
comité international qui a plébiscité Tarek Benbouza en qualité de
président regroupe 32 associations algériennes établies en Europe, 16
associations sahraouies, trois autres tunisiennes et 12 associations nationales,
en sus du Conseil national des enseignants du Supérieur (CNES) et de
nombre de juristes et d'acteurs de la société civile.
A cette
occasion, M. Benbouza a précisé que la création de ce comité s'inscrit
dans le cadre des efforts internationaux visant à soutenir la cause
sahraouie et son peuple qui réclame son droit inaliénable à
l'autodétermination conformément à la légalité internationale, rappelant
que l'ONU classe le Sahara occidental comme territoire non autonome.
CHAHID
EL-HAFEDH- Le président de la Commission sahraouie des droits de
l'Homme (CONASADH), Abba Al Haissan a tenu le roi du Maroc, Mohamed VI,
pour responsable des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité
commis contre le peuple sahraoui.
Dans
une déclaration à l'agence de presse sahraouie SPS, M. Abba Al Haissan a
affirmé que les éléments du crime de guerre sont établis notamment
lorsque les attaques sont menées par des drones, en mesure de cibler
avec exactitude et savoir qu'il s'agit bien de civils sans défense.
L'actuel
roi du Maroc, dira-t-il, suit les pas de son père Hassan II, lequel
avait commis des milliers de crimes contre l'humanité et de crimes de
guerre, à l'instar des bombes au napalm et au phosphore blanc,
l'exécution sommaire, les rapts et les tortures, des pratiques exercées
jusqu'à présent par le régime de Rabat, lequel bénéficie d'une impunité
totale et agit sous la supervision et sur les ordres du roi Mohamed VI.
Le
président de la CONASADH a dénoncé, dans le même contexte, le siège
inique imposé à la militante Sultana Khaya ainsi qu'aux membres de sa
famille, qualifiant le recours du régime marocain au harcèlement et au
viol serait également un autre crime contre l'humanité qu'il incombe aux
auteurs ainsi qu'au roi la responsabilité de payer le prix.
Le
même responsable a averti, par ailleurs, les instances et les
organisations en charge des droits de l'Homme et des peuples, contre
leur passivité et les conséquences de leur inaction, les appelant à
intervenir afin de faire cesser la politique d'agression et les
violations systématiques à l'encontre des Sahraouis dans les territoires
occupés.
La France a pesé de tout son poids pour maintenir le statu quo
profitable au Maroc.
C’est avec une résolution sans grande conséquence que le Conseil de
sécurité de l’ONU a finalement tranché, appelant les «parties au
conflit» du Sahara occidental à reprendre les négociations, «sans
pré-conditions et de bonne foi», et prolongeant la «mission» de la
Minurso d’un an sans autre forme de procès.
La demande insistante de
nombreux pays et ONG, notamment américaines, à inclure la question des
droits de l’homme dans le mandat de la Minurso pour 2022 a été purement
et simplement «ignorée», faute d’un consensus dynamité, on s’en doute,
par la position de la France qui, en temps que membre permanent de
l’instance onusienne, aura pesé de tout son poids pour maintenir le
statu quo profitable au Royaume marocain.
Le texte rédigé par les Etats-Unis en tant que porte-plume du Conseil
de sécurité sur la question du Sahara occidental a été approuvé après
avoir été expurgé de tout ce qui pouvait conduire à la menace du veto,
ce qui n’a pas empêché, il faut le noter, la Russie et la Tunisie de
choisir l’abstention pour marquer leur insatisfaction à son égard.
Ainsi, la résolution recommande une reprise des négociations, que devra
conduire le nouvel émissaire de l’ONU, Staffan de Mistura, «en vue de
parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement
acceptable» dans la perspective d’une «auto-détermination du peuple du
Sahara occidental».
Cependant, en «réaffirmant la nécessité de respecter pleinement les
accords militaires conclus avec la Minurso, liés au cessez-le-feu, et en
«appelant les parties à s’abstenir de toute action qui pourrait saper»
les efforts de l’ONU ou «déstabiliser davantage la situation au Sahara
occidental», le document fait preuve d’une étrange abstraction de la
réalité du terrain.
Le Royaume marocain a fait voler en éclat l’accord de cessez-le-feu
qu’il a lui-même conclu, pour sauver les meubles, en 1991 avec le Front
Polisario. Il a déployé illégalement ses troupes dans la zone tampon
d’El Guerguerat où elles ont agressé des militants sahraouis pacifiques,
ce qui signifie clairement une rupture de l’accord conclu sous l’égide
de la Minurso.
