2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 7 décembre 2018

À Briançon, l’urgence de sauver des vies

5/12/2018
La Cimade, avec Amnesty International, l’Anafé, Médecins du Monde, Médecins sans frontières et le Secours catholique Caritas France alerte la presse sur la situation à Briançon alors qu’un froid hivernal commence à s’installer.
Nos associations alertent sur l’insuffisance de prise en charge et sur les refoulements systématiques d’hommes, de femmes et d’enfants qui tentent de franchir la frontière franco-italienne, dans la région de Briançon, souvent au péril de leur vie, alors qu’un froid hivernal commence à s’installer.
« Plus de trente personnes ont dû être secourues depuis l’arrivée du froid, il y a un mois, et nous craignons des disparitions. Certaines personnes n’ont pas de téléphones portables, rien sur le dos, alors qu’il fait -10°C dehors.  Comment fait-on pour dormir tranquillement, alors qu’on craint que chaque nuit un accident mortel ne se produise dans nos montagnes ? », s’alarme Michel Rousseau de l’association briançonnaise, Tous Migrants.
Les témoignages reçus indiquent que les personnes migrantes prennent de grands risques pour arriver à Briançon, malgré les alertes qu’elles reçoivent sur les dangers. Outre l’emprunt de chemins escarpés et enneigés, elles font face aux risques de courses-poursuites avec les forces de l’ordre dans les montagnes et  à celui d’être refoulées vers Clavière, premier village italien où aucun lieu d’accueil n’existe et ce, malgré les températures négatives.
« Les personnes refoulées en pleine nuit vers Clavière ont vécu de graves traumatismes, notamment lors du passage de la frontière. Elles ont besoin d’un accueil dans ce village. Pourtant les militants qui souhaitent leur venir en aide craignent d’être poursuivis en justice au titre de ce qui est appelé le « délit de solidarité », ajoute Agnès Lerolle, chargée de coordination des acteurs locaux engagés auprès des personnes migrantes à la frontière franco-italienne.
« Nous soutenons les acteurs locaux qui chaque jour agissent auprès de ces personnes pour leur apporter une aide humanitaire et demandons aux autorités que ces hommes, femmes et enfants soient pris en charge tel que l’exige le droit », ajoute-t-elle.
L’hiver dernier, trois personnes migrantes – à notre connaissance – ont trouvé la mort dans la région. La situation mérite une réponse humanitaire et juridique immédiate avant qu’un nouveau drame arrive. Les frontières françaises ne peuvent continuer à être des zones où le droit n’est pas appliqué. Les personnes migrantes doivent pouvoir y trouver la protection à laquelle elles ont droit, conformément aux textes internationaux, européens et français en vigueur.

lundi 18 décembre 2017

Roya, Briançonnais : Menton : solidaires des aventuriers !


lundi 18 décembre 2017, compte rendu
 
Comment nommer ces milliers d’êtres humains pourchassés, stigmatisés, exploités, mis en esclavages, rançonnés, rejetés ? Migrants, réfugiés, exilés, sans papiers ? Eux préfèrent aventuriers.
Nous étions plus d’un millier à défiler à Menton et à proclamer que les frontières sont absurdes, que la liberté de circuler et de s’installer est absolue, que nous sommes tou-te-s des délinquant-e-s.
Un camarade cheminot a rappelé la complicité de la SNCF, les morts dans les armoires électriques, la transformation de la gare de Menton-Garavan en centre de rétention.
Il y a eu une minute de silence pour tous les morts dans la longue route pour la France et le dépôt d’une plaque commémorative.
Un « aventurier » a interpellé les policiers nombreux qui barraient la frontière italienne. Il a rappelé que l’Europe exporte ses guerres et veut interdire l’entrée de son territoire mais qu’elle n’y arrivera pas malgré ses armes et ses moyens technologiques.
Les aventuriers étaient nombreux, venus de Paris et d’ailleurs pour témoigner et faire le lien avec la question coloniale.
Pour les membres de l’UJFP qui étaient là, le lien entre la chasse aux migrants qui s’intensifie et le rejet des Juifs fuyant le nazisme nous paraît évident. Il y avait eu consensus à la conférence d’Évian en 1938 pour refuser de les accueillir. Comme il y a consensus chez les dirigeant occidentaux pour rejeter et traquer les aventuriers.
Célébrer ceux qui ont aidé les Juifs pendant la guerre et condamner ceux qui viennent en aide aux aventuriers nous paraît d’une hypocrisie absolue.
L’UJFP se tiendra toujours aux côtés des « aventuriers » et de ceux qui leur viennent en aide. Cette manifestation a été un succès et une grande victoire pour les camarades de la Roya.
Ariel, Catherine, Daniel G, Daniel L, Georges, Nicole K, Nicole L, Pierre, Rirette, Sarah.

 
"Sans la détermination exemplaire de nos camarades de la Roya, les pratiques mises en oeuvre par l’Etat dans cette région, seraient restées invisibles, nous ne serions pas là aujourd’hui pour condamner ce racisme d’Etat, néo-colonial, dans lequel s’inscrivent les chasses à l’homme et les traques pratiquées par la police et l’armée à l’encontre des migrants – très souvent mineurs – dans la vallée de la Roya et dans le Briançonnais."