2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mardi 28 novembre 2017

Réfugiés syriens: vous avez dit pays frères?




Ils sont syriens et ont fui leur pays à cause de la guerre, le terrorisme ou le régime de Bachar Al Assad. Nombreux sont ceux qui transitent par des pays arabes, sans toutefois y rester. Arrivés en Europe, ils se sentent en sécurité mais gardent une amertume dans leur cœur : ne pas avoir été bien reçus, voire de ne pas avoir été du tout reçus par leurs « frères ».

Si une bonne partie de ces États dispose de moyens suffisants pour les accueillir et/ou manque de main d’œuvre qualifiée dans certains secteurs, la majorité, comme c'est le cas du Qatar, ne dispose pas d’un droit d’asile et n’a pas signé la Convention de Genève de 1951 qui a créé le « statut de réfugié ». Par conséquent, ils refusent systématiquement d’accueillir ces malheureux qui fuient la guerre. Pire encore, 6 pays arabes du Golfe Persique, dont l’Arabie Saoudite, interdisent la venue sur leur sol de tout immigré syrien en avortant, au moins symboliquement, tout espoir d’une future unité arabe.
Gamal Abdel Nasser, une des icônes du panarabisme, à Mansoura en 1960 © DR Gamal Abdel Nasser, une des icônes du panarabisme, à Mansoura en 1960 © DR
Amnesty International a déjà lancé une alerte et critiqué « l’absence totale de promesses d’accueil émanant du Golfe » qu’elle qualifie de « particulièrement honteuse». Pour Sherif Elsayed-Ali, responsable du programme Droits des réfugiés et des migrants d’Amnesty International, «les liens linguistiques et religieux devraient placer les États du Golfe Persique au premier rang des pays offrant l’asile aux réfugiés qui fuient la persécution et les crimes de guerre en Syrie.»
Malgré la langue, la culture et l’histoire commune, ces gens décident souvent de continuer leur voyage en Europe. Pour des raisons économiques diront certains, mais ce n’est pas toujours le cas.
En avril dernier, une cinquantaine de réfugiés syriens sont restés bloqués plusieurs mois au niveau des frontières entre l’Algérie et le Maroc. Plusieurs photos et vidéos postées sur YouTube montrent ces syriens accompagnés de leurs enfants, en plein désert, faire face au froid, à des tempêtes de sable et à des serpents venimeux.