C’est donc un cadeau empoisonné que le Conseil de sécurité vient de
mettre entre les mains des nouveaux représentants onusiens, de Mistura
et Ivanko qui vont clairement éprouver d’immenses difficultés pour mener
à bien leur mission. Cela est surtout vrai pour la Minurso qui, faute
de disposer d’un droit de regard sur les exactions marocaines contre le
peuple sahraoui dans les territoires illégalement occupés, aura des
«prérogatives» à peine platoniques puisqu’elle n’est jamais parvenue à
progresser sur le principal objectif qui est l’organisation d’un
référendum d’autodétermination attendu par le peuple sahraoui depuis de
nombreuses décennies.
En somme, la montagne a accouché d’une souris et le Front Polisario a
raison d’exclure par avance tout nouveau cessez-le-feu, sachant que le
Royaume marocain va persister dans sa politique du fait accompli et
poursuivre le pillage des ressources du peuple sahraoui au profit des
puissances qui le parrainent.
Un échec lourd de conséquences- L’ONU impuissante au Sahara occidental
La réaction du Front Polisario à l’adoption par le Conseil de
sécurité de l’ONU d’une résolution prorogeant le mandat de la Minurso
jusqu’à fin octobre 2022 était, à la fois, prévisible et légitime.
Prévisible car les voix ont surgi de toute part pour dire qu’il est
temps d’agir concrètement en dotant la mission onusienne des
prérogatives de surveillance des droits de l’homme dans les territoires
sahraouis, comme c’est, d’ailleurs, le cas pour toutes les autres
missions de par le monde, et de lui permettre d’exercer réellement sa
tâche, à savoir organiser le référendum d’autodétermination. Légitime,
dès lors que le résultat est contraire à toute attente et s’avère une
«grave erreur» dont les retombées sur la région ne peuvent être que
néfastes, spoliant le peuple sahraoui de son droit inaliénable à
l’autodétermination.
A l’aune de ce constat, le Front Polisario est en droit de déclarer,
haut et fort, qu’ «il n’y aura pas un nouveau cessez-le-feu tant que
l’occupation marocaine poursuit, en toute impunité, ses tentatives
d’imposer par la force son fait accompli colonial dans les territoires
occupés de la République sahraouie et d’entraver l’organisation du
référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental». Le fait
est que ce choix de «l’inaction» et du «silence» par le Conseil de
sécurité représente une menace directe sur la stabilité de la région
tout entière et ne laisse d’autre option au peuple sahraoui que celle de
poursuivre «la lutte armée légitime pour défendre sa souveraineté et
garantir l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination et à
l’indépendance» comme le proclame le communiqué du Front Polisario.
En appelant à la réactivation du plan de règlement conforme à la
résolution 690 du Conseil de sécurité adoptée en 1991, le Front
Polisario énonce clairement qu’il n’y aura pas d’autre processus
politique que celui que l’ONU avait consacré en collaboration avec
l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) et auquel les deux parties au
conflit avaient pleinement souscrit.
Objectivement, la résolution 2602 du Conseil de sécurité prétend
proroger la mission de la Minurso en des termes à peine équivoques,
compte tenu du contexte actuel dans lequel se trouve le territoire non
autonome que le Royaume du Maroc s’obstine à vouloir annexer en toute
illégalité et dont il exploite, cyniquement et avec une avidité extrême,
les ressources malgré les décisions de la Cour de justice européenne.
Depuis novembre 2020, date à laquelle les forces d’occupation marocaines
ont agressé dans la zone-tampon d’El Guerguerat des manifestants
sahraouis pacifiques, l’accord de cessez-le-feu tel qu’édicté par la
résolution 690 a été bafoué.
Dans de telles conditions, avec la reprise des combats, les
observateurs militaires de la Minurso déployés au Sahara occidental
auront une tâche très difficile, voire impossible, pour exercer leur
mission qui a sans cesse rencontré, en outre, des obstacles et des
entraves continuelles de la part de l’occupant marocain. De plus, le
cessez-le-feu de 1991 est une conséquence directe du plan de règlement
conjoint adopté par l’ONU et l’OUA dont le Royaume du Maroc s’est
ensuite démarqué.
Du fait même que la nouvelle résolution pêche par manque de mesures
pratiques, garantissant au nouvel Envoyé spécial et à la Minurso un
exercice réel de leurs missions respectives, et compte tenu de l’absence
sciemment observée d’une approche «équilibrée, transparente et neutre»,
la seule mesure responsable consiste pour le peuple sahraoui à
poursuivre résolument son combat pour la dignité et la souveraineté.
