2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 10 juillet 2023

Courrier au Président de la République concernant la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Asociation France Palestine Solidarité





Georges Ibrahim Abdallah est le plus ancien prisonnier politique français, il est toujours en prison alors que le tribunal d'application des peines avait demandé sa libération en 2012. Cette décision de justice n'avait pas été appliquée du fait du refus du gouvernement de signer son arrêté d'expulsion vers le Liban.

Devant cette situation qui est une honte pour la France, et sur la base stricte du droit et du respect du principe de la séparation des pouvoirs, 14 organisations dont l'AFPS ont écrit le 30 juin au président de la République : il faut que le pouvoir exécutif français prenne sans attendre l'arrêté d'expulsion vers le Liban de Georges Ibrahim Abdallah.

Alors que celui-ci a déposé le 8 juin une nouvelle demande de libération, et qu'il demande lui-même à être renvoyé au Liban, cela permettra au tribunal d'application des peines de se prononcer enfin, de manière pleinement effective, sur sa libération.

Les organisations signataires ont demandé à être reçues à l’Élysée pour porter et expliciter cette demande.
___________

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Élysée
55 rue du Faubourg-Saint-Honoré
75008 Paris

Paris, le 29 juin 2023

Objet : sortir de l’impasse pour la libération de Georges Abdallah – demande de rendez-vous

Monsieur le Président de la République,

Nous souhaitons attirer votre attention sur le cas de M. Georges Ibrahim Abdallah, condamné en 1987, libérable depuis 1999, et toujours en prison, alors que le tribunal de l’application des peines s’est prononcé par deux fois pour sa libération. En nous adressant à vous, nous nous plaçons sur le strict terrain du Droit.

En l’absence d’une décision d’expulsion par le gouvernement français, les décisions de la Justice pour sa libération conditionnelle n’ont pas pu être appliquées, et il est aujourd’hui le prisonnier politique le plus ancien dans une prison française, et l’un des plus anciens en Europe. Cette situation est totalement contraire à la tradition de la France en matière de droits humains.

Rappelons qu’en 2012 le tribunal de l’application des peines s’était prononcé pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, sous réserve de son expulsion. Par la voix du ministre de l’Intérieur de l’époque, l’exécutif français, soumis à de fortes pressions internationales, avait refusé de signer l’arrêté d’expulsion. C’est donc le pouvoir exécutif qui, en dernier ressort, a rendu impossible la libération d’un détenu décidée par la Justice, une situation totalement anormale dans un système démocratique de séparation des pouvoirs.

Les spécificités juridiques du dossier de George Ibrahim Abdallah, dont la peine n’avait pas été assortie d’une interdiction de territoire sur l’ensemble du territoire français, font que sa libération ne pourra intervenir que si un arrêté d’expulsion (en l’occurrence vers le Liban comme il le demande) est pris à son sujet.

Le 8 juin dernier, Georges Ibrahim Abdallah a formulé une nouvelle demande de liberté conditionnelle. Dans ces conditions, nous vous demandons de faire prendre sans tarder, par le ministre concerné, son arrêté d’expulsion vers le Liban. En prenant cette décision bien avant le jugement du tribunal de l’application des peines, en la mettant à l’abri de toute pression, vous en rétablirez le caractère purement technique. Une fois ces conditions réunies, c’est à la Justice qu’il appartiendra, en toute responsabilité, en toute indépendance et de manière pleinement effective, de se prononcer sur sa libération.

Monsieur le Président de la République, nous vous demandons solennellement de ne pas manquer cette occasion d’en finir avec une détention dont la durée est une honte pour la France. Par la signature rapide d’un arrêté d’expulsion, le pouvoir exécutif n’a pas à décider sur le fond de la libération de Georges Ibrahim Abdallah, il remettra simplement la décision entre les mains de la Justice.

Nous sollicitons de votre part un rendez-vous pour évoquer avec vous plus précisément cette affaire, et la manière de sortir enfin d’une impasse qui est un déni de justice et qui ternit l’image de la France.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Signataires :
Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité
Patrick Baudouin, président de la Ligue des droits de l’Homme
François Sauterey, co-président du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples
Mouvement de la Paix
Union Juive Française pour la Paix
Une Autre Voix Juive
Confédération Générale du Travail
Fédération Syndicale Unitaire
Union syndicale Solidaires
Syndicat national des enseignements de second degré
Confédération paysanne
Parti Communiste Français
Parti de Gauche
Ensemble ! Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire

--
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
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dimanche 3 avril 2022

