Blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental, de Palestine et du monde, créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala
2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas
El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.
La 49ᵉ Conférence EUCOCO en soutien à la lutte du peuple sahraoui
pour son droit inaliénable à l’autodétermination et à son émancipation
coloniale pour l’indépendance s’est tenue les 28 et 29 novembre 2025 à
Paris en France à un moment déterminant de l’histoire de la lutte menée
par le peuple du Sahara Occidental sous la conduite du Front Polisario.
En présence d’une importante délégation sahraouie conduite par le
Premier ministre de la RASD, M. Buchraya Bayun, la Conférence a
constitué un moment majeur de solidarité internationale. Plus de 280
participants et de participantes de nombreux pays et continents y ont
pris part : délégations institutionnelles, responsables politiques,
parlementaires, associations et comités de solidarité, organisations
syndicales et collectifs engagés. Une importante délégation algérienne
s’est jointe à nos travaux, malgré le refus de visas par les autorités
consulaires françaises.
Le choix de tenir cette conférence à Paris, pour partie à l’Assemblée
Nationale, pour partie à la Bourse du Travail avant de se terminer par
un rassemblement symbolique sur la Place de la République, se veut
l’occasion d’appeler les autorités françaises à ne pas faire obstacle à
la libre expression du peuple sahraoui à son droit inaliénable à
l’autodétermination et à la décolonisation. La France se doit de
défendre haut et fort au sein des institutions européennes, du Conseil
de sécurité de l’ONU et de son Assemblée générale les règles du droit
international et les droits fondamentaux du peuple sahraoui. Avec
l’Espagne, elle peut amener le Maroc à mettre fin à son occupation
coloniale du Sahara Occidental et contribuer ainsi à la relance du
Maghreb comme ensemble de peuples ayant une destinée commune de
coexistence pacifique et de développement et ainsi construire un
partenariat exemplaire tant avec l’Europe qu’avec l’Afrique.
La Conférence a pris connaissance de la résolution 2797 du Conseil de
sécurité de ce 31 octobre 2025 et dénonce l’interprétation tapageuse
qu’en a fait le Maroc. Cette résolution confirme le mandat de la
MINURSO, reconnaît le Front Polisario seul représentant du peuple du
Sahara Occidental et dit clairement que l’Onu se doit de « parvenir à
une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable
permettant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental
conformément aux principes et objectifs de la Charte des Nations Unies.
Beaucoup de bruit pour rien car, quelques jours avant, le 16 octobre, la
Quatrième Commission de l’Assemblée Générale adoptait une résolution
réaffirmant le statut juridique du Sahara Occidental et la
responsabilité de l’ONU envers le peuple sahraoui en matière de
décolonisation. Le front Polisario transmettait pour sa part, le 21
octobre, « une proposition élargie » très élaborée permettant
d’entrevoir les possibilités de coexistence et de coopération entre
l’Etat sahraoui indépendant et le Maroc. Maroc qui, entretemps, dans le
cadre des « accords d’Abraham » avec Israël, autre puissance coloniale
occupant et martyrisant les Palestiniens, se fournit en armes et drones
tueurs à l’encontre des populations sahraouies dans les territoires
qu’il occupe.
La Conférence dénonce les manœuvres dilatoires de la Commission
Européenne qui tente d’imposer un accord de partenariat avec le Maroc,
contraire à l’arrêt de la Cour Européenne de Justice, celle-ci ayant,
voici un an, annulé les accords commerciaux sur la pêche et
l’agriculture pour non-respect du droit européen en raison de l’absence
évidente de consentement du peuple sahraoui dans une logique coloniale
favorable à l’occupant marocain et aux firmes agro-exportatrices. La
conférence exprime sa satisfaction de constater qu’une large majorité de
parlementaires européens ont dénoncé et condamné la Commission ce 26
novembre. L’EUCOCO se tient aux côtés des syndicats paysans qui ont mené
campagne pour dénoncer ces manœuvres de la Commission qui sont
d’ailleurs contraires aux intérêts de ses citoyens et repose sur un
modèle commercial néolibéral dépassé et destructeur de l’environnement.
L’EUCOCO travaillera avec le Front Polisario soucieux de la défense des
intérêts du peuple sahraoui dans la protection de ses richesses
naturelles et l’établissement d’un cadre commercial euro-africain basé
sur la solidarité et la souveraineté alimentaire au bénéfice de toutes
les populations.
Face à la persistance de violations massives des droits humains par
le Maroc, la Conférence exige la libération immédiate de tous les
prisonniers politiques sahraouis et l’accès des observateurs et
organisations internationales aux territoires occupés. L’EUCOCO apporte
son soutien aux familles des prisonniers et à ceux et celles qui
manifestent au quotidien leur opposition à l’occupant marocain et aux
colons. La conférence dénonce l’interdiction faite par le Maroc de
l’accès aux territoires sahraouis occupés pour les observateurs
internationaux, les avocats, les délégations de parlementaires.
La conférence dénonce les manquements graves dont souffrent les
populations refugiées dans les campements de Tindouf en égard aux
standards internationaux. Elle soutien l’appel pour un accroissement
substantiel à hauteur de 177 millions de dollars lancé par 27
organisations onusiennes et ONG le 21 novembre à Alger.
La Conférence a été précédée cette année des réunions de travail des
ateliers thématiques (politique et information, consolidation de l’État
sahraoui, droits humains et ressources naturelles), ainsi que des
rencontres parlementaires, syndicales et des juristes dont les
conclusions et les programmes sont annexés à la présente déclaration.
Les travaux parlementaires, syndicaux et les ateliers thématiques ont
permis d’élaborer un vaste programme de mobilisation en faveur du
respect du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination,
conformément aux résolutions pertinentes de l’ONU, notamment les
résolutions A.G. 1514 (XV) et 34/37.
La Conférence approuve les conclusions des ateliers « Politique et
Information », « Droits humains et ressources naturelles », «
Consolidation de l’État sahraoui » et « Contacts avec les syndicats ».
Ces ateliers visent à renforcer la visibilité internationale de la cause
sahraouie et à porter la voix du Front Polisario dans l’espace
politique et médiatique européen, grâce à une communication résolument
politique, fondée sur des interventions régulières, une présence
constante dans les débats internationaux et la mise en avant de la
résistance sahraouie. La mobilisation de la jeunesse est identifiée
comme un axe essentiel.
