Blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental, de Palestine et du monde, créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala
2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas
El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.
En prison c'était un outil, un moyen pour démontrer au système carcéral criminel, qu'ils n' étaient pas capables de nous rabaisser et nous humilier.
Oui, on devait leur démontrer, qu'on était plus fort qu'eux !!!
Une pensée pour tous les prisonniers au Maroc, spécialement pour ceux de la prison de Tiflet 2 !!! Là où j'ai laissé derrière moi des innocents isolés et coupés du monde extérieur.
Je vous demande de saluer la chouette qui apartagé avec moi les trois années et demi depuis ma fenêtre...
En 2015, Hicham Mansouri, journaliste d'investigation marocain, est
condamné à dix mois de prison alors qu’il enquêtait sur la surveillance
électronique au Maroc. Il décrit aujourd'hui les conditions de son
incarcération dans « Au cœur d’une prison marocaine » chez Libertalia.
Au Maroc, les arrestations de journalistes se suivent et
se ressemblent : pression, intimidation, procès pour crimes ou délit de
droit commun et condamnation. Mon invité s’appelle Hicham Mansouri. Il a
cofondé l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation.
Lui aussi a senti peu à peu l’étau se resserrer, lui aussi a subi une
interpellation aussi violente que humiliante. S’en sont suivis 10 mois
de prison dans l’enfer – et je pèse mes mots – d’une geôle surpeuplée
près de Rabat. Pour ne pas sombrer, dans la dépression et la folie, il a
enquêté (son métier) et il a écrit (ça aussi, c’est son métier).
De ses blocs-notes, il a tiré un petit livre, implacable et
saisissant. À sa libération, Hicham Mansouri a fui illico son pays. Il
est réfugié à Paris.
Après l'annonce jeudi 23 avril de la contamination de 134 détenus,
dont 133 à la prison de Ouarzazate, des tests de dépistage ont été
lancés dans les différentes institutions. La Délégation générale de
l'Administration pénitentiaire DGAPR annonce des mesures drastiques et
s'en prend directement aux médias.
A la prison de Ouarzazate
Rédaction Médias24,27 avril 2020 à 19:27
Le Maroc compte selon les chiffres de la DGAPR, 83 établissements
pénitentiaires dont 4 centres de réinsertion et 7 prisons agricoles.
Dans 53 établissements, dont les résultats ont été reçus samedi, les
résultats complets étaient négatifs, annonce cette administration.
Précisons toutefois qu'un résultat négatif ne signifie pas l'absence de
contamination, la période d'incubation pouvant atteindre jusqu'à 14
jours.
Un total de 1.736 personnes ont été soumises au test, dont 961
détenus, 711 fonctionnaires et 64 employés des sociétés opérant dans les
prisons. Le nombre de personnes testées est très faible par rapport à
l'effectif global concerné. La situation est lourde de menaces pour les
détenus et le personnel pénitentiaire.
Dans des communiqués publiés vendredi 24 et samedi 25 avril, la Délégation annonce que dans le cadre de ces tests, deux cas positifs de Covid-19 ont été enregistrés chez deux fonctionnaires de la prison locale de Tanger 1
sur un total de 7 fonctionnaires qui ont fait l'objet des analyses,
tandis que les fonctionnaires concernés ont été soumis à un deuxième
test pour confirmer le premier résultat.
En ce qui concerne les détenus, 3 cas positifs ont été recensés dans la prison locale de Tanger 1 sur un total de 10 détenus qui ont fait l'objet des analyses, et un cas dans la prison locale Ras El Ma et la prison locale Bourkayez à Fès, a fait savoir la DGAPR, relevant que tous ces cas ont été soumis à un deuxième test pour confirmer les premiers résultats.
La DGAPR indique également que deux fonctionnaires à la prison locale Salé 2 ont été testé positifs, notant qu’ils seront soumis à un autre test pour confirmer leur contamination au covid-19.
Les résultats concernant la prison locale de Oujda et celle de Tétouan
ont relevé qu’une personne dans chacun des établissements a été testée
positive, relève la Délégation générale, ajoutant que ces deux personnes
ont été soumises à un autre test qui s’est avéré négatif, ce qui a
nécessité un troisième test dont le résultat n’a pas encore été révélé.