La France n’a jamais réagi publiquement à l’utilisation, par le royaume du Maroc,
du logiciel d’espionnage israélien Pegasus.
Jean-Paul Lecoq dénonce la politique de Jean Castex
Nonobstant quelques querelles diplomatiques passagères, Paris
entretient historiquement des relations de complaisance avec Rabat.
Compromis et proximité institutionnelle au mépris des droits de l'homme.
De petits arrangements entre amis, que dénonce le député havrais,
Jean-Paul Lecoq, qui a accusé le gouvernement français d'être à la solde
du Makhzen et des puissants lobbys internationaux.
Le député communiste
français n'y est, franchement, pas allé avec le dos de la cuillère,
dans la question posée au Premier ministre, Jean Castex, sur les
plaintes en diffamation déposées par le roi du Maroc contre Mediapart,
Le Monde, Radio France et L'Humanité, pour avoir révélé ou dénoncé
l'affaire Pegasus. Le tribunal de Paris examinera, le 6
décembre la recevabilité des poursuites engagées par le royaume du
Maroc. Anticipant la réponse du Premier ministre - le gouvernement ne
commente pas les actions en justice- Jean-Paul Lecoq a qualifié
l'affaire de «sujet totalement politique». Politique, car estime le
député havrais, à juste raison, qu'au regard de son importance et des
terribles répercussions qu'elle pourrait induire sur la liberté de la
presse, «depuis la Révolution française, il est rarissime qu'un État
étranger dépose plainte contre des médias français, pour les faire
taire». Et de rappeler que «six plaintes, sur les sept qui ont été
déposées depuis la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, dont
l'article 11 garantit la liberté de la presse, l'ont été par le royaume
du Maroc». Sic!
Nations Unies S/RES/2602 (2021) Distr. du Conseil de sécurité Général 29 octobre 2021 Résolution 2602 (2021) Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 8890e séance, le 29 octobre 2021 Le Conseil de sécurité, Rappelant et réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental,
Réaffirmant son ferme soutien aux efforts déployés par le Secrétaire
général et son Envoyé personnel pour mettre en œuvre les résolutions
1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979
(2011), 2044 (2012), 2099 (2013), 2152 (2014), 2218 (2015), 2285 (2016),
2351 (2017), 2414 (2018), 2440 (2018), 2468 (2019), 2494 (2019) et 2548
(2020),
Rendant hommage à Horst Köhler, ancien Envoyé personnel du Secrétaire
général pour le Sahara occidental, et saluant les efforts qu’il a
déployés pour organiser le processus des tables rondes, qui a créé une
dynamique dans le processus politique,
Se félicitant de la nomination de Staffan de Mistura en tant
qu’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental et
l’exhortation à la paix,
Se félicitant de la nomination de Staffan de Mistura comme Envoyé
personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental et demandant
instamment la reprise constructive du processus politique, en s’appuyant
sur les progrès réalisés par l’ancien Envoyé personnel,
Se félicitant de la dynamique créée par la première table ronde des 5
et 6 décembre 2018 et la deuxième table ronde des 21 et 22 mars 2019,
et de l’engagement du Maroc, du Front POLISARIO, de l’Algérie et de la
Mauritanie dans le processus politique de l’ONU sur le Sahara occidental
de manière sérieuse et respectueuse afin d’identifier les éléments de
convergence,
Encourageant la reprise des consultations entre l’Envoyé personnel et
le Maroc, le Front POLISARIO, l’Algérie et la Mauritanie à cet égard
afin de tirer parti des progrès accomplis,
Réaffirmant son engagement à aider les parties à parvenir à une
solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, fondée sur
le compromis, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara
occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes
de la Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités
des parties à cet égard,
Réitérant son appel au Maroc, au Front POLISARIO, à l’Algérie et à la
Mauritanie pour qu’ils coopèrent plus pleinement les uns avec les
autres, y compris en établissant une confiance supplémentaire, et avec
les Nations Unies, ainsi que pour qu’ils renforcent leur participation
au processus politique et réalisent des progrès vers une solution
politique,
Reconnaissant que l’obtention d’une solution politique à ce différend
de longue date et le renforcement de la coopération entre les États
membres de l’Union du Maghreb arabe contribueraient à la stabilité et à
la sécurité, ce qui conduirait à son tour à des emplois, à la croissance
et à des opportunités pour tous les peuples de la région du Sahel,
MADRID
- L'administration américaine de Joe Biden a décidé de "reconsidérer"
la vente de drones et d'autres armes au Maroc en raison de la série
interminable de scandales impliquant Rabat dont l'affaire du logiciel
espion Pegasus, et des violations croissantes par l'occupant marocain
des droits de l'Homme au Sahara occidental, a révélé le journal espagnol
"El Confidencial".