La conférence EUCOCO appelle à une large mobilisation publique en
Europe pour les 50 ans de l’occupation, ainsi qu’au renforcement des
alliances, notamment avec les luttes des peuples colonisés. Les comités
de soutien réaffirment les priorités politiques : organisation du
référendum, cessation du pillage des ressources naturelles, dénonciation
des violations des droits humains par les forces d’occupation
marocaines et mise en lumière de la responsabilité de l’Espagne, de la
France et des États-Unis.
Un programme de consolidation de l’État sahraoui est adopté dans les
domaines social, économique et territorial. Les priorités pour 2026
incluent la mise en œuvre du système d’incitations, l’augmentation de
l’aide internationale et l’organisation de Conférences des Villes
Solidaires.
L’ensemble des programmes arrêtés durant cet EUCOCO seront l’occasion
de commémorer les 50 ans de la lutte du peuple sahraoui pour le respect
de ses droits fondamentaux.
La 50ᵉ conférence EUCOCO se tiendra à Madrid en 2026, lieu symbolique de la résistance sahraouie.
Vive la lutte du Peuple Sahraoui conduite par le Front Polisario,
Il y a 75 ans, le 29 novembre 1947, les Nations unies
votaient le partage de la Palestine.
Le colonialisme régnait en maitre et des États
coloniaux, après s’être partagé les dépouilles de
l’empire Ottoman décidaient du sort de cette terre et du
peuple qui y vivait depuis des millénaires.
Moins de 6 mois après,
Israël décrétait unilatéralement son « indépendance » et
était admise à l’ONU.
Cette période a été
marqué pour les Palestinien·nes par des massacres, la
destruction de villes et villages, les transferts forcés
de population et la dépossession des terres.
Israël a alors mis en
place un régime de domination et d’oppression à
l’encontre du peuple palestinien dans le but de le
priver de ses droits fondamentaux et de ses droits
nationaux dont le droit à l’autodétermination. Ce régime
de domination et d’oppression a été analysé par
plusieurs rapports depuis 2019 et correspond en tous
points à la définition en droit du crime d’apartheid qui
est un crime contre l’humanité selon la Cour pénale
internationale.
Depuis 75 ans la
politique de transfert forcé de population, la
dépossession des terres, l’oppression et la domination
d’Israël sur le peuple palestinien n’ont pas cessé.
C’est la date du 29
novembre que l’association de défense des droits humains
palestinienne, Al Haq a choisi pour publier un rapport
élaboré conjointement par plusieurs ONG palestiniennes,
rapport intitulé « L’apartheid israélien, instrument du
colonialisme de peuplement sioniste. »
Dans ce rapport, Al Haq
membre de la FIDH (Fédération internationale des droits
de l’homme), aux côtés de nombreuses ONG palestiniennes
de défenses des droits humains et des droits des
Palestinien·es, analyse « l'apartheid israélien comme un
instrument du colonialisme de peuplement sioniste afin
de mettre en évidence la logique d'élimination et de
transfert de population du système d'apartheid israélien
et son intention de déplacer et de remplacer le peuple
palestinien autochtone sur la terre de Palestine. »
Ils préconisent une
démarche de décolonisation pour contrer l'apartheid
israélien.
Al Haq situe la publication de ce rapport parmi les
travaux et les mobilisations pour la reconnaissance de
l’apartheid israélien depuis plus de 20 ans et dans la
continuité des publications de rapports qui ont démontré
qu’Israël commet bien à l’encontre du peuple palestinien
le crime d’apartheid tel qu’il est défini par le droit
international.
L’AFPS salue la publication de ce rapport qui apporte
l’éclairage des Palestinien·nes sur le régime
d’oppression et de domination qu’ils subissent. En
présentant l’apartheid comme un instrument du «
colonialisme de peuplement sioniste », ce rapport invite
à contextualiser cette question tant au niveau
historique que géopolitique en analysant les fondements
de ce processus.
Nul doute que ce
rapport ouvrira de nouvelles perspectives et aidera à
comprendre les logiques qui ont conduit à l’institution
et au maintien du crime d’apartheid, crime contre
l’humanité. Les pistes qu’il ouvre méritent d’être
analysées.
AOUSSERD
(Camps des réfugiés sahraouis) - Des délégations étrangères participant
au 9e congrès de l'Union nationale de la femme sahraouie (UNFS) tenu
dans le camp des réfugiés sahraouis d'Aousserd ont exhorté, dimanche,
les Nations Unies et la communauté internationale "à accélérer le
processus de décolonisation au Sahara Occidental".
Plusieurs
participants étrangers ont appelé, au deuxième jour des travaux, la
communauté internationale à agir et à trouver de nouvelles méthodes pour
exercer une pression sur l'ONU et le Conseil de sécurité, et partant
concourir au règlement du conflit du Sahara Occidental.
La
Secrétaire de la commission zimbabwéenne de solidarité avec le peuple
sahraoui et chef de la délégation de son pays présente à l'évènement a
souligné que sa participation à ce 9e Congrès de l'UNFS a été mue par la
volonté de transmettre les sentiments de solidarité de toutes les
femmes zimbabwéennes avec le peuple sahraoui, ajoutant que la question
du peuple sahraoui "a toujours figuré en tête des intérêts de la
commission zimbabwéenne de solidarité avec le peuple sahraoui".
Après
avoir fait part de sa grande joie de prendre part à cette rencontre, la
représentante du Zimbabwe a dénoncé "le silence" de la communauté
internationale vis-à-vis des violations des droits de l'homme au Sahara
Occidental.
Pour sa part, la représentante de l'Association
d'amitié Colombie-Sahara occidental, Mme Alexandra Cordoba Heredia a
fait part de "sa profonde compassion et sa pleine solidarité avec le
peuple sahraoui", exprimant "sa grande fierté de la bravoure et de la
résistance du peuple sahraoui".
A la même occasion, elle a dénoncé
"la répression continue et les violations des droits de l'homme dans
les territoires occupés du Sahara Occidental par les forces d'occupation
marocaine".
