2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est Oukacha. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Oukacha. Afficher tous les articles

samedi 17 avril 2021

Des prisonniers marocains en grande souffrance. Lettre à la Présidente du Conseil national des droits de l'Homme

Mme Amina BOUAYACH

Présidente du Conseil national des droits de l'Homme

Email : cndh@cndh.org.ma


Madame la Présidente,


Le journaliste Soulaiman Raissouni a été arrêté le 22 mai 2020 et placé en détention préventive à la prison d'Oukacha à Casablanca pendant le temps d’instruction relatif à une accusation de « viol avec violence et séquestration » alors qu'aucune plainte en ce sens n’a été déposée. Malgré l’absence de plainte, un procès s’est ouvert le 9 février et a déjà été reporté trois fois (prochaine date le 15 avril).

Raissouni a plusieurs fois demandé sa libération en vertu de l'article 23 de la Constitution marocaine, stipulant la présomption d'innocence mais cela lui a été refusé. Il présente pourtant toutes les garanties requises pour comparaître devant la justice dans le cadre d'un procès équitable.

Face à cette injustice et aux humiliations subies, il a entamé, le 8 avril dernier, une grève de la faim et de la soif illimitées, en vue d’obtenir sa libération, alors qu’il souffre d’hypertension chronique, a déjà perdu 15 kg depuis son incarcération et que la grève de la soif engendre des risques graves sur ses reins.

Le journaliste Omar Radi a été arrêté le 29 juillet 2020 et placé en détention préventive à la prison d'Oukacha à Casablanca pendant le temps d’instruction relatif à une accusation de viol. Il a demandé sa libération à plusieurs reprises sans jamais l’obtenir. Pourtant, il s’est toujours rendu à chacune des 12 convocations de la BNPJ où il a subi en cinq semaines environ 100 heures d’interrogatoire, ce qui est la preuve de sa volonté de ne pas se soustraire à son devoir de citoyen. Lui aussi a entamé une grève de la faim, à la date du 9 avril, alors qu’il a déjà perdu 10 kg depuis sa mise en détention, qu’il souffre d'asthme et de la maladie de Crohn dont une crise aiguë depuis deux semaines le met en situation permanente de diarrhée et vomissements.


Cette atteinte au droit à la présomption d’innocence et cette discrimination au regard d’autres accusés poursuivis en liberté est inacceptable. De plus, leur état de santé est incompatible avec un emprisonnement. Dans ce contexte, nous vous exhortons à faire en sorte de :

  • Libérer immédiatement et sans conditions Soulaiman RAISSOUNI et Omar RADI

  • Assurer les principaux intéressés et l’opinion internationale que l’ensemble des procédures engagées à l’encontre de Soulaiman Raissouni et d’Omar Radi soient conduites dans le respect du droit à un procès équitable en leur laissant les moyens de se défendre

  • Mettre un terme à toute forme de harcèlement et humiliation à leur encontre comme à l’égard de leur famille

Dans cette même prison d'Oukacha, il y a un autre gréviste de la faim, Chafik Omerani, ingénieur et youtubeur maroco-américain, arrêté à son arrivée au Maroc, à l’aéroport de Rabat-Salé le 6 février dernier, et condamné le 25 mars, en première instance, à 3 mois d’emprisonnement et à une amende de 40 000 dirhams (environ 3750 euros) pour son « implication dans des actes à caractère criminel en publiant des vidéos portant outrage à des corps constitués et des fonctionnaires ». Considérant que son arrestation et sa condamnation relèvent strictement d'une violation de sa liberté d'opinion, il s'est déclaré en grève de la faim dès le premier jour de son arrestation et il la continue jusqu'à ce jour. Solidaires avec Chafik Omerani, nous réclamons sa libération immédiate au nom du droit à la liberté d'expression, ainsi que la libération de l’ensemble des journalistes et des défenseurs des droits humains arbitrairement détenus au Maroc.


Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de ma haute considération.