Évoquant des "tensions" dans les relations américano-marocaines, le journal a
indiqué dans son édition de lundi que Washington prévoyait de vendre
quatre drones MQ-9B Skyguardian et des munitions JDAM au Maroc, mais les
récents scandales internationaux impliquant Rabat, ainsi que sa
violation croissante des droits de l'Homme au Sahara occidental occupé,
poussent l'administration Biden à repenser la vente, qui pour l'instant a
été bloquée dans les commissions clés du Congrès et du Sénat.
Le
drone MQ-9B Skyguardian, est un avion sans pilote, mis à jour avec des
"matériels" et des "logiciels" de dernière génération, conçus pour
résister à toutes sortes d’impacts dans les conditions météorologiques
les plus défavorables. Il transporte et lance les munitions les plus
meurtrières, telles que les bombes de précision JDAM, dont le système
GPS leur confère une efficacité maximale, a tenu à préciser El
Confidencial.
Pour le média, Washington
s'"inquiète de plus en plus de Rabat", alors que le nouveau président
Joe Biden s'est engagé, depuis son investiture, à ramener son pays aux
principes du droit international et du soutien aux droits de l'Homme.
Le
journal espagnol est ensuite revenu dans son article pour parler des
répercussions de la décision de l'ancien président Donald Trump de
reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental,
en échange d'une normalisation des liens entre le régime marocain et
l'entité sioniste, une décision qui a généré une sorte d'impunité envers
le Maroc qui a conduit à une augmentation des violations de droits de
l'Homme dans les territoires sahraouis occupés.
"La
torture, les viols, les coups et les disparitions n'ont jamais cessé,
mais maintenant, ils se sont intensifiés depuis que le Maroc a rompu un
cessez-le-feu qui durait depuis 1991 en novembre 2020. Il n'y a pas de
liberté de la presse ni de liberté de circulation au Sahara occidental,
mais les violations finissent par être connues à Washington", avait
déclaré récemment Suzanne Scholte, présidente de US Western Sahara
Foundation, citée par El Confidencial.
Revenant
sur la vente des armes, le journal espagnol cite Patrick Leahy,
démocrate et représentant du Vermont depuis 1975. L'homme politique est
le père de la "loi Leahy" qui interdit au Département d'Etat et au
Département américain de la Défense de fournir une assistance militaire
aux armées étrangères qui violent les droits de l'Homme. La loi Leahy
génère un consensus total entre démocrates et républicains et depuis son
approbation en 1997, elle a bloqué l'aide militaire à plusieurs pays,
rappelle la même source.
Le
sénateur Leahy préside désormais la Commission des crédits, qui
influence le transfert et la vente possibles d'équipements militaires.
Sa position initiale pro-sahraouie, commence à être renforcée par les
événements récents, a souligné également El Confidencial, ajoutant que
"plusieurs dirigeants de commissions clés au Congrès et au Sénat
utilisent leur autorité pour bloquer la vente, demandant à l'exécutif de
Biden plus d'informations sur les drones.
La vérité est que le
MQ-9B Skyguardian et les bombes JDAM surpassent de loin, en termes de
létalité effective, les armes conventionnelles que les Etats-Unis
vendent habituellement à Rabat. Son potentiel destructeur élevé exige le
niveau de responsabilité que les Américains exigent de leurs alliés de
l'OTAN, écrit le média.
Sauf que le Maroc ne
fait pas partie de l'Alliance atlantique et, par ailleurs, la reprise du
conflit militaire avec le Front Polisario (depuis la violation du
cessez-le-feu en novembre 2020 et l'agression marocaine à El-Guerguerat)
fait douter que l'occupant marocain utilise cet armement pour faire
avancer ses objectifs militaires, a souligné le journal espagnol.
Dans
ce contexte, poursuit le média, le sous-secrétaire d'Etat aux Affaires
politico-militaires doit contrôler si, selon des normes éthiques et
juridiques, des drones et des bombes peuvent être vendus au royaume
marocain.
Probablement, il n'y aura pas de résolution avant 2022.
Le débat de fond qui circule désormais dans les couloirs du Capitole
pourrait se résumer à la dichotomie suivante: Vaut-il la peine de vendre
les armes? Le "oui" viendrait de son utilité dans la lutte contre le
terrorisme, le "non" car ces drones et bombes pourraient être utilisés
contre des civils sahraouis, a précisé la même source.