La même oratrice a mis l'accent sur "le droit
inaliénable et inconditionnel du peuple sahraoui à l'autodétermination
et à la souveraineté sur son territoire".
Mme
Heredia a précisé que "la communauté internationale est tenue de
respecter le droit international en œuvrant à l'organisation d'un
référendum d'autodétermination afin de permettre au peuple sahraoui de
déterminer, librement et démocratiquement, son sort".
De son côté,
la présidente de la Marche internationale turque, a souligné que "la
communauté internationale ne peut continuer à fermer les yeux sur
l'occupation marocaine d'un pays voisin et ses abus continus envers son
peuple, le pillage de ses ressources naturelles et la persistance au
mépris de ses engagements internationaux et des efforts précieux de la
communauté internationale en faveur de la paix dans la région".
Lors
de la séance du soir, samedi, du 8e congrès de l'UNFS, les
participantes ont débattu des rapports moral et financier, où la
secrétaire générale de l'union a passé en revue les rapports moral et
financier, évoquant les différents domaines de travail de l'organisation
ainsi que les réalisations accomplis au cours de la période
d'évaluation.
Le congrès est marqué par la participation de plus
de 400 déléguées de diverses antennes de l'organisation de femmes et une
délégation de femmes des territoires sahraouis occupés.
Le
congrès réunira également des invitées représentant des organisations
internationales de femmes qui ont des relations de travail et de
coopération avec l'Organisation sahraouie, de nombreux pays du monde.
C-24: Le Sahara occidental, Malouines et Gibraltar au premier plan – Comité de décolonisation, Nations Unies,Séminaire régional du Pacifique sur la décolonisation,
CASTRIES, Sainte-Lucie, 12 mai – La question de
longue date de la décolonisation du Sahara occidental, des îles Falkland
(Malvinas) * et de Gibraltar a occupé le devant de la scène
aujourd’hui, alors que le Séminaire régional du Pacifique sur la
décolonisation entrait dans sa deuxième journée.
Tenu sous les
auspices du Comité spécial sur la décolonisation, le thème du séminaire
est « Progrès des territoires non autonomes à travers la pandémie de
maladie à coronavirus (COVID-19) et au-delà ». (Pour plus
d’informations, voir le communiqué de presse GA/COL/3355 du 11 mai
2022).
Gavin Short, des îles Falkland (Malvinas), a déclaré que
sa famille vivait dans le territoire depuis 173 ans. Décrivant les
Falklands (Malvinas) comme un territoire d’outre-mer du Royaume-Uni, il a
déclaré qu’ils avaient amplement démontré leur volonté de maintenir le
statu quo lors du référendum de mars 2013, lorsque 99,8 % d’entre eux
avaient voté à 92 % en ce sens. Le référendum a été observé au niveau
international pour s’assurer que le vote était libre et équitable,
a-t-il ajouté.
Joseph Bossano, ancien ministre en chef de
Gibraltar, a rappelé l’affirmation par le Comité spécial en 1964 que la
Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples
coloniaux était pleinement applicable à Gibraltar, et son invitation au
Royaume-Uni et à l’Espagne à entamer des négociations, conformément avec
la Charte. Il a également rappelé qu’à 25 ans, il avait décidé de
militer pour la décolonisation de Gibraltar et de s’opposer à sa
rétrocession à l’Espagne. Notant que 2022 est la trentième année au
cours de laquelle il s’adresse aux États membres pour défendre le droit
de Gibraltar à l’autodétermination, il a déclaré qu’il ne s’attendait
pas à ce que cela prenne autant de temps. Il a poursuivi en déclarant
que Gibraltar avait augmenté son niveau d’autonomie, l’Espagne s’y
opposant à chaque pas. Malgré le traité de paix de 1713, en vertu de
laquelle elle a cédé à perpétuité le rocher de Gibraltar de 4 kilomètres
carrés, l’Espagne se plaint que les Britanniques ont ensuite pris 1 km²
supplémentaire de l’isthme, a-t-il souligné. Désormais, personne à
Gibraltar ne soutient un retour aux négociations de Bruxelles ou aux
discussions de souveraineté entre l’Espagne et le Royaume-Uni, avec ou
sans la participation de Gibraltar, a-t-il souligné.
Sidi Mohamed Omar, Front populaire de libération de la Saguía
el-Hamra et du Río de Oro (Frente Polisario), a noté que la question du
Sahara occidental, dernier territoire non autonome d’Afrique, était à
l’ordre du jour du Comité spécial depuis décembre 1963, soulignant que
la raison principale est très claire – la poursuite de l’occupation
militaire illégale du Maroc depuis 1975. La situation du peuple sahraoui
dans les territoires sous occupation illégale s’est détériorée en
raison de la pandémie de coronavirus à un moment où l’État occupant
continue d’intensifier son pratiques et politiques répressives et
coloniales, a-t-il dit, citant la répression en cours contre les civils
sahraouis et les militants des droits de l’homme. Le Maroc modifie
également la nature démographique du Territoire par des politiques de
peuplement intensives et incitatives, destruction du patrimoine culturel
et pillage des ressources naturelles, a-t-il déclaré. La seule option
est de défendre les principes de la légalité internationale et de
conclure la décolonisation du Sahara Occidental par l’expression libre,
authentique et démocratique de la volonté souveraine du peuple sahraoui
dans l’exercice de son droit inaliénable et non négociable à l’auto-
détermination et indépendance, a-t-il souligné.