Concernant la prison locale d'Ouarzazate, les résultats des analyses ont révélé la contamination de 207 détenus et 62 fonctionnaires
exerçant dans cet établissement, en plus d'un autre fonctionnaire qui
devait rejoindre la prison pour remplacer l'un des employés déjà
contaminés, ajoute la même source, notant que les résultats de tests de
55 détenus ne sont pas encore disponibles, alors que les analyses vont
être refaites pour trois autres cas.
Le communiqué indique en outre qu'en coordination avec les autorités locales et sanitaires compétentes, la prison locale d'Ouarzazate a été dotée d'unités mobiles (photo) à l'intérieur d'un espace privé,
comprenant toutes les fournitures nécessaires à l'application du
protocole de traitement du coronavirus sur les détenus contaminés.
Unités mobiles dans la prison de Ouarzazate
Il a été également procédé, dans le cadre
du renforcement de la protection des fonctionnaires de l'établissement, à
la généralisation du port de vêtements spéciaux pour les employés ainsi
que pour toute personne interagissant avec les détenus, à l'entrée
comme à la sortie de la prison, tout en consolidant le contrôle du
respect des mesures préventives au sein de cet établissement.
Au moment de la diffusion de ces communiqués, tous les résultats des établissements pénitentiaires n'étaient pas encore reçus.
Interdiction des transferts de détenus
La Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la
réinsertion (DGAPR) a décidé d'interdire provisoirement le transfert des
détenus, pendant au moins un mois, vers les différents tribunaux du
Royaume et de coordonner avec l'autorité judiciaire compétente sur la
tenue des audiences à distance, et ce dans le cadre du renforcement des
efforts pour contrôler les sources potentielles de transmission de
l'infection par le coronavirus (Covid-19) en milieu carcéral', annonce
un autre communiqué.
La DGAPR a indiqué qu'elle a également décidé d'interdire provisoirement le transfert des prisonniers aux hôpitaux publics, sauf dans les cas d'urgence extrême,
et de renforcer les établissements pénitentiaires par des équipes
médicales relevant du ministère de la Santé et par la mise en place des
consultations médicales spécialisées à distance.
El-Aaiun (Territoires sahraouis occupés), 02 juin
2019 (SPS) – Les autorités marocaines ont déporté de force le
président de l’Association pour la protection des prisonniers sahraouis
dans les prisons marocaines, Abderahman Zayu, de son travail à El-Aaiun,
la capitale occupée du Sahara occidental, vers Qal’at Saragna, au nord
de Marrakech(Maroc). Selon une déclaration de cette association, ce déplacement constitue
une mesure de représailles pour son activisme politique et des droits de
l’homme ainsi que cette tentative désespérée d’influencer les activités
de l’association qui traite des problèmes des prisonniers civils
sahraouis dans les prisons marocaines. A cet égard, plusieurs militants des droits de l’homme ont publié
des déclarations confirmant leur condamnation et leur rejet du
déplacement forcé de militants sahraouis. Dans le même contexte, il appelle à la nécessité d’une intervention
internationale urgente pour protéger les droits de l’homme dans les
territoires occupés de la République démocratique sahraouie. (SPS).
