2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est Robert Badinter. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Robert Badinter. Afficher tous les articles

vendredi 9 février 2024

Robert Badinter : hommage au père de l’abolition (en France) de la peine de mort.

Edito
14H41 - vendredi 9 février 2024

Robert Badinter : hommage au père de l’abolition (en France) de la peine de mort. 

L’édito de Michel Taube, fondateur d’Ensemble contre la peine de mort

 

Michel Taube, délégué général de l’association « Ensemble contre la peine de mort », et Robert Badinter, ancien garde des Sceaux, en 2006, lors de l’anniversaire des 25 ans de l’abolition de la peine de mort en France. (Photo : David Ademas/Ouest-France)

En tant que fondateur de la Journée mondiale contre la peine de mort qui se tient le 10 octobre de chaque année, pour avoir milité à ses côtés de 2000 à 2007, je tiens à rendre hommage à Robert Badinter, père de l’abolition de la peine de mort en France.

Le 21 juin 2001, Robert Badinter était à nos côtés à Strasbourg, avec Raymond Forni, président de l’Assemblée nationale française, et Nicole Fontaine, présidente du Parlement Européen, pour inaugurer le 1erCongrès mondial contre la peine de mort, lequel a impulsé un mouvement international puissant, aujourd’hui bien affaibli, contre la peine capitale.

Robert Badinter ne croyait pas que Jacques Chirac déciderait, sur notre suggestion et celle de Laurent Vigier, d’inscrire l’abolition de la peine de mort dans la Constitution, ce qui fut fait en février 2007. Et son aura ne doit pas faire oublier les militants infatigables de l’abolition que furent des François-Régis Hutin, fondateur de Ouest-France, des Bernard Stasi, Philippe Seguin, Pierre Bas. Mais oui, grâce à François Mitterrand, Robert Badinter acheva un combat mené par Victor Hugo, Jean Jaurès, Albert Camus et de nombreux abolitionnistes.

Le nom de Robert Badinter restera associé à ce combat universel auquel la France tarda si longtemps à se rallier. La France fut parmi les derniers pays d’Europe occidentale à abolir la peine de mort en 1981.

 

Michel Taube

Fondateur d’Ensemble contre la peine de mort et d’Opinion Internationale

 

vendredi 31 janvier 2020

Violence dans les manifestations en France : le cinglant coup de gueule de Robert Badinter


Violence dans les manifestations : le cinglant coup de gueule de Robert Badinter




Robert Badinter sort littéralement de ses gonds. Invité spécial de "C à vous" sur France 5 ce lundi 27 janvier, à l'occasion des 75 ans de la libération du camp d'Auschwitz, l'ancien ministre de la Justice s'en est pris aux démonstrations de violence lors des manifestations sociales des derniers mois.

Invité à réagir sur le plateau de l'émission "C à vous", aux images de manifestants, tenant notamment la tête d'Emmanuel Macron au bout d'une pique, Robert Badinter a laissé éclater sa colère : "Rien n'excuse ce degré de violence (...). La représentation d'une tête au bout d'une pique, qui n'est rien d'autre que la continuité de la guillotine, est à mes yeux absolument et totalement condamnable".

Pour l'ancien ministre de la Justice, "on ne pas admettre dans la République française, que quelque homme ou femme politique que ce soit, on promène sa tête au bout d'une pique avec ce que cela signifie, ce n'est pas admissible, je le dis du fond du coeur".

Remonté, l'ancien garde des Sceaux a ensuite expliqué : "Derrière le symbole il y a la pulsion, et s'il y a la pulsion il y a la haine, et la volonté de détruire physiquement l'adversaire". Pour Robert Badinter, rien de justifie la violence. Comment manifester son mécontentement ? "Vous avez tous les moyens, toutes les libertés, l'expression, le défilé, la manifestation, le slogan, ce que vous voulez, mais pas la violence physique, pas l'agression des êtres humains, pas non plus la symbolique de la mort, parce que la mort n'est pas compatible avec nos idéaux".