Bahiya Ghalla,
Sahara occidental, donnant un compte rendu de première main des derniers
développements au Sahara marocain, a déclaré que l’élan en faveur de
l’initiative d’autonomie du Maroc donne l’espoir qu’une solution
politique au différend régional sur le Sahara est plus proche que
jamais. Dans une situation qui dure depuis bien trop longtemps,
l’initiative d’autonomie du Maroc reçoit un large soutien de l’Afrique,
du monde arabe et de l’Europe comme seule option pour mettre fin au
conflit régional, a-t-elle souligné, notant que l’établissement de
nombreux consulats au Sahara marocain atteste à une reconnaissance
croissante de la légitimité de l’initiative. Elle a poursuivi en se
décrivant comme faisant partie d’une génération de femmes marocaines
jouant un rôle clé dans la conception et la mise en œuvre des politiques
nationales de développement, dans le cadre de la vision marocaine de
l’égalité des sexes en tant que fondement d’un monde moderne et société
démocratique. Les dernières élections, avec un taux de participation de
66 %, ont été une autre étape importante dans le contexte d’une réforme
démocratique ambitieuse, a-t-elle dit, soulignant que l’élection de
jeunes femmes comme elle lors de ce scrutin a démontré les grands
progrès réalisés dans le renforcement de l’égalité des sexes et
promouvoir la participation politique des femmes aux niveaux local,
régional et national. Soulignant les efforts du Maroc pour mettre en
œuvre l’Agenda 2030 pour le développement durable et pour assurer la
résilience de ses provinces du sud, elle a déclaré que le Sahara
marocain est en train de devenir un pôle économique régional africain.
soulignant que l’élection de jeunes femmes comme elle lors de ce vote a
démontré les grands progrès réalisés dans le renforcement de l’égalité
des sexes et la promotion de la participation politique des femmes aux
niveaux local, régional et national. Soulignant les efforts du Maroc
pour mettre en œuvre l’Agenda 2030 pour le développement durable et pour
assurer la résilience de ses provinces du sud, elle a déclaré que le
Sahara marocain est en train de devenir un pôle économique régional
africain. soulignant que l’élection de jeunes femmes comme elle lors de
ce vote a démontré les grands progrès réalisés dans le renforcement de
l’égalité des sexes et la promotion de la participation politique des
femmes aux niveaux local, régional et national. Soulignant les efforts
du Maroc pour mettre en œuvre l’Agenda 2030 pour le développement
durable et pour assurer la résilience de ses provinces du sud, elle a
déclaré que le Sahara marocain est en train de devenir un pôle
économique régional africain.
Paula Vernet, experte, a relevé le différend de souveraineté entre
l’Argentine et le Royaume-Uni et a invité les deux à reprendre des
négociations directes, en tenant compte des intérêts des habitants des
Malvinas. Il a ajouté que le Royaume-Uni n’avait pas accepté l’offre de
l’Argentine de les aider pendant la pandémie de COVID.
Le représentant de l’Espagne a déclaré que son pays avait cédé
Gibraltar au Royaume-Uni en 1713 en vertu du traité d’Utrecht. Le
Royaume-Uni a expulsé les Espagnols qui habitaient Gibraltar à l’époque,
a-t-il ajouté, soulignant que l’Espagne n’a jamais consenti à
l’occupation de l’isthme. La même chose peut être dite des eaux autour
de Gibraltar et de l’espace aérien suprajacent, a-t-il déclaré.
Rappelant que les séminaires régionaux passés ont appelé l’Espagne et le
Royaume-Uni à tenir des pourparlers sur une solution négociée
définitive, il a déclaré qu’ils étaient parvenus à des accords
bilatéraux sur Gibraltar dans le cadre du Brexit, avec l’objectif ultime
de créer une zone de prospérité partagée englobant la toute la zone de
Campo de Gibraltar et Gibraltar.
Le représentant de l’Argentine a
déclaré que la question des Malouines est une situation coloniale
particulière impliquant un conflit de souveraineté entre son pays et le
Royaume-Uni. Dans la résolution 2065 (XX), a-t-il rappelé, l’Assemblée
générale a établi que le moyen de mettre fin à la situation coloniale
passe par des négociations bilatérales entre les deux seules parties au
différend, en tenant compte des intérêts des habitants du territoire.
Notant que la composition de sa population est le résultat de la
colonisation initiée par le Royaume-Uni en 1833, il a souligné que la
législation coloniale illégitime visait dès le départ à préserver le «
caractère britannique » de la population du Territoire et à rendre
difficile la peuple argentin de s’installer sur les îles. Seules quatre
personnes nées sur le continent argentin résidaient sur le territoire en
2016, a-t-il souligné, soulignant que le droit à l’autodétermination
n’est donc pas applicable à la question des Malouines. Il a poursuivi en
décrivant le référendum de 2013 comme un acte unilatéral du
Royaume-Uni, sans légitimité ni reconnaissance par les Nations Unies. En
1966, le ministre britannique des Affaires étrangères a accepté
d’engager des négociations sur la souveraineté, une évolution
officiellement communiquée au Secrétaire général, a-t-il rappelé. Le
conflit de 1982 n’a pas modifié la nature du différend, a-t-il déclaré,
exprimant la volonté de l’Argentine de reprendre les négociations. le
ministre britannique des Affaires étrangères a accepté d’engager des
négociations sur la souveraineté, un développement officiellement
communiqué au Secrétaire général, a-t-il rappelé. Le conflit de 1982 n’a
pas modifié la nature du différend, a-t-il déclaré, exprimant la
volonté de l’Argentine de reprendre les négociations. le ministre
britannique des Affaires étrangères a accepté d’engager des négociations
sur la souveraineté, un développement officiellement communiqué au
Secrétaire général, a-t-il rappelé. Le conflit de 1982 n’a pas modifié
la nature du différend, a-t-il déclaré, exprimant la volonté de
l’Argentine de reprendre les négociations.
Le représentant de Sainte-Lucie, notant la nomination de Staffan de
Mistura au poste d’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara
occidental, s’est félicité de ses efforts pour reprendre les
consultations en table ronde en vue d’une solution durable et
mutuellement acceptable à la question du Sahara occidental. Il a
également salué l’initiative d’autonomie du Maroc.
Le
représentant de la Côte d’Ivoire a exprimé le plein soutien de sa
délégation à l’initiative d’autonomie du Maroc, affirmant qu’elle tient
compte des spécificités de la région et est conforme au droit
international, à la Charte des Nations Unies et aux résolutions
pertinentes.
Le représentant de la Papouasie-Nouvelle-Guinée,
soulignant le besoin urgent d’une solution mutuellement convenue à la
question du Sahara occidental, a déclaré qu’un dialogue inclusif est un
outil important pour construire des ponts. Il a poursuivi en déclarant
que l’initiative d’autonomie du Maroc est digne, basée sur la réalité
politique et le compromis, notant un soutien international croissant
pour elle comme une proposition crédible.