Par
ailleurs, le journal El Confidencial a évoqué dans son article la crise
diplomatique-migratoire générée par Rabat à Ceuta , qui a eu de larges
répercussions internationales.
Cette crise a
contribué à "détériorer l'image du Maroc" vis-à-vis de Washington, de
l'avis de Jason Poblete, avocat expert en questions de sécurité
nationale et président de la Global Liberty Alliance (GLA), une ONG
basée à Alexandrie (Virginie), focalisée sur la défense des droits
fondamentaux au niveau international.
S'ajoutant à cela les
récentes révélations sur l'utilisation par les services de renseignement
marocains, du logiciel Pegasus pour espionner des personnalités
internationales. "Ceuta, Pegasus et les droits humains des Sahraouis ont
un fort impact sur la confiance de Washington. Cela aura des
conséquences", avertit le président de la GLA, cité par El Confidencial.
D'autre part, les
récentes révélations sur l'utilisation par les services de renseignement
marocains, du logiciel Pegasus pour espionner des personnalités
internationales, Pegasus et les violations des droits humains des Sahraouis ont
un fort impact sur la confiance de Washingtonl qui décide de reconsidérer la vente de drones et d'autres armes au Maroc.
ALGER
- Les signes positifs montrés récemment par l'administration américaine
sur le règlement du conflit au Sahara Occidental laissent constater une
évolution de la position des Etats-Unis, un progrès qui bat en brèche
la propagande marocaine sur ce dossier.
Pour
féliciter la contribution des Etats-Unis dans la lutte contre la
pandémie de la Covid-19, le président des Etats Unis, Joe Biden, a
publié, mardi soir, un message sur son compte Twitter, illustré par une
carte mondiale dans laquelle le Sahara Occidental apparait comme un
territoire distinct et séparé du Maroc.
Commentant le tweet de
Biden, le journaliste et opposant marocain, Ali Lmrabet s'est interrogé
"Est-ce une erreur ou un message", d'autant plus que " le compte
officiel du président des Etats-Unis ne fait rien au hasard", a-t-il
écrit dans un tweet.
Auparavant, un porte-parole du département
d'état américain a affirmé que Washington soutenait un processus
politique "crédible" au Sahara occidental conduit par les Nations-unies
en vue de concrétiser la stabilité dans la région.
"Nous nous
concertons avec les parties sur les meilleures voies à même d’arrêter la
violence et de concrétiser un règlement durable", a déclaré ce
diplomate américain sous couvert d'anonymat à la chaine Al Hura.
La
déclaration du porte-parole du département d'état vient appuyer en
effet celle tenue par Joey Hood, secrétaire d'Etat adjoint américain aux
affaires du Proche-Orient, lors de sa visite la semaine passée dans la
région.
"Notre position claire est: Nous
voulons voir un processus dirigé par l’ONU qui aboutit à un accord
acceptable par toutes les parties et qui mène à la paix et à la
stabilité, c’est ce qu'il y a de mieux pour la région et c'est
(l'approche) à laquelle nous allons consacrer notre temps, notre énergie
et nos efforts", avait notamment déclaré Joey Hood au terme de sa
visite en Algérie.
Ces derniers jours,
le Maroc a essuyé un autre revers diplomatique celui du maintien de
l'aval du département d'Etat pour l'utilisation de l'aide américaine au
Maroc dans les territoires sahraouis.
Cette décision s'inscrit à
l'opposé de la décision de l'ancien président américain, Donald Trump de
reconnaître la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara
Occidental, et réaffirme également la position du Congrès américain,
notamment du Sénat qui refuse d'accorder à Rabat le statut de la
puissance administrante.
Si le texte relatif à la question a rendu
ces financements destinés au Maroc disponibles à l'assistance au Sahara
occidental, elle stipule, cependant, que ce feu vert est soumis à
l’approbation du département d’Etat.
En
2017, la commission du Sénat en charge des dotations budgétaires a
consacré à l’aide accordée au Sahara occidental un chapitre séparé de
celui du Maroc, pour confirmer que ce territoire est occupé.
La
commission sénatoriale avait, alors, affirmé que tous les fonds accordés
aux territoires sahraouis occupés seront gérés par la mission pour
l’organisation d’un référendum d'autodétermination au Sahara occidental
(Minurso), en consultation avec le Sénat.
