La médecin légiste Cristina Cattaneo, qui a travaillé
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| Cristina Cattaneo. Photo Emanuele Amighetti |
sur des cadavres après un naufrage en Méditerranée en 2015, souligne l’importance de les identifier. Notamment pour simplifier la situation administrative de leurs familles.
Dans la nuit du 18 au 19 avril 2015, la Méditerranée a
été le théâtre du pire naufrage de bateau de migrants jamais recensé :
près d’un millier de personnes originaires du Soudan, de Somalie, de
Guinée, du Mali, de Côte-d’Ivoire, d’Ethiopie, du Sénégal, d’Erythrée,
du Bangladesh… ont perdu la vie en tentant de gagner l’Europe. La
tragédie avait ému en Italie, si bien que le gouvernement de l’époque,
dirigé par Matteo Renzi, avait décidé que l’épave du bateau de pêcheurs
serait remorquée, notamment afin d’identifier les cadavres.
En 2016, pendant quelques mois, des pompiers et des médecins légistes ont œuvré à redonner une identité et ainsi leur humanité à des cadavres décomposés. Parmi ces médecins se trouvait Cristina Cattaneo. La cinquantaine dynamique, cette Italienne amoureuse de musique classique et des animaux, à l’air tout sauf austère, dirige le laboratoire médico-légal Labanof de l’université de Milan. Elle partage son temps entre enseignement, travaux médico-légaux (identifier des corps retrouvés par la police, examiner les femmes et les enfants battus…), et travaux archéologiques. C’est aussi elle qui a œuvré dans les années 90 à la création d’un fichier national permettant de mettre en lien les personnes portées disparues et les corps retrouvés par ailleurs. Lorsque le chalutier a sombré, Cristina Cattaneo et ses collègues n’ont guère hésité à participer à l’effort d’identification.
Dans un livre (1) déjà paru en Italie et qui sort ces jours-ci en France, elle raconte ces quelques mois de travail à Melilli (Sicile) où le bateau, désormais exposé à la Biennale de Venise, avait été remorqué. Un récit fort qui explique avec minutie le travail du légiste, autant qu’un plaidoyer pour faire comprendre l’importance d’identifier les morts de la Méditerranée. Nous l’avons rencontrée cet été à Milan.
En 2016, pendant quelques mois, des pompiers et des médecins légistes ont œuvré à redonner une identité et ainsi leur humanité à des cadavres décomposés. Parmi ces médecins se trouvait Cristina Cattaneo. La cinquantaine dynamique, cette Italienne amoureuse de musique classique et des animaux, à l’air tout sauf austère, dirige le laboratoire médico-légal Labanof de l’université de Milan. Elle partage son temps entre enseignement, travaux médico-légaux (identifier des corps retrouvés par la police, examiner les femmes et les enfants battus…), et travaux archéologiques. C’est aussi elle qui a œuvré dans les années 90 à la création d’un fichier national permettant de mettre en lien les personnes portées disparues et les corps retrouvés par ailleurs. Lorsque le chalutier a sombré, Cristina Cattaneo et ses collègues n’ont guère hésité à participer à l’effort d’identification.
Dans un livre (1) déjà paru en Italie et qui sort ces jours-ci en France, elle raconte ces quelques mois de travail à Melilli (Sicile) où le bateau, désormais exposé à la Biennale de Venise, avait été remorqué. Un récit fort qui explique avec minutie le travail du légiste, autant qu’un plaidoyer pour faire comprendre l’importance d’identifier les morts de la Méditerranée. Nous l’avons rencontrée cet été à Milan.