Le représentant de la Grenade s’est félicité de la nomination de
l’Envoyé personnel du Secrétaire général et de l’initiative d’autonomie
du Maroc.
Le représentant de la Sierra Leone a souligné que la
résolution 2602 (2021) du Conseil de sécurité appelle le Maroc, le Front
Polisario, l’Algérie et la Mauritanie à coopérer plus pleinement entre
eux. Il a exprimé son soutien à l’initiative d’autonomie du Maroc.
Le
représentant de l’Indonésie s’est félicité de la nomination de l’Envoyé
personnel du Secrétaire général. S’agissant des Falkland (Malvinas), il
a déclaré qu’un règlement pacifique et négocié des questions entre les
deux gouvernements concernés était la meilleure voie à suivre.
La
représentante de Cuba a déclaré que le différend entre l’Argentine et
le Royaume-Uni devait être réglé par des négociations, ajoutant que sa
délégation s’opposait à l’envoi d’une mission de visite aux Malouines.
Le
représentant de la Syrie a déclaré qu’une solution pacifique négociée
est le seul moyen de mettre fin au différend entre l’Argentine et le
Royaume-Uni. Exprimant son soutien aux droits légitimes de l’Argentine
sur les îles Malvinas, les îles de Géorgie du Sud, les îles Sandwich du
Sud et les zones maritimes vironnantes, elle a appelé le Royaume-Uni à
engager le dialogue.
Le représentant d’Antigua-et-Barbuda s’est félicité des efforts
déployés par le nouvel Envoyé personnel pour reprendre le processus des
tables rondes, notamment lors de sa première visite dans la région en
janvier. Notant les efforts déployés pour libérer l’Amérique latine du
colonialisme et des colonies, il a appelé l’Argentine et le Royaume-Uni à
régler leur différend souverain sur les Malouines.
Le
représentant de la Bolivie a souligné que la question des Malouines
n’est pas seulement une question bilatérale, mais une question régionale
et mondiale. Exprimant sa solidarité avec l’Argentine, il a souligné
que la seule voie à suivre est de reprendre les négociations. La Bolivie
s’oppose à une mission de visite, a-t-il ajouté.
Le représentant
du Chili, mettant en garde contre les décisions unilatérales, a exprimé
des doutes quant à la capacité du Comité spécial à mener une mission de
visite en raison du conflit de souveraineté existant.
Le
représentant du Timor-Leste a exprimé son soutien aux droits
inaliénables du peuple sahraoui, tout en saluant la nomination de
l’Envoyé personnel. Il a poursuivi en exhortant l’Argentine et le
Royaume-Uni à poursuivre le dialogue.
La représentante de la
Dominique, soulignant l’importance de l’implication de l’ONU dans la
recherche d’une solution à la question du Sahara occidental, a réaffirmé
l’appui de sa délégation au plan d’autonomie du Maroc et a salué ses
efforts dans le développement du territoire.
Le représentant du Venezuela a exprimé son soutien à l’Argentine et a
appelé le Royaume-Uni à reprendre les négociations directes, tout en
qualifiant d’inappropriée une mission de visite aux Malouines. Déplorant
que le peuple sahraoui n’ait pas pu exercer son droit à
l’autodétermination, il a déclaré que la Mission des Nations unies pour
l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) ne s’était
pas pleinement acquittée de son mandat. Il est nécessaire de réactiver
le processus politique pour le Sahara occidental, a-t-il ajouté,
demandant au Secrétaire général d’envisager d’envoyer une mission de
visite dans le territoire pour obtenir des informations sur le terrain.
Le
représentant de l’Algérie, soulignant que le Front Polisario est le
seul représentant du peuple sahraoui, a précisé que son pays n’est pas
une partie au conflit, mais un observateur à ses côtés. Rejetant la
tentative du Maroc de changer la nature du conflit, il a rappelé que le
Sahara occidental est resté sur la liste des territoires non autonomes
depuis 1963 et a exhorté le Comité spécial à utiliser tous ses outils, y
compris les missions de visite.
Le représentant de l’Angola
s’est dit préoccupé par la détérioration de la situation humanitaire
résultant du conflit et de la pandémie.
Le représentant du Belize
s’est dit préoccupé par le fait que les aspirations légitimes du peuple
sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance ont été
contrecarrées et entravées pendant près de 50 ans. Au lieu de la mise en
œuvre du plan de règlement accepté par toutes les parties et approuvé
par le Conseil de sécurité, le conflit a de nouveau éclaté, a-t-il noté.
Le représentant du Botswana a regretté que le Sahara occidental reste
la seule colonie d’Afrique, appelant au respect des droits inaliénables
du peuple sahraoui. Une mission de visite dans le territoire se fait
attendre depuis longtemps, a-t-il souligné.
Le représentant du
Brésil, appelant à l’application du principe d’intégrité territoriale, a
exhorté le Royaume-Uni à cesser les actes unilatéraux d’exploration et
d’exploitation des ressources naturelles. Il devrait également
s’abstenir de promouvoir des exercices militaires dans une zone dont la
souveraineté est contestée, a-t-il dit, soulignant que l’Atlantique Sud
est une zone de paix et de coopération.
Le représentant de la
Gambie s’est joint aux autres pour saluer la nomination de l’Envoyé
personnel et a exprimé le plein appui de sa délégation à la pleine
souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
Le représentant
du Mexique a exprimé son soutien au droit légitime de l’Argentine sur
les Malvinas, exhortant le Royaume-Uni à reprendre les négociations sur
une solution mutuellement acceptable à leur différend de souveraineté et
à s’abstenir de toute modification unilatérale du territoire.
Concernant le Sahara occidental, il a souligné l’importance d’écouter la
volonté du peuple et son besoin d’exercer son droit à
l’autodétermination.
Le représentant de la Namibie a exprimé sa sympathie pour ceux qui
sont privés de leur droit à l’autodétermination, y compris le peuple
sahraoui, soulignant que la décolonisation de l’Afrique ne sera pas
complète tant que le peuple du Sahara occidental n’aura pas décidé de
son statut futur par un référendum libre et équitable.