Sur cet élan,
l'administration Biden a décidé de "reconsidérer" la vente de drones et
d'autres armes au Maroc en raison de la série interminable de scandales
impliquant Rabat, dont l'affaire du logiciel espion Pegasus, et des
violations croissantes par l'occupant marocain des droits de l'Homme au
Sahara occidental.
En juin dernier, le département d'Etat
américain avait évoqué un changement d'approche de la part de
l'administration du président Joe Biden concernant la question
sahraouie.
"Je n'ai rien à annoncer pour le moment, mais je pense
que si vous regardez le Sahara occidental dans le cadre de l'approche
plus large de la région adoptée par l'administration précédente dans le
contexte des accords d'Abraham, c'est là que l'on constate une certaine"
différence d'approche, avait alors déclaré le porte-parole du
département d’Etat, Ned Price en référence à la reconnaissance par
l'ancien président Trump de la prétendue souveraineté du Maroc sur ce
territoire occupé.
Le dossier du Sahara occidental est revenu
au-devant de la scène, après l’annonce par le gouvernement sahraoui de
la fin de son engagement vis-à-vis du cessez-le-feu conclu en 1991, en
réponse à l’agression militaire marocaine dans la zone tampon d’El
Guerguerat.
Depuis l'annonce par Trump de sa décision unilatérale
sur le Sahara Occidental, de nombreux appels à travers le monde, et même
aux Etats-Unis, ont été lancés, et se poursuivent jusqu'à ce jour,
demandant à Joe Biden de l'annuler, étant en contradiction avec la
Constitution américaine et le principe du droit à l'autodétermination,
reconnu par les Nations unies.
L'ONU ne cesse de réaffirmer sa
position inchangée vis-à-vis de la question sahraouie, et considère le
Sahara occidental occupé comme un territoire non-autonome, en attente de
décolonisation.
Le Président de la République sahraouie et le Secrétaire général du Front POLISARIO, M. Brahim Ghali, s'est prononcé vendredi devant l'escalade de persécution et d'oppression exercée par le Maroc contre la population sahraouie vivant sous son occupation en avertissant que ′′ le Front POLISARIO ne restera pas les bras croisés face à l'escalade des guerres qu'ils mènent autorités d'occupation marocaines contre notre peuple dans les zones occupées ".
Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU, M. Antonio Guterres, Ghali a renouvelé la position du Front POLISARIO selon laquelle ′′ définitivement, le processus de paix ne peut continuer tant que l'État d'occupation marocain continue impunément sa guerre de représailles contre les civils et les militants sahraouis des droits de l'homme, y compris ses tentatives de imposer un statut quo par la force sur le territoire ′′ a averti le dirigeant sahraoui.
Et je souligne à l'ONU et au Maroc que ′′ Nous nous réservons le droit légitime de répondre avec force et fermeté à tout acte préjudiciable à la sécurité de tout citoyen sahraoui, où qu'il soit, et nous tenons pleinement responsable du Royaume du Maroc des conséquences de Ses actes criminels et sa campagne de terreur dans les zones occupées du Sahara occidental ", a affirmé le président Ghali, selon l'agence sahraoui SPS.
DUBLIN
(Irlande) - L'organisation internationale Front Line Defenders a
prévenu que le prisonnier politique sahraoui, Yahya Mohamed El-Hafed,
défenseur des droits humains, a été transféré par les autorités
d'occupation marocaines le 3 juillet de la prison de Bouzairkarn à un
lieu encore inconnu", soutenant que "la famille du détenu est
extrêmement inquiète pour sa santé et estime qu'il a été transféré dans
une autre prison éloignée en guise de représailles".
"Le
5 mars 2021, la famille du défenseur des droits humains Yahya Mohamed
El-Hafed a été autorisée à lui rendre visite à la prison de Bouzairkarn
pour la première fois depuis un an. La visite n'a duré que 15 minutes et
les gardiens de prison étaient présents tout le temps", explique Front
Line Defenders, rappelant que Yahya Mohamed, un défenseur des droits
humains sahraoui, est détenu à l'isolement depuis près de 12 semaines et
son état de santé s'est rapidement détérioré en raison des conditions
inhumaines dans lesquelles il est détenu.
De
même, Front Line Defenders note que "le 9 décembre 2020, le défenseur
des droits humains a appelé sa famille pour la première fois après avoir
disparu pendant près de deux mois. Il a informé sa famille qu'il est
détenu à la prison de Bouzairkarn, dans le sud du Maroc".