Copie envoyée à :


Son Excellence M. Chakib BENMOUSSA

Ambassadeur du Maroc en France

5, rue Le Tasse, 75116 Paris, FRANCE

Tel : +33 (0)1 45 20 69 35

Fax : +33 (0)1 45 20 22 58

Courriel : info@amb-maroc.fr

 

jeudi 30 juillet 2020

Arrestation de notre camarade OMAR RADI


30 juil. 2020


Par jawad_attac <jawad.attac@gmail.com>


Chers Amis et Camarades 

 

Comme certains de vous le savent déjà, notre camarade Omar Radi Journaliste d’investigation et Militant fait l’objet depuis plus d’un mois d’une compagne d’intimidation extraordinaire de la part des autorités marocaines

Omar, et depuis le 25 Juin, a été convoqué 9 fois pour des  interrogatoires dont certains duraient plus de 9 heures d’affilés. Omar s’est présenté aujourd’hui, 29 Juillet à 10H du matin à la BNPJ pour la 10ème fois.


Vous trouvez ci-joint le dernier appel que nous avons signé avec d'autre organisation avant l'arrestation de Omar. 

Comptons sur votre solidarité 

Amicalement 

Jawad




mardi 29 janvier 2019

Ahmed Zefzafi revient sur l'évacuation de son fils Nasser Zafzafi, vers l’hôpital


Pour comparer les versions, lire le contenu du communiqué de l’administration pénitentiaire relayé par la MAP, et évoqué par  https://telquel.ma/…/nasser-zafzafi-transfere-a-lhopital-ap…

(Traduit par Rachid Oufkir)


Lors d'un appel téléphonique, mon fils, Nasser ZEFZAFI
m'a rapporté ce qui s'est passé samedi à Okacha 

Au sujet de ce qui a circulé samedi, son transfert à l'hôpital IBN ROCHD, Nasser m'a dit que samedi soir il avait eu un malaise au niveau de son pied. Avant que cela ne devienne un accident vasculaire cérébral ou des symptômes d'hémiplégie, car il a perdu la capacité bouger et de sentir sa moitié droite (Le pied et la main et la moitié du visage comme il m'a dit ) et devant cette situation, les gardiens lui ont proposé de le secourir. Ils ont alerté le directeur de la prison de la nécessité d'amener un médecin pour l'examiner. 
Après un certain temps, un gardien s'est présenté avec une bouteille d'alcool, il lui a proposé de le soigner en massant son corps avec de l'alcool, ce qui a conduit à la protestation de Nasser ZEFZAFI, qui a insisté pour qu'un médecin l'examine. Devant l'absence du médecin, mon fils s'est mis à protester contre cette négligence et cette indifférence vis-à-vis de sa santé. Ses codétenus ont également dénoncé la provocation avec la bouteille d'alcool au lieu de l'aider, et pour montrer leur solidarité avec lui, ils ont annoncé qu'ils ne regagneraient leur cellule qu'après qu'il  consulté le médecin pour les rassurer sur son état de santé, de même ils ont dénoncé la négligence de sa santé , et sa provocation. 

samedi 1 septembre 2018

Nasser Zafzafi annonce une grève de la faim illimitée






Dans une vidéo publiée sur Facebook, le père du leader du Hirak annonce que son fils Nasser Zafzafi entame une grève de la faim illimitée pour dénoncer « les privations et humiliations » qu’il dit subir en détention. La prison locale réagit sur les conditions de détention, sans nier sa grève de la faim.

Par




Nasser Zafzafi Crédit: Yassine Toumi/TELQUEL

Le leader du Hirak rifain, Nasser Zafzafi, condamné à 20 ans de prison dans le cadre du procès des évènements d’Al Hoceima, a entamé une grève de la faim illimitée selon son père Ahmed Zafzafi. Ce dernier s’est exprimé dans une vidéo publiée le 30 août sur Facebook, et a réitéré ses propos à l’AFP.
Ahmed Zafzafi annonce que son fils ne prendra ni eau ni sucre. Selon le témoignage du père, cette grève a pour objectif de dénoncer « les privations et humiliations » qu’il dit subir en prison. La même source affirme que la figure de proue du Hirak est isolée « dans un cachot » où « il ne peut faire sa prière qu’en s’asseyant sur une chaise, la cellule étant trop petite. »
Dans la vidéo, le père informe que son fils a demandé à sa famille de ne pas essayer de le dissuader d’arrêter sa grève. « C’est une grève de non-retour », a déclaré Ahmed Zafzafi à l’AFP. Selon lui, son fils « est décidé à ne plus manger ni boire jusqu’à ce que ses revendications soient satisfaites ». Lesquelles se résument aux « droits dont bénéficient les autres prisonniers : qu’on le sorte de l’isolement en cellule individuelle et le mette dans une cellule digne où il puisse voir et parler » avec les détenus, a-t-il ajouté.