Le
représentant du Maroc, notant que Mme Bahiya représente des milliers de
personnes au Sahara marocain, a condamné la déclaration du délégué de
l’Algérie affirmant que son pays n’est pas partie au conflit. « C’est
une nouvelle pour moi », a-t-il dit, se demandant pourquoi l’Algérie
négocie au nom du Front Polisario et fait campagne pour lui. Il a
poursuivi en exhortant l’Algérie à permettre au peuple kabyle de choisir
son propre avenir.
M. Omar a déclaré que toute délégation
représentant « un autre Sahara » s’est trompée d’endroit car le Comité
spécial n’examine que la question du Sahara occidental.
Le représentant de l’Algérie a déclaré que le Maroc masquait la vérité et déformait les résolutions des Nations Unies.
Le
représentant du Maroc a rejeté l’accusation de dénaturation des
documents des Nations Unies, affirmant qu’il pouvait transmettre sa
déclaration à son homologue algérien. Il a poursuivi en demandant
pourquoi la frontière entre les deux pays reste fermée.
Le
représentant de l’Algérie a déclaré que le Maroc ignore les données
historiques, rappelant à son homologue qu’Alger a fermé la frontière
parce que des armes et de la drogue traversaient son pays.
M.
Omar a déclaré que c’était le Maroc qui avait divisé le Sahara
Occidental, demandant à Rabat d’autoriser le Comité spécial à se rendre
au Sahara Occidental.
Le représentant du Maroc a déclaré que l’Algérie appauvrissait sa propre population en armant le Front Polisario.
Le représentant de Cuba a affirmé son soutien au peuple du Sahara occidental et à son droit à l’autodétermination.
Le représentant de la Bolivie a réaffirmé la nécessité essentielle du dialogue.
Au
début de la session, le Séminaire a entendu les commentaires des
orateurs restés de la discussion de la veille sur la situation en
Nouvelle-Calédonie.
Roch Wamytan, expert, a déclaré qu’avec 56%
des électeurs boycottant le troisième référendum au milieu des impacts
du COVID-19, la Nouvelle-Calédonie est dans une impasse politique.
Julien
Boanemoi, expert, a déclaré que la Nouvelle-Calédonie n’a pas été
épargnée par les effets de la pandémie, décrivant les difficultés de la
vie et l’accès aux services sous les restrictions induites par le COVID.
Naia
Wateou, experte, a noté que toutes les communautés, pas seulement les
Kanaks, étaient confrontées à des défis, soulignant que le virus ne fait
pas de politique. Elle a déclaré que le troisième référendum s’était
déroulé dans des conditions acceptables et que l’appel au boycott était
une décision politique.
La représentante de la France a fait écho à cet orateur, affirmant
que son pays était prêt à relancer les consultations sur la base de
l’accord de Nouméa et à tout mettre sur la table.
Mike Forrest,
membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, a rappelé que les taux
de participation lors des deux premiers référendums en 2018 et 2020
dépassaient 80 %, mais n’étaient que de 43 % en 2021. L’impact du COVID a
vraiment changé la vie en Nouvelle-Calédonie, il souligné.
Le
séminaire a également entendu Simona Marinescu, coordonnatrice résidente
des Nations Unies basée à Samoa, et Dale Alexander, chef du Centre
caribéen de gestion des connaissances de la Commission économique pour
l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), qui ont fait des
présentations vidéo préenregistrées sur le rôle du système des Nations
Unies dans les efforts d’assistance aux territoires.
En 1960,
l’Assemblée générale a adopté la Déclaration sur l’octroi de
l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, proclamant par la
suite la Décennie internationale de l’élimination du colonialisme (1990 à
2000), ainsi que les deuxième et troisième Décennies internationales
(2001-2010 et 2011-2020). Plus de 80 anciennes colonies ont obtenu leur
indépendance depuis la création de l’Organisation des Nations Unies,
mais 17 territoires non autonomes restent sous la tutelle de l’organe de
29 membres, officiellement connu sous le nom de Comité spécial sur la
situation en ce qui concerne la la mise en œuvre de la Déclaration sur
l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.
Les territoires non autonomes sont les Samoa américaines, Anguilla,
les Bermudes, les îles Vierges britanniques, les îles Caïmans, les îles
Falkland (Malvinas), la Polynésie française, Gibraltar, Guam,
Montserrat, la Nouvelle-Calédonie, Pitcairn, Sainte-Hélène, Tokelau,
Turks et Caicos Îles, Îles Vierges des États-Unis et Sahara occidental.
Les puissances administrantes sont la France, la Nouvelle-Zélande, le
Royaume-Uni et les États-Unis.
Le Séminaire se réunira de nouveau le vendredi 13 mai pour conclure ses travaux.
__________ *
Un différend existe entre les Gouvernements de l’Argentine et du
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord concernant la
souveraineté sur les îles Falkland (Malvinas).
GENEVE
- La représentante du Front Polisario auprès de l'ONU à Genève, Oumaima
Abdel Salam, a affirmé, jeudi, que la participation de l'Etat sahraoui
aux travaux du Sommet Union européenne (UE)/Union africaine (UA), tenu à
Bruxelles, revêtait "une importance politique et juridique majeure" et
constituait "une étape importante" vers le recouvrement de la République
arabe sahraouie et démocratique (RASD), de sa souveraineté sur tous ses
territoires occupés.
La
participation de l'Etat sahraoui à cet évènement international
important, représenté par son président Ibrahim Ghali, revêt "une
importance politique et juridique majeure", en sus de "sa symbolique
auprès du peuple sahraoui qui souffre en raison de l'occupation
marocaine qui mène contre lui une guerre de destruction en plus du
pillage de ses sources à travers la conclusion d'accords économiques
illégaux avec l'UE", citant, à ce propos, les décisions de la Cour de
justice européenne, a fait savoir Mme Oumaima Abdel Salam dans une
déclaration à l'APS.
La diplomate
sahraouie a souligné, dans ce sens, que la participation de l'Etat
sahraoui à ce Sommet important, sur invitation officielle de l'UA, que
"le rôle de l'UA était très important dans la résolution de ce conflit
de longue date et la décolonisation de la dernière colonie en Afrique
comme prévu dans le plan de règlement onusien qui stipule le droit du
peuple sahraoui à l'autodétermination".