"Au
13 octobre 2020, on ne savait pas où se trouvait le défenseur des
droits humains Yahya Mohamed el Hafed. Ni sa famille ni son avocat n'ont
pu localiser ou contacter le défenseur des droits humains emprisonné et
ils sont profondément préoccupés par son état de santé ", dénonce
l'organisation.
Début juillet, la Rapporteuse spéciale de l'ONU
sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme, Mary Lawlor, a
déclaré que le régime marocain doit cesser de cibler les défenseurs des
droits de l'Homme et les journalistes qui défendent les questions de
droits humains au Sahara occidental occupé, et leur permettre de
travailler sans représailles.
"J'exhorte
le gouvernement marocain à cesser de cibler les défenseurs des droits
de l'Homme et les journalistes pour leur travail, et à créer un
environnement dans lequel ils peuvent effectuer ce travail sans crainte
de représailles", a-t-elle déclaré.
Mme.
Lawlor a cité, entre autres, les cas des défenseurs des droits de
l'Homme Naâma Asfari et Khatri Dadda, qui sont détenus respectivement
depuis 2010 et 2019 et purgent des peines de 30 et 20 ans.
"Non
seulement les défenseurs des droits de l'Homme travaillant sur des
questions liées aux droits de l’Homme au Maroc et au Sahara occidental
continuent d'être injustement emprisonnés et criminalisés pour leurs
activités légitimes, mais ils sont également condamnés à des peines de
prison disproportionnées et, pendant leur incarcération, ils sont soumis
à des traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu’à la
torture", a déclaré Lawlor.
L'experte
onusienne s'est également prononcée contre "le ciblage systématique et
incessant des défenseurs des droits de l'Homme en représailles à
l’exercice de leurs droits à la liberté d'association et d'expression ".
Réprimer
les individus et les organisations qui travaillent pour les droits de
l'homme – y compris ceux qui s'engagent avec l'ONU – "est profondément
déplorable et nuit à la société dans son ensemble", a-t-elle déclaré.
L'appel
de Lawlor est soutenu notamment par Clément Nyaletsossi Voule,
Rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à
la liberté d'association, Morris Tidball-Binz, Rapporteur spécial sur
les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Melissa
Upreti, présidente du Groupe de travail sur la discrimination à l'égard
des femmes et des filles et Mme Dorothy Estrada-Tanck, Vice-Présidente
du Groupe.
GENÈVE-
Le Front Polisario a dénoncé la montée effroyable des actes racistes et
les graves violations des droits de l'Homme et du droit international
humanitaire (DIH) perpétrées par le Maroc contre des civils, des
militants, des juristes et des journalistes dans les territoires occupés
du Sahara occidental.
Dans
une lettre adressée à sa représentation en Suisse, auprès de l'ONU et
des organisations internationales à Genève généralisée aux membres du
Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, le Front Polisario a dénoncé "le
déploiement des forces d'occupation, le 13 novembre dernier, dans la
zone tampon d'El Guerguerat et l'agression contre des civils sahraouis
qui manifestaient pacifiquement en protestation contre les violations
marocaines des droits de l'Homme et l'exploitation illégale des
ressources naturelles dans les territoires occupés", faisant fi de
l'accord de cessez-le-feu.
Le Front
Polisario a affirmé, en outre, son "rejet" des démarches marocaines
visant à imposer la politique du fait accompli au Sahara Occidental et à
légitimer son occupation, à travers les commissions du Conseil national
marocain des droits de l'Homme ou via le croissant rouge marocain,
appelant le Comité international de la Croix rouge (CICR) "à renforcer
la coopération avec le front Polisario pour assurer une meilleure
protection aux victimes des violations".
Rappelant
que la République arabe sahraouie démocratique (RASD) compte parmi les
membres fondateurs de l'Union africaine (UA), le Front Polisario "s'est
fortement indigné" de la signature par un groupe d’États africains d'un
communiqué lue par la délégation marocaine devant le Conseil des droits
de l'Homme le 25 février 2021, pour appuyer la prétendue souveraineté
marocaine sur le Sahara occidental occupé, en contradiction avec le
statut juridique international et les nombreuses décisions de
l'Assemblée générale de l'Onu et du Conseil de sécurité, outre les
violations des principes mentionnés dans l'article 4 de l'acte
constitutif de l'UA, selon le document.
Par ailleurs, le Front
Polisario a fait part au Conseil onusien des droits de l’Homme, de "sa
profonde inquiétude" suite au refus par les autorités marocaines
d’appliquer les recommandations du Comité anti-torture (CPT), novembre
2016, en faveur du militant sahraoui, Naâma Asfari détenu depuis 2010.