La tragédie des Radi

C’est un de ces matins où il vous prend une nausée à nulle autre pareille à la pensée du destin tragique de ce garçon, brillant journaliste et interrogateur de son temps. 
 Après l'arrestation, l'opprobre, les salissures, le déni de justice et l'injustice, voici venu le temps du supplice et où l'on « trimballe » le prisonnier comme on le ferait d'un paquet de linge, au petit matin et au saut du lit, d’une prison à l’autre, au mépris du « confort » relatif que tout être humain enfermé ou maltraité se résigne, à son corps défendant, à se construire pour préserver sa santé mentale et se prémunir de l’adversité et des privations. Saccage indigne parce que s'en prenant à une existence rendue misérable par les verrous.
Il ne leur suffisait donc pas de sévir contre la liberté de parole et d’opinion. Il ne les contentait pas de faire taire par la violence judiciaire. Il leur fallait encore punir par l’éloignement les héros vaincus de ce pays en les bannissant tout comme le fit le colonialisme lorsqu’il exila ses contempteurs, à l’autre bout du pays.
J’ai une pensée compatissante et fraternelle pour ce héros vaincu qu’est Omar Radi. J’en ai une autre solidaire et amicale pour Driss et Fatiha dont on torture la chair de leur chair et auxquels on rajoute un chemin de croix à leur calvaire par l’éloignement. Espoir fou et vain des bourreaux de les user et estomper ou vaincre ainsi leur légitime détermination à soutenir leur fils. A moins qu'il ne s'agisse là d'une pitoyable mise en garde !
Aux tortionnaires de cette magnifique famille et de celles des Raissouni, des Bouachrine, des Zefzafi, des Ahamjik, des Boustati, des Ighid, des El Haki, des Adehchour, je rappelle ce postulat gravé dans le marbre de l'histoire que les héros vaincus ne le sont jamais qu’un temps, celui que dure l’injustice jusqu’à ce que se lèvent un jour prochain, les justes pour agiter l’étendard de la liberté.

 

mercredi 16 janvier 2019

Alerte Plaidoyer : Suite aux verdicts scandaleux prononcés à l'encontre des solidaires, la CIMADE PACA et Tous Migrants dénoncent -


Alerte Plaidoyer - 15 janvier 2019
Après le verdict scandaleux du 13 décembre 2018 à l'encontre des 3+4 de Briançon, Tous Migrants et la CIMADE Sud-Est s'alarment du déni de justice inacceptable et des nouvelles condamnations infligées à 3 autres montagnard.e.s solidaires

Le 10 janvier 2019, Alerte Plaidoyer : Suite aux verdicts scandaleux prononcés à l'encontre des solidaires, la CIMADE PACA et Tous Migrants dé étaient jugés au tribunal de Gap. Ils ont été jugés coupables et sanctionnés pour avoir été solidaires avec des personne exilées. Qui par sa voiture, son thermos ou sa couverture de survie.
Mais ne nous trompons pas, c’est à nouveau la solidarité et le devoir de fraternité qui ont été condamnés et pénalisés (rappel du verdict : 3 et 4 mois de prison avec sursis pour Pierre et Kevin et peine d’amende pour Marie).
Comme bien d’autres personnes solidaires auparavant, Marie, Pierre et Kevin n’auraient pas dû être à la barre d’un tribunal français puisqu’ils ou elle n’ont fait qu’aider une personne exilée en danger ou distribuer un thé chaud.
Au cœur de ce procès auraient dû se trouver non pas des personnes solidaires mais les vraies raisons politiques de cette situation catastrophique dans nos montagnes alpines qui deviennent des zones de non-droit, de violences et de souffrances mortelles. Ces violations des droits des personnes exilées à la frontière franco-italienne sont connues et déjà maintes fois dénoncées par nos organisations (cf Communiqué de Presse inter-associatif en date du 16 octobre 2018). Le parquet le sait : mettant en danger de mort des personnes, la Police aux frontières traque et poursuit des exilé·e·s dans la montagne. Des signalements ont été envoyés au procureur pour illustrer ces intimidations, ces violences répétées dans les montagnes. Une plainte et des témoignages accablants ont été recueillis et envoyés - en date des 25 et 26 septembre puis du 22 octobre 2018 - au procureur qui ne peut ignorer la situation dans les Alpes.

Une justice qui obéit à quels principes ? 
Des gestes de solidarité, d’hommes et de femmes qui apportent soutien, assistance à leur prochain ne devraient pas être poursuivis par les procureurs. Et pour faire écho à la question posée par l’un des avocats devant le tribunal de Gap : pourquoi le procureur a-t-il choisi de continuer ses poursuites à charge contre les solidaires alors qu’il a le choix de les abandonner ?