Elle
a ajouté, dans ce sens, que "l'occupation marocaine a joué toutes ses
cartes pour faire dévier l'UA de son rôle dans le règlement de ce
conflit, bien qu'il demeure le cadre unique pour l'accélération du
processus de décolonisation, notamment après le retour à la guerre et la
reprise de la lutte armée par l'armée sahraouie, en réponse à la
violation marocaine abjecte de l'accord de cessez-le-feu le 13 novembre
2020".
La diplomatie a salué "le rôle important" joué par les pays
africains influents, à leur tête l'Algérie et l'Afrique du sud dans le
soutien des mouvements de libération et de défense des droits des
peuples opprimés à la liberté et l'indépendance, et "la défense de la
République arabe sahraouie et démocratique (RASD) en tant que réalité
indéniable".
A cette occasion, la
représentante du front Polisario a salué la visite effectuée, mercredi,
par le président de la Fédération internationale des Sociétés de la
Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), Francesco Rocca dans les camps
de réfugiés sahraouis, souhaitant que d'autres organisations humanitaires
et des droits de l'Homme prennent l'initiative de visiter les villes
occupées pour "faire le constat des graves violations des droits de
l'Homme commises par le régime marocain contre des civils sahraouis sans
défense".
Le colonialisme, comme l’impérialisme,
est une pratique de domination et de soumission d’un peuple par un
autre. Le désir de posséder et de contrôler les territoires d’autres
peuples est au cœur du colonialisme, un phénomène qui n’est ni nouveau
ni accidentel.
La colonisation européenne des sociétés
africaines n’est pas le fruit du hasard, car elle repose sur une volonté
bien calculée d’acquérir des matières premières et une main-d’œuvre bon
marché pour des industries en expansion. Avec les opportunités offertes
par l’industrialisation et l’esclavage en déclin, le capital a dû
trouver un moyen d’expansion et la route naturelle est devenue
l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie s’avérant non rentables (Williams
1944).
Parce qu’il s’agit d’une forme de
conquête, le colonialisme s’appuie fortement sur la puissance du pouvoir
impérial et suit un schéma qui rend difficile la décolonisation
complète des colonisés sans exercer une dose correspondante de violence
en représailles, car il affecte le psychisme par l’érosion culturelle et
un système éducatif volontairement structuré (Fanon 1967).
La terre d’un peuple est sa fierté et
son espoir, car elle rapporte son identité et façonne ses aspirations.
Comme l’écrit Nilene Omodele Adeoti Foxworth dans « Bury Me in Africa »
(1978), « un peuple sans terre est comme du bétail sur une terre nue,
sans rien pour brouter, il se morfond sans espoir ».
Celui qui contrôle la terre contrôle
tout ce qui est digne de la vie ; les richesses minérales, les rivières
et tout ce qui bouge dans leur ventre, les oiseaux et tout. La terre ne
perd pas de valeur, en tant que telle avec le temps, elle peut être mise
en gage pour n’importe quoi.
Beaucoup considéreraient un terrain
rocailleux et sablonneux aujourd’hui comme stérile, pour qu’il devienne
demain une mine de diamants ou d’or, et qu’il soit toujours gardé
jalousement. Les luttes de libération à travers le continent africain
ont été stimulées par la promesse d’une reprise de possession et de la
propriété de la terre, un héritage ancestral.
Les Africains ne peuvent pas vraiment se
considérer libres si la liberté ne se traduit pas par la propriété de
la terre, la propriété totale de la patrie. Il y avait eu des bains de
sang hideux à cause du désir ardent de contrôler la terre, à cause de
son importance dans la matrice de survie de l’homme. La terre est un
héritage dont la valeur est équitable pour la vie et ne peut donc pas
être mesurée en termes monétaires. https://www.moroccomail.fr/2019/03/30/le-maroc-doit-arreter-de-courir-avec-le-lievre...
Les Africains sont inséparables de leur terre.
Il est donc tristement décourageant
qu’un pays africain reste colonisé au XXIe siècle, non pas par les
accapareurs de terres européens habituels, mais par un autre frère
africain. Que le peuple du Sahara Occidental, aussi connu sous le nom de
République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), reste colonisé, ou a
été colonisé par le Maroc, voisin africain en premier lieu, qui est
censé jouer un rôle de » gardien du frère « , cela dégage l’odeur de
l’avarice, l’insensibilité et l’égoïsme absolu.
Et que le monde occidental, les
soi-disant champions de la démocratie ferment les yeux sur ce qu’on
appelle « l’altérité », donne une mauvaise réputation au terme
mondialisation, est un exemple de deux poids, deux mesures et un
poignard dans le dos de la justice internationale. Le fait que l’Afrique
regarde un frère se faire mutiler, tué et laisser pour mort est aussi
déchirant qu’enraciné dans l’appareil colonial que le continent a enduré
et qu’il subit encore avec le traumatisme qui en découle.
Ironiquement, le Maroc est membre de
l’Union africaine, anciennement Organisation de l’Union africaine (OUA),
dont les protagonistes et les fondateurs étaient idéologiquement clairs
sur ce qu’ils voulaient réaliser : la libération totale des peuples
africains. Avec le peuple sahraoui attaché à la machine coloniale d’un
frère, on peut se demander où sont les pères du continent et si la
fraternité a pris un nouveau nom.
A qui appartient la main du Maroc ?
Quelles cartes gagnantes tombent sur la table de poker africaine ? Et à
qui appartient la roulette de l’Union africaine et à quelle fin ?
Si le Maroc est sincère sur le fait
d’être africain, et sur ce qu’il ressent comme africain, comme le
stipule l’Acte constitutif de l’Union africaine dont il est signataire,
alors la noble chose à faire est de se comporter dans l’esprit africain.
Il est plutôt hypocrite de la part du Maroc de faire partie d’une
organisation qui prône la libération totale des griffes du colonialisme,
tout en parodiant le train du cirque de l’Empire.
C’est dans cet esprit de lutte
fraternelle que la SADC réaffirme son engagement en faveur de la
décolonisation du Sahara Occidental sous les chaînes coloniales
marocaines depuis 1975, comme il est de coutume. L’organe régional s’est
réuni à Pretoria, en Afrique du Sud, récemment, en solidarité avec le
peuple sahraoui dans son désespoir face à ses terres pillées et ses
rêves ardents.