Lire aussi :
La CONASADH condamne l'expulsion du militant sahraoui Abderrahmane Zayou
Salek
Laasairi, Sahraoui, prisonnier politique condamné à perpétuité, enfermé
à Ait Melloul au Maroc au dernier de ses contacts avec l'extérieur, a
disparu. Il est soutenu depuis des années par de nombreux amis, membres ou proches d'Apso, qui sont très inquiets de son silence. Après un appel à information, voila au 19 mars 2019, ce qui est connu : Les
dernières nouvelles de Salek datent du 11 février 2019, il a téléphoné à
sa famille depuis la cabine publique du parloir de la prison de Ait
Melloul. Quelques secondes. Ensuite il a disparu, pas d'appel à sa
famille, ni à ses amis. Depuis plusieurs mois ce sont les lundis qu'il
avait droit à quelques secondes de communication par appel. Aux
alentours du 10 mars, un de ses codétenus marocain a contacté la mère
de Salek. Selon ces informations indirectes, Salek aurait été transféré à
la prison de Safi au Maroc, une prison réputée de "punition", et il
serait au cachot, en mauvais état. Cachot
au Maroc et pour les Sahraouis, veut dire isolement dans une cellule
sale et insalubre, souvent violence et humiliation, tortures, et souvent
aussi grève de la faim de protestation en réponse. Safi est a plus de 600 km de la ville où vit sa mère, qui a beaucoup de difficulté à voyager (grande précarité). Toute action est bonne pour trouver des nouvelles de Salek, tant qu'il ne le peut, lui, en direct. Il faut inventer ! vous êtes ses amis, ses parrains, ses soutiens. Quelques
idées en vrac : contact et questions à l'ambassade marocaine en France
ou ailleurs, à la prison de Ait Melloul, de Safi, aux autorités
pénitentiaires marocaines, informations aux ONG internationales de
défense des droit de l'homme (Amnesty, HRW...), infos et questions au
CICR, au représentant spécial de l'Onu pour le Sahara Occidental (Horst
Köhler), à la Minurso… Pour
Safi, voila ce que donne le net : Centre Moul el Berqui, Etablissement
pénitentiaire, SAFI - telephone : +212 5 24 64 26 58 (tel fix) Pour en savoir plus sur Salek : Destin brisé, double peine EM : Interdiction de visite, violence et humiliation pour la famille de Salek Laasiri "Drole d'occupation pour une grand-mère, histoire de prisonniers politiques sahraouis, petite histoire du conflit". Livre de MJ Fressard, Ed Apso. Chapitre Salek. Apso répond à Milena Rampoldi pour ProMosaik EM : 38 jours sans manger pour protester contre la violence carcérale marocaine Lettre ouverte à Monsieur Tamek, Délégué général de l'administration des prisons au Maroc, prisonniers pour la justice Par FB 25
juillet 2016· Salek Laasairi, prisonnier politique sahraoui, a tenu à
ce que nous partagions son affliction après l'attentat de Nice, sa
condamnation de cet acte, et ses condoléances aux familles, proches et
amis des victimes, aux français... 13
octobre 2016· Pas de nouvelles de Salek Laasairi depuis quelques
semaines. Il semble qu'il est au cachot. Nous cherchons des
confirmations, infos, précisions. 31
décembre 2016· Des amis de Salek Laasairi - Sahraoui prisonnier
politique, incarcéré pour perpétuité dans la prison de Kénitra - lui ont
envoyé, notamment une tablette de chocolat... douceur de noël. Le
chocolat a été remis à Salek sans l'emballage par des gardiens qui
lui ont dit qu’après cela ce genre d'envoi était interdit (donc serait
confisqué) . Le perfectionnisme dans la torture est infini... que la nouvelle année vous soit douce ! La Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines.
Extrait
de déclaration : "les prisonniers sahraouis au prison Ait Melloul
vivent dans une situation catastrophique, résultat de traitements
inhumains de la part de l'administration pénitentiaire, où ils sont
exposés presque tous les jours à toutes sortes de tortures et d'insultes
psychologiques et physiques, d'abus verbal, d’inspection illégale, de
racisme et l'incitation des prisonniers de droit commun contre eux par
certains membres du personnel pénitencier, en particulier le directeur
de la prison le nommé Elkabir Essoufi et par le responsable chargé de
la prison Ahmed Momani, dont les dernières victimes sont les détenus
politiques sahraouis "Salek Laassairi, et Mohammed Ali Bassraoui" le
premier a été mis dans une cellule solitaire (cachot) et le second a été
battu et nargué par un prisonnier de droit commun, lequel lui a causé
un dommage très grave au niveau de l’œil gauche, comme a rapporté
l'Association pour la protection des prisonniers sahraouis dans les
prisons marocaines."
Mon projet d’enquête sur le commerce[1]
lucratif et illicite prospère dans les prisons marocaines a été sélectionné par
l’ONG Press Start. Le financement se fera par Crowdfunding via sa plateforme.
L’enquête est le fruit de mon séjour à la prison de Zaki
Salé, durant lequel j’ai pu dessiner la cartographie de ce juteux business.
En plus de mon propre témoignage, mes sources sont des prisonniers mais aussi
des gardiens de prison qui veulent dénoncer la situation.
J’ai besoin de votre soutien pour dispatcher le lien,
ci-dessus, sur vos réseaux sociaux. Les contributions financières, même
petites, sont aussi les bienvenues !
Merci d’avance.
[1] Drogue, téléphonies,
couteaux, nourriture, etc.