Le
Front a également a affiché sa "préoccupation" face à l’atermoiement
sine die, depuis mars 2019, de la visite du Rapporteur spécial sur
l'indépendance des juges et des avocats, García-Sayán, mais également
face au refus par le Royaume marocain d’autoriser une autre présence des
commissions techniques de la commission, dont la Minurso.
Par
ailleurs, le Polisario a mis en garde contre le fait que les
contributions annuelles du Royaume à la Commission onusienne des droits
de l’Homme "ne compromettent pas l’indépendance et l’impartialité de son
bureau vis-à-vis des violations perpétrées dans les Territoires
occupés".
A ce propos, le Front a
appelé le Haut commissariat des droits de l’Homme (HCDH) à "faire preuve
de fidélité et de loyauté envers les engagements pris auparavant, à
travers l'envoi sans délai d'une délégation aux territoires occupés et
la transmission du rapport à la 47ème session du Conseil des droits de
l’Homme".
Le Front Polisario impute à la communauté
internationale, notamment l’ONU, ses organes et le Comité international
de la croix rouge (CICR), la responsabilité de protéger le peuple
sahraoui sous occupation marocaine militaire illégale.
Le
conflit du Sahara occidental a de multiples facettes : la guerre qui a
suivi l'occupation marocaine (1975-1991) s'est développée parallèlement à
une bataille diplomatique constante, parfois plus dure et aux
conséquences plus dommageables que sur le terrain militaire.
Illustration d'Irene Blanco (@IreneWCKD)
Cette bagarre
diplomatique, à la différence du conflit armé, n'a connu ni trêve ni
cessez-le-feu. Durant ces plus de 40 ans de conflit, les structures
diplomatiques marocaines et sahraouies, bien huilées, ont lutté sans
discontinuer dans toutes les sphères internationales, soit directement,
soit indirectement par l'intermédiaire de leurs alliés respectifs.
L'Union européenne est
un élément clé du conflit : le siège de la France au Conseil de sécurité
des Nations unies, le rôle de l'Espagne en tant que puissance
administrante de jure et l'influence mondiale du club
communautaire ont fait de cet espace l'un des champs de bataille
diplomatique prioritaires pour les deux parties.
L'UE, entre lobbies et intergroupes
Le Maroc, conscient des avantages du maintien du statut actuel, puisqu'il contrôle de facto
le territoire et exploite ses richesses, fonde sa stratégie
diplomatique sur le torpillage de toute tentative de référendum et
l'érosion de la projection internationale de la République arabe
sahraouie démocratique (RASD). Ce deuxième aspect complète le premier,
car faire taire la pression de la communauté internationale sur son
occupation laisse un horizon dégagé à Mohammed VI.
La monarchie alaouite a
toujours bénéficié du soutien total de la France, qui a fait du Maroc
son principal centre d'influence en Afrique, ce qui a entraîné une
complicité mutuelle dans la politique internationale. La France, que ce
soit avec des gouvernements sociaux-démocrates, républicains ou
libéraux, a opposé son veto au Conseil de sécurité de l'ONU à toutes les
initiatives contraires aux intérêts de son partenaire, notamment par le
veto qui, en 2013, a interdit à la MINURSO de surveiller les violations
des droits de l'homme sur le territoire.
L'autre acteur européen
clé, l'Espagne, évite d'assumer ses responsabilités internationales
envers son ancienne colonie et affronte le conflit du Sahara comme s'il
s'agissait d'un État tiers. Les relations conflictuelles avec le Maroc
voisin, qui contrôle le flux de migrants et le trafic de drogue vers la
péninsule ibérique et les îles Canaries comme moyen de pression, sont
largement à l'origine de cette position tiède.
Cependant, le reste des
pays européens ne s'est pas montré clairement aligné sur Rabat, et le
fait est que la majorité du club communautaire prône « une solution
juste, durable et mutuellement acceptable », un euphémisme utilisé par
ces pays pour justifier leur profil bas dans le conflit. Il ne fait
aucun doute que le non-alignement... Lire : Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=31131
Communiqué final du 8ᵉ Congrès national
-
ATTAC CADTM Maroc a clôturé les travaux de son 8ᵉ Congrès national, tenu
les 10, 11 et 12 juillet 2026 au siège de l’Union marocaine du travail
(UMT) à Rab...
Message de la famille du Dr Hussam Abu Safiya
-
Rassemblement de soutien à Paris - 24 juillet 2026
Mesdames et Messieurs,
Chères consœurs, chers confrères,
et vous toutes et tous qui êtes réunis au...