S’exprimant lors de la Conférence de
solidarité de la SADC avec la République démocratique arabe sahraouie,
le président Mnangagwa a souligné que, sans une RASD libre, les rêves de
l’Afrique restent enfermés dans un coffre-fort ailleurs, donc la
libération du frère traumatisé devrait être la priorité absolue.
Cet appel a été lancé par d’autres
dirigeants de la SADC, qui ont estimé que la politique de diviser pour
régner à l’instigation de l’Empire devait être évitée avec le mépris
qu’elle mérite.
« La quête d’une paix durable et d’une
prospérité collective dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de
l’Afrique ne sera pas pleinement réalisée tant que le peuple sahraoui
travaillera et souffrira dans un cycle d’oppression et de privations,
perpétrées par un autre membre de la famille africaine. La libération du
peuple sahraoui doit être au premier plan de nos priorités
continentales « , a déclaré le président Mnangagwa.
« Nous rejetons totalement l’idée que
l’Union africaine (UA) n’a pas de locus standi dans le différend sur le
Sahara occidental. Les parties belligérantes sont des Africains qui se
battent pour des territoires en Afrique « , a-t-il réitéré.
Oui, comment l’UA peut-elle prétendre
qu’elle est incapable de maîtriser l’un des siens à contre-courant de la
nature? Le principe de « l’animalisme » qui dit que tous les animaux
sont égaux devrait s’appliquer à tous les membres, quelle que soit leur
influence.
Le Maroc ne devrait pas courir avec le
lièvre et chasser avec les chiens, et les Nations Unies ne devraient pas
traiter le Maroc avec clémence lorsqu’il s’agit de l’application du
droit international et des droits souverains des peuples colonisés.
Pourquoi le Maroc, connu sous le nom de colonisateur ou d’occupant
illégal pour l’euphémisme, devrait-il être autorisé à faire partie à la
fois de l’ONU et de l’UA ? C’est vraiment époustouflant.
BIR
LAHLOU (territoires sahraouis libérés) - Le ministre sahraoui des
Affaires étrangères, Mohmaed Ould Salek, a affirmé jeudi, dans une
déclaration adressée aux médias, que le 32e sommet de l'Union Africaine
avait renforcé les acquis de la République arabe sahraouie démocratique
(RASD).
À ce
propos, Ould Salek a estimé que ce sommet avait clairement démontré que
l'UA accorde un grand intérêt au conflit entre le Maroc et le Sahara
Occidental à travers l'appui aux efforts consentis par l'émissaire
onusien, Horst Köhler, en faveur de la décolonisation du Sahara
Occidental. Le sommet de l'UA dont les travaux ont été clôturés
récemment, "a renforcé la place du Sahara Occidental tant au niveau
africain qu'international". "L'UA qui accorde une importance
majeure au règlement du conflit entre la RASD et le Maroc, a annoncé à
travers le président de la commission lors de la séance de clôture, que
"des actions sont menées actuellement pour définir une feuille de route
permettant à la troïka (issue du sommet de Nouakchott) de concrétiser
les décisions de l'UA visant la résolution du conflit entre deux pays
membres de l'UA en l'occurrence la RASD et le Maroc tout en contribuant
aux efforts onusiens que mène le SG de l'ONU et son envoyé spécial
visant la décolonisation du Sahara Occidental, dernière colonie en
Afrique. Selon le ministre sahraoui, cette véritable volonté à
imposer la légitimité et les exigences de la charte constitutive outre
les décisions prises par l'organisation continentale ont été "annoncés
clairement quand le Maroc voulait donner une explication erronée sur les
décisions du sommet de Nouakchott au moment ou les présidents mettaient
l'accent sur la situation sécuritaire sur le plan continental".
Le Secrétariat
national du Front Polisario a estimé qu'il était temps que
l'Organisation des Nations Unies (ONU) prenne des mesures et des
positions fermes à l'égard de la politique d'obstination et
d'obstruction affichée par le Maroc concernant les négociations directes
et sa persistance dans la violation des droits de l'Homme et le pillage
des ressources naturelles sahraouies.
Dans un communiqué sanctionnant les travaux de sa 7e session
ordinaire, présidée par le président de la RASD, secrétaire général du
Polisario, Brahim Ghali, cité par l'agence de presse sahraouie SPS, le
Secrétariat national du Front Polisario s'est félicité des démarches
continues de l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le
Sahara Occidental, Horst Kohler, réaffirmant sa disponibilité à coopérer
pour la décolonisation de la dernière colonie d'Afrique de manière à
permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit inaliénable à
l'autodétermination et à l'indépendance.
Le secrétariat général a dénoncé avec force l'attitude du Maroc qui
refuse de s'engager dans des négociations directes et sa sa persistance
dans la violation des droits de l'Homme et le pillage des ressources
naturelles", estimant que "pour éviter davantage de tensions et
d'escalade dans la région, il était temps que l'ONU prenne des mesures
et des positions fermes à l'égard de la politique d'obstination et
d'obstruction adoptée par le Maroc". Pour le Front Polisario ceci passe indiscutablement par l'application
de la charte et les résolutions de l'ONU dont la dernière (2351)
notamment en ce qui concerne la reprise des négociations directes et le
traitement des questions issues de la violation marocaine du
cessez-le-feu et la convention militaire n 1 dans la zone tampon d'El
Guerguerat", a affirmé le Secrétariat dans son communiqué. Par ailleurs, le Secrétariat général a salué la résistance et les
sacrifices du peuple sahraoui dans son combat pour l'indépendance,
condamnant par ailleurs le procès inique à l'encontre du groupe des
étudiants sahraouis.
Il a également salué les programmes réalisés au niveau de l'armée
dans le cadre du renforcement de ses capacités de combat et sa
disponibilité à achever sa mission de libération et de préservation de
la souveraineté nationale. Le secrétariat général du Front Polisario a tenu sa 7e session
ordinaire les 11 et 12 mars 2018 à Bir Lahlou lors de laquelle il a
examiné les derniers développements de la cause sahraoui sur différents
plans à la lumière du débat du rapport présenté à la session par le
bureau permanent.